Hamlet & Macbeth – Shakespeare

           (Heyyyy sexy wiwill) 

Shakespeare

Shakespeare, ce nom-là, c’est un monument à lui tout seul. Etrangement, on parle tant de ses pièces sans véritablement en parler, que je n’avais jamais eu l’idée jusqu’ici d’ouvrir tout bonnement l’une de ses oeuvres. Bah oui : « Roméo, Roméo, pourquoi es-tu Roméo ? », « Être, ou ne pas être, c’est là la question », et hop ! emballez, c’est pesé, j’étais au fait des écrits de wiwill ; de toute façon, les intrigues les plus connues sont tellement spoilées naturellement, à quoi bon ? (Non mais vraiment : même moi qui déteste quand quelqu’un me spoile l’intrigue d’un livre ou d’un film, je ne me suis JAMAIS offusquée que l’on me raconte la fin d’Hamlet, ou encore, je n’ai pas souvenir d’avoir jamais ignoré la fin de Roméo et Juliette ; j’ai presque l’impression d’être née en la connaissant tant celle-ci symbolise le Grand Amour Maudit. Je flippe toute seule derrière mon écran, là, les gens : et si on naissait vraiment avec l’histoire de Roméo et Juliette inscrite en nous ? Des espèces d’idées innées méconnues ou…? *regard suspicieux*).

Seulement, il y a quelques mois, je ne sais comment cela est venu dans la conversation, mais lorsque j’ai dit à mon interlocuteur n’avoir jamais lu de Shakespeare, j’ai eu droit à un « Tu n’en as jamais lu ?! Ca m’étonne de toi, ça ! ». Ah bon ? Genre… Shakespeare, ça se lit ? Révolution dans ma tête, branle-bas de combat, tout le monde sur le pont, sortez vos exemplaires d’oeuvres Shakespeariennes. Simple problème : j’ai beaucoup de choses dans ma bibliothèque : Jane Eyre en trois exemplaires (véridique), la moitié des pièces de Molière en deux exemplaires… bref, beaucoup de choses , mais pas de wiwill. Cependant, peu de temps après, j’ai eu l’occasion d’emprunter une édition (de 39, avec les pages pas exactement découpées au même format et la couverture cartonnée, en un mot : j’aime) contenant Hamlet et Macbeth. La vérité, c’est qu’il y avait marqué « Hamlet » sur le dos uniquement, du coup, je pensais que la pièce était très, très longue, à la Lorenzaccio, sauf que… Macbeth occupait en réalité le dernier tier du bouquin. Voilà. Du coup, j’ai passé les vingt dernières pages d’Hamlet à me dire « Mais qu’est-ce qu’il va encore raconter pendant 70 pages ? Ils semblent bien décidés à s’entre-tuer au plus vite les petits gars, je ne sais pas s’ils vont encore patienter 70 pages wiwill, désolée Oo » et… « Fin d’Hamlet ». Okayyyyyy. Tout s’EX-PLIQUE. Je n’avais juste rien compris une fois encore.

Bref… C’est la joie d’écrire à nouveau ici, je m’étends diablement ; d’habitude un seul paragraphe purement nombriliste me suffit, là, il m’en aura fallu deux. En même temps, je parle de deux livres, donc ceci explique peut-être cela (j’ai dit PEUT-ETRE, vous remarquerez).

Hamlet aurait été publié 1601 d’après mon ami wiki (il est bien conservé, nous sommes d’accord. Hamlet, pas wiki.). Nous sommes au Danemark. Le roi, père d’Hamlet, est mort il y a peu, et son frère a pris sa place. Sur le trône… et auprès de la reine. Effectivement, la mère d’Hamlet s’est remariée avec le frère de feu de son mari, et ce avant que deux mois se soient écoulés depuis sa mort. Vous imaginez bien que notre petit Hamlet n’est pas particulièrement ravi. D’autant plus que le fantôme de l’ancien roi revient d’entre les morts pour lui apprendre un bien triste secret : loin d’être naturelle, sa mort a été orchestrée par son frère qui souhaitait prendre sa place.


J’étais particulièrement contente d’avoir pu trouver Hamlet car ce personnage était rapproché de celui de Lorenzo (Lorenzaccio, Musset) dans mon cours de littérature. Ils étaient dit semblables dans le sens où tout deux jouent un jeu trouble pour parvenir à « survivre » dans un monde « corrompu » : Lorenzo joue les débauchés, Hamlet le fou, même si dire qu’ils « jouent » est un peu présomptueux car l’on ne sait plus réellement ce qui est feint de ce qui est réalité. J’ai retrouvé effectivement ce sentiment de « désespoir », en lisant Hamlet, que j’avais déjà ressenti avec Lorenzaccio. Hamlet n’est pas « tout rose » : la folie qu’il feint (ou non, mais j’aurais tendance à penser pour ma part que sa seule folie est de vouloir révéler la vérité alors que les autres personnages se contrefichent d’être dans le mensonge si celui-ci les arrange :D) lui donne une sorte de « fragilité » qui, étrangement, donne de l’épaisseur au personnage. Je ne m’attendais pas à autant apprécier Hamlet. Je n’aime pas les histoires de vengeance, normalement, et c’est pourtant  de cela qu’il s’agit : Hamlet va-t-il parvenir à venger l’assassinat de son père ? Il n’agit pas « directement », semblant plus chercher à faire savoir qu’il sait la vérité et à faire réagir les concernés.

Alors que je m’attendais à ce que la révélation sur la mort de son père lui soit faite plus tard, car je pensais qu’il s’en suivrait immédiatement un combat avec l’assassin (« en garde, traître, manant, prépare-toi à périr dans t’atrrrrroces souffrances » tout ça, tout ça…), la révélation est faite au début et le plus grand combat n’est pas livré à l’épée selon moi. En effet, je me demande même si ce « plus grand combat » ne serait pas entre Hamlet… et Hamlet. Pourquoi n’agit-il pas ? Pourquoi ne révèle-t-il pas la traîtrise ?


Le fameux « to be or not to be » est placé à un endroit qui m’a surprise : j’ai toujours cru qu’il le disait en tenant un crâne à la main, alors que la scène du cimetière, où un crâne est véritablement évoqué, se trouve bien plus loin. Cela vient-il d’une mise en scène qui serait une référence et aurait popularisé l’idée ? Un film, peut-être ? Une ancienne version d’Hamlet, car je crois qu’il y en a eu une autre, plus courte, qui a précédé celle-ci ? Ou alors, je ne sais tout simplement plus lire, et Hamlet a véritablement un crâne à la main en dis
ant cela ? (ce qui est tout à fait possible aussi mhh…).


Le thème de la mort est omniprésent, entre la disparition de l’ancien roi, une scène d’enterrement précédée d’une autre d’importance dans le cimetière, que j’aime particulièrement. Peut-être même la mort symbolique de l’ancien Hamlet, celui d’avant la mort de son père, que l’on devine, et qui est encore plus mis à mal lorsqu’il apprend les circonstances de sa mort ; le Hamlet qui ne jouait pas « le fou » et aimait Ophélia.


Je me suis surtout concentrée sur ce personnage-là, il est vrai, car c’est celui qui m’a le plus passionnée. Le nouveau roi traître et le chambellan qui joue les espions (cela dit, il est aussi discret que moi lorsque je viens d’apprendre qu’un de mes boys-band coréens préférés va faire son comeback)(Quelle était cette résolution pour 2014 déjà ? Moins parler de… ?) tiennent une place d’importance mais je n’ai nullement ressenti à leur égard un intérêt similaire à celui éprouvé envers Hamlet. J’ajouterai enfin que le rôle d’Ophélia est beaucoup moins « présent » que ce à quoi je m’attendais en commençant ma lecture… contrairement à Lady Macbeth, dans l’autre pièce (tadadadam, transition de fou que même La Luciole, reine de la dissertation, va m’envier, je suis certaine).

Je serai plus brève concernant Macbteth (et c’est sans doute bien mieux, car si je ne vous ai pas déjàHamlet---Macbeth.JPG perdu, cela ne saurait tarder vu la longueur de cet article… qui aurait cru que wiwill me rendrait aussi bavarde, hein ?). J’ai beaucoup moins accroché avec Macbeth. Non pas que je trouve la pièce « moins bonne », j’ai tout simplement été bien moins intéressée par l’histoire et ses personnages.

Pour faire court (HAHAHA), trois sorcières prédisent à Macbeth qu’il sera roi d’Ecosse. Celui-ci confie cette prédiction à sa femme, qui va le pousser à réellement assassiner Duncan, le roi actuel, malgré la bonté de ce dernier. S’en suit alors une lente plongée dans la folie pour le couple, devenu couple royal, mais tenaillé par les remords.

Oui, je sais, c’est léger comme histoire, ça sent bon le soleil et les cocktails.


Bref. Toujours selon wiki, elle daterait de 1606, mais n’a été publié qu’en 1923, ce qui la place donc après Hamlet (j’arrive encore à savoir que 1601 arrive avant 1606, c’est fantastique, je sais, je vous apprendrai à compter jusqu’à 1606, si vous voulez).

Autant le personnage d’Hamlet m’a passionnée, autant Macbeth m’a agacée. Je l’ai trouvé profondément faible ; une sorte de faiblesse qui me l’a rendu antipathique. (Soit, Hamlet l’est aussi quelque part, mais d’une manière différente ai-je trouvé.) Sa femme le dirige en maître. Quelque part, la façon dont elle réussit à lui faire faire exactement ce qu’elle juge bon est assez fascinante : le pouvoir et la reconnaissance vont officiellement à Macbeth, mais on la devine en permanence derrière les actes de ce dernier. On la sent qui l’entraîne dans un cercle infernal, et lui ne m’a semblé être qu’une marionnette entre ses mains habiles.

La manière dont l’auteur mène cette chute m’a semblée admirable : il a su la rendre tout bonnement terrifiante tant rien ne me semblait pouvoir l’arrêter. Cela rythmé des quelques scènes avec les sorcières qui marquent des tournants dans le récit. Le côté mystique, surnaturel, presque « absurde » (la « formule magique » m’a bien surprise de par son côté presque « décalé », placé au milieu de cette histoire) apporté par ces éléments est assez étrange mais donne une ambiance encore plus particulière à la pièce. Mon seul problème a été que le sujet, quoique vraiment bien exploité, m’a moins plu. Et vous savez ce que l’on dit sur les goûts et les couleurs…

Voilà donc pour cette première (ou ces premières) rencontre(s) avec la prose de wiwill. Pour parler très rapidement de son écriture, j’avoue que je m’attendais à quelque chose d’assez indigeste. Loin de là, j’ai vraiment apprécié son style, même si cela reste une traduction et que je devrais tenter la lecture d’extraits en vo pour avoir un avis plus objectif sur la question.


 

Pour résumer : Shakespeare, OUI ; Hamlet, oui ; Macbeth, oui mais non ; prose de wiwill : coeurcoeurcoeur et si vous ne comprenez rien, il ne vous reste plus qu’à lire le pavé plus haut : au boulot les gars !


Facebook
Facebook
YOUTUBE
Google+

4 Comments on “Hamlet & Macbeth – Shakespeare

  1. C’est parce que tu es mon modèle, mon rêve c’est d’être une Luciole !

  2. Tu as copié ma conclusion avec ton Hamlet, oui, Macbeth, oui et non, vilaine !

  3. Wiwill, Wilou, c’est mignon tous ces petits surnoms ; je suis sûr qu’il adorerait 😀

    Je suis assez d’accord quand tu dis que tu trouves les personnages plutôt contemporains ; j’aurais adoré étudié Hamlet en classe je crois, de plus ^^

  4. J’aime beaucoup Willou ( moi aussi je me la joue avec les petits surnom, oui c’est mon pote ), surtout que comme tu dis, l’écriture n’est pas sombre mais plutôt compréhensible, et ces personnages
    je trouve, sont plutôt contemporain pour l’époque d’écriture.
    Contente que cette découverte t’ai plut =)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.