Conte participatif : “La folle épopée d’Apollin le Lutin”

Joyeux Noël à vous !!

On est très contentes de pouvoir enfin vous montrer le résultat du conte participatif en cadavre exquis lancé au début du mois ! C’était quasiment une torture de recevoir toutes ces belles participations sans pouvoir vous en parler ! Mais ça nous faisait chaque jour l’effet d’une case de calendrier de l’Avent à ouvrir !

Merci à vous, vous avez été géniaux. Tant d’absurdité et d’ingéniosité dans un même conte, on est bluffées 😀

Malgré le principe du cadavre exquis sur lequel ça a été rédigé (chaque participant ne recevait que la participation du précédent), le conte au total se tient très bien, et les quelques rares incohérences, rendent le tout encore plus drôle !

Que vous ayez participé ou non, on espère que ce conte vous plaira ! Encore joyeux Noël, en espérant qu’Apollin et le Père Noël vous apportent de beaux cadeaux !

La folle épopée d’Apollin le Lutin

 

 

CHAPITRE 1 : le bonnet maléfique

Apollin le lutin

Il était une fois, un petit lutin du Père Noël prénommé Apollin. Apollin était un lutin un peu timide mais très consciencieux et prenant très à cœur son travail. Pour le féliciter le Père Noël lui offrit Gervais, un tout nouveau bonnet. Gervais était beau et brillant, avec une fourrure bien plus soyeuse et blanche que celles de tous les autres bonnets qu’Apollin n’ait jamais eu ! Hélas, Gervais était aussi jaloux de ne pas être lui-même un lutin et décida d’en faire payer le prix à Apollin ! Son dessein caché se révéla à seulement un mois de Noël : Gervais se mis à dévorer tous les cadeaux qu’Apollin fabriquait avant même qu’il n’ait le temps de les emballer ! Pourtant, aux yeux de tout le Royaume du Père Noël, Gervais était un bonnet exemplaire, tous les autres lutins enviaient Apollin pour son bonnet. Ils ne pouvaient pas imaginer qu’il était en réalité un couvre-chef démoniaque et boulimique ! Apollin se retrouva donc accusé de voler tous les cadeaux pour saboter Noël ! Il n’avait qu’un mois pour laver son honneur, soigner Gervais de son mal et sauver Noël pour que chaque enfant ait son cadeau tant désiré !

Il décida donc sans plus attendre de se rendre chez son ami le magicien, il se saisit de son bonnet Gervais alors occupé à mâchouiller la mandoline du petit Giuseppe, 7 ans, vivant à Rimini, qu’Apollin venait tout juste de finir de fabriquer. Il le jeta au fond de sa sacoche et partit à grandes enjambées vers les écuries. Apollin sella son poney Gustave (qui se prononce Gustaf’, car il est allemand) avant d’y accrocher sa sacoche et de remarquer le trou béant au fond de celle-ci. Gervais avait mangé la sacoche et s’était enfui. Apollin se rendit alors compte que ce n’était certainement pas une bonne idée de le mettre dans la sacoche qui lui avait été offert par sa tante Yrgut : “eh oui Gervais mange tout ce qui est un cadeau !” se dit-il. Il fouilla donc longuement l’écurie et finit par retrouver Gervais coincé sous la porte sous laquelle il essayait de se faufiler, mais ses excès gargantuesques de cadeaux l’avaient rendu gros et gras. Apollin enferma Gervais dans une caisse en bois qu’il accrocha à l’arrière de sa selle.

Il sortit donc au grand galop sur son fidèle Gustaf’ qui entonnait avec entrain la Chevauchée des Walkyries de Wagner (vieille habitude qui datait de son enfance en Allemagne). Les deux amis, filant à travers la plaine enneigée, se dirigeaient vers la demeure du magicien quand tout à coup Apollin se demanda s’ils se dirigeaient bien dans la bonne direction. En effet, tout ce petit groupe avait un sens de l’orientation exécrable et réussirent à perdre leur route en ligne droite sur un chemin balisé. Ils se retrouvèrent donc très vite perdus au milieu de la plaine alors que Gustave, le poney allemand, continuait de fredonner le molte vivace de la 9° symphonie de Beethoven avec une indifférence affichée pour la panique d’Apollin. Heureusement, dans le brouillard, Apollin commença à distinguer une silhouette qui s’approchait de lui : un vieux lutin, fripé comme une vieille pomme et probablement sourd comme un pot lui apparut et parla :

” Bonjour mon cher ami, Apollin le lutin
Je vois que tu essaies de voir le magicien
Pour arriver chez lui, rien de plus commode
Libère donc Gervais, ton bonnet hexapode
Vers chalet le plus proche, se précipitera
afin de rechercher, abri contre le froid
mais surtout pour manger, gober tout les cadeaux
Suis avec ton cheval, qui chante des concertos,
à cent mètres d’ici, habite ton ami,
et si tu t’égares, cris mon mon : Dimitri. ”

Avant qu’il pût le remercier, le vieux croûton disparut et Apollin se demanda s’il n’était pas victime d’une insolation… Mais dans le doute, il ouvrit la boîte dans laquelle il avait enfermé son bonnet Gervais, qui, comme prévu, fila en direction de la seule maison visible : celle de l’ami magicien.

Apollin le lutin et Gustave le poney chantant se précipitèrent à sa poursuite mais bien vite le perdirent de vue, en effet Gervais le bonnet hexapode était aussi blanc que la neige. Il rejoignit vite le chalet du magicien contrairement à ses deux amis qui allaient encore rencontrer de nombreux obstacles.

Ils partirent à sa recherche des heures durant. Apollin n’en pouvait plus, Gustave le prit sur son dos et il s’endormit. Ce pauvre Gustave était maintenant seul dans le blizzard. Il vit non loin de là une grotte dans laquelle il se réfugia. Il déposa Apollin dans un coin et partit explorer la grotte. De grandes ombres se dressaient sur les parois et terrorisaient Gustave. Il voulut rebrousser chemin mais se rendit compte qu’il était complètement perdu : “Apollin ! Apollin !”, cria t-il mais il n’eut comme réponse que l’écho de sa voix. Il s’assit et se mit à gémir “Jamais on ne trouvera le magicien! Jamais je ne retrouverai Apollin! Jamais je ne sortirai de cette grotte !”. Il semblait entendre toutes sortes de bruits : des grognements, des gratouillements, des grouillements… Il se mit à chanter pour se rassurer : il reprit sa symphonie de Beethoven mais l’ambiance était si sombre qu’il se rabattit sur du Bartók, ce qui n’eut comme effet que de l’effrayer encore plus. Gustave se souvint soudain du conseil du vieux lutin “et si tu t’égares, crie mon nom : Dimitri”. Alors Gustave cria son nom : “Dimitri !”.

Et soudain une ombre gigantesque apparut, avec des cornes immenses…

CHAPITRE 2 : A la recherche Apollin

Gustave commença à reculer, effrayé, lorsqu’il s’aperçut qu’il s’agissait du renne magique de Dimitri ! Il entendit alors dans sa tête une voix caverneuse ” Approche Gustave, je te ramène près d’Apollin”. Gustave et le renne magique disparurent alors dans un tourbillon de neige.

Pendant ce temps, à plusieurs galaxies de là, un amiral en pleine conquête spatiale houspillait ce qui lui restait de ses troupes. Perdre une bataille c’était une chose, mais la perdre parce que l’équipage avait sifflé toute la réserve d’alcool du vaisseau spatial, puis avait entrepris de tirer sur leur propre flotte, c’en était une autre, quelle que soit la ferveur qu’avaient mis les soldats au combat qu’ils avaient mené entre eux. “SoHvaD toDSaH!” hurlait-il “SoHvaD chech qoH! SoSlI’ meerschweinchen vav He’ elderberries je!” * Ça n’avait pas beaucoup de sens, mais face à la honte qui l’attendait, et à la désapprobation de ses supérieurs qui n’étaient pas du genre cléments et n’avaient pas beaucoup le sens de l’humour non plus, l’amiral n’avait eu d’autre choix que de finir les bouteilles entamées pour oublier.

Mais bien sûr, tout ça n’a que très peu de rapport avec notre histoire, et Gustave le poney chantant et le renne magique du vieux lutin Dimitri n’avaient que faire des déboires de ce pauvre amiral tandis qu’ils étaient entraînés par le tourbillon de neige, censé les ramener auprès d’Apollin le lutin, ronflant dans sa grotte tel la grosse flemmasse de lutin qu’il était.

Le souci, c’est que les tourbillons de neige sont farceurs, parfois même cruels, et que celui invoqué par le renne magique avait justement passé une mauvaise journée, si bien qu’il se réjouissait à l’idée de jouer un mauvais tour à ses deux “passagers”. Il pourrait les déposer sur une île paradisiaque en prétendant avoir mal compris leur destination, bien loin d’Apollin et de ses ronflements en tout cas. Gustave le poney chantant et le renne magique du vieux lutin Dimitri n’auraient rien à envier à la situation du pauvre amiral !

Cuba ou Bora Bora ?  Bora Bora ou Cuba ? Le choix fut vite fait ! Rêvant depuis longtemps de rencontrer une vahiné, le tourbillon mit le cap sur Bora Bora et déposa les infortunés voyageurs sur une plage déserte, préférant pour sa part faire connaissance avec les jolies autochtones autour d’un verre de punch.

Un peu sonnés par le voyage, Gustave et le renne magique tentaient de reprendre leurs esprits : ils ne reconnaissaient pas le paysage et se demandaient encore si Apollin n’avait pas abusé de la magie, lorsqu’une musique mystérieuse se fit entendre. C’était un son presque imperceptible que le bruit des vagues tentait de recouvrir. Le bruit des vagues ?! Gustave le poney chantant et Comète le renne magique du vieux lutin Dimitri regardèrent autour d’eux. Du sable et de l’eau à perte de vue ! Rrrraaah ! Maudit tourbillon de neige ! Il leur avait joué un mauvais tour ! Les deux amis aperçurent aussi une végétation dense qui ne semblait guère accueillante. Ils se dévisagèrent un peu anxieux lorsqu’ils comprirent que c’était de cet endroit que provenait la petite mélodie. Peut-être qu’un être magique s’y cachait et qu’il pourrait les aider à retrouver Apollin le lutin !

Gustave et Comète se déplacèrent jusqu’à l’orée du bois et s’y engouffrèrent après quelques hésitations. A peine eurent-ils franchi le seuil qu’un étrange silence les surprit. Les arbres semblaient calfeutrer le bruit extérieur. Seules quelques faibles lueurs de lumière perlaient à travers leur couvert. Ils avancèrent prudemment, tendant l’oreille pour retrouver cette musique intrigante. Ils marchèrent pendant des heures, la nuit tombant peu à peu, jusqu’à entendre un son cristallin. Se précipitant vers celui-ci, sans prendre gare aux formes qui surgissaient des fourrés, ils débouchèrent sur une clairière à l’apparence enchanteresse. Elle était plongée dans le noir, cependant des centaines de lucioles rendaient l’atmosphère irréelle. Ils entendirent le bruit de l’eau ainsi que la musique qui avait éveillé leur curiosité. Ils s’approchèrent du ruisseau à pas feutrés lorsqu’ils virent une créature immense baignée de lumière. Le poney chanteur en profita pour composer un poème :

« Dans la pâle clarté,
Un être de lumière
Resplendit. »

Les deux amis ne pouvaient voir que son dos mais celui-ci semblait bien étrange, composé de longs poils soyeux. Surprise par leur bruit, la créature se retourna brusquement. Gustave et Comète ouvrirent la bouche pour crier. Le poney chantant et le renne magique n’avaient en effet jamais vu un animal pareil. Plein de longs poils de toutes les couleurs dans le dos, des plumes roses sur le ventre, des ailes oranges sur la tête, deux becs violets en guise d’oreilles.

« Mais bon sang ! Qu’est-ce que c’est que cette bête ?! » se demanda Gustave, qui en avait oublié de fermer la bouche. Comète le renne n’avait pas l’air plus malin, ses yeux commençaient à s’emplir de larmes à force de ne pas les cligner. Soudain la drôle de bestiole prit la parole :

“Ouh ouh les copains ! Qu’est ce que vous faites dans ma forêt petits êtres sylvains ?” (oui la bestiole ne s’exprimait qu’en rimes pauvres).

Gustave fut le premier à se ressaisir, ferma enfin la bouche et expliqua :

“- Bonjour Monsieur, veuillez nous excuser pour le dérangement, mais mon ami et moi cherchons Apollin, notre ami lutin.
– Ah mon mignon, parle-moi correctement, ce n’est pas ainsi que l’on s’adresse à une lady.”

Bon. L’animal étrange était une femelle. Et elle semblait trouver Gustave à son goût. Nous voilà bien, se dit le poney, qui n’avait plus du tout envie de chanter. Le silence commençant à devenir embarrassant, Comète décida d’intervenir.

“- Excusez moi Madame…
– Mademoiselle.
– Ah pardon, mademoiselle. Nous cherchons notre ami Apollin. C’est qu’il a disparu. C’est un petit lutin tout à fait sympa.”
-Apollin le lutin ? Mais oui ! Je l’ai vu sapristi !
– C’est vraiii ? Pourriez-vous nous dire où il est parti ?
– D’accord, mais d’abord, je veux que la bestiole très moche me fasse un bisou sur la caboche, dit-elle en pointant sa griffe (parce qu’elle avait aussi des griffes) vers Gustave. Le poney fut pris au dépourvu. Mais s’il fallait passer par là pour retrouver Apollin, il le ferait. Il se mit sur la pointe des sabots quand soudain le curieux animal lui saisit prestement le cou de sa patte écaillée en lui collant son groin sur la bouche. Gustave, après cette inoubliable étreinte, partit vomir dans les fourrés tandis que Comète, toujours urbain, rendait poliment hommage à l’étrangeté locale. Celle-ci, ayant obtenu ce qu’elle voulait, lui indiqua la route pour trouver le lutin.

Plus tard, sur le chemin, Comète se souvint que ce devait être un Korniflard des bois, animal légendaire aux multiples facettes, dont il avait entendu parler dans son enfance chez les Inuits, ce qui faisait une belle jambe à Gustave qui crachait maintenant tous les douze mètres environ.

Chemin faisant, le couple rencontra un vieil homme courbé, portant un fagot de branchages secs, et Comète, toujours courtois :
– Hola, brave humain, sauriez vous où nous pourrions trouver Apollin le lutin, fils d’Apollo Traize et de Martine la Mutine, dans cette forêt ?
– Barrez-vous, j’aime pas les bêtes, d’autant plus celles qui parlent !
– Excusez nous monsieur, nous ne voulions pas vous déranger, mais quand même… Apollin ? ça vous parle ?

Le chenu posa son fardeau en soupirant, puis après s’être mouché avec ses doigts noueux fixa les deux compères droit dans les yeux (ouais, il avait un certain strabisme divergent l’ancien) :

– Apollin vous dites ? Un petit maigrelet habillé en vert avec un bonnet pointu et des pompes bizarres ?
– Euh, ben ça dépend des jours, des fois il se change, répondit Gustave en crachant. Mais p’têt que des fois il est comme vous dites…
– Ben, y a un machin qui ressemble à ça au bout de ce chemin, dit-il en pointant du doigt une sente forestière serpentant parmi la végétation. Au bout y a une clairière, avec une masure… ben il est souvent à traînailler par là le ch’tio. Bon j’vous laisse mais faites bien gaffe au Lurator, y’en a marre de ramasser derrière ! Comme disait mon oncle Lulu aux boucles d’or…

Et c’est en continuant à baragouiner dans sa crasse, que l’épaisse barbe n’arrivait que fort peu à dissimuler, que celui-ci s’en fut allé vers l’infini et au-delà.

Après un rapide coup d’œil à son comparse, Comète s’aventura sur le chemin en essayant de ne pas penser au Lurator, quoi que cela puisse être, mais lui vint alors en tête une question de la plus haute importance : pourquoi diantre le Père Noël porte du rouge et ses lutins du vert ? Quelle est cette injustice ? Non parce que…

Un cri guttural à vous donner des cheveux à un chauve retentit soudainement, coupant ainsi les pensées quasi-shakespearienne de Comète. Pris d’une impulsion soudaine, et bientôt rejoint par Gustave, il s’élança sans hésiter vers la source de tout ce raffut. Il était hors de question qu’Apollin finisse en chair à lutin ! Pas qu’il n’aimait pas ça, à vrai dire il n’en avait jamais mangé, mais il avait besoin de ce lutin de malheur pour faire son bonheur, en tout bien tout honneur on s’entend.

Durant leur folle course de trois minutes, oui une éternité, Comète et Gustave avaient eu le temps de voir des os bien nettoyés par-ci par-là. Non, il n’y avait pas à dire, l’humain de tout à l’heure avait raison, ça faisait désordre… Mais peut-être pas autant que la scène de désolation qui se dévoila sous leurs yeux ébahis une fois arrivés dans la clairière : des étoffes psychédéliques étaient parsemées sur le sol formant une tête de mort, une horde de chats au poil hirsute et aux yeux globuleux qui faisaient leur toilette dans un concert strident de ronrons, une pancarte portant les mots « Winter is coming » était attachée à un arbre et un bonnet pointu était posé négligemment sur une pique fermement plantée dans le sol.

* "Imbéciles ! Idiots ! Vos mères étaient des cochons d'inde et vos pères puaient le sureau !"
CHAPITRE 3 : les retrouvailles !

Gustave, à peine remis du choc de sa rencontre avec la créature locale, eut juste le temps de se demander ce qu’il faisait dans cette galère quand Comète se mit à pleurer.

– Apollin est mort ! gémit-elle.

Dans un jet de morve, elle ajouta :

– Gustave, pardonne-moi, je dois aller me rafraîchir.

Comète s’approcha alors du bassin qui se trouvait non loin de là, Gustave sur ses talons. Mais alors qu’elle se penchait au-dessus de l’eau, elle perdit l’équilibre et entraîna Gustave dans sa chute. Essayant de remonter à la surface, ils ne réussissaient qu’à aggraver la situation en se coulant l’un-l’autre. Finalement, après moult tasses bues, ils réussirent à se hisser sur la berge.

En relevant la tête, ils eurent la surprise de trouver Apollin, barbouillé de chocolat, assis en tailleur sur l’herbe et armé de barres chocolatées dans chaque main.

– Stress… manger… chocolat, baragouina-t-il à l’attention de ses deux compagnons fraîchement retrouvés.
– Le Lurator l’a complètement dézingué ! chuchota Comète.

Et Gustave renchérit :

– Euh…
– Attends ! Ce sont des chocolats de Noël que tu manges ?, lança-t-elle d’un ton avide.

L’atmosphère changea soudain et Comète se précipita vers Apollin qui, du chocolat dans chaque main, se mit automatiquement en position de défense.

Il exécutait des mouvements très élaborés pour un lutin désorienté. Gustave, resté sur la berge, observait la scène avec confusion. Il voulait juste rentrer chez lui, il en avait marre des monstres, des noyades et autres lutins-zombies-chocovores.

– Mon… chocolat… pas toucher… , grogna Apollin à sa camarade.

La bave aux lèvres, Comète s’approcha plus lentement de sa cible. Dans sa transe, ce qu’elle ne vit pas, c’est que Gustave, lui, était allé se sécher et réchauffer dans la toute proche taverne aperçue plus tôt.

Il était plus guidé par la lassitude qu’autre chose, mais avait eu le bon réflexe : Comète, concentrée sur les chocolats, ne sentait pas que sa fourrure – trempée de la chute dans le bassin – commençait à geler.

Arrivée au niveau d’Apollin (qui se demandait s’il n’aurait pas dû prendre de vrais cours d’arts martiaux, au lieu de simplement regarder des films de Bruce Lee) (même si ses imitations parfaites de la gestuelle de son idole était sa plus grande fierté) (les autres lutins lui demandaient d’ailleurs souvent de “faire Bruce Lee” et ça les amusait énormément) (attention, reprise du cours de la phrase dans 3, 2, 1…), Comète ne put plus avancer : complètement solidifiés par le gel, ses poils bloquaient ses mouvements.
Le ridicule de la situation était atténué par la vision de ses bois couverts de stalactites, qui étaient du plus bel effet. Mais ceci ne consola pas Comète qui, coincée -et l’estomac gargouillant à la vue des barres chocolatées qu’Apollin tenaient toujours- appela Gustave de toutes ses forces.

Ce ne fut pas le renne qui sortit de la taverne, mais un petit homme trapu, barbu, rougeaud qui se précipita sur les barres chocolatées d’Apollin :

– Apollin ! hurla-t-il.Tu as vu l’heure ?! les jouets ne sont pas prêts et le traîneau est à la fourrière ! Il faut encore régler le GPS pour trouver tous les enfants ,dégeler Comète et Gustave avec une bonne boisson chaude de Ceylan pour qu’ils participent au festin des barres chocolatées. Et minuit approche ! Commençons par aller chercher le traineau et que ça saute, il n’y a pas une minute à perdre ! ”

Quand le Père Noël s’exprimait sur ce ton, Apollin savait qu’il était urgent d’agir sans discuter. Il fila donc illico-presto à la fourrière où les deux gardiens lui rendirent sans difficulté le traîneau avec un rien d’amusement dans le regard ! Il ne restait plus qu’à régler le GPS pendant que le Père Noël faisait les vérifications de dernières minutes.

” – Mais comment ça marche ce machin ? ”

Apollin ressemblait à une poule qui a trouvé un couteau !

En désespoir de cause il s’apprêtait à le fixer sur le traîneau, pensant résoudre le problème technique ultérieurement, lorsque “la bête” lui glissa des mains, effectua un triple salto arrière sous le regard ahuri d’Apollin, avant d’aller se fracasser sur le sol.

” – Oh ! dommage ! s’exclamèrent  Gustave et Comète, les deux pilotes herbivores du traîneau bien requinqués par le thé brûlant. La réception au sol n’est pas encore au point !

– Ça va, dit Apolllin, c’est facile de se moquer mais on est tous dans le même bateau : si je ne trouve pas rapidement une solution, le père Noël va être furieux et des enfants risquent d’être tristes demain matin, sans oublier qu’on peut faire une croix sur nos barres chocolatées…
C’est alors que jaillit du cerveau de Comète une idée lumineuse :
– Je sais, la solution c’est Noelly, elle sera parfaite pour nous sortir de ce mauvais pas.”

Devant le regard interrogateur et perplexe d’Apollin, Comète fila à la vitesse de la lumière ( ah ah ! classique pour une comète !) et revint aussitôt avec Noelly, une magnifique Rose des vents qui, grâce à son GPS naturel, remplacerait haut la main la technologie d’une simple machine à la voix impersonnelle. A cet instant, se produisit l’improbable, Apollin et Noelly en se regardant venaient de s’identifier comme deux compagnons, deux individus que liait un centre d’intérêt commun. Sans qu’il leur soit même nécessaire, comme c’est supposément le cas pour les francs-maçons, d’échanger une poignée de main secrète, d’un seul coup d’œil (ou plutôt d’un seul coup de chacun de ses 32 yeux, pour Noelly, qui en possédait un par intersection de ses branches), ils avaient compris : ils appartenaient tous deux à la Communauté des Ardents Admirateurs des Fourchettes à Huîtres, dont la devise est :

“La fourchette à huîtres
Au concours “Plus beaux couverts”
Le vainqueur en titre !”

(Précisons pour les ignares que point n’est besoin d’huîtres pour apprécier la Fourchette à Huîtres dans toute la gloire de ses courtes dents et de son bord biseauté. La Fourchette à huître est, à elle seule, une œuvre d’art qui doit vous convaincre que le Beau et le Bon existent ici-bas.)

Hélas, notre rose des vents émerveillée et son lutin ébloui ne purent rester plus longtemps à savourer la présence de leur âme sœur, car avec tout ce stress le Père Noël commençait à se sentir des tendances onychophages, aussi leur fallut-il se secouer et se montrer efficaces. Gustave et Comète se mirent donc en route, Noelly pointant la direction à suivre, tandis qu’Apollin fredonnait :

“Bientôt seront réconfortés
Par des barres chocolatées !
Bientôt partout de par le monde
Que nous parcourons vifs comme l’onde
Les enfants auront leurs cadeaux
Joie exubérante, cris crescendo !”

Et alors qu’Apollin chantait son credo de lutin, le Père Noël entendait et sentait son ventre gargouiller atrocement. Son estomac bedonnant semblait tellement vide qu’il se rappelait à lui par crampes insoutenables.

Tout doucement, il s’éveillait de sa lente et douce torpeur saisonnière (on dit beaucoup des chômeurs, mais on pourrait tout autant délier nos langues sur la langueur du Père Noël, 364 jours l’année !)

Dans les cieux, Gustave et Comète rêvaient au rythme enivrant et mélodieux du chant d’Apollin le lutin. Sous leurs pas, il commençait à neiger.

CHAPITRE 4 : la distribution de cadeaux

Dans le chemin sombre de la nuit d’hiver, au creux des empreintes de leurs pas, le Père Noël, s’endormait. Malgré les boules de neige, les excès de vitesse des rennes, et la tempête de neige il ne se réveillait pas !

Apollin devrait inévitablement le remplacer cette année. Mais au fait … quel était le secret du bonhomme pour contenter tous les enfants en une seule nuit !? Alors qu’Apollin se posait cette question cruciale, il se rendit compte que, le Père Noël endormit, plus personne ne conduisait le traîneau. Gustave et Comète étaient laissés à leur libre chef et venaient de percuter un palmier ! Mais ?!? Que faisait un palmier au beau milieu de la neige ?!? Apollin était tellement plongé dans ses pensées qu’il n’avait pas remarqué que les rennes avaient parcouru autant de kilomètres. Mais où étaient-ils ?

Apollin n’eut pas le temps de trouver une réponse à cette question car au même moment, lui, Gustave, Comète et le Père Noël, qui fut soudainement réveillé par tant de bousculades, se retrouvèrent la tête dans le sable. Les rennes prirent peur et continuèrent leur course folle à travers la planète, mais firent tomber la hotte pleine de cadeaux sur la plage avant de disparaître.

Apollin, Gustave et Comète se redressèrent et époussetaient leurs vêtements plein de sable, quand soudain, ils se rendirent compte de l’absence du Père Noël. Paniqués, ils se mirent à crier son nom et à parcourir l’île à sa recherche.

Ils le retrouvèrent quelques heures plus tard, caché dans un combi Volkswagen rouge décoré de flocons de neige en pleine crise de Noëlobûsaboulite aiguë. Cette maladie très grave n’arrive qu’aux pères Noël quand ceux-ci stressent au moment des fêtes de noël. Apollin et ses amis avaient donc pour mission de sortir le Père Noël de sa torpeur afin de trouver une solution pour livrer tous les cadeaux à temps. Ils prirent les commandes du combi rouge et retournèrent sur la plage pour récupérer la hotte du Père Noël. Une fois, la hotte chargée sur le toit, Apollin reçu un message sur son Noëlophone lui disant :

” Tempête au-dessus du Cap Horn, gardez vos mains au chaud. Et profitez du passage dans les îles pour boire un peu de lait de coco, ça fait toujours du bien à mon petit père. M.N.”

Comment avait-elle pu deviner que tout le petit groupe était dans l’embarras ? Mais était-il bien sérieux de prendre du temps pour se reposer alors que le timing était si serré ? Un coup d’œil en direction du Père Noël convainquit Apollin : il avait profité de son inattention pour se déshabiller et, arborant fièrement un slip vert et rouge de toute beauté, laissait le soleil lui chatouiller sa barbe blanche. Apollin, Gustave et Comète baissèrent les bras et le Père Noël courut tel un enfant se jeter dans les vagues en riant. Après un joli sapin de sable, il but un peu de lait de coco, l’air satisfait.

Sur ces entrefaites, les rennes consentirent à se poser après leur troisième tour du monde mais le traîneau semblait avoir été détruit par une météorite prise de plein fouet. Sans plus attendre, Apollin attacha donc les rennes au combi Volkswagen et tenta de le faire démarrer. Le moteur s’alluma avec un peu de difficulté, et Apollin s’apprêtait à s’envoler avec toute cette joyeuse troupe, lorsque le voyant d’une ampoule se mit à clignoter sur le tableau de bord :

– Oh non ! dit Apollin. Ce n’est vraiment pas le moment que les ampoules des phares grillent.

Il sortit du combi et en fit le tour, inspectant les quatre phares… mais rien ! Soudain, Rudolphe, le renne en tête du traîneau, se mit à piaffer et à souffler avec insistance. Apollin se dirigea vers lui et constata qu’un filet de fumée s’échappait du nez de l’animal. Comment les lutins et le Père Noël allaient-ils faire pour trouver un nez lumineux de rechange ? La distribution des cadeaux était plus que compromise, avec le Père Noël malade et Rudolphe ayant besoin d’être remis sur pied. Aie aie aie ! Sans compter la tempête qui allait s’abattre sur eux…

– Winter is coming ! dit Gustave, transi de froid.
– Mais non, Winter is already there, répondit Apollin. Et puis d’abord, pourquoi on parle en anglais ???
– Euh, je ne sais pas trop…
– Bon alors, au lieu de rester là à papoter, à attendre que des Candy canes nous tombent sur la tête, on ferait mieux de chercher un magasin de bricolage pour Rudolphe, et aussi une épicerie pour le Père Noël. Séparons-nous en deux groupes, je pars avec vous trois (il désigna trois de ses collègues habillés en bleu) pour trouver du lait de coco, pendant que vous quatre, vous irez acheter un nez lumineux de couleur rouge. C’est un modèle spécial , le Noël 1600H, avec une ampoule de 12 Volt. Vous avez compris ? »

Les lutins firent signe que oui, et la petite troupe se sépara, chacun partant de son coté pour résoudre la mission confiée par Apollin. Le premier groupe partit en direction du magasin pour trouver du lait de coco tandis que le deuxième filait vite vers la première boutique de bricolage ouverte. Apollin et ses comparses eurent un coup de chance énorme, à peine dans le centre, ils trouvèrent une épicerie ouverte. Il n’y avait plus qu’à espérer que tout le monde n’ait pas acheté du lait de coco. Mais non, la chance était décidément de leur côté et ils remplirent leur mission plus vite qu’ils ne l’avaient imaginé. Alors qu’ils allaient rentrer, Apollin aperçut plus loin le deuxième groupe, qui semblait peiner, il décida de les rejoindre, laissant les autres lutins rentrer avec le précieux liquide.

Alors qu’il arrivait jusqu’aux quatre lutins, il remarqua qu’ils avaient la mine défaite.

– Ben alors quel est le souci, vous avez l’air angoissé ?
– Apollin, tu tombes bien, commença le premier qui avait pris la tête du groupe. On a trouvé un seul magasin ouvert et ils n’ont pas d’ampoules modèle Noël 1600H comme tu demandais … Comment on va faire ? Noël va être un désastre car tout le monde s’attend à un renne au nez rouge.
– Non du calme, on va trouver une solution. Il doit bien y avoir autre chose à mettre sur Rudolphe. Retournons dans ce magasin.

Apollin était confiant, il fallait bien que quelqu’un garde son calme de toute façon. Mais une fois dans la boutique, il se demanda si les choses allaient réellement s’arranger. Les étagères étaient presque vides, à croire que tout le monde avait eu besoin de matériel de bricolage. Avisant un vendeur, notre lutin l’apostropha.

– Monsieur ? Bonjour, excusez-moi, j’ai besoin d’un Noël 1600H et j’ai cru comprendre que vous étiez en rupture … Auriez-vous quelque chose qui pourrait s’y substituer ? demanda le lutin.

Après une longue réflexion qui sembla interminable à Apollin, le vendeur répondit finalement.

– Oui ! Le NoL10 pourrait faire l’affaire mais …
– Mais … ?
– Il ne fonctionne pas avec des piles ou une ampoule autonome. C’est à vous de l’activer pour que la lumière reste allumée. Le modèle est vendu avec une manivelle que vous devrez tourner pour maintenir l’éclairage. C’est tout ce que je peux vous proposer.

Apollin n’avait pas le choix alors il accepta et le petit groupe alla payer en vitesse. Ils rentrèrent en courant jusqu’au combi Volkswagen où les rennes étaient toujours attachés. Le NoL10 fut installé sur le nez de Rudolphe et tout le monde s’installa à bord, prêts au départ. Ne restait qu’un seul problème : qui allait actionner la manivelle tout au long du voyage ? Il fallait quelqu’un de fort mais les effectifs étaient réduits maintenant que le Père Noël était souffrant. Une solution rapide devait être trouvée avant que la tempête ne se déclare et empêche leur départ. Et si on proposait à l’ensemble des lutins ici présents un jeu-concours ? Celui qui trouverait la solution à cet épineux problème aurait le droit à une bise de la part du Père-Noël.

Chacun réfléchit donc intensément, et c’est le plus petit des lutins, chétif, malingre, et à l’air pas très éveillé, habituellement affecté au ramassage des crottes de rennes, qui trouva la solution :
– on accroche une belle, mais solide, guirlande, à la manivelle ; puis on la relie à la patte avant droite du renne ; ainsi, à chaque coup de patte dans le vide, il tirera sur la guirlande et elle actionnera la manivelle. Il sera autosuffisant. Bon, le seul risque, si son galop n’est pas fluide, c’est que l’ampoule brille par intermittence, mais… c’est dans l’esprit de Noël, le clignotement des ampoules, non ?

Cette tirade ayant épuisé le fragile lutin, il sombra dans un profond sommeil sur une des banquettes du combi Volkswagen.

-Super !!

Ainsi fut fait, et le nez de Rudolphe put briller de rouge.

La mission accomplie, Apollin se rendit au chevet du Père-Noël et lui narra toutes leurs aventures sans omettre aucun détail. Puis il lui tendit le remède à ses maux, trouvé au cours de leur périple.

-Merci Apollin, je savais que tu étais un lutin d’élite, je découvre aujourd’hui que tu es aussi un ami.

-Heu, répondit Apollin rouge d’émotion, je voulais aussi vous présenter un lutin très discret, habituellement affecté au ramassage des excréments des cervidés de trait, et auquel on doit une fière chandelle…

EPILOGUE

Apollin ayant quitté la coquette chambre du Père Noël aménagée à l’arrière du combi, la distribution de cadeaux se déroula enfin sans encombre ! (et c’est pas du luxe !)

De retour en Laponie, Apollin, Gustave et Comète furent accueillis en héros par tous les lutins ! Même Dimitri avait bravé ses rhumatismes pour accueillir son renne adoré.

« – Bienvenue sois-tu, ô renne de ma vie !
Du soucis je me fis, tu le sais n’est-ce pas.
Combien heureux je suis de te revoir ici !
Amuse-toi désormais, remue-toi bien les bois ! »

Il n’en fallait pas plus que ce conseil du sage Dimitri pour que tous les lutins s’amusent toute la nuit. Apollin avait prouvé à tout le Royaume du Père Noël qu’il n’était pas l’incompétent qu’ils pensaient. Tous étaient en admiration, une admiration encore décuplée lorsque Apollin se mit à danser le Boogie-woogie avec Gustave. Ce dernier préférait de loin la country, mais que ne ferait-il pas pour son lutin adoré ?

Le Père Noël admirait cette danse échevelée, ravi de retrouver sa Mère Noël et dégustant les cocktails qui selon lui valaient presque ceux du Lurator. Maintenant que Noël était passé, il pourrait bien vite retrouver son combi Volkswagen et repartir sur les routes. Apollin pourrait même rejoindre l’équipe de ses lutins en bleu vivant dans le combi pour l’accompagner pendant l’année, tant sa détermination à trouver du lait de coco l’avait impressionné.

Ne sachant rien des rêveries du Père Noël, Apollin, las de danse, d’alcool et de barres chocolatées, alla finalement se coucher dans ses douillets appartements. Quelle ne fut pas sa surprise d’y retrouver Gervais, son bonnet qui était la cause de toute cette folle aventure et qu’il avait été bien content de laisser derrière lui !

Gervais se retourna dans la pénombre avec un rire diabolique :

« – Alors petit Apollin ! Tu pensais m’échapper. Tu ne perds rien pour attendre, Noël prochain arrivera plus vite que dans tes cauchemars ! »

FIN

 

PARTICIPANTS : Chapitre 1 :  Morgana et la Luciole, Pibou, Gwen, Coline / Chapitre 2 : Floly, Mila, Nahe, Luthien, Plouf, Kepritz Telitti Sr, Light&Smell / Chapitre 3 : Emma, Fleya, Systia, Maminou, Mme Fleur, SALT, Tita / Chapitre 4  : Assoula, Mickettte, Yelena, Sue-Ricette, Loulitlà, Calire / Epilogue :  Morgana et la Luciole.
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14 Comments on “Conte participatif : “La folle épopée d’Apollin le Lutin”

  1. Aaah maiiis ! J’ai oublié de vous dire ici à quel point c’était trop top de participer à ce super projet, à quel point c’était trop cool de lire toutes ces idées saugrenues (et géniaaales !) merciii mercii vous êtes au top les filles ♥

    • Tellement contente que ça t’ait plu ! 🙂 On a adoré découvrir chaque participation, j’ai trop envie d’en refaire un direct ! ^^

    • Merci à toi Yelena d’avoir fait partie du projet ! Ca m’a permis en plus de découvrir ton blog, c’est un bonus non négligeable ! 😉

  2. Le rendu final est génial ! Quelques incohérences mais c’est normal étant donné le principe du cadavre exquis
    Vivement le prochain conte participatif ! En espérant que j’arrive à caler un nouveau combi ^^

    • Effectivement, quelques incohérences, mais franchement moins que ce que j’avais imaginé quand on a commencé le projet ! Et puis j’aime beaucoup qu’on ne sache plus si Gustave et Comète sont des rennes, des poneys, des lutins, des villageois… ^^
      Je compte sur toi pour un nouveau combi oui 😀 En plus, il est bien resté jusqu’au bout :p C’est pas forcément gagné, on ne sait jamais ce que le participant suivant va garder ou oublier ^^

  3. Une jolie aventure, tant dans sa réalisation et dans sa version finale : bravo et merci pour cet exercice !

    • Merci à toi d’avoir emmené tout ce petit monde à Bora-Bora ! 😉

  4. C’est très marrant de voir le résultat. On a de belles surprises xD
    Le rendu est génial et très drôle ! Bravo à tous·tes les participant·e·s 😀
    Rdv l’an prochain pour la suite ?

    • Tu m’étonnes 😀 A chaque nouvelle participation on se demandait ce que la personne avait pu comprendre et les surprises qu’elle allait avoir en lisant le tout ! ^^ Ca nous rend presque jalouses de ne pas avoir pu avoir toutes ces surprises aussi ! :p
      Oh oui, j’adorerai en refaire aussi ! Peut-être même plus tôt que l’an prochain qui sait, si les gens sont partants ! 😀

  5. C’est super bien écrit, et très cohérent en prenant en conte aue chaque partie n’avait que la précédente comme repère ^^
    Vivement le prochain conte

    • Oui ! on ne s’attendait pas à autant de cohérence, c’est vraiment super, on s’est beaucoup amusé à recevoir toutes les participations !
      On renouvellera sans doute l’expérience ! il ne reste plus qu’à en trouver le thème :p
      Merci pour ton commentaire Akumu ! 🙂

  6. Le résultat est excellent ! Les illustrations sont aussi magnifiques !
    Merci d’avoir organisé ce projet ! ^o^

    • Je suis très contente si les illustrations te plaisent, je ne pensais pas en faire autant à la base :p
      On a beaucoup ris en lisant le tout 😀 Merci à vous tous d’avoir joué le jeu et d’avoir été aussi motivés !!

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