Pygmalion – Bernard Shaw & son adaptation : My Fair Lady

Nous vous proposons cet article dans le cadre du Challenge « Théâtrons Booktube » organisé par trois super booktubeuses. (plus d’infos en fin d’article)
Pourquoi s’en tenir à Booktube, nous aussi on veut lire du théâtre et en voir les adaptations 😉
Alors avec leur autorisation nous nous intégrons dans cet événement avec le blog et on vous présente en binôme une des œuvres qu’elles ont proposées sur le thème des pièces qui ont donné naissance à une comédie musicale : Pygmalion (en bas d’article, en turquoise, par Morgana), ainsi que son adaptation au cinéma : My Fair Lady (en orange, par La Luciole). C’est parti !

Higgins n’a pas besoin d’amour. Il se passionne pour les différences de classes et choisit la vendeuse de fleurs Eliza comme modèle. Grâce à une meilleure prononciation, le professeur pense en faire une dame de la société.

My Fair Lady, de George Cukor, avec Audrey Hepburn, 1964

(j’ai toujours adoré cette affiche :D)

Quand Morgana m’a proposé cette idée de binôme, j’ai tout de suite trouvé que c’était une très bonne idée : on ne parle pas souvent de comédies musicales sur le blog, pas souvent non plus de films américains des années 60, et c’est pas faute d’aimer ce genre de films ! En plus celui-ci, lui ai-je dis, je l’ai déjà vu, et je sais que je l’aime beaucoup, et surtout j’adore Audrey Hepburn. Mais je n’avais aucun souvenir de passages musicaux, et pour une comédie musicale c’est assez curieux, vous ne trouvez pas ?

Alors j’ai cherché My Fair Lady dans mes films … et je ne l’ai pas trouvé, mais j’étais convaincue de l’avoir. Ou presque. Depuis le début mon cerveau pensait à Breakfast at Tiffany’s … le seul point commun entre les deux films … c’est Audrey Hepburn ! Et effectivement ça ne chante pas beaucoup dans Breakfast at Tiffany’s !:D

C’est dommage, j’avais vraiment très envie de revoir Breakfast at Tiffany’s, mais ce n’est pas grave, c’était l’occasion de découvrir ce film que donc, je n’avais jamais vu finalement … (hum… ^^). Par contre, autant mon avis sur Breakfast at Tiffany’s aurait été dithyrambique (je pense en tout cas, ça fait longtemps que je ne l’ai as vu), autant celui sur My Fair Lady est un peu plus mitigé

Le début a été assez éprouvant pour moi.

Je trouvais le professeur Higgins horrible et horripilant, le père d’Eliza pathétique et agaçant, et Eliza elle-même assez insupportable avec sa voix criarde ^^ C’est assez difficile de se concentrer sur un film quand AUCUN personnage ne trouve grâce à nos yeux de spectateur ^^

Audrey Hepburn ne m’a pas parue crédible en vendeuse de rue. On sent qu’elle modifie son phrasé, son accent (en tout cas en VO), sa gestuelle également, mais j’ai trouvé le tout très forcé et très peu naturel. Je n’arrivais pas à croire une seconde au fait qu’elle soit une pauvre vendeuse de fleurs. Pour moi c’était plus une « Lady » déguisée en « pauvre », alors que c’est l’inverse dans la suite de l’histoire. C’est peut-être fait exprès, sa façon de parler et de hurler est tellement insupportable que je n’attendais qu’une chose : que le professeur Higgins prenne en main sa phonétique et son élocution ^^ et effectivement il a fait des miracles … en même temps, en partant d’Audrey Hepburn, ça aurait été le comble, il aurait mieux fallu embaucher Higgins pour lui apprendre à « mal parler… »

Du coup, passée cette première partie, la suite m’a paru tout de suite bien plus crédible et je l’ai regardée avec beaucoup de plaisir !

Je me suis prise d’empathie pour le personnage d’Eliza, qui s’est retrouvée là car on lui a dit qu’apprendre à « parler plus joli » pouvait améliorer sa condition. On sent donc qu’elle a envie de s’en sortir, et pourtant elle est prise entre un père bon à rien qui profite d’elle pour gagner trois piécettes (qu’il dépense en boisson …), et un pygmalion qui certes a le pouvoir de la changer en « lady » mais qui la méprise, tient des propos misogynes, la traite presque comme un objet, et en tout cas simplement comme l’objet de son pari qui va lui valoir pas mal de thunes si il réussit à la changer… Cool ta vie. Et comme elle est loin d’être bête, elle se rend bien compte de tout cela et ça lui fait beaucoup de mal, on la comprend …

On peut voir dans le film un petit côté féministe (d’ailleurs on voit brièvement des suffragettes) : Eliza est une femme qui ne reste pas à se tourner les pouces, qui veut travailler, entretenir son mari s’il le faut, et qui n’hésite pas l’ouvrir quand Higgins abuse un peu trop. Je trouvais les passages où elle lui dit ses quatre vérités absolument jouissifs 😀
Mais juste après, sans transition, elle est amoureuse et se plie complètement à ses décisions.
Puis ça ne dure pas longtemps, elle l’envoie ch*** assez régulièrement. Pour moi c’est une partie du film qui n’est pas très bien développée : je n’ai pas senti l’évolution des relations entre les personnages, ça me paraissait tellement passer de l’un à l’autre en un claquement de doigt, tellement peu amené que je me demandais sincèrement pourquoi elle tombait sous son charme. A part l’effet syndrome de Stockholm Fifty Shades of Grey façon 1964 : il me méprise et me traite comme un objet mais il a dansé 5 minutes avec moi alors je l’aime trop ! Je ne vois pas.

En spectatrice attentive, très vite je me suis dit « bon, ces deux-là ils vont finir ensemble », dans un film hollywoodien, ça paraissait logique.

Pourquoi pas si ce professeur Higgins arrive à devenir moins prétentieux, méprisant et misogyne, à s’adoucir en côtoyant Eliza. Je l’imaginais tomber sous son charme lorsqu’elle serait apprêtée et parlerait comme une princesse, et je trouvais ça horrible comme morale : en femme du peuple je te méprise, mais sinon t’es bien jolie, viens on fait des bébés. Je trouvais ça horrible, horrible, et espérais que ça ne finisse pas comme ça ^^

La fin n’est pas exactement celle à laquelle je m’attendais, suspens et faux espoirs jusqu’au bout mais … j’ai détesté cette fin ! Sérieusement j’ai boudé pendant une heure ^^ Et je ne sais pas si elle est mieux que celle que j’ai décrite.
C’est vraiment une grande incompréhension pour moi. Je ne veux pas dévoiler la fin, mais vraiment … pourquoi tout ce foin sur « je veux devenir professeur », ne plus avoir à compter sur quelqu’un, et surtout pas quelqu’un qui la traite avec aussi peu de considération que son père ou Higgins, pour dans la scène suivante en arriver là … non vraiment je n’ai pas suivi. Et ça m’a énervée ! C’est un peu à l’image du reste du film concernant les relations entre les personnages : on ne sait pas d’où viennent certaines réactions … Moi, je décide d’en conclure qu’elle est bipolaire 😀
D’ailleurs George Shaw (l’auteur de la pièce) n’aimait pas cette fin non plus. Mais il a cédé au producteur, qui visiblement pensait que c’était la meilleure solution pour une femme à cette époque …

Bon j’arrête là avec mon coup de gueule ^^ je vais essayer d’occulter cette fin parce que dans l’ensemble, c’est un film qui m’a bien plu, que j’ai trouvé rythmé, agréable … Certains passages m’ont vraiment fait rire : lorsqu’ils vont voir une course de chevaux par exemple, et qu’Eliza a bien travaillé son phrasé, qu’elle a un ton très classe, mais que ses propos ne suivent pas : « Move your blooming arse ! » (Magne-toi le cul), ça crée vraiment un décalage très drôle 😀

A part les détails dans les relations dont j’ai parlé, j’ai aimé la caractérisation des personnages, bien qu’un peu clichés, et Eliza m’a été vraiment attendrissante dans la deuxième partie. En même temps, vu sa passion pour le chocolat (c’est quand même le chocolat qui l’a convainc de rester chez Higgins …) je ne pouvais que m’identifier un minimum 😀

Ceci étant dit, je ne suis pas sûre d’avoir envie de le revoir, la prochaine fois je regarderai Breakfast at Tiffany’s 😀

Et tu pourras même nous en parler, puisque Breakfast at Tiffany’s est adapté d’une nouvelle de Truman Capote ! :p

Je ne savais pas, Chouette, chouette, chouette 😀
(oui, on travaille tellement en ce moment qu’on n’a plus le temps de se parler, alors on discute ensemble via nos articles Deedr. C’est triste hein :p)

Enfin bref,

Parlons maintenant de la pièce de théâtre qui est à l’origine du film ! Pygmalion, Bernard Shaw, 1914

La Luciole ayant été très inspirée, j’ai une pression de dingue pour vous parler de la pièce, maintenant (plaignez-moi, merci). Nos avis convergent pas mal concernant le film : j’avais vraiment apprécié mon premier visionnage – ça chante, c’est drôle, ça parle de chocolat, que demander de plus ? -… jusqu’à cette fin. Vraiment, les 10 dernières secondes réussissent le tour de force de me gâcher le film dans son intégralité. Lorsque je l’avais vu à l’âge de 16 ans, ça avait été le cas et le visionnage que je viens de faire confirme que c’est toujours valable.

Qu’en est-il de la pièce ?

La pièce, elle, a tout simplement réussi à me réconcilier avec l’histoire. Pourquoi ? Vous l’aurez probablement deviné : la fin n’est pas la même, ce qui  donne tout de même à l’ensemble une bien plus grande cohérence selon moi.

Je n’ai pas vraiment étudié le mythe de Pygmalion et Galatée, mais son impact sur la pièce me semble rester assez flagrant : Pygmalion est un sculpteur qui s’est voué au célibat (coucou Higgins qui nous bassine avec son statut de « old bachelor » bien décidé à le rester), mais qui tombe amoureux de Galatée, statue qu’il a lui-même créée.
Ici, on ne parle pas vraiment d’amour. Toute la pièce développe donc une réflexion autour de ce « façonnage » d’Eliza par Higgins. Eliza n’est pas grand-chose d’autre qu’un morceau de marbre/d’ivoire/de glaise/de chocolat bref, un matériau brut juste bon à être ciselé par son savoir à lui.

Il n’a rien à faire d’Eliza, tout ce qui compte, c’est l’expérience : « What is life but a series of inspired follies ? » (« Qu’est-ce qu’est la vie, sinon une série de folies inspirées ? » –> Oui, cette traduction est nulle, pardon, c’est un exercice que je ne maîtrise pas :D). Eh bien voilà, Higgins considère son expérience comme un petit coup de génie. Pour l’amour de la science, voyez-vous. Pas pour l’amour ou, soyons fou, le respect d’Eliza. Rien de philanthrope là-dedans, rêvez pas les enfants !

Si on était dans un Disney, Higgins deviendrait un vrai prince charmant, et il finirait par ouvrir une école visant à offrir une éducation à tous ceux qui comme Eliza veulent « sortir du ruisseau ». Sauf que ce personnage, c’est l’immuabilité faite homme, rien de moins. « I can’t change my nature « , dit-il à Eliza. Oui, ça, mon vieux, pas besoin d’un dessin pour qu’on le comprenne 😀

La pièce est en 5 actes, et j’ai beaucoup aimé sa construction. On voit bien l’avancée des personnages, pour un résultat que je trouve plus cohérent que dans le film, comme je vous le disais plus haut. Même si j’ai regretté l’absence de certaines scènes du film : celle du champ de course notamment (dont a parlé la Luciole), qui est du coup un ajout que je trouve très… inspiré (n’est-ce pas, Higgins ? :D). Non pas que ça manque à la pièce, en soi. C’est juste un caprice personnel, entendons-nous bien 😀

Je remarque cependant que j’ai été encore plus agacée par le comportement d’Higgins que dans le film. On sent plus la désapprobation de Shaw, dont le ton semble pencher en faveur des droits des femmes (sujet qui était alors particulièrement d’actualité en Angleterre il me semble). Dans le film, Audrey Hepburn (Audrey <3) donne un tour comique à l’ensemble, alors qu’à la seule lecture du texte, j’ai plus ressenti de la peine pour Eliza. J’ai plus perçu le côté dramatique de sa lutte pour se défaire de son « créateur ». Disons qu’il n’y avait pas de jolies chansons pour détourner mon attention, en fait 😀 Après, tout doit dépendre de la personne qui l’interprète, mais le texte en lui-même m’a laissée souvent énervée et triste pour elle. Jusqu’au dernier acte, ou je trouve Eliza particulièrement brillante.
Le ton général de la pièce est assez mordant, les piques que les personnages se lancent sont sans pitié. Mais cet acte final avec ses répliques acérées et criantes de vérités m’a énormément plu.

« The difference between a lady and a flower girl is not how she behaves, but how she’s treated » (« Ce qui différencie une lady d’une fleuriste n’est pas la manière dont elle se comporte mais celle dont elle est traitée »). Higgins donne à Eliza tout le savoir d’une lady mais n’en fait jamais une. D’abord, car elle n’aura jamais ce rang-là aux yeux de la société vu sa classe sociale, mais également car il ne l’a traite même pas comme la lady qu’il a voulu en faire. Super, mec. Heureusement que tu as décidé de rester célibataire.

Voilà pour ce premier rendez-vous de Théâtrons booktube (et la blogo, en l’occurence :D). Si vous aussi, vous voulez découvrir des pièces de théâtre avec nous, vous pouvez rejoindre le groupe Facebook géré par les 3 organisatrices (Perseline (Il était une fois Perseneige), Ophélie (Around the Beauty Moon) et Elodie (Les Rêves Ekphrasis). Elles proposeront tous les 2 mois de nouvelles pièces à lire autour d’un thème. Viendez, c’est cool. Pour l’amour de la kultur, tout ça… :p

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Un anniversaire Harry Potter ! Recettes et DIY

Un anniversaire sur le thème de Harry Potter !

Depuis que Chloé a présenté sur son blog son propre anniversaire Harry Potter, je ne rêvais plus que de ça ! Alors quand mon copain m’a demandé comment je voulais fêter mon anniversaire cette année, je n’ai pas hésité ! 😉

J’aurais aimé en faire plus côté déco. Plusieurs idées me sont venues par la suite, mais ce n’est pas grave, on était tout à fait dans l’ambiance malgré tout, et c’est l’essentiel !

Après avoir farfouillé dans tous mes placards pour trouver des objets qui fassent un peu Poudlard : une vieille valise, un vieux livre, des petits hiboux … le compagnon fidèle de cette déco aura été la pâte fimo ! ^^

Je n’en avais pas fait depuis un bout de temps, je me suis rattrapée ! J’ai dû passer 5 bonnes heures sur les blasons des Quatre Maisons … d’où le reste de la déco moins développé que ce que je souhaitais ^^

La pâte polymère existe dans plusieurs marques, pour ma part j'utilise la Fimo.
Pour ceux qui ne connaissent pas, on modèle la pâte comme de la pâte à modeler et on fait durcir au four.

- 110°C - 30 minutes (je mets généralement un peu moins)
- on couvre bien ses créations avec du papier aluminium pour éviter qu'elles brunissent avec la chaleur
- on aère bien sa pièce pendant la "cuisson" ;) Sinon, moi ça me fait mal à la tête, même s'il est notifié un peu partout que ce n'est pas toxique ...

Note : si la pâte est friable ou bien dure parce que vous l'avez ouverte il y a longtemps, pas la peine de la jeter :
on peut la sauver en la réchauffant dans les mains et en la malaxant. Bon, ça fait mal aux mains, mais c'est faisable :D

Plus trop de temps donc, après l’atelier Fimo … j’ai simplement imprimé le blason de Poudlard que j’ai collé sur les bougies. J’étais un peu sceptique mais le résultat est assez sympa.

Hop … la table est terminée …, on n’oublie pas la musique en fond et …

qu’est-ce qu’on mange ??

Tout bon repas sur le thème de Harry Potter se DOIT de commencer par la fameuse bière au beurre !

Un peu tiède, accompagné de la terrine de Hagrid, un vrai apéro aux Trois Balais ! Et en parlant des Trois Balais, il ne faut pas oublier d’en coller le logo sur le verre, la bière au beurre n’en sera que meilleure 😀

Recette de la Bière au beurre (portion pour 2):

- 400 ml de bière 
- 50 ml de crème liquide
- 100 g de sucre (en caramel)
- 20 g de beurre
- un peu d'extrait de vanille
- de la cannelle en poudre
- de la chantilly ou de la crème fouettée pour la décoration

(recette du site Les Cuisines de Poudlard)

Je suis ravie d’avoir enfin goûté, depuis le temps qu’on ne m’en dit que du bien !

Alors … délicieux ou écœurant ?

Eh bien … un peu des deux ! C’était vraiment très bon, mais au bout de trois gorgées je n’en pouvais déjà plus ! C’est vraiment fat fat fat ! ^^ Je me dis qu’une prochaine fois, ça peut valoir le coup de baisser un peu la proportion de caramel et de crème liquide, histoire que ce soit un chouia plus léger … ^^ (même si je ne me fait pas d’illusions … c’est quand même de la bière avec du beurre, avec du sucre, avec de la crème fraîche, avec de la chantilly …)

Je vous mets d’ailleurs en garde … Après avoir réchauffé la bière au beurre pour faire une deuxième tentative, celle-ci a littéralement explosé lorsque j’ai plongé ma cuillère dedans ! Un mécanisme magique d’autodéfense je pense 😀

Note : je porte une écharpe Gryffondor car je n’ai que celle de Gryffondor, mais ceux qui me connaissent bien savent que je suis team Serdaigle 😉
Je me devais de le dire. Pour ma conscience !

Pour la suite du menu, canard et soupe de potiron et sa crème au lard.
La soupe de potiron-crème au lard, ce n’est pas beau, mais c’est très bon ! Et ça a le mérite d’être plus léger que la bière au beurre et que le confit de canard ! Ça ne fait pas de mal.

Une petite photo avec un elfe de maison (également en Fimo et avec un vieux bout de torchon comme vêtement :p), afin de leur rendre hommage à tous et ne pas oublier que ce sont eux qui triment à Poudlard pour remplir les assiettes ! ;).
PS : Si vous voulez libérer mon elfe, j’accepte les chaussettes par virement, envoyez-moi un hibou qu’on se mette d’accord !

Recette de la soupe de potiron et crème au lard (pour 2 personnes) :

La soupe de potiron :
- 400g de potiron (recette originale à base de patidou)
- huile d'olive
- 25cl de lait écrémé
- 3/4 litre de bouillon de légumes
- sel
- 1 demie cuillère à café de sucre semoule

Faire revenir la chair du potiron à feu doux pendant 20 minutes. Ajouter le reste des ingrédients, poursuivre la cuisson pendant 20 minutes. Mixer. 

La crème au lard :
- 50g de lard fumé
- 20cl de lait entier
- 1/4 litre de bouillon de légumes
- 2 feuilles de gélatine
- 10g d'amandes torréfiées
- 1 demie cuillère à café de sucre semoule

Faire revenir le lard, sans matière grasse. Ajouter le bouillon, faire réduire au 3/4. Incorporer le lait et le sucre. Laissez refroidir.
Pendant ce temps : faire tremper 5 minutes les feuilles de gélatine dans l'eau froide puis les ajouter à la préparation.
Mixer, et verser la préparation dans un siphon si vous en avez un. Sinon vous faites comme chez moi, vous posez négligemment sur le haut de la soupe, c'est bon aussi :D

(d'après la recette du GastronoGeek, p46)

Le dessert, le dessert, le dessert !

C’est le plus important non ? 😀
Pour moi, pas de gâteau façon Hagrid rose et verts pastels « Hapee Birsdai Lussiole », mais des macarons. Des verts, des bleus, des jaunes et des rouges. Ces couleurs ne vous rappellent rien ? 😉 Mais siiii, c’est pour ça que je me suis embêtée pendant 5h à faire des blasons avec une fimo trop dure qui explose les mains 😀

Les points gagnés par les élèves des Quatre Maisons, évidemment !

Je voulais les mettre dans des bocaux pour imiter les sabliers des points, mais les macarons collaient un peu, on n’a donc pas tenté le coup. Ils étaient malgré tout très bons, et autant vous dire que les Maisons ont toutes perdu très vite tous leurs points et qu’aucune n’a gagné la Coupe des Quatre Maisons cette année ! 😉

Chocolat blanc pour Serpentard et Serdaigle, citron pour Poufsouffle et Gryffondor.
Je n’ai pas su définir lequel je préférais ! 😉

Dessert pris devant un de mes films Harry Potter préférés, évidemment 😉

et les cadeaux ?

Mais oui, les cadeaux ? Quand j’ai dit à mon copain que je voulais qu’on fasse un repas Harry Potter, je ne savais pas que c’était déjà le thème de mes cadeaux …

J’ai donc reçu … ça :

– Mais qu’est-ce que c’est …?
– Une valise, Harry !

Mais pourquoi une vieille valise … ?
Peut-être avez-vous vu passer les vidéos de certains booktubeurs ayant reçu la valise de Newt Scamander à l’occasion de la sortie des
Animaux Fantastiques ? Pendant des jours, je ne voulais plus que ça : une valise de Newt 😀 Pleine d’animaux fantastiques et la belle écharpe jaune et grise de Newtinet d’amour ! Je crois que j’ai suffisamment soûlé mon copain avec ça pour qu’il en fasse mon cadeau d’anniversaire ^^

Une vieille valise donc, et dedans, il y avait … ça !

Ben quoi, c’est un animal fantastique non ? 😀 En plus il s’appelle Fred en hommage au rouquin tombé lors de la bataille de Poudlard (paix à son âme 🙁 ) Alors ça reste dans le thème !

Bon, mais avant d’y avoir Fred, cette valise était remplie d’autres choses fantastiques : le tome 2 illustré, la baguette d’Hermione, un mug magique avec la Carte du Maraudeur, un livre sur le making off des films … J’admets que j’ai été un peu trop gâtée pour le coup… En tout cas, maintenant, j’ai de quoi faire une sacrée déco, bien plus réaliste, pour un prochain anniversaire HP, et je n’y manquerai pas 😀

Je sais ce que vous vous dites, recevoir une Beuglante à son anniversaire, ce n’est pas très cool. Mais pas d’inquiétude, c’était juste pour me dire d’arrêter de me goinfrer de macarons !

to be continued …

J’ai terminé ma journée ravie. Ça m’a donné envie de renouveler l’expérience une prochaine fois, à l’occasion. C’était cette fois-ci pour un petit repas en amoureux, mais pour une soirée un peu plus grande, avec plus de plats et plus de déco, ça doit être encore plus sympa ! 😉 En tout cas, l’ambiance était là, et m’a suivie jusqu’au lendemain, au moins, avec le thé de Mrs Weasley, pris dans la tasse magique reçue la veille.

« Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises »

Très mauvaises même : thé façon tatin : pomme, caramel.
L’inconvénient de la tasse, c’est que quand elle se vide, elle redevient noire. Du coup j’ai toujours envie de la remplir pour faire réapparaître la carte… comme si je ne buvais pas assez de thé comme ça ! 😉

Puis, l’anniversaire avec mes parents, j’ai eu l’honneur de rencontrer Tonks, en la personne de ma sœur qui venait de se teindre les cheveux en bleu-violet !


Et de goûter tous les parfums d’une chose que je n’avais pas mangé depuis bien 7-8 ans … : les Dragées Surprises de Bertie Crochue 😀 Les vraies ! J’étais ravie d’en trouver pour mon anniversaire. Même si … non, œuf pourri et saucisse, ça ne me plaît toujours pas ! Ça aura eu le mérite d’être très drôle !
Si vous n’en trouvez pas, vous pouvez toujours fourrer des Dragibus de bacon … mais ça risque d’être fastidieux 😀

J’espère que cet article et ces photos vous aurons plu.

Si vous voulez en voir plus, rendez-vous sur l’article de Chloé qui avait engagé beaucoup plus de travail, pour un résultat vraiment très sympa ! 😉

« Méfait accompli ! »

Et vous, vous avez déjà organisé un repas/goûter sur le thème d’HP ? Quelle déco et quels plats aviez-vous préparé ? 🙂
 
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Le Suivant sur la liste (Intégrale) – Manon Fargetton

Après Samantha Bailly, voici un article sur un roman d’une auteure dont je voulais découvrir le travail depuis longtemps (ouuuuh, qu’elle est lourde cette phrase… vous êtes toujours là ?) : Manon Fargetton.
Vous remarquerez que j’ai fait ça bien : je me suis carrément lancée dans l’intégrale qui vient de sortir, histoire d’être bien au fait de cette série. 😀 Et au passage, l’intégrale est plutôt belle gôsse avec sa belle couverture noire et ses rabats.

Sans plus attendre, l’histoire : 5 adolescents, Izia, Morgane, Timothée, Samuel et Nathan. Tous ne se connaissent pas, et pourtant ils sont liés les uns aux autres sans le savoir. Lorsque l’un d’entre eux meurt dans des circonstances douteuses, c’est le début d’une course-poursuite contre ces personnes qui en veulent à leur vie. Mais pourquoi ? Qu’ont-ils de particulier, ces collégiens ?

_________

Je préfère ne pas trop en dévoiler sur l’intrigue. Je ne savais même pas de quoi parlait exactement cette série quand j’ai tourné la première page, et ça a beaucoup participé à mon intérêt : je me demandais où l’auteure voulait m’emmener. Je savais simplement que c’était un thriller jeunesse.

La narration participe à donner du rythme au récit : on passe d’un point de vue à un autre très rapidement.
Chaque adolescent a des caractéristiques très définies : Morgane la fille sublime et populaire, Izia la fan de rock et d’objets vintages, Samuel l’adolescent rebelle qui menace de tourner mal, Nathan le génie de l’informatique. Au final, il n’y a que Timothée que j’ai plus de mal à vous définir en quelques mots. Timothée, je l’ai juste trouvé touchant (merci pour cette info indispensable…) 😀 La psychologie des personnages est sûrement la plus grosse faiblesse que j’ai trouvée à la série. Elle m’a parue un peu trop superficielle, même pour un roman jeunesse (ce n’est pas une excuse, d’abord :D). Même si, pour sa défense, l’intrigue explique le côté très poussé de certaines caractéristiques des personnages, ce qui a été une très bonne surprise !

Le point fort du Suivant sur la liste, c’est pour moi sa quasi-absence de temps mort. La durée de l’action est très réduite dans chaque tome et l’auteure nous emmène dans une spirale d’actions qui s’enchaînent à toute vitesse. Je comprends que les jeunes lecteurs aient adoré ! D’autant plus que l’écriture accompagne ce côté « droit au but » avec des phrases courtes, qui décrivent efficacement l’action en cours. Un petit peu trop efficacement pour moi parfois justement, mais c’est un avis très personnel : vous connaissez mon goût pour les descriptions 😀
La meilleure preuve que le bouquin a quand même bien fonctionné sur moi, (même si je n’ai plus 12 ans et que je fais des reproches de vieille à ce pauvre livre :D), c’est que j’ai emmené l’intégrale avec moi partout. J’ai pris le train avec et je l’ai trimballé dans mon sac une après-midi entière (mon épaule a failli ne pas survivre) alors que le machin pèse environ 140kg (environ, j’ai dit).
L’histoire a été poussée plus loin que ce que j’aurais pensé au début, même si la plupart retournements de situations étaient largement prévisibles. J’avais l’impression d’être dans une série TV de mon enfance, à la Totally Spies (ce qui est un gros compliment, vu la fan que j’étais)(Sam, c’est la meilleure d’abord). On sait comment ça va se passer, mais on est pris dans cette histoire pleine d’adrénaline 😀

En conclusion, je pense que Le Suivant sur la liste fait partie de ces livres que j’aurais dû lire à 12-13 ans pour l’apprécier pleinement. Je comprends le succès auprès des jeunes lecteurs et j’ai d’ailleurs été bien réceptive malgré tous les reproches que j’ai faits : l’intégrale s’est lue sacrément vite !
Maintenant, je n’ai qu’une seule envie : découvrir les romans de Fantasy qu’a publié récemment Manon Fargetton (L’héritage des rois-passeurs, coucou !)

 

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Une braise sous la cendre – Sabaa Tahir

Originalité quand tu nous tiens. Aujourd’hui, je vais bel et bien vous parler du premier tome de cette série YA à succès. Quand je me suis lancée dans cette lecture, je n’aurais vraiment pas parié que j’allais avoir envie d’en faire un article ici.

Pourtant… j’avais besoin d’extérioriser. Voyez-vous, cette lecture m’a à peu près rendue aussi dingue que quand j’ai lu les Hunger Games il y a quelques années. Sauf qu’à l’époque, j’avais 14 ans, et je pouvais m’excuser en disant « je ne suis qu’une pauvre adolescente fangirl dans l’âme, pardonnez-moi… :'( « .
Attention, je ne compare pas Une braise sous la cendre à Hunger Games : le premier est de la fantasy, le second de la SF, déjà. Je compare seulement mes lectures de ces livres, que l’on pourrait résumer par « OH NON MADAME L’AUTEURE TU NE VAS PAS FAIRE CA QUAND MÊME??????? » (avec les 12000 points d’interrogations, rien de moins, oui). La faute aux deux univers qui ont en commun le fait d’être particulièrement cruels (sur l’échelle de la littérature YA ET sur l’échelle de la petite chose sensible que je suis :D). Et autant quand j’avais débuté Hunger Games, je m’y attendais, autant ici, ça a été une surprise.

On suit Laïa et Elias. La première est une Érudite (malgré les apparences, non, on n’est pas dans Divergente), le second est un Martial. Il y a des années, les Martiaux ont asservi les Érudits et, depuis, la vie de ces derniers est loin d’être enchanteresse.
Laïa a vu l’intégralité de sa famille se faire tuer, seul lui reste son frère qui a été fait prisonnier. Pour le sauver et leur permettre de s’enfuir, elle est prête à tout.
Elias, lui, fait partie de l’élite, pourtant, il n’a qu’une seule envie quitter cette de société de tarés : s’enfuir. Tiens donc, ça ne ferait pas un point commun à nos deux héros ? Ça serait bien s’ils se rencontraient et pouvaient s’entraider, vous ne trouvez pas ? :p

Une construction à deux voix assez classique mais extrêmement bien gérée : l’auteur l’utilise pour créer un suspense très réussi. Le changement de point de vue créé régulièrement de petits cliffhangers à la fin des chapitres. Moi, je n’ai pas marché, j’ai couru : les pages se tournaient à toute vitesse entre mes doigts.

D’autant plus que la psychologie des personnages m’a bien parlée. L’auteure a donné une certaine épaisseur aux deux héros, auxquels j’ai fini par m’attacher. Tous deux ont des problématiques et des réflexions qui connaissent une évolution cohérente et que j’ai aimé suivre. Laïa m’a surprise par son courage (chapeau, petite), mais le personnage en avait potentiellement l’étoffe depuis le début, je trouve. Elias quant à lui a su me toucher avec ses peurs de ne pas réussir à échapper à ce qu’on a voulu faire de lui.
Mais ce n’est pas tout, l’auteure a également pris le temps de développer un troisième personnage : Hélène. Hélène, c’est l’amie d’Elias, celle avec qui il a grandi et a suivi sa formation militaire. Je déteste les triangles amoureux, vraiment. Je ne comprends pas trop pourquoi par exemple, l’auteure a introduit un autre personnage masculin qui plaît à Laïa (j’ai nommé Keenan)(prénom qui m’a rappelé Kenaï du film Frère des ours pendant toute ma lecture… voilà…). Par contre, ce qu’elle a fait avec Hélène, j’ai trouvé ça très intéressant. Hélène est un personnage complexe, qui a dû briser pas mal de cœurs de lecteurs (en tout cas, elle a brisé le mien, cette pauvre Hélène).

Tout ce beau monde évolue dans une intrigue et un univers qui les malmènent. Genre vraiment. Malmener, c’est l’euphémisme du siècle, en fait. Je ne m’attendais pas du tout à ce que l’auteure nous réservait et je me suis retrouvée à lire tard dans la nuit car je n’arrivais pas à croire à ce qui se déroulait. Comment je pouvais lâcher ce livre, hein ? Je ne pouvais pas. Alors je continuais à lire en m’arrachant les cheveux car je n’avais pas envie qu’il se passe… ce qui se passait (niark).
Je ne dis pas que c’est le livre du siècle, qu’il a bouleversé ma vie à jamais et que j’en parlerai avec émotion à mes arrière-petits-enfants. Mais cela faisait des années qu’un roman YA ne m’avait pas autant investie dans son histoire. Je vous assure, j’y étais, et le premier qui se serait permis de venir me déranger dans ma lecture aurait été très mal accueilli 😀

Maintenant, j’aimerais bien vous dire que j’ai directement enchaîné avec le tome 2, mais ce n’est pas le cas. Avec la fin du premier, je crains un peu ce qui va se passer (le T1 m’a déjà brisé le cœur, j’hésite à permettre au T2 de faire la même chose, le masochisme livresque, j’y vais à petite dose :D). Surtout, j’ai peur d’être déçue, pour être honnête.

Donc si vous avez lu le 2, dîtes-moi tout : vous en avez pensé quoi ? Je peux y aller tranquille ou je ferais mieux de rester sur mon bon souvenir du T1 ? 😀

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