Alice au pays des Mongols – Ulrike Kuckero

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Présentation de l’éditeur :

Les soeurs jumelles Zoé et Alice sont très différentes. Zoé est raisonnable, posée ; Alice est spontanée, colérique. Zoé est une petite fille “ordinaire”. Alice est trisomique. Un jour, énervée par la moquerie d’un garçon à l’égard de sa soeur, Zoé répond ironiquement que oui, Alice est une Mongole, une enfant adoptée qui vient de Mongolie… Elle n’imagine pas que sa jumelle va la prendre au mot. Elle ne se doute pas non plus qu’elle va trouver le moyen d’emmener toute sa famille dans ce pays lointain. Elle ignore encore que les steppes de la Mongolie seront le théâtre de la plus grande aventure de leur vie…

 

 

 

Il faut avouer que ces derniers temps, j’ai pas mal délaissé le jeunesse alors que c’est un genre que je trouve vraiment rafraichissant, avec un soupçon d’innocence qui me fait pas mal rêver. Du coup, lorsqu’Arcaalea  a parlé de son coup de coeur pour ce petit roman et que je l’ai croisé quelques jours plus tard en librairie (le roman, pas Arcaalea, hein) je n’ai pas réfléchi… et l’ai fait acheter à ma soeur (hum) (oui, ça sert d’avoir une soeur dont l’âge cadre parfaitement avec la tranche d’âge en question : vous lui faites acheter les livres que vous liriez bien mais que vous n’achetez pas car vous avez déjà une liste longue comme le bras de livres à acquérir et puis vous lui piquez dès qu’elle l’a lu.)

 

Pour en venir à l’histoire en elle-même:

 

C‘est celle des jumelles Alice et de Zoé. L’une est trisomique, l’autre surdouée. Toute l’histoire va partir d’une bêtise dite par Zoé alors qu’elle est excédée par des idioties proférées à l’encontre de sa soeur. Suite à cela, cette dernière se persuade qu’en vérité elle a été adoptée par ses parents dans un pays très lointain… la Mongolie.

A partir de là, elle n’aura plus qu’une obsession : aller là-bas.

 

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Inutile de tourner autour du pot : j’ai adoré. L’histoire a beau viser un public assez jeune, elle est loin d’être simpliste ou de prendre le lecteur pour un idiot.

L‘écriture est simple, directe, incisive, mais empreinte d’une poésie très touchante. La manière dont sont décrites les étendues et la vie quiotidienne mongoles m’a de suite séduite, et je lui ai trouvé quelque chose de presque émouvant.

 

En parlant “d’émouvant”, si quelque chose l’est également, ce sont les personnages. J’ai de suite aimé Zoé, qui est la première à prendre la parole pour nous raconter l’histoire. J’ai été touchée par cette fillette de onze ans, si mature pour son âge et qui, je m’en suis aperçue assez rapidement, se doit de l’être : toujours à devoir surveiller sa soeur, à chercher des astuces pour qu’elle ne fasse pas l’une de ses crises de colère ou encore produise une catastrophe comme elle seule en a le secret, voire même à la défendre contre le monde extérieur.

J‘ai parfois été triste pour elle, cette petite Zoé qui est toujours dans l’ombre de la pétillante et débordante Alice, et sur qui tout le monde compte plus ou moins en permanence. J’ai aimé la voir s’épanouir, et enfin penser à elle lorsqu’elle rencontre le gentil Bayaraa, touchant petit garçon Mongol.

 

Alice, quant à elle, est un personnage à l’inverse de sa soeur : tout en rayonnement et en énergie, véritable boule d’amour: quand Zoé dit sérieusement bonjour à quelqu’un, Alice, elle, se jette carrément dans les bras de la personne en question tout en la couvrant de baisers. Elle est agacante par moment, par exemple lorsqu’elle prend sa soeur pour sa “suivante”, comme elle le dit si fièrement, mais, étrangement, je finissais toujours par l’excuser ; justement grâce à ce fameux caractère aussi rayonnant dont je parlais plus haut.

C‘est étrange mais, à la lecture de ce livre, si un personnage m’a fait de la peine, c’est Zoé et les exigences qu’elle a pour elle-même, à toujours devoir être au top pour faire au mieux, plutôt qu’Alice, qui, au fond, parait tout à fait heureuse ; sa maladie ne m’a pas une seule seconde donnée envie de m’apitoyer sur cette petite fille pleine de vie et si bien entourée par sa famille. 

 

L‘histoire file toute seule, que ce soit la partie en Allemagne (avec certaines scènes absolument cultes, comme la crèche vivante ou le gain des billets d’avion) ou en Mongolie. J’avais vraiment l’impression d’être là-bas, au pays des chevaux sauvages et de l’étrange thé salé, et ai retrouvé avec plaisir la culture bouddhiste dont j’aime
toujours l’ambiance dans les livres (et je ne sais toujours pas pourquoi, mais cela a un attrait certain sur moi et m’apaise :D).

 

 

 

Les pages se tournent à toute vitesse et le livre est extrêmement vite lu… mais pas oublié de sitôt.

 

Un très joli roman que j’ai très envie de partager autour de moi (ce pour quoi je ne me gêne d’ailleurs pas).

Au-delà de cela, c’est aussi une histoire pleine de réflexions sur la vie et la conception que l’on peut avoir d’elle. J’ai vraiment eu l’impression que l’auteur en assumait la subjectivité, ne voulant pas imposer une vision des choses, mais invitant plus à la réflexion.

Un beau message de tolérance, dont j’ai aimé l’absence totale de misérabilisme.

 

 

 

 

 

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