Binôme : Harry Potter – JK Rowling. Et les films.

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Binôme : Harry Potter - JK Rowling. Et les films.

Harry Potter pendant mon enfance/adolescence, c’était un peu touuuuuute ma vie : je choyais mes bouquins avec tout l’amour qu’ils méritent, je me déguisais en élève de Poudlard dès que l’occasion se présentait, mes murs étaient recouverts de posters et mon plus grand rêve était de rencontrer les acteurs … Bon aujourd’hui je me suis un peu calmée … Presque … j’ai quand même appelé mon chat roux Fred et j’ai jubilé lorsque j’ai rencontré Ruper Grint (je fais un boulot fantastique :D) mais je n’ai pas recouverts les murs de mon appart avec des portraits géants de Ronron, donc on peut en déduire que je me suis calmée 😀

Cependant … je dois dire que visiter l’expo Harry Potter à Paris a un peu réactivé ma fanattitude (et mon envie d’aller voir les studios à Londres), alors c’était obligé qu’on vous en parle sur le blog a un moment ou un autre !

 

Alors c’est parti !

Morgana va vous parler des livres (parce que c’est un peu son rôle sur Deedr), et je vous parlerai des films (parce que c’est mon rôle sur Deedr, partage des tâches tout ça …)

Binôme : Harry Potter - JK Rowling. Et les films.

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Je n’ai jamais été aussi dingue de Harry Potter que La Luciole. Je me mettais juste à hurler à la mort et refusais catégoriquement de dormir tant que ma mère ne m’avait pas lu un chapitre ou deux des aventures du petit sorcier. J’avais aussi légèrement tendance à en parler tout le temps. Légèrement.

Ces livres sont de ceux qui m’ont le plus marquée enfant. J’étais fan des Fantômette et autres Club des Cinq, mais Harry Potter, c’était différent. Avec sa série, Rowling a su nous faire croire à la magie. Dès le premier tome, on entre dans le monde des sorciers avec Harry. J’ai trouvé qu’on s’y sentait immédiatement « chez nous ». Son imagination et son souci du détail donne une épaisseur à la série que j’ai rarement trouvée égalée en littérature jeunesse. Je reste aujourd’hui encore admirative de sa manière de se réapproprier les mythes prééxistants et de les mélanger à des inventions personnelles.

L‘autre gros plus de la série selon moi, c’est l’écriture de Rowling. Franchement, question ironie, je la place sur la même marche que Jane Austen. 😀 Les portraits qu’elle dresse de ses personnages, à commencer par les Dursley, sont absolument énormes (en toute objectivité, bien sûr :p). C’est un humour qui, la plupart du temps, suscite un « rire intérieur ». Vous savez, lorsqu’on est mort de rire mais qu’on ne rit absolument pas à gorge déployée ? (Moi, j’ai un sourire de psycopathe sur les lèvres en général dans ces moments-là). Mais Rowling arrive aussi à me faire rire pour de bon, notamment avec les jumeaux Weasley (Fred, George, je vous vénère les gars).

Mais Harry Potter, c’est surtout une série en 7 tomes, ce qui a permis à Rowling d’offrir une évolution intéressante à ses personnages et à l’ambiance de la série. On fait la connaissance de Harry, Ron et Hermione alors qu’ils ont 11 ans et on les suit jusqu’à leurs 18 ans.  

Le tout premier tome tient finalement plus lieu d‘introduction qu’autre chose. Cela ne l’empêche pas d’être très bien, mais je trouve que l’intrigue est loin de nous tenir autant en haleine que les suivantes. On a surtout droit à une succession de petites aventures. Le deuxième bénéficie d’une intrigue bien plus construite, mais c’est véritablement avec le troisième tome que Rowling commence à lancer les pistes de l’intrigue centrale.

Toutefois, c’est avec le quatrième tome que l’ambiance change vraiment. On remarquera d’ailleurs que les trois premiers commençaient chez les Dursley. Rowling nous racontait avec humour la « vie de Cosette » que Harry y mène. Harry Potter et La coupe de feu débute sur Voldemort et Pettigrew. De suite, l’ambiance n’est pas la même. Cependant, pour moi, le véritable tournant de la série est amorcé à la fin du tome. Il est d’ailleurs notable que [SPOILER] à partir de là, au moins un personnage meurt à la fin de chaque tome [FIN SPOILER]. Les 3 derniers tomes ont une ambiance bien plus lourde et sombre, plus mature ; la lutte contre Voldemort est véritablement devenue l’objectif principal de la série.

J’étais une très grande fan des 4 premiers tomes. A ce moment-là, je parlais Harry Potter, je mangeais Harry Potter, je respirais Harry Potter, je… cette phrase devient dégueulasse, je m’arrête là. 😀 Vous m’avez compris.

A partir du cinquième, les choses se sont gâtées.

Je n’étais absolument pas prête à accepter ce qui se passait. Après les événements à la fin du 6, j’ai décidé que c’était fini (
tout, tout, tout est fini entre nouuuuuus), et je n’ai que survolé le tome 7 lorsqu’il est sorti. Ce qui était très, très con, vu que, comme presque tout le monde, je m’étais bien laissée mener en bateau par Rowling (Dumbledore, Severus & co, petits cachotiers que vous êtes mhhh…).

Ce qui m’amène à un autre point fort de la série : l’auteure est décidément très, très douée pour ce qui était des retournements de situations. Franchement, qui avait deviné les révélations faites dans la cabane hurlante à la fin du tome 3 ? Ou dans les flashbacks de Rogue à la fin du 7 ?

Il m’a semblé que l’évolution de l’ambiance de la série a pas mal divisé (du moins dans mon entourage) : certains, comme moi aujourd’hui, sont admiratifs de la manière dont Rowling fait changer l’ambiance de la série en même temps que vieillissent ses personnages. D’autres m’ont dit avoir préféré les 4 premiers tomes ou les 3 derniers. (Et vous, votre préférence ? 😉 ).

 

Pour conclure (puisqu’il le faut bien… je voudrais vous parler de Harry Potter jusqu’à la fin des temps, moi :'( ),

 

même aujourd’hui, Harry Potter a su me faire rire, pleurer, m’émerveiller, me laisser scotchée, me faire douter alors que je connaissais parfaitement l’intrigue, me faire veiller bien trop tard faute de réussir à refermer le livre, etc…

Je comprends pourquoi tant d’enfants qui n’aimaient pas lire se sont retrouvés à dévorer les aventures du petit sorcier. Je comprends la folie que suscitait la sortie de chaque tome, puis de chaque film. Honnêtement, je me sens même un peu nostalgique, mais je me sens aussi (bizarrement ?) privilégiée d’avoir connu ça. Comme quoi, attendre un train, c’est super inspirant, n’est-ce pas, Madame Rowling ? 😀

Sur ce, je me tais vraiment, et je laisse La Luciole vous parler des films !

Comme l’a expliqué Morgana, la série a eu l’intelligence de grandir avec ses lecteurs, avec ses personnages, et de s’adresser ainsi tout d’abord à des enfants/pré-ado, puis à des plus grands enfants sur les derniers tomes. C’est un point qu’on peut remarquer également dans les différents films qui ont su respecter ça même si une évolution flagrante à chaque changement de réalisateur 😉

Je me concentrerai sur la réalisation, puisque Morgana a déjà parlé de l’évolution de l’intrigue et que je suis plus que d’accord avec elle :p

Les deux premiers (Chris Columbus) sont les films les plus magiques, comme dans les livres on découvre vraiment l’univers d’Harry Potter. Le Poudlard Express, l’arrivée en barque à Poudlard, les escaliers qui bougent, le banquet qui apparaît tout seul. Pas mal de choses sur lesquelles on ne s’attarde plus trop dans les suivants et d’autant moins à partir du 5ème. Vous me direz, on a compris, mais je ne peux pas m’empêcher de ressentir une petite frustration à chaque fois que je vois les films …

Le 3 (Alfonso Cuaron) reste dans cet esprit magique, même si c’est moins appuyé, l’univers d’Harry Potter reste bien présent. Le film me paraît s’adresser à un public déjà plus mûr. L’ambiance est plus sombre : la cabane hurlante, Pettigrow, le Sinistros. Ca y est, on ne rigole plus, Le monde d’Harry Potter ce n’est pas que des bougies partout et des gentils fantômes qui volètent 😀 Le réalisateur a su à mon avis rendre cette ambiance plus sombre de manière originale : les plans et les lumières me parlent vraiment, sont presque stylisés …

En bref, c’est mon film préféré de la série … C’est pour ça que j’attendais impatiemment le 4 et que j’ai été si déçue. Je ne m’éterniserai pas dessus, c’est celui que j’aime le moins … On ne retrouve pas la moitié des éléments importants du livre, je veux bien qu’il faille faire des choix quand on fait une adaptation, mais là je ne les approuve pas du tout, c’est tout:D

Du coup passons aux 5, 6, 7 et 7 bis … (David Yates).

Pour moi, il y a deux parties dans la saga :

les 4 premiers, et les 3 derniers.

A partir du 5, tout bascule, Voldemort est revenu. Si on ne rigolait déjà plus dans le tome 3, à partir du 5, on ne rit plus DU TOUT ! Pour ça, la réalisation de David Yates est réussie. On est dans un univers bien moins coloré. Souvent presque en noir et blanc même, dans des nuances de gris et de bleuté contrairement aux dorées et ocres des premiers. Je dois dire que je trouve ça pas mal.

Par contre, et je vais pousser mon coup de gueule là de suite maintenant … Je n’aime pas du tout la modernisation de l’univers. Si les premiers jouaient sur une ambiance un peu rétro, évitant les aspects de la modernité, David Yates ramène au contraire Harry Potter a notre époque. J’entends bien qu’on puisse préférer, mais je n’ai pour ma part pas vraiment adhéré, ça ne me fait pas rêver … On dirait simplement un monde Moldu avec quelques éléments un peu étranges. Quand Harry, Ron et Hermione veulent ouvrir une porte ils poussent la poignée. Mince, c’est fermé, baguette à la main, ils vont essayer Alohomora, non ? Non même pas , c’est « ah bah zut … » et ils s’en font … Bah bravo les sorciers …

Il me semble qu’il y a des éléments sur lesquels on passe rapidement et qu’on ne comprend pas vraiment si on n’a pas lu les livres je pense … : la présence de Mondingus Fletcher, la grossesse de Tonks …

… Et puis les flics en uniformes moldus à la banque de Gringotts dans le 7 bis m’ont gaché la suite du film…

Bref … j’aime voir les films malgré tout, il y a beaucoup de points qui me plaisent, la composition des plans notamment, mais ils sont loin de ce que j’attendais d’Harry Potter et je suis moins enthousiaste que sur les premiers …

Enfin voilà voilà, je me recalme promis :p

Deux parties donc : Les 4 premiers sont pour moi ceux qui préservent le plus l’ambiance magique des livres, et les 4 derniers, plus modernes, moins magiques .. C’est la remarque majeure que je ferai sur les adaptations.

Un petit mot sur le casting que je trouve vraiment réussi, Alan Rickman est parfait (Morgana, tu me dois une tablette de chocolat pour avoir dit ça !), Maggie Smith, et tous les autres d’ailleurs, je ne crois pas avoir un jeu d’acteur qui me chagrine 🙂

Sinon, j’aurai des milliers d’autres choses à dire, mais va s’arrêter là : on a UN article pour 7 livres et 8 films, alors il faut être succint 😀

Je m’en vais relire les livres maintenant ! 😀

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2 Comments on “Binôme : Harry Potter – JK Rowling. Et les films.

  1. Ça ne m’étonne pas, les Harry Potter sont hautement addictifs ! :p Ahhhh, l’attente, c’est difficile mais à la fois on est tellement heureux lorsqu’on tient enfin le précieux entre nos mains !

    Je ne peux que t’encourager à les relire :p
    Morgana.

  2. je suis allée voir l’expo il y a une semaine …
    Pour les films je ne suis pas forcément fan. Par contre j’ai adoré les livres. Je me souviens, que j’avais piqué sans grand enthousiasme, le premier tome à ma soeur ainée, pendant les vacances de noel de ma première année de prépa par ce que je m’ennuyais un peu … j’ai lu les 4 premiers en une semaine… après j’ai du attendre leur sortie pour dévorer les suivants!
    Addict j’étais. L’expo m’a donné envie de les relire!!!

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