L'homme invisible – H.G. Wells

 

 

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Le retour des "avis littéraires" Yep, là j'essaye d'en imposer avec un nom bien sérieux mais, bizarrement, je ne me sens pas si crédible que ça malgré tout… étrange, vraiment. Pour cela, j'ai choisi de vous parler de L'homme Invisible, l'un des livres les plus connus d'H.G Wells… du moins l'un de ceux dont le nom m'évoquait quelque chose. Pour être honnête, je connaissais le "mythe de l'homme invisible" mais de là à dire "mais ouii, tu sais, ça vient du livre de Wells"… eh bien non. Mais maintenant, oui, je vais pouvoir me la péter à volonté. Lorsque j'ai découvert que j'en avais un exemplaire dans ma bibliothèque un de ces jours c'est un cadavre que je vais avoir la surprise de trouver dans cette bibliothèque (Agatha Christie forever, yep)(ah, et dans ma tête cette blague était drôle, désolée) je me suis dit que ce petit bouquin serait bien pour le trajet en train que j'avais à faire…

 

Le premier problème auquel j'ai été heurtée est que, grossière erreur, j'avais lu la quatrième de couverture qui m'en avait bien trop révélé. Du coup, je vais essayer de ne pas reproduire la même erreur à mon tour en vous parlant de l'histoire :

 

Paru en 1897, L'Homme Invisible nous plonge in medias res dans l'action avec l'arrivée à Iping, petit village sous la neige, d'un étrange personnage. Emmitouflé de la tête aux pieds, d'identité inconnue, il s'installe à l'auberge. Petit à petit ses excentricités qui, au début, ne faisaient qu'occuper les commères, commencent à inquiéter…

 

Personnellement, je connaissais déjà plus ou moins son identité et comment il était devenu l'homme invisible. Du coup, l'histoire dont l'action n'était déjà pas vraiment palpitante, avait en plus quelque peu perdue de son piquant. Cela dit, d'autres choses ont su me divertir durant la première partie du récit : le côté très "comédie de moeurs" m'a bien plu notamment. L'arrivée de l'homme invisible révèle les différentes personnalités des habitants d'Iping et permet à l'auteur d'offrir une jolie critique de l'humain lorsqu'il se retrouve face à l'inconnu ; la curiosité puis la peur que cela suscite était assez amusantes et à la fois intéressantes à suivre. La seconde partie, dont le ton devient plus explicatif et dramatique, offre quelque chose de très différent mais qui a l'avantage de relancer le rythme du récit, même si cela m'a beaucoup surpris sur le coup. Il y avait même presque quelque chose… d'effrayant dans la tournure que prend alors l'ambiance du livre. 

 

Cependant, même si le livre est très court, l'ennui a fréquemment été de la partie et je pouvais reposer sans nul regret le livre. De quoi cela a-t-il pu venir ? Tout d'abord, le fameux personnage de l'homme invisible est profondemment anthipatique, honnêtement. C'est un choix plutôt audacieux de la part de l'auteur, et si je l'ai apprécié au fond, cela ne m'a pas motivé à tourner les pages. Deuxièmement, je pense que le livre a quelque peu… "mal vieilli". En lisant ensuite la préface (qui racontait toute l'intrigue, d'où le choix de la lire à la fin je veux bien que je ne suis pas réputée pour ma logique, mais quand même… j'ai parfois des motivations sensées), j'ai compris certains détails que je n'aurais en aucun cas pu saisir sans cela : notamment la critique de la pollution, lorsque l'homme invisible raconte avoir été embêté lorsque sa présence a manquée d'être révélée en ville par la poussière/fumée ambiante. Personnellement, j'ai trouvé ces explications un peu longuettes et presque inutiles, alors qu'il y avait en vérité quelque chose derrière… De plus, l'explication technique offerte pour expliquer l'invisibilité de l'homme invisible est assez "grosse", même pour moi qui ne connait strictement rien à ce genre de chose, c'est dire. Voilà pourquoi je me permets de dire que le livre a un petit peu mal vieilli, mais il serait sans doute plus juste de dire qu'il faut, comme pour beaucoup de livres, aller chercher un peu plus loin. C'est d'ailleurs ce genre de livre que j'aime étudier en cours, justement.

 


 

Premier contact avec la littérature d'H.G Wells un petit peu mitigé. J'ai aimé, mais le rythme peu commun du récit m'a perturbée et a laissé l'ennui s'inviter assez régulièrement même si j'en retiendrai un final très réussi et une jolie critique de l'humain dans la première partie à Iping.

J'ajouterai : heureusement que la préface a été là pour mettre en lumière certains éléments à côté desquels je serais passée sinon !

Bref, une expérience à renouveller, Wells à su m'intriguer malgré tout.

 


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