La Pierre de Lune – Wilkie Collins

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Je ne sais plus comment j’en suis venue à acheter ce livre. Peut-être la lecture d’une critique sur “la Dame en blanc”, autre roman de l’auteur.
 
Pour la minute info : Wilkie Collins était un auteur du 19ème siècle, qui fut ami et en même temps rival de Dickens. (wikipédia, mon ami)
 
J’attendais beaucoup de ce roman, si bien que, en fonction de quel point de vue je me place, soit je vous dirais que j’ai été agréablement surprise, soit franchement déçue. Mais je vais m’expliquer.
 
Des années en arrière, la Pierre de Lune, plus gros diamant au monde, fut dérobé aux Indes par un membre de la famille Verinder. On dit que le diamant porte malheur à celui qui le possède, tant qu’il n’aura pas retrouvé sa place, au front de la statue du dieu Indou de la lune. Ramené en Angeleterre, le bijou sera légué à Rachel, jeune nièce du voleur, à la mort de celui-ci, le jour de l’anniversaire de la jeune fille.
Mais le lendemain matin, celui-ci a disparu, entrainant avec lui la scission de la famille…
 
Roman de forme plutôt épistolaire, le récit nous est compté tour à tour par les protagoniste de l’histoire, chose à laquelle je ne m’attendais pas.
Le premier à nous conter l’étrange histoire est Gabriel Betteredge, employé de la maison Verinder depuis 50 ans, vouant un culte à sa maîtresse et… à Robinson Crusoé (et oui. Moi c’est le chocolat, lui, c’est Robinson). C’est lui qui a la plus grande partie, environ sur la moitié du récit, tout de même ! et je dois avouer que le côté “plan-plan” du personnage, a fini par m’ennuyer, et j’avais hâte de passer au narrateur suivant !
 
La seconde personne est une parente par alliance de la famille, Miss Clack.
C’est une fois son témoignage à elle passé que l’histoire a commencée à m’intéresser, car je dois avouer m’être assez ennuyée jusque là, et je n’avais nullement hâte de me replonger dans ma lecture, malheureusement.
C’est ensuite au tour de l’avocat de la famille, qui amène quelques éléments de réponses, puis à Mr. Franklin, personnage que j’ai apprécié dés le début !
 
Se succèderont ensuite divers personnages, jusqu’à la découverte de la vérité.
 
Le côté policier n’est franchement pas mauvais, mais géré d’une manière assez étrange… en intervertissant certains témoignages, je pense que le suspense aurait franchement pu être mieux gardé ! et je trouve ça vraiment dommage.
De plus, pour un livre faisant presque 600 pages, je pense que bien 150 aurait pu être retirées;  pour alléger le récit.
 
Il y a un certain côté surréaliste, je dois dire, mais cela m’a amusé plus qu’autre chose, amenant une touche originale pour l’époque ! Le style est d’ailleurs assez simple à suivre vu la date d’écriture, et ça, c’est plutôt pas mal… je pense que si ça n’avait pas été le cas, ça, plus les longueurs, j’aurais peut-être lâché le morceau 😀
 
La bonne surprise, c’est un peu les personnages : chacun avec sa personnalité très démarquée, travaillée et originale, et cela est très bien marqué dans les changements de voix au cours du récit !
Par contre, moi qui m’attendait à ce que Rachel soit très présente, que nenni ! elle ne prend même pas la parole, et… intrépide ne serait pas le mot que je lui attribuerais, m
ais bon…
 
En bref, du bon, du mauvais, il y a un peu de tout dans “La Pierre de Lune”, mais il faut se rappeler que ça a quand même été écrit au 19ème ! Une lecture assez atypique, sympathique aussi pour l’époque où l’histoire se déroule.
Peut-être tenterais-je la lecture de “La dame en blanc”, par curiosité.
 

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