Jardins des Vagabondes – Vincent Gravé

Jardins des Vagabondes - Vincent Gravé

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Pour décrire la manière dont nous sommes retrouvées, La Luciole et moi, devant ce roman graphique, je dirais bien quelque chose comme « c’était notre destin » ou « nous avons été touchées par la foudre du dieu des bouquins ». Je vous assure, nous marchions tranquillement entre les stands du SDL, et soudainement : paf ! Nous nous sommes toutes les deux tournées en même temps vers ce stand-là, et nous sommes dirigées vers ce livre-là en particulier sans échanger un seul mot.

Le destin, je vous dis 😀

L’auteur n’a pas du tout cherché à nous « vendre » son livre, il était très rêveur derrière sa table, avec ses aquarelles, ses encres et ses crayons étalés entre les piles de livres. Nous sommes restées 3 bonnes minutes à le feuilleter en poussant des « ohhh » et autres « regarde comme c’est beau là ! » (oui, nous sommes des filles particulièrement éloquentes) où il nous a laissé regarder, sans dire un mot (enfin, si, il nous avait dit bonjour, c’est un auteur poli voyons ! :D).

Jardins des Vagabondes, c’est l’histoire d’un petit chat humanoïde qui visite différents jardins à Paris et ses environs. Jardins qui nous emmènent dans l’univers du paysagiste Gilles Clément (que je ne connaissais pas auparavant, d’ailleurs). Il semblerait qu’il ait une approche bien particulière de son travail. A l’opposé des « jardins à la française » maîtrisés et sans surprise, il laisserait comme « une part du travail » à la nature elle-même ; ce n’est pas lui qui décide arbitrairement de la forme que va prendre chaque recoin du jardin. D’où son concept du « jardin en mouvement ».

Quant au petit chat, il représente l’auteur lui-même. A ce sujet, Vincent Gravé nous a dit :

« Pourquoi un petit chat ? Eh bien, parce qu’un chat, ça regarde partout ».

Après lecture, je comprends mieux pourquoi : le regard est l’une des thématiques essentielles du livre. C’est sur l’observation que tout se base.

L’auteur nous livre donc le parcours qu’il a entrepris : les différentes visites qu’il a effectuées ainsi que des personnes rencontrées par leur biais. Nous rencontrons ainsi un trader qui va se ressourcer dans un jardin proche de son lieu de travail ou encore un amateur de symboles alchimiques, qui offre un décryptage intéressant du jardin qu’il visite avec « le petit chat ».

J’ai énormément apprécié les dessins, qui oscillent entre la naïveté du trait employé pour dessiner le chat et la poésie de celui des jardins. La manière dont sont saisis les autres personnages tels l’alchimiste ou les jardiniers m’a également beaucoup plu. Certains passages comme que les voyages en train changent également de registre : on dirait presque que le dessinateur a changé de technique, ou du moins il l’a travaillée différemment : c’est beaucoup plus sombre et cela offre une transition intéressante entre les différents lieux.

L’auteur nous a finalement dit « Normalement, lorsqu’on a fini de lire le livre, on a envie de planter pleins de graines ».

Et vous savez quoi ? Dans mon cas, c’est on ne peut plus vrai. Je l’ai acheté pour ma mère, qui adore faire son jardin, s’intéresse aux différentes formes de cultures que l’on peut employer, etc… Jardins des Vagabondes m’a donné envie d’aller « planter des graines » avec elle ; ça tombe bien, début avril, c’est le retour des beaux jours, non ? (du moins dans le sud, on recommence à mettre volontiers le nez dehors) 😉

Une découverte pleine de poésie et très instructive à la fois. Un plaisir pour les yeux qui offre également une réflexion intéressante sur la manière dont on conçoit le jardinage par ici. Et même si vous n’aimez pas jardiner, le petit chat est juste adorable, le ton plein d’humour, et ça donne de nouvelles idées de visites à faire sur Paris ; en tout cas, pour ma part, je sais que je vais traîner La Luciole dans différents jardins parisiens la prochaine fois que je vais la voir. (boude pas ma Luciole, en échange je t’offrirai du chocolat) 😀

P.S : La Luciole soutient que le petit chat ressemble à un raton-laveur, l’un de nos amis commun dit pour sa part qu’il a des airs de hibou ; moi, je reste convaincue que c’est un chat (becauz’ le chat gagnera toujours le raton-laveur et le hibou, c’est comme ça, on ne peut rien contre la puissance féline).

Alors je m
e demandais… il vous fait penser à quoi ce petit chat, vous ? 😀

Egalement acheté au Salon du Livre 2015 :

Le Roi Sombre d’Oren Miller

Balles Perdues, Jef, Matz, Walter Hill (BD)

Dans la seconde moitié de la vidéo, vous pourrez voir l’intérieur du livre que nous feuilletons, ainsi que Vincent Gravé en train de dessiner la dédicace 😉

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4 Comments on “Jardins des Vagabondes – Vincent Gravé

  1. Les pilules roses c’est du spasfon. Ça va c’est pas trop terrifiant. *Luciole*

  2. C’est un hibou je vous dis!!!!! Les chats et ratons-laveurs n’ont pas de bec, nom de Zeus!!!! Et puis, vous avez vu ces yeux?!!!!! Comment ça je suis fou? Je ne suis pas d’accord. Non pas les petites pilules roses!!!! Non lâchez mooooooooooiiiiiiii………

  3. La Luciole t’a filé combien pour que tu dises que le pauvre chat ressemble à un raton-laveur ? :p
    Par contre, je confirme, il ne faut pas faire de mal aux nuages, sinon Gunther risque d’arriver et ça, ça fait peur 😀 *Morgana*

  4. Je confirme : C’est un raton-laveur.
    Faut pas faire de mal aux nuages.
    C’est pas l’heure de faire de l’humour.
    Et si vous continuez, je vais me coucher.
    Voila !
    Voila !
    Holala !

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