Chaque soir à onze heures – Malika Ferdjoukh

La manière dont je me suis retrouvée à lire ce livre, c’est ni plus ni moins que l’histoire d’un caprice. Oui, vous savez, ce genre de caprices bien régressifs qui vous font ressembler à un enfant de 5 ans. :p
Tout a commencé lorsque j’ai lu la chronique des Livres de George. J’ai été une grande fan de la BD 4 sœurs lorsque j’étais enfant/jeune ado (même que j’aimais le personnage de Bettina juste parce qu’elle était rousse, alors que c’était celle qui me correspondait le moins du point de vue du caractère…). Le nom de Malika Ferdjoukh a donc immédiatement fait tilt. La chronique m’a convaincue que j’avais besoin de ce livre. Fondamentalement. Et, surtout, dans cette édition précise.
Parce qu’il en existe en effet une autre, avec un couverture rose bonbon et toute douce. Sauf que, non, moi je voulais celle avec la fille qui court après un chat, perchée sur un toit. Et c’est celle-ci que j’ai fini par dénicher (car je suis comme ça, moi, une vraie battante, une guerrière, une… hum, meuf qui aime faire des caprices livresques).

Chaque soir à onze heures est présenté comme un roman jeunesse où l’amour tient une grande place. Moui. Bof. La vie sentimentale de l’héroïne est présente, mais pas plus que le côté thriller. Car, oui, accrochez-vous, ce livre nous propose une petite intrigue pleine de suspense et bien ficelée.

On rencontre Willa, une lycéenne à laquelle je me suis immédiatement attachée. Willa doit composer avec ses parents séparés mais pas divorcés car ils ne s’aiment plus assez pour vivre ensemble, mais pas non plus au point de divorcer… Ok. Très bien 😀 Son père est un artiste immature et sa mère passe son temps à s’occuper de ses Miss, qu’elle doit trimbaler sur toutes les routes France, de concours en concours. Heureusement, Willa a Flannagan, son saxophone alto, son amie Fran et son amoureux, le beau Iago.
Autant vous l’avouer : de ces trois derniers, Flannagan l’instrument de musique a été celui qui m’a été le plus sympathique. Lorsque Willa rencontre l’étrange mais touchant Edern ainsi que toute sa famille, je me suis immédiatement dit que j’avais hâte qu’on les voit plus.

Sauf que la rencontre avec Edern signe le début d’événements inquiétants pour Willa : quelqu’un semble en vouloir à sa vie. Et là, l’intrigue policière est lancée. Le puzzle se met petit à petit en place, et j’ai adoré l’alternance entre les moments chaleureux entre Willa et certains de mes personnages préférées (notamment Marni, la petite soeur d’Edern) et cette intrigue qui fait un peu frissonner.

Malika Ferdjoukh a un style plein d’humour, de références, de jeux de mots et de moments joliment poétiques. Une écriture jeunesse tellement intelligente et drôle à la fois ! Mon seul petit regret vient peut-être parfois du langage « jeune » qui ne me paraissait pas toujours naturel, mais je suis toujours très difficile quand il s’agit de l’emploi d’un langage adolescent. Mais ça a tout de même été un véritable bonheur de m’apercevoir que j’aimais toujours autant le travail de cette auteure, même si j’ai (un peu) vieilli depuis ma première rencontre avec son univers !

Ce roman a une vraie ambiance : j’ai adoré mes « visites » à l’hôtel luxueux du père de Fran et Iago, mais plus encore j’ai aimé celles à Fausse-Malice, l’étrange demeure de la famille d’Edern située au coeur de Montmartre. J’ai été touchée par ces personnages, mais aussi par l’explication du titre (que se passe-t-il chaque soir à onze heures ? Et pourquoi ? 😉 ). C’est un univers un peu décalé, parfois un peu loufoque, mais terriblement attachant et dans lequel je me suis sentie comme chez moi le temps de ma lecture.

J’ai tourné la dernière page à regret (non, je ne voulais pas les quitter tous, pas déjà !), d’autant plus que la fin est peut-être un petit peu rapide à mon goût et que je n’aurais pas été contre une centaine dizaine de pages de plus.

Un roman jeunesse qui aura été un véritable doudou pour moi, parfaitement adapté comme lecture au coin du feu avec un chocolat chaud à portée de main… Attendez, mais c’est exactement ce que j’ai fait (mais pour le chocolat chaud, ce n’est pas de ma faute, les personnages n’arrêtaient pas d’en boire et de me narguer avec ça) ! J’aurais envie de vous parler encore longuement de combien cette histoire a su me parler et me réconforter, mais aussi de combien j’ai aimé le traitement des personnages et de l’univers un brin décalé qui traite pourtant très justement de sujets on ne peut plus réalistes. Mais vous l’avez déjà compris, n’est-ce pas ? 😉

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6 Comments on “Chaque soir à onze heures – Malika Ferdjoukh

  1. Je partage entièrement ton avis!
    Un de mes coups de coeur de 2016!

    • Oh oui, une autre personne conquise par ce livre ! 🙂

  2. Tu as bien fait de faire ce caprice ^^ Et, je suis également ravie d’avoir ce livre avec cette couverture-ci, plutôt qu’avec la rose… C’est avec ce livre que j’ai découvert la plume de l’auteure et cela a été une de mes plus belles découvertes de l’année dernière ♥

    • Cette couverture colle tellement plus à l’histoire que l’autre, je trouve 🙂 Je comprends qu’il ait su marquer ton année de lectrice. Je suis vraiment ravie de l’avoir moi aussi lu, mon année de lecture commence bien ! 😀 Ça donne envie d’acheter la version roman des « 4 soeurs », comme je ne connais que la version BD. J’en garde le souvenir d’un univers avec des personnages aussi attachants que dans Chaque soir à 11 heures !

      • Eh bien, justement, après avoir lu Chaque soir à onze heures, j’ai craqué pour l’intégrale des Quatre soeurs 😛 C’était top. Depuis, j’ai aussi lu Fais moi peur (pour Noël)… que j’ai adoré aussi ^^

        • Oh non, ne me dis pas ça : depuis hier j’ai super envie de craquer pour l’intégrale moi aussi… comment je vais résister maintenant, moi ? :p
          Je ne connaissais pas Fais moi peur, je note le titre 🙂

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