La Lettre à Helga – Bergsveinn Birgisson

La Lettre à Helga - Bergsveinn Birgisson

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On est le 6 décembre, on se gèle sévère (du moins chez moi, et j’habite dans le sud, donc je pars du principe qu’il fait froid partout, voilà :D). Quoi de mieux que de parler d’un roman islandais ? C’est de circonstances, non ? Au moins, ça nous rappelle qu’il fait encore plus froid ailleurs. Et ça, j’aime bien.

 

Ce livre, je l’ai lu cet été et, honnêtement, je ne pensais pas en parler ici un jour. Il m’avait été chaudement recommandé par un sympathique libraire. Il me l’avait vendu comme un livre « très bien écrit, très poétique« . En plus, je pensais depuis un moment diversifier mes lectures, essentiellement francophones et anglophones. J’ai donc commencé ma lecture très confiante.

 

Malheureusement, entre ce livre et moi, ça n’a pas trop collé.

 

Rapidement, un mot sur l’histoire : comme l’indique le titre, c’est une longue lettre que Bjarni, un ancien éleveur de brebis écrit à Helga, une femme qu’il a passionnément aimée.

 

Le libraire ne m’avait pas menti : l’écriture est très poétique et nous fait immédiatement entrer dans le monde de Bjarni, qui est un homme de la terre. C’est une vie très rude, et l’atmosphère qui s’en dégage est très particulière. Cette rudesse de la vie fait que l’écriture est un mélange de poésie et de crudité assez déstabilisant. En y réfléchissant, je reconnais que cela donne un résultat étonnant et original, mais quand j’en faisais la lecture, j’ai juste été mal à l’aise à plusieurs reprises (môôôh pauvre petite chose fragile et sensible).

 

L’analyse à laquelle il se livre est loin d’être dénuée d’intérêt : qu’est-ce qui fait qu’il a choisi la raison plutôt que l’amour ? On ressent bien la douleur du vieil homme replongé dans ses souvenirs.

 

Bjarni est un personnage intéressant : il est d’une franchise désarmante, il ne cache rien. Intéressant donc, mais il ne m’a pas pour autant été sympathique, je n’ai pas du tout réussi à me sentir en empathie avec lui. Non, vraiment, je n’ai pas apprécié Bjarni. J’ai essayé, mais impossible d’y parvenir.

 

En plus de cela, le rythme est très lent. Je sais, c’est un vieil homme qui remonte le fil de ses souvenirs, pas un James Bond. Mais comme, de base, j’étais relativement mal à l’aise, et qu’en plus, le tout est très contemplatif… contempler quelque chose qui vous met mal à l’aise, ce n’est pas vraiment le bon plan si vous voulez passer un agréable moment de lecture. Peut-être que si Bergsveinn Birgisson avait invité Daniel Craig pour faire un caméo dans son livre, j’aurais mieux vécu ma lecture, qui sait.

 

En somme, je reconnais les qualités du livre : son écriture particulière, l’immersion dans une culture à 10000 lieux de tout ce que je connais, un personnage principal à la personnalité bien incarnée… mais, La Lettre à Helga et moi, c’est une histoire qui n’a pas fonctionnée. Tu vois, Bjarni, tu n’es pas le seul à être passé à côté d’une belle histoire 😀

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