Comme l'obsidienne – V.I Prates

Comme l'obsidienne - V.I Prates

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De l’auteur, j’avais déjà lu son premier roman (Journal d’une tueuse), et même si j’avais bien aimé ma lecture je n’avais malheureusement pas été complétement convaincue, l’histoire et l’univers me parlaient moins… Sauf qu’il s’est passé quelque chose (vous allez voir, c’est extraordinaire :D) : quand Comme l’obsidienne a été annoncé, j’ai lu sa quatrième de couverture (je vous avais dit que ça serait fou :D) :

 

Je ne suis personne. Juste une âme perdue qui se réveille au milieu de nulle part, sans souvenirs, sans nom et sans passé. La seule chose qui me relie au monde, c’est ce signe d’appartenance à la cité d’Héraklion. Une cité parfaite où le vice, le mensonge, le crime n’existent pas et où les étrangers ne sont pas admis. La question qui m’obsède à présent, c’est pourquoi j’en ai été bannie ? J’ai besoin de connaître la vérité sur mon histoire, ainsi que sur mes actes. Et pour cela, je n’ai qu’une solution : me soumettre aux sept épreuves qui sont imposées à quiconque souhaite pénétrer dans la cité. Un pari risqué. Un pari mortel. Si je réussis, je serai à nouveau admise parmi eux, au risque d’être reconnue. Si j’échoue, j’en mourrai.

 

Voilà. J’ai lu ça, puis j’ai vu la couverture, et dans mon cerveau ça a donné : « Ok. Je veux lire ce bouquin« . Non pas que la quête d’identité et des épreuves à passer pour réussir à s’introduire quelque part soient des thèmes novateurs, mais si les deux étaient associés et bien traités, ça pouvait donner quelque chose de vraiment très accrocheur. Du moins selon mes goûts personnels, par contre si vous aimez les histoires d’exorcisme ou les livres sur la cuisine thaïlandaise, effectivement, Comme l’obsidienne a peu de chance de répondre à vos attentes. 😀  Mais si vous aimez les héroïnes en quête de qui elles sont et les cités entourées d’une aura de mystère à percer (l’héroïne ne se souvient de rien je vous rappelle :p), vous pouvez vous laisser tenter par ce livre.

 

Ca a commencé doucement. Jusqu’à ce que l’héroïne se rende à Héraklion pour tenter d’y entrer, je lisais ça d’un oeil assez extérieur. C’était sympa, intrigant, l’écriture m’accrochait bien plus que dans le premier roman de l’auteure, mais j’attendais que ça décolle. Puis, sans que je sache exactement comment, je me suis retrouvée à vouloir vraiment savoir ce qui était arrivé à l’héroïne. Déjà, comment s’appelait-elle, hein ? Parce que je voulais bien l’appeler Gertrude dans ma tête si nécessaire, pas de souci, sauf que l’auteure amenait le tout de telle manière que j’avais envie de connaître son véritable prénom. Gertrude, ça allait deux minutes. Et puis qu’avait-elle fait, pour se retrouver amnésique et que je sois obligée de l’affliger d’un prénom qui m’évoque la choucroute et le gouda ? (pourquoi je dois toujours en revenir à la bouffe, ça c’est une autre question de taille).

 

Bon, je suis encore partie un peu trop loin, mais le fait est que V.I Prates a vraiment bien ménagé son suspense, et que celui-ci perdure presque jusqu’à la toute fin. Elle nous donne des infos régulièrement, tout en conservant encore des zones d’ombre que l’on a envie d’éclaicir. Tout n’est pas forcément extrêmement surprenant au final, mais même dans ce cas-là j’avais envie de voir arriver le moment où l’héroïne allait comprendre

 

Le tout est écrit de manière fluide, dans un style correspondant au type du roman, à savoir un roman écrit à la première personne. Notre amie « Gertrude » est une narratrice assez agréable à suivre. Même sans m’être énormément attachée à elle (son côté un peu « invincible », peut-être ?), j’ai aimé la suivre dans ses découvertes. Et puis, promis, son véritable prénom est bien plus joli, et j’ai bien aimé le fait qu’on se dise « ahmaisouiévidemmentc’estçaaa« .

 

C’est donc avec plaisir que je conclue en disant que j’ai largement préféré ce deuxième roman de l’auteure. J’avais vraiment envie d’apprécier Comme l’obsidienne, et il a réussi à me faire passer un agréable moment de lecture, donc merci le livre 😀

J’ai été très surprise par son côté page-turner, qui est pour moi son gros point fort. L’univers a sa petite ambiance, les épreuves donnent un rythme à l’intrigue, mais finalement c’est surtout le passé de la narratrice qui m’intéressait et donnait son suspense au livre, alors que je ne m’y attendais pas forcément à la lecture de la quatrième de couverture. 

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