L'Evangile des Damnés, tome 1 – Alick


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* « Le cinquième maître du sang »

est le premier tome d’une trilogie

 

 


Jusqu’ici, je dois dire que les publications « vampiresques » de chez Rebelle m’ont toujours bien convaincue dans l’ensemble. Si je ne peux pas dire que L’évangile des damnés n’en a pas fait de même, il est celui qui y est le moins parvenu. Je m’explique…

Je n’avais pas lu énormément d’avis sur ce livre, mais ce peu avait suffi à m’intriguer. On parlait de mythologie vampirique très développée et de contenu extrêmement riche. Et ca, voyez-vous, à l’heure d’aujourd’hui où les histoires de vampires deviennent très souvent d’un banal affligeant, ça me disait carrément.

De fait, ces deux qualités sont présentes, mais à un point qui a parfois rendu… difficile la fluidité de ma lecture.

 

Faisons d’abord le point sur l’histoire : nous suivons Ange, beau jeune homme de vingt-six ans, ayant subi la perte de sa mère il y a quelques années, et qui se retrouve confronté successivement à celle de son père, puis au départ de sa fiancée, qui le quitte pour un autre. Au fond du trou, il va pourtant devoir faire face à une découverte saisissante : celle du monde des Eveillés.

 

Ange et moi, ce fut une histoire plutôt… chaotique, disons-le. Si son côté très « soumis » et plutôt dépressif ne me l’a pas rendu spécialement attachant (il n’a pas vraiment forcé mon admiration ou ma compassion), j’étais tout à fait ok pour le suivre dans ses aventures, même si le personnage de Yann, son meilleur ami, m’enchantait plus. Oui, je sais, d’habitude, je ne suis pas trop branchée personnage du type de ce dernier : gros bras, un soupçon macho, très bad boy au coeur tendre, pourtant, ici, je lui ai trouvé des accents de vérité qui m’ont de suite plu.

Pour en revenir à Ange, c’est plus son comportement lorsqu’il s’Eveille qui m’a gênée. Cette facilité qu’à ce personnage si « faiblard » habituellement à se mettre à jouer les « Maîtres » avec une rapidité déconcertante m’a juste… soufflée. J’aurais juste eu envie de le baffer, histoire de le faire redescendre de « son trône », ce petit démon Ange (hu hu hu, j’ai tendance à abuser ce soir et à me contenter de la facilité question humour, je sais).

Quant à son histoire d’amour, même si je l’ai trouvée jolie, elle ne m’a pas plus touchée que cela, trop parfaite qu’elle était à mon goût. Cependant, je dois reconnaître qu’elle est bien gérée, disons juste que je dois avoir du mal à adhérer aux histoires d’âmes-soeurs car ça a tendance à être plutôt « linéaire » dans les sentiments exprimés (sinon, je suis totalement POUR que les âmes-soeurs, ou du moins pour que « les personnes devant se trouver se trouvent » dans la vraie vie, hein… 0:) :D)

 

Pour parler des personnages plus généralement, ils sont foisonnants. Dans l’ensemble, j’ai d’ailleurs trouvé ce fait fort bien géré. La bande d’amis d’Ange m’a semblée particulièrement chouette. Mon seul regret provient du fait que beaucoup disparaissent avant que je n’ai pu en savoir plus sur eux, alors qu’ils étaient fort prometteurs sur le coup, j’en aurais boudé avec l’adresse d’une gamine de cinq ans, mais chuuuuut.

 

Maintenant, parlons de l’écriture. Je l’ai trouvé plutôt chouette et riche, même si le ton manquait parfois d’un peu de subtilité à mon goût. Il y a beaucoup de « grands sentiments », décrit avec un peu trop de grandiloquence pour moi. Pour donner un exemple, l’amitié soudaine d’Ange, d’Etienne et d’Alain m’a paru exprimée de manière bien trop tranchée et directe sur le coup, ce qui fait que je n’y ai pas cru un instant. Le fait que les deux derniers ressentent immédiatement un grand sentiment de fidélité envers leur Maître, soit, mais de l’amitié, au vu de leurs relations… je n’ai pas réussi à la sentir, malheureusement.

Par contre, lorsque la mythologie est expliquée, le ton de « conteur », dirais-je, adopté, m’a beaucoup plu. 

 

Venons-en à mon appréciation de l’histoire en elle-même. Ca démarre doucement, et (au jugé) jusqu’à la moitié du livre environ j’ai suivi tranquillement le déroulement des choses. Après cela, beaucoup, beaucoup, de révélations tombent et j’ai eu énormément de mal à faire les recoupements nécessaires à la fin afin de comprendre dans son intégralité le dénouement. J’ai du m’arrêter et réfléchir plusieurs fois pour me remémorer certaines choses. Du coup, les supers révélations faites sont un peu tombées à plat car j’étais plus occupée à essayer de comprendre leurs liens avec le reste de l’histoire qu’à m’émerveiller de celles-ci. Je le regrette profondément car le tout est habilement ficelé, mais il m’aurait fallu, soit plus de pages pour délayer le tout (le temps que j’intègre tout ça), soit simplifier un peu l’ensemble, ce qui aurait été dommage.

 

Par contre, la fin est franchement surprenante, et je dois dire que j’ai adoré ce qui s’y passe. Ca change, et je me demande comment est-ce que l’auteur va bien pouvoir
rebondir… j’ai mes petites suppositions – et j’espère qu’elles vont s’avérer justes. 😀

En effet, malgré tout ce que j’ai soulevé, je compte bien poursuivre l’aventure. J’ai beau avoir trouvé beaucoup de défauts à ce premier tome, les qualités présentes font que… je veux connaître la suite, moi ! 😀

 

 


 

Beaucoup de qualités, et autant de défauts trouvés à ce premier tome :

Une histoire extrêmement riche, ce qui s’avère être, et un atout, et une faiblesse (en effet, j’étais trop occupée à comprendre ce qui devaient être des révélations fracassantes pour être vraiment surprise et les apprécier) ;

de plus, le personnage principal et moi n’avons pas vraiment été amis, mais je soulignerais une galerie de personnages secondaires qui m’a beaucoup plu ;

une écriture riche, mais qui souffre parfois d’un manque de subtilité…

En bref, à chaque fois que je cite un défaut, je trouve à côté de cela une qualité, et inversement…

Il ne me reste plus qu’à lire la suite pour voir de quel côté va pencher la balance 😀

 

 



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2 Comments on “L'Evangile des Damnés, tome 1 – Alick

  1. Je suis ravie de t’avoir donnée envie malgré mon avis mitigé… je craignais qu’on l’on ne retienne que les défauts que j’y ai trouvé. 🙂

  2. Première fois que j’entends parler de ce livre et ta chronique fait trooooop envie ^^
    Comme si j’avais pas déjà assez de livres dans ma PAL xD

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