[Kokoro] – Delphine Roux

[Kokoro] - Delphine Roux

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Je dois connaître environ 4 mots en japonais. Dont kokoro. Ce qui tombe vraiment très, très bien vu que c’est le titre de ce court roman. Kokoro, c’est le coeur, mais je viens de voir que cela peut aussi signifier « esprit« . Bon. En réalité, je ne connaissais que 3 mots et demi 😀

Vous pensez que cette petite introduction sur le titre va m’amener à vous faire une interprétation du titre, avec symboles et métaphores inclus ? Eh bien même pas. C’était juste pour étaler mon inculture en langue japonaise. Je vais simplement dire que j’aime la sonorité de ce mot, et que le choix du titre m’a semblé tout à fait pertinent après lecture.

 

Kokoro, c’est une sorte de journal très intime et intimiste. De courtes entrées où Koichi nous dépeint sa vie présente et passée. Chacun de ces petits chapitres commence par un titre consistant en un mot japonais (traduit en français, heureusement pour ceux qui maîtrisent 3 mots et demi de japonais comme moi). 

Koichi vit un peu en marge ; il est comme absent de sa propre vie, faisant son travail, se laissant porter, vivant sans réelle passion, ne semblant avoir de relation qu’avec sa vieille grand-mère (même si elle est tout à fait charmante, cette mamie :D). Pourtant, il est également extrêmement attentif au monde. Il porte un regard à la fois enfantin et très sage sur son environnement. Il est attendrissant, Koichi, même s’il vit surtout dans le passé.

 

J’ai aimé la grande délicatesse qui émane du roman et me suis attachée au personnage principal.

 

Alors, oui, le roman se déroule au japon, ses personnages principaux sont japonais, mais l’auteure est française. Cela m’a surprise au début, et puis je l’ai oublié. Je me suis juste laissée porter par l’ambiance si délicate et poétique de Kokoro.

 

J’attendais le moment où Koichi allait cesser de raconter le passé, ou de vivre le présent en fonction du passé. J’attendais qu’il se passe quelque chose qui le sorte de cette espèce d’anesthésie ; qu’il ait de nouvelles aspirations ; qu’il soit vraiment heureux à nouveau.

Et lorsque ce moment arrive, ce n’est pas une réelle cassure dans le récit : Koichi est juste prêt.

 

Je ne crois pas que ce sera un roman dont je me souviendrai en détails dans des années. Mais lorsque je le ressortirai de ma bibliothèque, ce qui me reviendra assurément, c’est l’ambiance si particulière de ce joli roman.

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2 Comments on “[Kokoro] – Delphine Roux

  1. Contente que nous soyons du même avis, c’est un joli livre 🙂

  2. Hello, je viens de le terminer, je suis totalement d’accord avec cette chronique 🙂 Je recommande !

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