Gatsby le Magnifique – Baz Luhrmann

Chronique de Morgana sur le livre : Ici

Gatsby le Magnifique - Baz Luhrmann

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Gatsby le Magnifique est un livre que je dois lire depuis teeeeeellement longtemps !

Je précise toujours avant de parler d’une adaptation si j’ai lu le livre avant ou après (ou pas du tout) avoir vu le film car le fait d’avoir ou non une comparaison change vraiment la façon de percevoir le film

En général, on est plus déçu par le film si on a lu le livre. Du coup… heureusement que je n’avais pas lu le livre, parce que ça aurait été un carnage 😀

 

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Printemps 1922. L’époque est propice au relâchement des mœurs, à l’essor du jazz et à l’enrichissement des contrebandiers d’alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway s’installe à New-York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d’un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s’étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, issu de sang noble. C’est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d’absolus et des tragédies ravageuses.

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Bon il faut tout de suite noter que je partais avec un mauvais apriori car je n’aime pas ce réalisateur. Je dois être une des seule fille au monde à ne pas vraiment apprécier Moulin Rouge, Australia n’en parlons pas …

Gatsby donc, n’a pas vraiment fait exception à la règle. Je ne mets pas en cause le fait que Baz Luhrmann a « sa patte » mais c’est une esthétique qui ne me parle pas

 

 

En fait, j’ai trouvé ce film épuisant. Ca bouge TOUT LE TEMPS sans blague. Pas un seul plan fixe. Il y a tellement de travellings de toutes sortes que je me demande s’ils n’ont pas été subventionnés par une société de rails… Une espèce de surenchère de mouvements de caméra et d’écrans verts, du genre « je me la pète, t’as vu ce que je sais faire! », une publicité géante pour un studio d’effets spéciaux kitshouilles.

Le film cherche à en mettre plein la vue au spectateur comme Gatsby en met plein la vue à ses invités, mais je n’ai pas réussi à me laisser prendre au jeu (peut-être parce que je n’avais pas de robe Charleston…)

J‘avais envie de pauses de temps en temps, de respirations, ça m’a donné l’impression d’être toujours en mouvement, et comme les plans sont surchargés, de figurants, de décors, de couleurs ultra-saturées, moi mon cerveau il déconnecte. D’ailleurs a trois-quatre moments, il devait me falloir une pause immédiate pour supporter un tel afflux d’images car je me surprenais à être plus intéressée sur comment ces cornichons avaient pu atterrir dans mon hamburger maison que par le film …

 

 

J‘aime les films kitsch (du genre SF qui ne se prend pas trop au sérieux), mais là c’est trop. Je trouve les images très laides, ce n’est pas du tout le genre d’esthétique auquel j’adhère. Pourtant, je sais que tout est voulu et bien pensé.

Gatsby vit dans un monde d’excès de richesse, de superficialité, toujours plus de soirées, toujours plus de paillettes. C’est rendu à l’image par ces couleurs ostentatoires et contraste avec les scènes dessaturées, toutes grises, se passant dans le monde ouvrier. Donc tout ça n’est pas gratuit. Mais il n’y avait pas, à mon goût, assez de scènes grisâtres pour que l’esthétique des autres fassent réellement sens.

Au final c’est le film entier qui ressemble à un gros gâteaux à la crème (après un dîner patates-rôti-flageolets) : comprendre : c’est lourd, et on a plus trop faim. (Fitzgerald avait détesté l’adaptation de 1926, je me demande ce qu’il aurait dit de celle-ci)

Ah, j’ai bien aimé malgré tout la scène où on découvre Daisy et où les rideaux blancs volent dans la pièce. Très joli, un peu planant, on idéalise Daisy immédiatement de cette manière. Les points positifs étaient trop rares pour que je ne le mentionne pas.

 

Bref ! Esthétiquement donc, Baz Luhrmann ce n’est définitivement pas pour moi.

 

 

Je pensais en avoir fini avec les méchancetés très vilaines, mais en fait, il faut que je parle un peu des acteurs. J’ai vraiment du mal avec Carey Mulligan, ce n’est pas juste dans ce film. Je n’ai pas vraiment de quoi me justifier pour le coup. Elle a toujours l’air triste, ça me déprime un peu … mais bon, pour ce film ça tombe plutôt bien.

Bon, par contre rien à dire sur Tobey Mcguire (graou) et encore moins sur Léonardo Dicaprio. Plus ça va, plus il est captivant. Une vraie évolution dans son jeu, casting sympa pour Gatsby. Il m’a un peu sauvé mon visionnage du naufrage quoi (pour un acteur de Titanic c’est un comble 😀 ← smiley de la meuf fan de sa vanne.)

 

 

Allez ça suffit sinon je vais me faire jeter des parpaings ! Au niveau du scénario, malgré une introduction que j’ai trouvée un peu longue, je n’ai pas de reproche à faire.

 

J’ai été bien prise par l’histoire, et ça m’a encore plus donner envie de lire le livre :

 

vu les critiques que j’ai pu en lire, et ce que j’ai pensé du film, je ne pourrais que préférer, voire être soulagée par ma lecture 😀

Dans sa chronique, Morgana disait que les descriptions étaient très réussies, très « vivantes ». Des commentaires confirmaient et appuyaient sur le fait qu’aucun film ne pourrait rendre la richesse de ces descriptions. Si elles sont aussi belles que ça, le film ne leur rend pas vraiment hommage effectivement.

 

Je n’ai plus qu’à me plonger dans le livre à présent ! 🙂

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6 Comments on “Gatsby le Magnifique – Baz Luhrmann

  1. C’est un peu ça aha, jolie comparaison 😀

  2. Je partage entièrement ton avis, jusqu’à DiCaprio. Avec Lurhman, c’est un peu comme si Sirk avait bouffé un dj et qu’il avait été passé au mixeur.

  3. Dans mon souvenir, Australia était moins « kitsh » j’avais pas forcément adhéré mais bon, ya une belle histoire d’amour et Hugh Jackman !!! 😀
    En fait, je pense que c’est Gatsby que j’ai le moins préféré des trois. Moulin Rouge j’aime bien le regarder de temps en temps, je chante « Roxanne » à tue-tête en même temps qu’Ewan 😉
    En tout cas, si tu le regardes n’hésite pas à venir dire ce que tu en as pensé, je suis curieuse ! 🙂
    -Luciole

  4. Ton avis me donne encore moins envie de voir le film, comme toi, je n’ai pas lu livre.
    Je viens de recevoir dans un swap Australia, j’espère qu’il va me plaire ^^’ Tu me fais un peu peur. Pour le Moulin Rouge, je l’avais vu il y a très longtemps, donc je ne sais plus vraiment ce que j’en avais pensé.

  5. Alors il faudra que je me penche sur Strictly Ballroom, je ne connais pas du tout. Si c’est moins agité ça peut me plaire car en soi je n’ai rien contre son esthétique, même les plans surchargés, et les couleurs flashy, c’est simplement l’accumulation de tout ça que je ne supporte pas ^^
    Je n’ai pas vu R+J, mais il ne m’attire pas du tout !

  6. Arf, malheureusement tu me confirmes ce que je craignais sur ce film. J’avais aimé Moulin Rouge à une époque mais en essayant de le revoir: impossible, il y a juste quelques scènes que j’apprécie encore. Et Australia, même la première fois: nope. En fait de Lhurman, le seul film que j’aime encore vraiment c’est Strictly Ballroom qui, incidemment, est le plus calme de ses films -du moins dans ce que j’ai vu de lui-. On y retrouve un peu son esthétique mais le film est nettement moins agité. Peut-être que j’aimerais encore R+J mais cela fait tellement longtemps que je ne l’ai pas vu que ce n’est pas certain. Je reste sur mon Strictly Ballroom, voilà 😀

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