Jane Austen à Scargrave Manor – Stephanie Barron

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Isobel Payne, comme beaucoup de jeunes filles désargentées de son époque, a fait un mariage de raison avec le vieux lord Scargrave. En un jour elle voit disparaître ses ennuis financiers mais aussi ses rêves d’amour romantique. Jusqu’à ce qu’elle fasse la connaissance du charmant neveu de son mari. Mais voilà que lord Scargrave meurt brutalement, laissant la jeune femme dans une situation délicate. Avec une si jeune et jolie veuve, les méchantes langues ont vite fait de se déchaîner. Jane Austen viendra au secours de son amie Isobel mais aura fort à faire pour éviter le scandale et la protéger des médisants qui jugent la mort du lord un peu trop opportune…

 

 

 

 

 

 

 

 

La partie que je craignais le plus dans le Challenge Austenien était bel et bien celle-ci : la paralittérature.

De plus, la seule oeuvre qui me tentait vraiment était difficilement trouvable : allez savoir pourquoi, le premier tome de cette série n’était pas disponible alors que tous les suivants, oui !

Alors, lorsque j’ai vu que « Jane Austen à Scargrave Manor » était en stock, j’ai profité de ma commande de livre du moment pour sauter sur l’occasion, et avancer dans le Challenge (Alice, je crois bien que tu m’as convertie : j’en arrive à me demander, à chaque achat de livre, ce que je pourrais acquérir qui est dans la veine Austenienne :D)

 

 

Je vais être très franche : soit je prends le parti de la raison, de la logique pure et dure , et je me mets à clamer haut et fort : Namého ! Ca, Jane Austen ? Ca, essai de copiage, de pâle immitation du genre de cette écrivain que j’aime vraiment, oui ! Ca respire la tentative d’imiter le genre de l’auteure !

 

Soit… j’avoue que j’ai trouvé cette lecture délicieuse si je passe outre tout cela, et me concentre sur le travail manifeste de l’auteur pour restituer l’ambiance de l’époque et fournir une intrigue tout à fait honorable et sympathique !

 

 

Stephanie Barron fait ici comme si elle avait découvert un ancien journal de J.A contant sa première aventure policière :

 

Jane, invitée par une de ses plus chères amies, Isobel, nouvellement Comtesse de Scargrave, à l’occasion du bal donné en son honneur par son mari, le Comte. Tous deux reviennent de leur voyage de noce, et, malgré leur grande différence d’âge, leur bonheur s’annonce long. Mais, au cours de la soirée le Comte est pris d’une crise de dyspepsie et meurt à l’aube après des heures de souffrance. Très vite, Jane soupçonne que la mort est loin d’avoir été accidentelle et, peu, à peu, les habitants de Scargrave Manor se retrouvent obligés de révéler leurs secrets… Que ce soit Lord Trowbridge, individu lui étant antipathique, souhaitant racheter à Isobel des terres lui appartenant; les neveux de feu le Comte Scargrave, respectivement lieutenant et aspirant éclésiastique; la tante d’Isobel, Hortense, ainsi que sa fille, la coquette mais stupide Fanny; ou même Fitzroy, héritier au titre de comte, mais également amoureux secret d’Isobel…

 

Mes deux opinions se sont battues tout du long de ma lecture, et ça a fini par donner quelque chose comme : on sent tellement que l’auteure, Stephanie Barron aime Jane Austen,  s’amuse à jouer le jeu en faisant comme si cette histoire était vraiment extraite d’un journal de Jane Austen qu’elle aurait découvert que, malgré le style n’arrivant pas à égaler le maître, il en devient un joli hommage, à mon sens.

J’ai apprécié certains personnages, comme… celui de Trowbridge ! Oui, celui est sensé être tout sauf sympathique, m’a plus dans le sens où il permet de développer le personnage de Jane, c’est comme une perche tendue donnant lieu à des échanges assez caustiques comme je les aime, s’approchant plus de mon idée de la vraie J.A.

J’ai eu du mal à différencier George de Payne parfois, car j’ai trouvé les caractères de ces personnages un peu semblable, et cela m’a assez contrariée.

Bon… par contre, Tom m’a bien plu, l’officier un peu débauché offrait un autre souffle au roman, mais de là à imaginer J.A. fricotter en sa compagnie dans un rayon de lune, plus la lettre qu’il lui laisse… ça aurait été mignon si ça n’avait pas été sensé être Jane Austen ! (Si l’on en est aux confidences, j’avoue que je la vois plus avec Trowbridge. Mais je m’égare, il faut me pardonner je me suis laissée emporter :D).

 

Une petite lecture, qui sans être mémorable, est une sympathique lecture de vacances. Je lirai les tomes suivants avec plaisir dans une optique détente ! (… en espèrant retrouver certains personnages que j’ai apprécié ici :))

 

 

 

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4 Comments on “Jane Austen à Scargrave Manor – Stephanie Barron

  1. En même temps, je crois que je l’ai bien cherché… mais c’est une bonne maladie ! 😀

    Si ça va de mieux en mieux, ça me donne doublement envie de continuer cette série ! Malgré ses défauts, je l’ai vraiment trouvé sympathique. 🙂

  2. Argh!! Je t’ai refilé ma Janéite aigüe??? Je m’en excuse platement 😉
    Je me rappelle avoir trouvé Jane un peu trop effacé dans celui-ci mais ça s’arrange un peu dans le deuxième même si j’ai toujours du mal à imaginer que cela puisse être elle! Tu me donnes envie de
    me lancer dans le troisième tome qui est dans ma PAL 😉

  3. Franchement, j’ai bien adéré. Je suis très curieuse à l’idée de lire le tome suivant !

    Je ne suis pas fan non plus de ce genre de bouquin… je n’y vois pas trop d’intérêt à part un divertissement sans prise de tête et encore, quand c’est bien fait. ^^

  4. Ah mais ça à l’air sympa ce roman! J’aime bien la couverture. Il faudrait aussi que je m’y remette dans le challenge j’avance à deux à l’heure lol. ça doit être un livre pas mal si c’est écrit dans
    un style soutenu. Moi ce que j’aime moyennement c’est les romans contemporains sur Jane Austen ambiance Sex and the City avec l’héroïne pommée qui se sert des romans de l’écrivaine comme d’une
    bible. J’adhère pas trop.

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