Jin Roh – Hiroyuki Okiura

J‘avais vu Jin-Roh il y a quelques temps et je ne me rappelais plus de grand chose, juste que j’avais plutôt bien aimé et qu’il y avait une histoire de Petit Chaperon Rouge, et j’aime bien Le Petit Chaperon Rouge 😀
La première chose qui m’a perturbée quand j’ai revu le film c’est que je ne savais pas si tous les évènements relatés étaient réels ou non. Je ne connais pas vraiment l’histoire du Japon alors le doute était permis.En fin de compte apres quelques recherches où tous mes mots clés se sont révélés inutiles je me suis un peu renseignée sur le film en lui-même, qui est présenté comme une uchronie (réécriture de l’histoire en changeant un élément de l’Histoire réelle) . Aaaahh tout s’explique … ! (deuxieme ligne sur wikipedia … c’etait pas compliqué pourtant).
Tout ça n’est que fictif donc … effectivement les armures aux yeux rouges auraient été très flippantes en vrai...  Mes doutes dissipés, on peut passer à l’histoire. Je vous parlais du Petit Chaperon Rouge, ce n’est pas juste parce que j’ai 4 ans dans ma tête et que j’aime les contes, ce n’est pas non plus un délire de plus où j’interprete à outrance…:D Jin-Roh est vraiment une adaptation (très) libre du Petit Chaperon Rouge.
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Tokyo, après la seconde guerre mondiale, la ville est secouée par des émeutes violentes. Kazuki Fuse est membre d’une division surarmée de la police de sécurité métropolitaine, la POSEM.Entraîné à devenir une véritable machine à tuer, Fuse se retrouve cependant incapable de faire feu sur une fille porteuse d’une bombe. L’enfant déclenche l’engin explosif et meurt devant ses yeux. Traumatisé par cet événement, Fuse se recueille sur la tombe de la victime et rencontre la sœur aînée de celle-ci.
Cette fillette est un « petit chaperon rouge », c’est ainsi que la police surnomme ces femmes et ces enfants qui portent des armes à « mère grand » et participent ainsi à l’opposition. J‘ai apprécié cette idée de base, de se servir d’un conte populaire dans un contexte très contemporain et à travers une autre culture mais j’ai trouvé que la métaphore était bien souvent trop appuyée, pas assez subtile … On comprend assez vite que la fillette qui transporte la bombe est le petit chaperon rouge, et si on ne la pas compris, un homme lui remet « un petit cadeau pour mère-grand » pour l’expliquer plus clairement.
Le film aurait pu s’arrêter là dans les explications et continuer l’image de cette manière en laissant le spectateur faire le rapprochement seul, mais non, il est répété maintes fois qu’on les surnomme ainsi, le livre du conte apparaît souvent dans le film.
J’ai trouvé que l’idée perdait ainsi de sa force, à tout donner sur un plateau au spectateur, le film ôte la satisfaction d’avoir décodé soi-même et c’est bien dommage !
Pour relativiser un peu, peut-être que le conte ne parle pas autant au Japon qu’en Europe où il fait partie intégrante de la culture. Peut-être que moins de personnes ne le connaissent, que c’est moins évident et que plus d’explications ne sont alors pas de trop… Cela me semble être une hypothèse probable pour excuser l’excès d’indices.

A côté de ça, j’ai bien aimé la voix off qui lit le conte et propose une autre lecture de la scène, car le tout n’est pas si simple à comprendre. Je ne me rappelais pas de l’histoire au début de ce deuxième visionnage mais je l’ai tout de même vu deux fois … Et malgré tout à l’issue de cette deuxième fois, j’avais un peu l’impression de n’avoir vraiment pas tout compris !

Ces histoires de contre-espionnage, de service de police au sein même d’un autre service, que veulent-ils?, qui est le loup?, qui est le chaperon?
Sans doute que si j’avais plus l’habitude des codes de ce genre policier, contre-espionnage, j’aurai mieux compris ce qu’il se passait mais en l’état l’histoire reste très confuse pour moi.Mais tant pis, j’ai bien aimé quand même, la version du Petit Chaperon Rouge proposée par Jin-Roh est bien plus violente que celles que nous connaissons, y compris celle de Perrault, non seulement parce que les « Loups » sont armés jusqu’aux dents et qu’ils n’hésitent pas à vider leurs munitions sur une seule personne, mais aussi à travers le conte raconté directement par la voix off (je n’en dis pas plus, je vous laisse découvrir par vous même ! 😉 )
C‘était donc le Petit Chaperon Rouge version uchronie au Japon 😀
La question que je continue à me poser, c’est pourquoi ce conte-là en particulier a tant intéressé Mamoru Oshii (le scénariste – et réalisateur de Ghost in the Shell) et Hiroyuki Okiura (le réalisateur) alors que je ne le pensais pas si populaire en Asie … ? Si il y a des spécialistes parmi vous n’hésitez pas à m’éclairer en commentaires ! 😉  Et sinon pour le film en lui-même je pense que si je dois le revoir une troisième fois, cette fois encore je ne me souviendrai que de l’aspect chaperon, parce que toutes ces histoires de contre-espionnage ne me marquent décidément pas vraiment !
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One Comment on “Jin Roh – Hiroyuki Okiura

  1. « La question que je continue à me poser, c’est pourquoi ce conte-là en particulier a tant intéressé Mamoru Oshii (le scénariste – et réalisateur de Ghost in the Shell) et Hiroyuki Okiura (le réalisateur) alors que je ne le pensais pas si populaire en Asie … ?  » >> Si je me souviens bien du commentaire de mon DVD, les deux messieurs voulaient travailler ensemble, mais l’un voulait réaliser une histoire d’amour et l’autre une histoire d’amitié entre un homme et son chien (^^’). Et ils ont finalement tranché la poire en deux en choisissant l’histoire du Petit Chaperon Rouge. 😀 Alors je ne suis toujours pas sûre de comprendre comment on passe de Lassie à Rotkäpchen, mais enfin pourquoi pas, ma foi, hein. :p
    Moi j’avais adoré ce film (et puis cette OST !! *o*), et je milite (lourdement :p) pour que Milady le regarde. 😉

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