L'amant – Marguerite Duras

L'amant - Marguerite Duras

Aujourd'hui, je vais commencer par un aveu : en ouvrant ce livre, je m'étais préparée à le détester, voire à ne pas même le finir. En effet, je n'en avais eu que de mauvais échos : en général, dans mon entourage, on avait détesté. Mais il était là, ce petit bouquin, au fond de ma bibliothèque. Ce désamour général m'a poussé l'autre jour à l'ouvrir.

Et là, énorme surprise : la Terre aurait pu s'arrêter de tourner, je n'y aurais même pas prêté attention. Dès les premières pages, je me suis sentie comme happée par ce récit, par ces petits paragraphes, par ces fragments de vie simplement séparés, parfois, par un saut de ligne.

Il y a malgré tout un fil rouge, qui commence alors que la narratrice traverse le Mékong en bac. C'est ce jour-là, alors qu'elle a quinze ans et demi, qu'elle rencontre le rencontre, l'amant, cet homme riche qui vient du Nord de la Chine. A côté de cela, il y a sa famille à elle, cette mère si instable, mais qu'elle aimera tant, malgré tout, fort longtemps, puis le plus âgé de ses frères, joueur, violent, et le plus jeune, plus effacé, à qui elle semble si attachée. Le père, lui, est mort.

La chronologie est comme éclatée : elle annonce beaucoup de choses à l'avance, revient sur d'autres, puis parle à nouveau de ce qui se passera après ceci ou cela, avant de revenir à ceci ou cela. En soi, il n'y a pas vraiment de suspense dans ce livre, pourtant, je l'ai lu comme en apnée, presque d'une traite, j'avais tout le temps envie de savoir la suite. Je crois que ce sont les mots de Duras qui m'ont fascinée, en fait. Ce style si curieux, avec ses phrases construites étrangement.

Même la narration est curieuse : c'est censé être autobiographique (même si, d'après ce que j'ai vu sur internet, il semblerait que réalité et fiction soient bien mélangées) et, pourtant, l'emploi de la troisième personne se mêle souvent à celui de la première.

Je ne sais qu'ajouter de plus. J'aurais envie de dire beaucoup d'autres choses au sujet de ce livre, d'évoquer pleins de détails qui m'ont marquée, comme l'image de la vieille mendiante que je n'ai pu m'empêcher d'associer immédiatement à la mère, comme le paragraphe final que j'ai tant aimé. Mais je vais m'arrêter là, c'est mieux, n'est-ce pas ? 😀

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