Le plus petit baiser jamais recensé – Mathias Malzieu

Après avoir découvert Jack et la mécanique du cœur l’année dernière, j’ai décidé que cette époque de l’année était décidément propice pour lire du Mathias Malzieu. La luciole m’avait offert ce livre à mon dernier anniversaire (en février… je sais, mais je vous ai dit que j’attendais vraiment la bonne période pour le lire… hum).

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On rencontre un inventeur au cœur brisé et qui ne parvient pas à se remettre de ce chagrin d’amour (ça commence bien). Sauf qu’il fait une rencontre extraordinaire : une fille dont il tombe immédiatement amoureux. Seul problème : celle-ci disparaît dès qu’on l’embrasse. Et que fait notre héros ? Il l’embrasse, évidemment. Et la fille disparaît. Maintenant, il doit partir à sa recherche.
Pour l’aider dans ses recherches, il a une sacrée équipe : un détective à la retraite, un drôle de perroquet, et Louisa, une jolie pharmacienne.

Le livre est court, très court et ses allures de conte en font un véritable chocolat à déguster en cette période de fêtes de fin d’année (oui, je fais des métaphores très moyennes, c’est le week-end, je suis fatiguée, laissez-moi :D). Dès les premières lignes, pas d’erreur, on reconnaît l’écriture de Mathias Malzieu, toujours aussi poétique, plein d’une imagination débordante qui flirte avec l’absurde, qui nous emmène dans son univers décalé rempli de courses-poursuites en skate tiré par des écureuils. Entendons-nous bien, je suis totalement pour les déplacements en skate tiré par des écureuils consentants, mais avouez qu’on ne trouve pas ça partout, ça met directement sur la piste de qui a écrit ce livre 😀

Le plus petit baiser jamais recensé a des allures de conte de fée, il est plus doux que La mécanique du coeur, dont la fin du livre a un petit goût amère. Pourtant, le héros est ici adulte, on pourrait penser que ses amours seraient plus terre à terre que ceux de Jack, un enfant. C’est tout l’inverse, ai-je trouvé. J’ai vu que certains supposaient que le héros étaient en réalité Jack adulte, hypothèse appuyée par l’absence de prénom de ce narrateur… Pourquoi pas ? Dans ce cas, je suis bien contente de savoir que sa vie s’est ensuite adoucie, de la même manière que les chocolats qu’il fabrique pour la fille invisible (des chocolats qui donnent la même sensation qu’un baiser quand on les mange… quand on sort avec une fille qu’on ne peut pas embrasser, ça peut être utile en effet. Mais il fallait trouver l’idée :D).

Le plus petit baiser jamais recensé est peut-être moins marquant que Jack et la mécanique du cœur, mais il a su me parler. Je ne peux pas spoiler, mais disons simplement que toutes ces histoires de filles invisibles – au propre, comme au figuré – ont su me toucher sur le coup. C’est joli et ça fait du bien, ce petit voyage dans l’univers de Mathias Malzieu. Je me vois bien le relire régulièrement, un peu à la manière de mes contes préférés !

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Bibliothèque des gens #22 : la bibliothèque de Pierre

Parce qu’une bibliothèque ce n’est pas simplement des livres posés sur une planche de bois, parce qu’il existe autant de sortes de bibliothèques qu’il y a de lecteurs, nous avons eu envie d’une rubrique dans laquelle on pourra présenter ces bibliothèques.

Qu’elle soit parfaitement classée ou dans le bazar le plus ultime, pleine de classiques ou de Marc Levy, belle ou insolite, chaque bibliothèque est unique, propre à son lecteur ! Voyez plutôt !

(et envoyez nous une photo de la vôtre à deedr.ml@gmail.com pour apparaître dans la rubrique !)

La bibliothèque de Pierre

 

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Puisque je suis très douée pour cerner les gens, je peux par exemple vous affirmer que Pierre aime les mangas. Et je dirais même des mangas très variés (ça va de Sakura chasseuse de cartes aux mangas adultes comme Quand les cigales pleurent). Moi, les mangas, c’est toute une partie de mon adolescence, donc j’ai passé un moment à inspecter cette photo, à la recherche de certaines de mes anciennes séries préférées 😀 (Hello Fruits Basket !)
Quant à son rythme de lecture… allez, disons qu’il en lit environ 30 par mois (30 ? Sérieux ? O_O)(oui oui, sérieux, Pierre aime vraiment les mangas, c’est d’ailleurs pour ça que la place commence à manquer et qu’il y a déjà deux épaisseurs de mangas sur la photo qu’on voit :D).
Mais attention, il les lit uniquement quand il est chez lui. Des romans, il en lit aussi, mais uniquement dans les transports en commun (2h par jour, ça doit quand même donner un bon rythme de lecture là aussi :D).

Eh oui, ça c’est de l’organisation.

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Bac 2017 : Les faux monnayeurs – André Gide & documentaire de Marc Allégret

Cette année encore, nous allons parler de la nouvelle œuvre au programme du bac de littérature. Pour le coup, cette année, l’œuvre choisie était clairement de celles que nous n’aurions pas découverte sans ce « petit challenge annuel ». Tant mieux, ça nous fait une opportunité de découvrir Gide ! 😉
On vous parle ici de ce qu’on a pensé des Faux Monnayeurs (par Morgana, la partie en turquoise), et de Avec André Gide : un documentaire sur la vie de Gide, qui montre comment sa vie et son œuvre se mêlent (par La Luciole, la partie en orange).

Et cette année au Bac, il y a aussi Oedipe Roi, de Sophocle et son adaptation par Pasolini dont on vous parle ICI 😉

C’est parti pour Les Faux Monnayeurs ! 😉

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Les Animaux Fantastiques – JK Rowling, David Yates (livre et film)

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Cette année aura un peu été le retour en force de l’univers de Harry Potter. Même si pour les fans, Harry n’était pas parti bien loin, la pièce de théâtre Harry Potter et l’Enfant Maudit, et maintenant, le premier volet des Animaux Fantastiques remet tout ça au goût du jour, et ce pour mon plus grand plaisir ! :3

Pour re-contextualiser un peu, le scénario des Animaux fantastiques (écrit par JK Rowling) est inspiré du livre Fantastic Beasts and where to find them. Un tout petit livre d’une soixantaine de pages qui, après une intro très intéressante, recense les animaux fantastiques du monde de Harry Potter. Et même au-delà de ça, c’est un livre qui appartient lui-même à l’univers puisque dès Harry Potter à l’École des Sorciers, il figure sur la liste des livres inévitables pour étudier à Poudlard.

(mon avis sur le livre, puis sur le film, un peu plus bas (à partir de l’affiche : logique ;)))

Le livre

Moi, j’adoooore les livres qui nient la notion de fiction et qui prennent le lecteur à partie, alors ce livre écrit par Newt Scamander (Norbert Dragonneau), avec l’étiquette « Property of Harry Potter » et dont le nom de l’auteure réelle et de chair et d’os (à savoir JK Rowling) n’est que dans un tout petit coin du livre en touuuut petit, ça m’a tout de suite plu !

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Des notes manuscrites à l’intérieur, à la fausse maison d’édition mise en avant comme les vraies (Obscurus Books, sur le Chemin de Traverse), en passant par la Préface de Dumbledore, j’ai déjà passé un bon moment à m’extasier devant les détails de ce livre qui fait tout, mais alors tout ! pour nous mettre dans la peau d’un petit sorcier studieux qui vient d’être admis à Poudlard :’)

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En plus je l’ai commandé d’occasion, l’exemplaire était bien abimé, j’avais vraiment l’impression d’avoir le livre de Harry entre les mains 😀 (évidemment, avec la sortie du film, les prix ont gonflé … j’avais prévu le coup : mon exemplaire acheté cet été à 0,90 € en coûte maintenant entre 100 et … 600€ … C’est ridicule. Attendez un peu que ça se tasse si vous voulez vous le procurer …
… Et moi je vais mettre le mien en vente et devenir Riiiiiiiche .. Mouahahahahah :D)

Bon, passé cet extase autour de l’édition, j’ai bien aimé l’introduction, qui m’amène des questions bien intéressantes : qu’est-ce qui fait qu’une créature doit être considérée comme une bête ou comme un être ? La parole humaine, l’intelligence, le fait d’être bipède ? Mais dans ce cas un centaure ou une licorne c’est une bête, alors que c’est raffiné et intelligent … Mmh un casse-tête non ?
Au-delà de la classification des animaux dont c’est l’objet principal, j’ai trouvé que ça amenait à réfléchir sur des questions plus profondes : qu’est-ce que veut dire être « Humain » ? Si quelqu’un est différent de nous, cela veut-il vraiment dire que c’est « une bête » ? Et puis : pourquoi s’évertuer à faire entrer ces pauvres créatures dans des cases, puisqu’on vous dit que ça ne marche pas !

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La suite m’a un peu moins intéressée, et je ne suis d’ailleurs pas allée au bout de la liste de créatures qui m’a paru rester très en surface. Je me suis arrêtée à P. pour être exacte :p

Le film

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Du coup, dans le film, je m’attendais à retrouver ça : des réflexions aussi intéressantes, et des bêbêtes magiques !

Les Animaux Fantastiques (le film, maintenant 😉 ) s’intéresse au personnage de Newt Scamander /Norbert Dragonneau alors qu’il est en train d’écrire le livre dont je viens de vous parler, une jolie mise en abîme donc, qui a de quoi séduire les fans, et pas seulement ! 😉

Comme pour Harry Potter et l’Enfant Maudit, je m’étais forcée à n’avoir aucune attente, à ne voir aucune bande annonce, pour ne pas être déçue. Tactique qui a bien marché parce que j’ai été agréablement surprise et très enchantée devant ce film.

Le scénario souffre peut-être de quelques longueurs, surtout au début qui se concentre sur le monde des moldus. Mais quand les premiers éléments magiques ont commencé à apparaître, je crois qu’un sourire niais ne m’a plus quittée du film ! J’ai vraiment apprécié le fait que le film prenne le temps de nous présenter l’univers, quelques peu différent puisque nous sommes en 1920 (au lieu de 1980) et aux Etats-Unis (au lieu du Royaume-Unis).
C’est quelque chose qui était présent dans les deux premiers films et qui m’avait un peu manqué dans la suite de la saga. Exit les Elfes de maison, fantômes etc … je trouvais ça un peu dommage, alors j’étais ravie de renouer avec ce côté-là de l’univers dans Les Animaux Fantastiques. On découvre les animaux fantastiques de Newt : Occamy, Botruc, Niffleur (trop mignon :D) … ce qui reprend bien le côté « catalogue » du livre, tout en lui apportant une dimension plus amusante et agréable qu’une simple liste. Et, je suis allée vérifier pour chaque animal : ils sont bien dans le livre, don’t worry 😀 Quelques modifications apportées sur les caractéristiques, et l’Obscurus est une invention du film mais … ça va on va pas chipoter, ils ont fait les choses bien 😀

J’ai beaucoup aimé le personnage de Newt, un peu naïf mais adorable comme tout. Ca fait aussi du bien de retrouver l’univers avec un tel personnage et de sortir un peu de la pointe d’arrogance de Harry (pas taper :p). J’ai trouvé les relations entre les personnages très belles, et crédibles. Je les ai suivis volontiers dans leurs aventures, et j’espère qu’ils tiendront une place importante par la suite.

Le film n’oublie pas, par ailleurs, d’aborder des questions plus sérieuses – qui ne sont pas si éloignées de celles du livre dont je parlais. L’histoire pointe surtout du doigt qu’obliger les gens à refouler ce qu’ils sont n’entraîne jamais rien de bon. Que ce soit sur les passions, l’homosexualité, les caractères … cela peut faire écho de plusieurs manières à notre quotidien. C’est peut-être montré de manière un poil trop évidente dans le film, mais pourquoi pas.

Ce premier film est surtout l’occasion de découvrir tout un nouveau pan de l’univers de JK Rowling : les mœurs de sorciers d’un autre pays, d’autres créatures, l’évocation d’une autre école, les relations entre les sorciers des différents pays … Et le mieux, c’est que tout se tient ! JK Rowling étant au scénario, je n’ai pas trouvé de grosse incohérence avec l’univers préexistant (contrairement à HP et l’Enfant maudit). Et comme c’est le même réalisateur que les 4 derniers Harry Potter, on n’est pas perdu par l’esthétique, même si elle est moins sombre 😀

Et la suite ?

Bref, dans l’ensemble le film seul m’a paru être un peu léger, mais il peut faire une bonne introduction. Maintenant j’attends vraiment que la suite ne me déçoive pas ! Plusieurs éléments sont assez intrigants et donnent envie d’en savoir plus : Grindelwald, Leta Lestrange. Des références qui feront plutôt écho aux fans qui connaissent bien les livres (pas sûr que Grindelwald parle vraiment à ceux qui n’ont vu que les films par exemple).

Je suis assez inquiète par l’annonce des 5 films plutôt que 3, il y a intérêt à y avoir de la matière … et maintenant que le premier m’a plutôt convaincue, je vais être exigeante et je les attends au tournant ! 😀

J’en remets une pour Morgana qui est tombée amoureuse de Newt 😉

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