Article du Dimanche n°2- Les clichés dans les livres – Blood Ninja

Aller, je me fais une petite pause blablatage en ce dimanche ! En effet, suite au déménagement, la majorité de mes livres étaient encore en cartons, et, ce week-end, les planches pour ma bibliothèque sont enfin arrivées, du coup, c’est un sacré boulot de rangement. Tout un pan de mur pour mes chers, chers livres, j’en rêvais !

  

En fait, c’est idiot, mais c’est un livre rangé à l’instant qui m’a donné envie de parler du sujet d’aujourd’hui : les clichés.

 

Vaste programme, n’est-ce pas ?

 

Le livre en question est Blood Ninja, de Nike Lake. Je l’avais reçu pour mon dernier anniversaire en Février dernier, un cadeau d’un très bonne amie qui m’avait emmenée à la fnac pour me faire choisir. Donc je plaide entièrement coupable quant au fait que ce livre se retrouve sur mon étagère, pas de souci.

J’avais bien été inspirée pour le résumé et la couverture… et vu que j’ai une sorte de fascination pour les pays asiatiques, le tout me branchait vraiment bien.

Un début franchement sympa, et puis… la catastrophe. Dans le genre de catastrophe qui font que j’arrête un livre en court, chose que je déteste faire en général.

Cliché sur cliché s’enchainent, et au bout d’un moment, c’est trop.

Le fils de pêcheur, aux traits étrangement fins, avec des envies hors du commun… surprise ! c’est en fait un enfant adopté, et pas n’importe lequel : il est le fils de l’empereur et est recherché par des ennemis pour l’empêcher d’accéder au trône. Evidemment, il a des amis fidèles au point de mourir sans nul regret pour lui, il rencontre, -évidemment, une fois de plus,- une sublime princesse, fille… de son pire ennemi, forcément !

 

C’est devenu une sorte d’énorme cliché où le sens de l’honneur si important à l’époque me paraissait presque ridicule tellement c’en était trop. Moi avait adoré ce côté là, traditionnel, dans Le Clan des Otoris, La Pierre et le Sabre, Eon et le douzième dragon, c’était effrayant là !

Avec en plus, l’idée des ninjas vampires, qui était plutôt pas mal à la base en fait, ça a fini par me devenir insupportable, et j’ai arrêté à une quarantaine de pages avant la fin quand les seuls personnages que j’aimais bien sont morts.

 

En rangeant ce livre, je me suis dis que je devrais peut-être réessayer, histoire de voir si je peux réussir à le relire en prenant ça au second degré. Parce que, côté recherche historique, d’après mes maigres connaissances, j’ai trouvé l’auteur calé et le tout assez fidèle.

Mais ces fichus clichés ! Je dois avouer que l’histoire du type apparemment banal qui se retrouve orphelin, futur roi, entouré d’une équipe de personnes lui étant entièrement dévouées, amoureux d’une nana belle à tomber, dotée d’une intelligence hors du commun, qui plus est princesse ! euh… oui ? Mais encore ? ça fini par être un peu usé ce genre de combine, à mon humble avis.

Je commence à comprendre pourquoi j’apprécie de plus en plus les « anti-héros »… ni fils de roi/empereur/présid… -euh, vous avez saisi-, ni beau à toooooomber, ni… enfin, des gens comme le commun des mortels ça fait du bien ! Parce que les héros ayant des yeux de la couleur du soleil se couchant aux tropiques et zébrés d’argent fondu et doués comme Robin des Bois himself à l’arc… euh… j’ai les yeux marrons et j’ai dû toucher deux fois un arc dans ma vie (et à moins de travailler sérieusement, je n’ai pas un don subit, non non) et vous savez quoi ? Je m’en porte vraiment bien !

Qu’on les dote d’un courage à la Fitz  ou d’une finesse d’esprit à la Elizabeth Bennet, je veux bien, mais tout à la fois… mmh, comment dire ? ca finit par me taper sur les nerfs… peut-être est-ce la période, car je n’étais pas aussi exigente avant, voir le fait que ma vision des choses change ou tout simplement le fait que je grandisse.

 

Bref, je ne sais pas si je retente en effet la lecture… ou juste si j’y rejete au moins un coup d’oeil… Voir si je suis définitivement allergique à ce genre de cliché 😀 

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