La Cité de Nair – Maral Moren

Dans la cité de Nair, seuls les êtres humains censés être « bons » ont été autorisés à vivre. C’est là que vit Diamate en toute innocence, jusqu’à ce qu’elle fasse une rencontre particulière qui va lui ouvrir les yeux sur ce que cache la perfection apparente de Nair.

De la science-fiction jeunesse avec un petit goût de dystopie, donc. On arrive dans ce monde qui a été conçu pour être une espèce de paradis mais qui, comme on s’en doute très rapidement, nous Ô combien intelligents lecteurs (Quoi ?!), les choses ne sont pas ce qu’elles paraissent être.

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Lorsque j’ai ouvert La Cité de Nair, je m’attendais à du jeunesse, mais à un jeunesse visant un lectorat plus âgé (faites pas genre vous voyez pas ce que je veux dire, il y a différents degrés de jeunesse, Oui-Oui et Harry Potter, ce n’est pas la même chose… Ou alors ma vie est fondée sur un mensonge ? :D). Ce petit ajustement fait dans ma tête, j’ai pu continuer ma lecture en connaissance de cause. Les personnages sont sympathiques mais trop parfaits pour que je puisse vraiment m’y identifier. Diamate est belle, intelligente, Sébastian est tellement sublime que si je le regardais mes rétines crameraient à coup sûr, le père de Diamate est tellement gentil que je suis la pire personne au monde en comparaison (alors que je vénère le chocolat et les chatons, ce qui me rend tout de même assez sympa de base… non ? Bon…). 

La Cité de Nair est le premier roman publié de Maral Moren, l’idée de base lui est venue lorsqu’elle était encore adolescente, et cela est perceptible : les ficelles utilisées ne sont pas très novatrices, mais elle joue sur des clichés qui ne me déplaisent pas de base (le bel inconnu qui arrive dans la vie de l’héroïne, les identités cachées et secrets de naissance, le méchant qui se fait passer pour un gentil et cherche à renverser le pouvoir…). Je sais que certains fuient les clichés, moi ça ne me déplaît pas de temps en temps 😀

L’écriture paraît encore « jeune » et je pense que les dialogues en particulier sont maladroits. Bien. Après avoir soulevé tous ces points négatifs, je peux passer aux points positifs du livre : d’abord l’univers créé a sa petite ambiance. Les jeunes amateurs de technologies apprécieront probablement les passages dédiés à la construction du AIRA et je veux définitivement un bloc de « plexie-glaçon » chez moi, (ce sont les fauteuils qu’utilisent les habitants de Nair, et ça a l’air assez cool :D). Secondement, j’ai apprécié le rythme. J’ai lu La Cité de Nair assez rapidement pour une raison très simple : le rythme est vraiment plutôt bien géré selon moi. Chaque chapitre me donnait l’impression de vraiment avancer dans l’intrigue. Certains chapitres me semblaient moins intéressants mais, du point de vue de l’intrigue, je ne crois pas qu’il aurait été judicieux d’en retirer un seul. L’auteure mène bien sa barque jusqu’à ses révélations finales, qui ne sont pour la plupart guère surprenantes oui, mais j’en garde en mémoire une en particulier que je n’avais pas du tout vu venir. Ce sont ces aspect-là de l’histoire qui me donnent envie de voir ce que l’auteure écrira à l’avenir 🙂

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