Bordemarge – Emmanuelle Nuncq

Bordemarge.jpgPrésentation de l’éditeur

Un mousquetaire rebelle quitte le château de Bordemarge au galop. Après avoir fomenté un coup d’État, Le duc Silas a lancé ses troupes de pirates sur les traces de Roxane, l’héritière légitime du trône, qui a réussi à s’enfuir. Violette, bibliothécaire déprimée, aurait adoré lire ce genre d aventures rocambolesques. Aussi, le jour où, pour échapper à ses ennemis, Roxane traverse un tableau magique qui donne sur le monde réel et envoie Violette à sa place à Bordemarge, cet échange est l’occasion rêvée pour la bibliothécaire de troquer son quotidien contre des péripéties incroyables. Saura-t-elle déjouer les plans de l’infâme Silas ? Une chose est sûre : à Bordemarge, tout est possible, il suffit de le vouloir !

J’ai aimé.

Voilà. Ca pourrait se limiter à cette phrase, car c’est aussi simple que cela.

J’ai aimé retrouver mes dix ans, durant la période où je lisais essentiellement des romans de cape et d’épée, et où je m’en fichais que ce ne soit pas vraiment possible, que ce ne soit pas plausible. Ca me faisait rêver, et c’était tout ce qui comptait.

J’ai aimé l’humour avec lequel l’auteure reprend les principes du roman de cape et d’épée de base, et s’en joue. C’est ce qui a fait pour moi la force du livre. Les ficelles de ce genre sont mises au grand jour, je savais ce qui allait arriver (car, en plus, c’est très clairement exprimé) et, pourtant, c’était un régal de suivre l’auteure dans son récit totalement fou et décalé.

J’ai aimé la fraicheur, le vent de nouveauté. Non, le suspense franchement pas intenable, mais l’idée de départ, la manière dont c’est traité… j’ai absolument aimé. Ce livre est un ovni, et c’était un bonheur de faire la connaissance de Violette, Roxane, Chistian & co…

Alors, oui, peut-être que certains détails auraient peut-être pu être mieux à mon sens : comme la scène où Violette retrouve son père, où j’ai moins senti l’humour qui rendait les autres scènes du même genre (un peu « attendues ») si savoureuses.

Mais ce n’est qu’un petit point noir, et cela ne change en rien le fait que j’ai passé un excellent moment de lecture, dans un monde absolument délirant, où chacun, petit ou grand, peut s’y retrouver je pense. Oui, peut-être que le public le plus visé a 10-12 ans, mais je me vois tout à fait prêter mon exemplaire aussi bien à ma soeur qui a dans ces âges-là qu’à ma mère, juste car c’est quelqu’un qui sait encore rêver (les chiens ne font pas des chats, j’ai envie de dire :D).

Ah oui, j’allais oublier : je suis juste fan de la couverture, vraiment (oui, cette réflexion très philosophique était absolument nécessaire). Et, petit détail qui a son importance : sauf erreur de ma part, ce livre est normalement un one-shot, chose assez rare de nos jours pour le souligner 😀

Bref. J’ai aimé aller à Bordemarge en compagnie de Violette, et, moi aussi, me sentir juste heureuse parce que, là-bas, tout est possible !

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