Bibliothèque des gens #25 : La Bibliothèque de Coline

Parce qu’une bibliothèque ce n’est pas simplement des livres posés sur une planche de bois, parce qu’il existe autant de sortes de bibliothèques qu’il y a de lecteurs, nous avons eu envie d’une rubrique dans laquelle on pourra présenter ces bibliothèques.

Qu’elle soit parfaitement classée ou dans le bazar le plus ultime, pleine de classiques ou de Marc Levy, belle ou insolite, chaque bibliothèque est unique, propre à son lecteur ! Voyez plutôt !

(et envoyez nous une photo de la vôtre à deedr.ml@gmail.com pour apparaître dans la rubrique !)

La Bibliothèque de Coline

Bibliothèque

De prime abord, cette bibliothèque nous semblait très classique, et nous n’aurions pas su quoi raconter dessus, mais en s’approchant un peu

Détail de la bibliothèque : une minuscule voiture faite en métal recyclé devant les livres Détail de la bibliothèque : de minuscules personnages sont posés sur les livres Détail de la bibliothèque : collection de livres d'Alice au pays des merveilles. Détail de la bibliothèque : un grelot est accroché devant les livres Détail de la bibliothèque : un serpent et un hibou en bois sont posés sur les livres

En réalité, plein de petites surprises et de détails réfléchis se cachent sur ces planches. De minuscules objets glanés par-ci par-là et généralement placés stratégiquement à côté des ouvrages qui leur font échos : un serpent et un hibou sur les « Chair de Poule », des petites figurines très anciennes sur les vieilles éditions, une même un petite voiture faite en canette de boisson.

En bonne fan d’Alice au Pays des Merveilles, Coline réserve même une partie de sa bibliothèque à sa collection d’éditions d’Alice, du plus classique avec reproduction des illustrations originales, au plus contemporain avec celle de Yayoi Kusama, en passant par des versions plus creepy.

Peut-être qu’en regardant encore plus attentivement, on trouverait encore d’autres petits détails. En tout cas ce qui est sûr c’est que cette bibliothèque donne l’impression d’être peuplée par un petit monde à part et qu’on pourrait presque se croire dans Gulliver en la regardant 😀

PS : Coline est la petite sœur de la Luciole, que vous avez vue dans la vidéo de Studios Harry Potter. Alors maintenant, en plus de savoir qu’elle a une passion pour les murs de Poudlard, vous connaissez sa bibliothèque 😉

 

Facebook
Facebook
YOUTUBE
Google+

Le livre de toutes les réponses sauf une – Manon Fargetton

Si à la fin de l’année je devais décerner le prix de l’auteur à qui j’ai consacré le plus de chronique livre cette année, Manon Fargetton le remporterait certainement étant donné qu’il s’agit-là de mon troisième article vous parlant de l’un de ses romans. Après Le suivant sur la liste et L’héritage des rois-passeurs (sans aucun doute mon préféré à ce jour), place au Livre de toutes les réponses sauf une, roman jeunesse un poil fantastique.

Cette année, Bérénice fait sa rentrée dans un nouveau collège et son nom de famille, Lamort, provoque immanquablement des moqueries cruelles.
Mais une autre nouvelle élève, Pandora Hurlevent, l’aide à supporter les ricanements et à y faire face. Bientôt Lazare se joint à leur duo.
Tous trois apprennent à se connaître en échangeant confidences et rêveries.
Jusqu’au jour où Pandora invite Bérénice chez elle et où la vérité se fait jour

__________

Si je dis « un poil fantastique », c’est parce que l’élément fantastique en question ne constitue pas tellement le cœur de l’histoire pour moi. Commencer cette lecture pour son côté fantastique risque d’être un peu décevant, car si l’axe touchant au fameux livre est plutôt bien exploité, il est plus un outil servant le thème principal que le thème principal en lui-même. D’autant plus que, le livre étant court (moins de 200 pages), une épopée sur un livre magique paraît peu envisageable, n’est-ce pas ? 😉

Est-ce pour autant frustrant ? Je ne trouve pas. Bérénice, Pandora et Lazare sont suffisamment attachants pour que j’ai eu envie de les suivre, quelle que soit le tournant que prenait l’histoire. Chacun est confronté à des problématiques qui sont l’occasion de traiter des sujets importants (que je ne citerai pas ici pour ne pas spoiler). Pour ma part, j’ai particulièrement été intéressée par Bérénice, dont l’histoire traite d’un sujet auquel je n’avais jamais été vraiment confrontée, dans ma vie ou mes lectures, et j’ai trouvé sa « voix » très juste. Manon Fargetton a bien dosé le drame de son histoire et a su susciter mon empathie. C’est sensible, mais pas pathétique.
En plus de ça, je suis ressortie de ma lecture avec la furieuse envie de lire Bérénice de Racine, et j’ai toujours adoré quand un livre me donne envie d’en lire un autre en particulier. C’est un peu comme si l’un mes amis me présentait l’un de ses amis en me disant « tu vas voir, il est cool, je pense que vous pourriez bien vous entendre » ! 😀

L’alternance des voix Bérénice/Pandora est agréable, cela donne un peu de rythme au récit et créé parfois un peu de suspens tout en aidant à susciter l’empathie dont je vous parlais plus haut. Je suis sûre que les jeunes lecteurs aimeront la petite taille des chapitres ainsi que le travail fait sur la mise en page : les petits dessins en tête de chapitre sont très sympas, avec les petites indications qu’ils donnent sur le contenu du chapitre (« tiens, un skate, Lazare va réapparaître« ).

En conclusion, je trouve que c’est le genre de livre assez top pour des pré-ados/jeunes adolescents qui aiment lire : le côté fantastique en fait une lecture un peu mystérieuse et attrayante, tout en sensibilisant à certains sujets. (Mais si vous avez encore le cœur de jeunes lecteurs, pas de raison de vous priver non plus, hein 😉 )

 

Facebook
Facebook
YOUTUBE
Google+

Balade littéraire #38 : Librairie Feltrinelli (Florence)

Des balades littéraires dans des librairies-cafés, on vous en a déjà proposé un certain nombre. En même temps, des endroits où l’on peut trouver 1) des livres 2) à boire 3) à manger (on ne s’est pas encore trop décidées sur l’ordre des priorités), c’est quand même le rêve, non ?

Drôle de devanture, non ? :D
Si vous cherchez les livres, ils sont à l'intérieur.

Je n’étais pas certaine de vous parler de celle-ci. J’avais déjà 2 balades littéraires à Florence (que vous pouvez retrouver ici et ici), et ne savais pas si la librairie Feltrinelli saurait me fournir suffisamment à dire pour en faire un article.
Finalement, je me suis dit que cela pourrait être intéressant car Feltrinelli est très différente des précédentes librairies-cafés évoquées sur Deedr, voire même très différente de l’idée que j’ai des librairies-cafés en général.

Réfléchissez 2 secondes : quelle image vous vient en tête lorsque vous pensez à ces lieux où l’on vient boire, manger et bouquiner ?

Personnellement, j’imagine des lieux assez intimistes, peut-être même un poil vintage et conviviaux tout en étant assez calmes, dans des locaux assez petits où l’on aime se faufiler.

Feltrinelli, c’est tout simplement l’inverse de tout ça. Premièrement, c’est une chaîne que l’on peut retrouver dans d’autres villes italiennes, comme Rome. Grande surface, moderne, plein de couleurs, avec un mobilier récent. Le côté « café » est plutôt un restaurant et a quelque chose d’une cafet’ dans sa déco. On est assez loin du petit café intimiste que je vous décrivais plus haut.

Est-ce pour autant sans âme ? Non, je ne trouve pas.

C’est tout simplement un tout autre genre de librairie-café que celui auquel je suis habituée. Le lieu réussit malgré tout a avoir son esprit à lui et à rester chaleureux à sa manière.

Pas besoin d'être bilingue pour comprendre que Virginia vante les mérites de la nourriture 
(et je suis totalement d'accord avec elle. Évidemment :D)

Les grands écriteaux pour délimiter chaque zone : les nouvelles, la cuisine, la nourriture, le vin… (juste à côté de la littérature pour enfants, mais je dis ça…)(BLAGUE, c’est à côté du comptoir du coin café, promis :D), mais aussi des citations d’auteurs sur les murs, sans oublier l’étage où l’on peut trouver un piano et auquel on accède par un escalier d’où dégringole une plante grimpante bien verte. En parlant de couleur, j’ai beaucoup aimé les tons très rouges et jaunes de la librairie (c’est d’habiter en Catalogne ça, le drapeau « sang et or » a fini par m’influencer :D).

Côté café, l’amie avec qui j’étais est une grande fan de… café (surprise :D), donc on n’a pas cherché bien loin et on a pris 2 cappuccinos (cappuccini ? J’ai toujours hésité à tenter le pluriel quand on commandait, mais à chaque fois cappuccino me venait trop rapidement :D). Honnêtement, comme on avait bu la veille le meilleur cappuccino du monde, celui servi à Feltrinelli m’a paru un peu fade en comparaison, mais je pense que leur café reste pas mal malgré tout, autant que je puisse en juger.

Est-ce que Feltrinelli deviendrait mon QG de lectrice si j’habitais à Florence ? Pas sûre, je reste assez fan des petits cafés-librairies intimistes tels que mon cerveau amateur de clichés en raffole. Mais cela n’en reste pas moins un lieu très sympa, dans lequel j’ai passé un très bon moment !

Les balades littéraires à Florence, c’est fini ! Cela m’a fait plaisir de revenir un peu sur mon voyage au travers de cette série d’articles 🙂

Infos pratiques :

Piazza della Repubblica 26
Interno Stazione, 50123
Florence,
Italie
(Duomo)
Ouvert tous les jours 9h-23h

Retrouver les 2 autres balades littéraires florentines :

Facebook
Facebook
YOUTUBE
Google+

Billet d’humeur : Eh les gars, vous voulez pas faire un film sur Dante ?

Quand Morgana est revenue de Florence avec une bonne série de Balades Littéraires, nous nous sommes tout de suite dit que ce serait super que je participe un peu à son article sur Dante en parlant d’un film. Je n’étais pas compliquée, tout m’allait : adaptation de La Divine Comédie, adaptation de n’importe quelle autre de ses œuvres, même adaptation trèèèès libre (genre thriller en Enfer), biopic approximatif, film romantique sur Béatrice, âme-sœur et muse de Dante. En vrai j’aurais tout accepté et ça m’aurait même amusée de regarder un film complétement improbable !

Mais rien n’a faire… les rares œuvres cinématographiques adaptées de l’œuvre de Dante sont (en plus d’être WTF) majoritairement introuvables

Un film adapté d’un jeu vidéo, dans lequel Dante doit s’échapper de l’Enfer et est poursuivi par des démons.


Un film suédois dont le personnage principal s’appelle comme Dante et essaye d’arrêter de fumer … : Young Dante Alighieri inherits 17 million from his father the sausage maker on one condition – he has to give up smoking in 14 days. But the days go on and he simply can’t quit. He hires a detective agency to physically stop him. He has an uncle, who inherits the money if Dante fails, and the uncle tries to keep him smoking.

Quand je vous dit que c’est WTF

Il y avait bien un reportage Arte, et comme œuvre de fiction, un ou deux films des années 1910 adaptés de la Divine Comédie, mais là tout de suite, j’avais envie de quelque chose d’un peu plus funky … (le fils du fabricant de saucisses suédois, ça m’allait moi …). A croire que depuis 1910, Dante est passé de mode ! C’est vrai que souvent, la popularité d’un auteur classique, ou d’un personnage historique marche un peu par vague, mais quand même ! Un biopic, même à moitié faux sur Dante et son amour pour Béatrice, ça serait juste dingue non ?

Bon … moi, je trouverai ça dingue en tout cas.

Mais je devrais m’en passer. La vie de Dante, comme le disait Morgana, est sans doute trop brumeuse et mystérieuse pour qu’un réalisateur prenne le risque de faire un biopic. Et son œuvre, trop magistrale, impressionnante, culte, et tout ce que vous voulez avec tous les superlatifs que vous voulez pour tenter une adaptation.
Franchement, je comprends.
Mais la Divine Comédie a tellement influencé l’image qu’on peut se faire de l’Enfer, tant d’auteurs se sont inspirés de Dante … Qu’on l’ait lu ou pas, je pense qu’on connaît tous des références à la Divine Comédie, qu’on le sache ou pas d’ailleurs … Je pensais qu’il y aurait bien une petite adaptation libre qui traînerait quelque part. Peut-être est-ce le cas d’ailleurs, mais que ce n’est pas défini comme tel, ce sont tellement des motifs qui font partie de notre identité culturelle et artistique…
Donc ouaip, j’ai l’impression que La Divine Comédie surtout, mais aussi les autres œuvres de Dante, ont à la fois influencé beaucoup d’œuvres qui ont ensuite influencé beaucoup d’autres œuvres (jusqu’au prénom de Béatrice dans les Orphelins Baudelaire, il paraitrait que c’est en référence à la Béatrice de Dante), mais qu’en l’état, ça n’intéresse pas grand monde, et surtout pas trop les producteurs (Warner Bros a prévu une méga adaptation de la Divine Comédie, mais la date est tout le temps repoussé). Alors je trouve ça très paradoxal, et je suis trèèèèès frustrée !

M’en fous, je vais regarder Oui-Oui pour la peine, salut ! (Et si vous avez des titres de films en rapport avec Dante, trouvables… eh bien je suis tout ouïe ! :D)

Balades littéraires à Florence

Parce que sur Deedr, on ne fait pas QUE des articles où on explique pourquoi on ne fait pas d’article … je vous invite à aller lire les Balades Littéraires de Morgana à Florence :

Facebook
Facebook
YOUTUBE
Google+