Défi#2: "Échafaudage": Echafaudage – H.Bonafous-Murat

Nous avons pointé du doigt un mot au hasard dans le dictionnaire, à une page ouverte au hasard. Le mot ainsi défini devenait notre thème de livre et de film pour ce nouveau binôme défi…

 

Morgana s’en est chargé de ses doigts de fée (fée – Morgane – haha) et est tombé sur …

 

 

« ECHAFAUDAGE »

 

Eh bien nous voilà dans de beaux draps … Vous me direz on aurait pu tomber sur « nasal » ou « promptement », et on n’aurait pas été plus avancées… Échafaudage a le mérite d’être marrant.

 

Au programme ce sera donc :

côté livre : Morgana avec Échafaudage de Hélène Bonafous-Murat

et côté film : La Luciole avec Il Mostro de Roberto Benigni (à retrouver ICI)

Défi#2: "Échafaudage": Echafaudage - H.Bonafous-Murat

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Heureusement qu’Hélène Bonafous-Murat a été assez inspirée pour écrire un livre appelé Echafaudage, sinon, je me serais retrouvée à lire à nouveau un vieux policier (eh oui, il y en a un qui se nomme « L’échafaudage »). Je n’ai rien contre les policiers, au contraire. Sauf qu’après « Mort d’une bête à la peau fragile », j’avais envie de changer un peu registre pour les défis.

 

Ce livre, c’est La Luciole qui me l’a offert pour mon anniversaire, après avoir essayé de me faire croire qu’elle ne se le sentait plus, le « défi-échafaudage », afin que je n’achète pas le livre plus vite qu’elle. Rusée, la bestiole. (Sinon : merci poupoule, tu fais des cadeaux d’anniversaire vraiment chouettes et… normaux… parfois :D).

 

Echafaudage est un roman assez curieux :

 

il raconte la vie des personnes qui habitent un immeuble parisien. Jules, un restaurateur de façade, est engagé par les propriétaires pour faire des travaux. C’est donc depuis son échafaudage qu’il rencontre peu à peu Damien, le jeune garçon qui ne peut pas marcher, Cécilia, la concierge, ainsi que Laurent, l’écrivain en devenir qui occuper le studio sous les toits. Toutes ces personnes sont obsédées par une chanteuse de la Belle Epoque, L’Hirondelle, qui vivait là et a été retrouvée assassinée dans la chambre qui est maintenant celle de Damien (sinon, fais de beaux rêves, Damien,…).

 

Dès le début, j’ai aimé l’ambiance du livre. L’auteure a créé une véritable bulle autour de cet immeuble hanté par la chanteuse morte. Ils sont tous enfermés dans ce passé qu’ils cherchent en permanence à raviver pour découvrir ce qui s’est vraiment passé. Au fond, le personnage principal du roman, c’est L’Hirondelle. Elle est toujours là.

De fait, les trois narrateurs passent leur temps à imaginer qui elle était, comment elle vivait… Laurent l’écrivain n’est pas le seul, contrairement à ce que l’on aurait pu penser. Même Jules, au début extérieur, se fait peu à peu aspirer par cette ambiance qui les conduit à avoir une sorte de dédoublement de personnalité : à force d’essayer de la comprendre, chacun se créé son Hirondelle, et finit par en faire une à sa mesure, à laquelle il peut s’identifier.

J’ai eu dès le début l’impression de lire un livre vraiment original. La construction du livre, l’ambiance, les voix et les époques qui se mélangent (l’ambiance Belle Epoque dans les morceaux du roman de Laurent est vraiment géniale)…

 

Toutefois, je dois dire que l’ennui a fini par me gagner. J’ai trouvé cela redondant, à force. J’aurais eu le goût de couper certains passages. J’avais compris que chacun s’imaginait son Hirondelle et lui recréait une vie. De plus, durant certains passages, je confondais parfois certaines voix : était-ce Laurent ou Jules qui parlait, déjà ? A la longue, je n’avais plus qu’une seule idée en tête : comment cela allait-il se finir ? Je n’étais plus dans ma lecture présente, mais je lisais tout en réfléchissant à la chute, dans laquelle je plaçais pas mal d’espoir.

Lorsque celle-ci est arrivée, si certains éléments ne m’ont pas surprise (l’identité du meurtrier), je dois dire que je ne m’attendais pas à d’autres révélations, qui renversait encore toute la compréhension du livre. Bien trouvé, en somme.

Un autre élément que j’ai aimé : l’écriture de l’auteur. Elle savait bien faire passer les émotions des personnages, et j’ai apprécié la justesse des mots.

 

En conclusion : merci le dictionnaire et mes doigts de… euh, fée, ainsi que La Luciole pour m’avoir épargné un policier parlant d’échafaudage, car c’est une découverte que j’aurais jamais faite sans cela, ce qui aurait été regrettable car Echafaudage est un livre atypique auquel je suis ravie d’avoir consacré ces heures de lecture. Je regrette cependant ses longueurs, ou du moins les passages qui ont régulièrement provoqué une baisse de mon intérêt, mais le reste en valait la peine.

C'est un handicap lié à ma profession : je sais assembler les mots, les coucher sur le papier, mais dès qu'ils doivent franchir la barrière de mes lèvres, c'est une autre paire de manches. Ils piétinent, s'emmêlent, cahotent et crèvent au contact de l'air. Ils ne s'épanouissent que dans les volutes des phrases écrites, jaillissent dans des claquements secs ou brinquebalent, encombrés d'artifices, d'adjectifs et d'adverbes que je ne sais pas juguler. Mais toujours ils charrient les images, ils sécrètent leur propre nourriture, leur sève vitale.

le côté film du Défi :  Il Mostro de Roberto Benigni

 

 

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