Au bonheur des chiens – Remo Forlani

Au-bonheur-des-chiens-copie-1.jpgJe dois m’avouer bien malheureuse, car je me suis aperçue que ce livre n’était vraiment pas connu et même difficilement trouvable tout court.

Bref, pour le résumé, je m’y colle donc :

Julien, Parisien, critique de cinéma à la radio, marié à une femme qu’il n’aime plus, se retrouve soudain à hériter d’un château de la Loire à la mort d’une lointaine cousine . Enfin… château est peut-être un bien grand mot pour cette gigantesque ruine. Et, comme si cela ne suffisait pas, la parente éloignée possédait également 4 affreux bichons, très laids et très collants.

Si Jeanne, la femme de Julien, est enchantée à l’idée de devenir châtelaine, pour lui, c’est une catastrophe : il aime passionnément la ville, où il a toujours vécu, et déteste par dessus tout les chiens ! A moins que…

Comme ça, ça ne fait pas très envie, je sais. Merci de me rappeler mon absence totale de capacité à produire un résumé potable. 😀
J’avais lu ce livre il y a bien six ans maintenant, et j’en gardais un excellent souvenir sans exactement savoir pourquoi en fin de compte… je me rappelais des grandes lignes de l’histoire, qui, pourtant, ne me semblait pas casser trois pattes à un canard. Bref, il me fallait élucider ce mystère. Le livre ne faisant que 200 pages, une petite relecture était loin de me faire peur.

J’en ressors encore plus amoureuse de ce livre. Vraiment. J’ai un véritable coup de coeur pour ce livre, comme cela m’arrive rarement.

Tout d’abord, si cela ne m’avait pas forcément frappée lors de ma première lecture, peut-être en raison de mon jeune âge, j’ai été absolument conquise par l’écriture de Remo Forlani. Incisive, brute, pleine d’humour (je me suis retrouvée à pouffer de rire bon nombre de fois), vraie. C’est le mot : cette écriture est juste « vraie », sans virer un seul instant dans la vulgarité, elle reste pleine de poésie.

Le décor, les personnages, tout me semblait criant de vérité. J’y ai vu les petits vieux de ma campagne, les inévitables cancans dans les villages, l’entraide, aussi ; bref, toute une galerie de personnages plus attachants les uns que les autres.

Julien, qui est assez antipathique au début, a une évolution impressionnante vu la longueur du livre, et j’ai fini par le trouver absolument attachant.

Majeunot, le vétérinaire alcoolique qui boit pour ne pas voir « le côté laid du monde », avec ses méthodes si spéciales et pourtant tellement efficaces, est aussi un personnage que je retiens tout particulièrement.

Je voudrais dire tant de choses encore et encore sur ce livre et, à la fois, j’ai l’impression que ça se suffit ainsi. J’ai tout aimé dans ce livre, tout simplement ; en le lisant, je me disais, qu’au fond, c’est vraiment « simple » de vivre, que l’on a besoin de peu de choses pour être heureux, pas besoin d’être l’un de ces héros aux pouvoirs extraordinaires, pas besoin d’être l’une de ces héroïnes au physique parfait. Ca m’a juste donné envie d’aller faire une longue promenade avec mes chiens et de regarder avec émerveillement autour de moi. Voilà. Et c’est tout. Et cela m’a fait un bien fou.

C’est un livre que je relirai sans doute fréquemment, et je sais que nous en avons également d’autres de l’auteur à la maison, il serait temps que je m’y mette. (Et, maintenant, je comprends pourquoi ma mère, admiratrice de l’auteur, avait fait un scandale pour que l’un de nos chats s’appelle Rémo, en hommage à cet auteur qui aimait tant les animaux :D)

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