Insaisissable T1, Ne me touche pas – Tahereh Mafi

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* D’après ce que j’en sais,

ceci est le premier tome d’une trilogie 😉

 

 


 

 

J’avais véritablement envie de lire ce livre. Et ce, avant même que sa sortie soit programmée en France. J’ai suivi avec assiduité l’avancée du travail pour la couverture définitive vf. J’ai bavé copieusement sur cette fameuse couverture (non vous ne rêvez pas, ce que je viens de dire est véritablement répugnant, ce n’est pas une vue de votre esprit). J’ai relu dix fois le résumé. Bref, pour ceux qui n’auraient pas suivi j’avais vraiment envie de découvrir cette dystopie YA (pardon ? C’est ? La deuxième fois que je le dis ? Et bien… disons que vous l’aurez bien retenu, au moins, hein).

 

Juliette a dix-sept ans et un pouvoir particulier. Son toucher est mortel. C’est ainsi qu’elle se retrouve enfermée depuis pratiquement un an dans une sorte d’hôpital psychiatrique. Presque une année sans voir âme qui vive. Jusqu’au jour où entre dans sa cellule un garçon, le beau Adam.

 

J’adorais cette idée de toucher mortel. D’enfermement. Dés le début, l’ambiance est véritablement au rendez-vous. J’ai totalement accroché à la première partie du récit, parfaitement opressante et empreinte d’une poésie qui m’a charmée. On suit les réflexions de la jeune fille au travers d’une narration à la première personne. L’écriture de l’auteure créée un contexte où la magie de ses mots se mêle à l’horreur de ce qu’ils racontent. Je dois dire que j’ai eu une période d’adaptation. Cette écriture que je trouvais si particulière, avec son utilisation très fréquente de comparaisons et métaphores, m’a parfois fait tiquer. Par exemple, le fait que, lorsque Juliette entend la voix d’Adam, elle dit sentir sa « colonne vertébrale se craqueler » m’a laissée songeuse sur le coup. Parfois, j’ai eu une sensation de « en trop », comme dans ce cas-là. Rarement, mais il m’est arrivé de m’arrêter sur une phrase de temps en temps. Malgré tout, je n’ai pu m’empêcher de trouver un charme fou à l’écriture de Tahereh Mafi. Elle était magique, pleine de mélancolie, définitivement particulière, parfois dérangeante, mais elle exprimait toujours quelque chose, un sentiment ou un autre, qui a fait qu’elle m’a véritablement séduite.

 

Je disais donc avoir beaucoup aimé la première partie. Je peux en dire autant, et même carrément plus de la fin, que j’ai trouvée juste géniale avec sa manière de relancer le tout, comme pour nous dire « hé ! sérieusement, tu croyais tout savoir ? » Par contre, je dois dire que le milieu du livre m’a paru un peu fade en comparaison. Cela m’amène à parler des personnages. J’ai bien aimé Juliette et son côté à vif. Beaucoup de colère émane du personnage et je n’ai pu rester insensible. Elle a des réactions ou des réflexions que j’ai beaucoup aimées, d’autres moins, mais je n’ai su rester froide à son évolution, que j’ai d’ailleurs trouvée très réussie. En fait, c’est plus sa romance avec Adam qui m’a laissée plus froide que ce à quoi je m’attendais. La manière dont elle est traitée m’a paru plutôt surréaliste. J’ai aimé, mais suis restée très extérieure. J’ai aimé, mais parfois j’aurais aimé qu’il se passe autre chose, qui ne tourne pas autour de l’évolution de leurs sentiments. A côté de cela, j’ai apprécié les personnages de manière séparée. Les deux ont une personnalité, une histoire propre. Warner est également une personnalité particulièrement réussie à mon sens. J’ai totalement craqué pour le méchant de l’histoire dans le sens où j’étais à chaque fois un peu plus curieuse d’essayer de le comprendre, d’en découvrir plus sur lui. Kenji m’a aussi l’air d’être un sacré gars, et c’est lui qui m’a permis de sourire à plusieurs reprises durant cette lecture qui ne prête pas tellement à rire à la base. Rien que pour cela, Kenji, « je te n’aime » 😀

En résumé, la galerie de personnages m’a paru tout à fait réussie. Très variée, originale, je crois que je leur ai trouvé un petit quelque chose à chacun.

 

Quant au monde, chose à laquelle je ne m’attendais pas, il n’est pas tellement développé. Le roman se concentre sur l’évolution des personnages, leurs relations, leurs sentiments, mais nous savons peu de choses sur le monde en lui-même. Si c’est surprenant dans le cadre d’un roman dystopique comme celui-ci, cela se prête au final très bien à l’histoire, ai-je trouvé. Et la fin pour laquelle je craque totalement me suggère que celui-ci risque d’être plus développé dans le deuxième tome.

 

 


 

 

En bref, Insaisissable a su me surprendre m’émerveiller, m’enchanter, m’horrifier, m’agacer, aussi, mais a été au niveau que j’attendais de lui et son histoire si originale.

Je regrette un milieu un peu en-dessous du début opressant et magique, et de la fin surprenante que j’ai adorés.

Malgré quelques phrases qui m’ont fait tiquer, je retiens définitivement l’écriture magique de Tahereh Mafi. Elle ose se créer un style unique qui porte fabuleusement ce récit.

Juliette est une héroïne a part que j’ai bien aimé. Adam reste encore un peu énigmatique mais a su me surprendre et m’intriguer. Si je suis re
stée un peu froide à leur histoire, ce sont deux héros forts que j’ai aimé suivre. Une mention spéciale à Warner, un méchant ambigu comme je les aime.

Vivement le T2. Je pense vraiment que les reproches que j’ai pu faire à ce premier tome peuvent disparaître dans son petit frère et je dois avouer avoir déjà hâte de retrouver la plume de l’auteure.

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2 Comments on “Insaisissable T1, Ne me touche pas – Tahereh Mafi

  1. Franchement, j’ai beaucoup aimé le côté « magique » de l’histoire, induite par l’écriture de l’auteure. Même si je lui ai trouvé des défauts (cette même écriture qui en fait parfois trop à mon
    goût, par exemple), c’est un livre dont je garderai un bon souvenir. Je ne peux que t’encourager à l’ouvrir ! Pour ma part, j’attends la suite de pied ferme 🙂

  2. Je l’ai en ma possession, ton avis me pousse à le lire car tu m’a rendue curieuse.

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