La mer en hiver – Susanna Kearsley

La mer en hiver - Susanna Kearsley

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Ahhh, maintenant que toutes les éditions spéciales Ecosse sont finies, nous allons pouvoir revenir à la vie normale du blog, sans que le mot Ecosse soit prononcé à chaque phrase paragraphe.

 

Voyons voir le livre dont je dois vous parler aujourd’hui…

 

La mer en hiver raconte l’histoire de Carrie McClelland (tiens, c’est rigolo, on dirait un peu un nom écoss… hum) un écrivain de romans historiques. Elle essaye d’écrire son nouveau roman, qu’elle doit rendre dans quelques mois à son éditeur, mais elle doit se rendre à l’évidence : ça n’avance pas. Elle va alors rendre visite à son agent, la pétillante Jane qui vit en Ecosse (ok j’avoue ce livre se déroule entièrement en Ecosse. Mais il est vraiment bien et je ne l’avais pas fait exprès. Pardonnez-moi, Ô lecteurs de Deedr). Sur son conseil, elle décide alors de changer de personnage principal : au lieu d’un homme, ce sera pour la première fois une femme. Elle appelle sa narratrice Sophia, comme l’une de ses ancêtres, qui a vécu en Ecosse.

 

Mais des événements étranges commencent à se produire : réalité et fiction s’entremêlent.

 

Installée dans son petit cottage aux abords du château de Slains où se déroule son intrigue, Carrie n’est plus vraiment maître de ses mots : ce n’est plus vraiment elle qui raconte l’Histoire, c’est Sophia qui raconte la sienne.

 

On suit ainsi les déboires de Carrie, qui connaît au début du roman un léger syndrome de la page blanche, puis qui se retrouve à écrire une histoire dont elle ne décide plus vraiment des tenants et des aboutissants. Comment expliquer qu’elle sache avec précision certaines choses sans en avoir jamais entendu parler ? (et non, la bonne réponse n’est pas « elle a un peu abusé du mojito »).

 

Elle va donc se retrouver à faire des recherches sur cette fameuse ancêtre, Sophia. D’autant plus que la généalogie, c’est un peu une affaire de famille : son père est un passionné et maîtrise la leur sur plusieurs siècles en arrière, d’où sa connaissance de l’existence de Sophia. Moi qui ne m’y connais pas en généalogie (j’ai déjà du mal à me rappeller du prénom de mon arrière-grand-mère… alors mon ancêtre du 18ème siècle… Oo), j’ai aimé entrer dans ce petit monde.

 

Le roman de Carrie se situe plus exactement en 1708, lorsque les jacobites et leurs alliés français ont essayé de faire revenir leur roi exilé sur le trône écossais. Eh bien attendez-vous à en savoir un rayon sur cet épisode-là (ma culture G me dit merci, là. Pas de quoi ma vieille, ça la change des reines du shopping, il faut dire.) !

 

Même si c’est distillé plutôt habilement, les événements historiques sont bien détaillés, donc préparez vous à être plongé dans l’Ecosse du 18ème de Sophia. 😉

 

Et puis, avouons-le, le cadre est vraiment bien planté. Si les paysages écossais vous plaisent, Susanna Kearsley les décrit à merveille. Que ce soit à notre époque ou à celle de Sophia, je visualisais parfaitement Slains et ses alentours (un peu trop d’ailleurs, j’avais juste envie de sauter dans un avion pour m’y rendre).

 

Mer gris bleuté, grandes étendues aux incroyables couleurs, l’air vif, la pluie qui tombe quand on s’y attend le moins et jolis petits cottages… ça va, vous vous y voyez vous aussi ? (viendez, on monte dans l’avion de suite ! non ?)

 

Les allées et venues entre les scènes du passé et celles du présent se font facilement. De plus, ce qui se passe dans la vie de Carrie trouve écho dans celle de Sophia et vice versa. En avançant, les passages sur Sophia ont tendance à prendre plus de place dans le récit que la vie de Carrie. C’est peut-être l’un de mes regrets : j’aurais eu envie d’avoir un petit peu plus de pages avec Carrie. Surtout sur la fin où l’histoire de Sophia était un petit peu moins palpitante vu que j’avais deviné le dénouement de son histoire. J’ai vraiment dévoré les 3/4 du livres, et le dernier quart m’a un petit peu moins enthousiasmée car je suis vraiment chiante comme lectrice la résolution me semblait évidente.

 

Il n’empêche que ce livre a réussi à me faire renouer avec les romans historiques. J’adorais cela il y a quelques années, et je m’étais un peu lassée. Là, j’ai retrouvé avec plaisir les personnages devant se plier aux codes d’une autre époque, les traîtrises entre alliés durant un conflit pour regagner un trône, les grands sentiments de l’histoires d’amour entre deux êtres que tout sépare, et tant d’autres choses palpitantes 😀

 

Concluons, avant que je devienne redondante (parce que la redondance, ça me connaît, haha).

J’ai vraiment passé avec La mer en hiver un bon moment de lecture !

Si vous aimez les livres où on parle de généalogie, d’écrivain en plein travail d’écriture, d’Histoire, d’Ecosse (du coup, je dirais même : d’Histoire écossaise. Quel sens de la formule dites-donc…) ou d’amouuuuuur, je crois que vous pouvez vous lancer. C’est un joli pavé de 450 pages, mais ça se lit vraiment bien, et ça fait voyager que ce soit en Ecosse ou dans le temps. Trop cool, quoi.

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2 Comments on “La mer en hiver – Susanna Kearsley

  1. En fait, je cherchais quelque chose d’intelligent à répondre mais tout ce qui me vient à l’esprit est : ECOSSE
    Contente que ça te donne envie de lire le livre 😉
    -Morgana-

  2. quel article enthousiaste ! ça donne envie de le lire et de découvrir l’Ecosse 🙂

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