Que tombent les étoiles – Jeanne Bocquenet-Carle

L’année dernière, je vous avais parlé de Survivre, le premier roman de Jeanne Bocquenet Carle que je découvrais. Il s’agissait de jeunesse post-apocalyptique, genre qui ne fait clairement pas partie de mes prédilections et avait pourtant réussi à me séduire et me toucher.

Aujourd’hui, Jeanne Bocquenet-Carle est de retour avec un nouveau roman de science-fiction jeunesse, et autant vous dire que j’étais assez motivée à l’idée de découvrir tout ça !

De quoi ça parle ?

La quatrième de couverture vient de vous l’expliquer, on retrouve tous les ingrédients chers à l’auteure. Moi, ça m’allait très bien.

Étant donné que je n’ai jamais mis les pieds en Bretagne et que j’en suis terriblement frustrée ce décor me donne immédiatement un sentiment de dépaysement assez magique. J’ai tendance à craindre un peu les romans qui jouent sur le côté “terroir”, ceux qui parlent du coin où j’habite m’ayant un peu traumatisée. On se retrouve finalement plus invités à découvrir la nourriture locale qu’à lire un roman : elles ne sont pas bonnes nos rousquilles et nos cargolades ? Hé, petit, viens, je vais t’expliquer comment faire jeûner les escargots pour qu’ils soient dé-li-cieux. Euh, merci, mais ça ira 😀
Mais pas de panique, il n’y a aucun risque de ce genre là avec Jeanne Bocquenet-Carle, qui réussit à merveille à tisser la fiction entre ces lieux qu’elle connaît si bien, sans que cela fasse artificiel ou guide touristique. On est directement plongés dans cette ambiance bretonne où la science-fiction ne va pas tarder à s’inviter…

Les voix de Gaïa et Khalil se relaient d’un chapitre à l’autre, toutes deux si différentes et dans lesquelles on sent pourtant quelque chose de commun. J’étais partagée entre l’envie de continuer à les voir chacun dans leur vie quotidienne et celle qu’ils se rencontrent enfin. Comment allaient-ils se rencontrer, d’ailleurs ? L’auteure sait jouer avec nos attentes et réserve quelques petits rebondissements qui rendront les choses plus compliquées que prévues.

Le côté SF m’a paru plutôt au service des personnages que l’inverse. Au final, c’est plus une histoire humaine, la recherche de Gaïa concernant qui elle est, plutôt que le récit d’une conquête spatiale.

Pourquoi avait-elle l’impression de se faire piéger ? Pourquoi ne voulait-elle pas faire partie du programme Kepler alors que tous les ados du monde rêvaient d’y participer ? Dans le train qui la ramenait à Brest, Gaïa ressassa les paroles de la généticienne. Un patrimoine génétique rare. Voilà pourquoi elle ne voulait pas y aller. On la réduisait à une séquence ADN alors qu’elle ne savait même pas quelle Gaïa elle souhaitait devenir. On lui imposait un avenir alors qu’elle n’avait pas fait la paix avec son passé. On la privait des rêves qu’elle n’avait pas eu le temps de construire en lui en imposant d’autres“. (p.27)

Une nouvelle fois, la magie des mots de Jeanne Bocquenet-Carle a opéré sur moi. J’ai été sensible à toute la poésie et l’émotion de ses phrases et je me suis laissée envelopper par leur douceur. Pourtant, les thèmes traités sont loin d’être toujours très doux, mais j’adore la délicatesse douce-amère qui se dégage du récit.

Je l’avoue, si les deux premiers tiers ont très vite défilé, j’ai été un peu moins investie dans le dernier. Il faut croire que j’ai préféré Gaïa et Khalil séparés plutôt qu’ensemble. Malgré tout, j’ai beaucoup apprécié la fin (qui était la seule que j’aurais toléré de toute façon, j’aurais organisé un mouvement de protestation sinon, rien de moins :D) et je vous recommande cette jolie histoire.

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Doux rêveurs – de Isabelle Simler

Attention ! Article coup de cœur !

Alors qu’il n’y ait pas de méprise, je dis pas ça pour teaser la suite de l’article, mais juste parce que ça risque fort de ressembler plus à un ensemble de cris de groupie basé sur des hiiiii et des oh my gaaaad qu’à un article construit. Non mais voilà, faut être honnête ! Surtout que j’écris cette chronique sur mon téléphone – ça faut le faire, c’est bien la première fois pour moi … – parce que je suis dans un train qui a 1h45 de retard sur un trajet de 45 minutes. Ça me fait un peu le même effet que quand les frais de port coûtent plus cher que l’objet commandé, voyez-vous .. bref donc je suis vénère et mon cerveau est vénère donc lui et moi avons besoin de parler de trucs doudous et ne sommes pas en capacité d’en dire plus que hiiiii !

Alors cet album ?

Le texte : hiiiii ! Les illustrations : hiiiii ! Les couleurs : Hiiiii ! Les animaux choupinoupinou : .. a vous ? – Hiiiii ! Oui ! C’est bien vous suivez 😀 je vous avais dit que c’était un article de groupie !

Bon pour faire un effort de détails, c’est un album que j’ai déniché à la Librairie-Tartinerie dont on vous a parlé avec Morgana cette semaine. Je n’avais rien prévu d’y acheter, ou alors un livre de poche pas trop cher. Du coup, pour être raisonnable, je ne voulais pas l’acheter, j’ai fais trois fois le tour du village pour m’aérer la tête et essayer de me convaincre de ne pas culpabiliser, et je suis retournée le prendre.  Parce que … Quelle merveille !

J’ai craqué sur la couverture, les illustrations intérieures ne m’ont pas déçue. Des illustrations pleines de vie composées de centaines de traits ultra colorés sans que ça en  devienne criard. Il y a du orange vif, du rose flash, du vert fluo, et c’est pourtant  d’un goût et d’une douceur incroyable.

Chaque page présente un animal endormi : chacun dans un lieu et à sa façon, le koala dans son arbre, l’escargot en colimaçon… intercalés de paysages de nuit. C’est à chaque moment à la fois un plaisir pour les yeux et un petit poème plein de douceur et d’intelligence. J’ai trouvé les termes à chaque fois merveilleusement bien trouvés, et j’ai adoré le fait que le texte n’avait pas été simplifié sous prétexte qu’il s’adresse à des enfants. Ouaip, on peut avoir 3 ans et savoir ce qu’est la canopée, pourquoi pas ? Ca me fait penser à la phrase d’un auteur-illustrateur, Thierry Dedieu que j’ai lu récemment dans le programme de la bibliothèque : ” si les enfants ne lisent pas des mots savants dans les livres, ou les liront ils?“. Doux rêveurs illustre pour moi bien cela. Ce ne sont pas vraiment des mots “savants” mais ce ne sont pas non plus des mots simplifiés que trouve parfois dans les albums pour petits. Et moi ça m’a plu 😉

Chacun de ces animaux adorables qui s’endorment m’ont fait l’effet du berceuse. La dernière page présente d’ailleurs un enfant, qui a son tour s’endort, la tête pleine de jolis rêves à venir.

L’histoire du soir parfaite à lire à un enfant, qui invite au sommeil et à rejoindre l’une de ces animaux dans ses rêves ! Et l’histoire de chaque heure de la journée à lire à n’importe quel âge parce que cet album est juste parfait. Quoi ? Faut que j’arrête ? Peut être oui, vous allez trop en attendre et allez être déçus après 😀 Alors je n’en dis pas plus.

Je n’aurai qu’un regret : subventionné par la région Val de Marne, il est noté au début de l’album qu’il sera offert à tous les enfants de Val de Marne naissant en 2018. Et là je regrette d’être né en 93 en Haute-Garonne, j’aurai adoré qu’on m’offre cet album pour ma naissance 😀

Et du coup comme j’écris toujours sur mon portable je n’ai aucune idée de la longueur de cet article, mais comme je n’aurai que hiiiii à ajouter, je vais conclure là-dessus. Et franchement, en librairie, en bibliothèque ou au bar PMU, comme vous voulez, mais liseeeeez-le. Mon coup de cœur absolu de l’année ! <3 <3

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Balade Littéraire #39 : Librairie-Tartinerie Des livres et vous, Sarrant

Alors que Morgana était chez la Luciole pour passer le week-end :

Et si on faisait 55 minutes de voiture pour aller manger des tartines ?
– Ouaiiis !!

Bon, il faut dire que ce sont des tartines qu’on peut déguster dans une librairie, et que le lieu nous avait été chaleureusement conseillé. Nous sommes donc parties pour le village de Sarrant, dans le Gers, d’ailleurs classé « plus beaux villages de France ». Le tourisme comme on l’aime : du manger, des livres et des jolies promenades.

La librairie est facile à trouver : sur la place de l’Église elle a un petit côté « Centre du village » plein de charme, où, à l’heure de midi les gens se retrouvent.

L’accueil a été des plus agréables et détendus et nous nous sommes installés à une jolie table vieillie au milieu des rayonnages de livres dont on a particulièrement aimé la sélection.

Qu’est-ce qu’on y mange ?

Des tartines ! Des tartines ! Des tartines ! Pour Morgana : ratatouille – fromage. La Luciole, après avoir fait semblant d’hésiter a craqué pour compoté d’oignon – canard. Et le copain de la Luciole est retombé en enfance en choisissant la tartine jambon de pays – fromage qui lui rappelait celles de sa maman, et il lui fallait au moins ça pour l’aider nous supporter.

Pour un prix vraiment plus qu’abordable (7€ pour une tartine accompagné de salade composée), les portions sont bien généreuses, le pain très bon et les tranches très épaisses. La salade complète bien le tout, même si la dose de vinaigre peut déranger ceux qui n’aiment pas trop ça. Nous avons fini nos assiettes avec juste la place pour un dessert.

Et au dessert ?
Des tartines ! Des tartines ! Des tartines !

Ok, il y a d’autres desserts proposés, mais quitte à être dans une tartinerie, autant manger des tartines … surtout quand celles-ci sont … au chocolat ! Avec un peu de crème fraîche, du cacao en poudre, des gros morceaux fondus. Miam Slurp ! (On en salive rien qu’à l’écriture de l’article !).  Mis à part les tartines, les desserts restent bon : le copain de la Luciole a été bien convaincu par sa croustade aux pommes. En gros, il n’y a que le vin blanc que nous avons pris qui ne nous a pas entièrement convaincus mais comme ce n’est pas pour ça que nous venions, ce n’est pas ce que nous retiendrons.

Vous l’avez compris, nous venions pour les tartines, et … les livres ! Alors … passons aux livres :p

Notre estomac rempli, nous avons pu nous tourner vers les livres qui nous appelaient depuis le début du repas, et qu’on ne pouvait que toucher des yeux, notre grand dilemme à chaque fois qu’on visite un café-librairie. Comme nous l’avons dit au début de l’article, nous avons trouvé la sélection de livres un peu trop de qualité pour nos pulsions d’achats : même dans les rayons qui ne sont pas ceux qui nous intéressaient le plus, les livres choisis et mis en avant réussissaient à attirer notre attention. Malgré tout, sans surprise, on s’est rapidement dirigées vers nos rayons de prédilection et avons eu envie d’acheter tous les albums jeunesses absolument adorables, les romans asiatiques, la littérature ado, les essais de Virginia Woolf, et bien d’autres … en gros, il n’y a que l’entier rayon sur la tauromachie qui n’a pas trouvé grâce à nos yeux …:D

Au-delà des côtés librairie et tartinerie, déjà un combo plus qu’intéressant, l’établissement propose plusieurs activités et événements. Au bout d’un vieil escalier en bois tout étroit, par exemple, se tenait un club de lecture composé de presque une quinzaine de personnes. Le lendemain de notre visite, la librairie participait à la fête de la récolte du maïs, la décoration était déjà de circonstance. Les libraires ont mis en place un système de livres mystères à acheter à l’unité sur place, ou sur un principe d’abonnement : 1 livre surprise tous les deux mois.

Bref ! Un vrai lieu vivant et dynamique tenu par des personnes passionnées et accueillantes !

Nous aurions bien craqué pour le livre mystère du mois, mais nous avons finalement choisi deux autres livres. Un album illustré tellement beau pour la Luciole, et un poche jeunesse à la couverture que notre regard n’avait pu éviter ! Nous sommes donc reparties avec Doux rêveurs, et Calpurnia dont on vous parlera probablement prochainement. Mais sachez déjà que Doux rêveurs est un coup de cœur !

On a fini notre après-midi par une petite promenade dans le village et dans les environs, profitant du beau soleil d’automne. Nous avons trouvé le lieu vraiment sympathique et apaisant. Nous y reviendrions volontiers pour un (ou les deux) des prochains événements dont les libraires nous on parlé : pour faire suite aux livres-mystères, la plupart des auteurs des livres sélectionnés seront présents pour une rencontre ; et les Estivales de l’illustration, qui se tiennent dans le village depuis 2016 ont l’air tout simplement géniales. Il n’est donc pas impossible que nous y fassions un tour l’été prochain pour découvrir les multiples stands proposés à cette occasion !

Pour compléter cet article …

Nous allons faire une petite exception Deedresque et laisser la parole à la fantastique (rien de moins) personne qui nous a conseillé cet endroit ! D’autant plus que nous sommes entièrement d’accord avec tout ce qu’elle dit et qu’elle aborde des points dont nous n’avons pas parlé. SALT, c’est à toi, et merci pour la recommandation ! 😉

” Dès que je vais quelque part, c’est plus fort que moi, je cherche des bibliothèques et des librairies à visiter. L’été dernier j’allais dans le Gers et dans la liste des librairies indépendantes, je suis tombée sur celle-ci (qui n’était pas exactement à côté de mon lieu de séjour, mais pas loin d’une petite ville où se tenait une exposition sur les modèles historiques des personnages des Trois Mousquetaires… Une visite s’imposait ;D) qui a tout de suite attiré mon attention par son concept : librairie-tartinerie. Voyez-vous, on réunissait là mes deux grandes passions : les livres et la nourriture (trois si on compte mon obsession des cafés-librairies : il n’y en a pas de bien vers chez moi ;__;), et en plus, le concept de tartinerie me paraissait délicieusement champêtre, ou régressif, ou les deux. :p

Et je me suis dit que vu que pour une fois, c’était “près” de chez la Luciole (comprendre : plus proche que mes “mais si vous traversez la France entière en diagonale c’est tout près !” habituels), si j’étais convaincue je lui recommanderais cette boutique, à elle et à Morgana. Ça tombe bien, j’ai été conquise. Avant même d’entrer, la décoration annonce un lieu sympathique (un crayon géant qui transperce l’imposte vitrée, une peinture murale représentant un lecteur attablé et souriant). A l’intérieur, cette impression se confirme : le bâtiment, un peu ancien et à poutres apparentes, a un aspect “retapé” qui s’accorde bien avec le rangement délicieusement fouillis et dans lequel on ne demande qu’à fureter ; on se sent à la fois en intérieur et en extérieur, avec ces girouettes en fer forgé, ces décorations en galets dans le sol et ces tables en bois à la peinture un peu vieillie. Le tout a énormément de charme.

En plus, ce que j’aime dans les librairies c’est la perspective de découvrir des ouvrages inconnus et de faire de belles découvertes inattendues, ce en quoi j’ai été servie puisqu‘ils mettent en avant pas mal de petites maisons d’éditions (pour l’anecdote fun, on est tombé sur un roman d’un ancien collègue de ma mère, dont elle ignorait qu’il écrivait, publié chez un petit éditeur breton dont je n’avais jamais entendu parler. Même que c’était bien :D). Outre les livres, originaux ou plus classiques (je ne pouvais pas acheter tout le magasin alors j’ai noté plein de références), ils vendent aussi des tisanes “L’Herbe à l’aise” avec des noms funky et de la papeterie choue ou drôle, bref, il y en a pour tous les goûts.

Pour la nourriture, les tartines sont délicieuses (et plutôt copieuses en plus), et si je n’ai pas pris de vin blanc je valide la limonade (d’une toute petite entreprise locale). A noter qu’on mange vraiment au milieu des livres, et que contrairement aux filles j’ai feuilleté des ouvrages alors que j’étais à table (je suis moins bien élevée qu’elles apparemment ^^’).

Pour terminer, le personnel est gentil, serviable, et a l’humour taquin mais pas méchant (oui, bon, je suis dans la lune, pardon ! :p). “

 

Infos pratiques

Site de la Librairie

Place de l’église, 32120 Sarrant
Tel : 05 62 65 09 51
info@lires.org

Petit conseil : mieux vaut réserver si vous souhaiter goûter aux tartines ! 🙂

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Chaperon Rouge – Danjiel Žeželj

Décidément, ce défi m’inspire, j’ai eu plein de lectures imprévues et j’adore 😀 Alors je ne pourrai pas parler de toutes (notamment du recueil de nouvelles Ils vécurent heureux, eurent beaucoup d’enfants, et puis …) mais je tenais à parler de Chaperon Rouge, de Danijel Žeželj. Žeželj est un auteur-illustrateur de bande-dessinée, que j’ai failli lire et chroniquer pour le Défi Croatie. J’avais finalement porté mon choix sur Frano Petrusa, mais Žeželj continuait à m’intriguer. Alors quand je suis tombée sur son ouvrage Chaperon Rouge à la médiathèque, je n’ai pas hésité ! Alors Hop ! C’est parti pour un Défi deux en un : Réécritures de contes et Croatie ! :p

Je l’avoue tout de suite, ma lecture m’a un peu perdue et perturbéeC’est le premier ouvrage de cet auteur que je lisais, mais de ce que j’ai vu de ses autres titres (hors comics), Chaperon Rouge est très représentatif de son style graphique : encre de chine, un noir très profond, un très fort contraste, des traits vifs, aiguisés, tranchants. Et le tout sans bulle, favorisant l’immersion à 100% dans les dessins, mais impliquant aussi de devoir être bien plus attentifs aux détails pour bien comprendre ce qu’il se passe. Et encore, je ne suis pas entièrement sûre d’avoir tout compris. 😀

Sans surprise, sa réécriture du Petit Chaperon Rouge n’en est pas moins intense et troublante. Sur certaines cases, difficile de distinguer le loup des troncs, le chasseur des hautes herbes, ou encore le loup du chasseur. Il en résulte une ambiance d’autant plus inquiétante, comme si nous même nous retrouvions dans la forêt sans réussir à distinguer si réellement quelqu’un ou quelque chose est caché entre les arbres.

Dans toute la première partie, il s’agit du conte du Petit Chaperon Rouge tel que nous le connaissons. Un loup dans une forêt, des biscuits dans un panier, un enfant qui se voit remettre ce panier, et qui part à travers les bois. Pas de quoi être dépaysé à ce stade, à ceci prêt qu’une part plus importante est accordée au chasseur – la BD s’ouvre d’ailleurs sur le chasseur assis dans les bois, guetté par le loup – et que le Petit Chaperon Rouge, en plus de traverser la forêt, s’aventure au passage dans une espèce d’usine désaffectée totalement taguée d’immenses fleurs. Ok. Ça crée vraiment une ambiance un peu plus creepy qui ne m’a pas été désagréable.

Cette première partie se termine comme on l’attend : le Petit Chaperon Rouge arrive chez sa grand-mère et le chasseur tue le loup, libérant Mère-Grand et l’enfant. Bon très bien, jusque-là je n’ai pas été plus perturbée que ça. A partir de là, le Petit Chaperon Rouge s’empare du couteau qu’a abandonné le Chasseur. Et je ne vous raconte pas la suite et la fin évidemment, mais celle-ci m’a troublée, j’ai dû retourner quelques pages en arrière. Encore maintenant, je n’ai pas réussi à me mettre entièrement d’accord avec moi-même sur l’une ou l’autre des deux explications/interprétations entre lesquelles j’hésite. ^^

Dans les deux cas, je trouve cette réécriture profondément réussie, sombre et puissante comme peut l’être une adaptation de conte qui sort du simple « merveilleux ». Je ne sais même pas si j’ai envie de trouver une réelle explication à cette fin, tant j’ai trouvé que l’incertitude que j’avais ressentie pouvait faire partie de la lecture.

Une fois de plus, comme c’était le cas dans .rouge chaperon petit Le, la réécriture du Petit Chaperon Rouge dont je vous ai parlé précédemment, je trouve que le fait de donner une autre fin à un conte que l’on connait tous parfaitement et depuis toujours, rend la chute encore plus inattendue et bouleversante que s’il s’était agit d’un récit original. Et franchement, j’adore 😀

Je ne m’étais pas vraiment posé la question avant ça, mais avec le Défi, je me rends compte que Le Petit Chaperon Rouge est sans doute un des contes que je préfère ! 🙂

Et vous, quel est votre conte préféré ? Et est-ce que vous en aimez les réécritures et adaptations ?

On clôt avec cet article notre grosse série sur les réécritures de contes de fées. Mais ne vous en faites pas si vous aimez ça  : nous aussi on aime beaucoup donc il y en aura surement d’autres sur le blog à l’avenir ! 😉 Et en attendant on espère vous concocter encore plein de petites choses et de beaux articles ! 🙂

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