La Princesse de Clèves – Mme de la Fayette


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Il y a quelques mois, j’avais lu l’avis de la seule, l’unique miss Arca. Son avis était mitigé, j’avais lu le spoiler car mes yeux avaient terriblement dérapés (Rhôô, je vous en prie ! Ma curiosité n’a rien à voir la dedans, voyons !), bref… j’avais envie de le lire (Logiquement votre, Morgana). D’autant plus que, comme pour me le rappeler, j’ai dû travailler un extrait de l’oeuvre en cours de français. A cela se rajouta, comme par hasard, le fait que mon sujet de TPE m’avait amenée à m’intéresser exactement à la période où se déroule La Princesse de Clèves.

 

Bref, il faisait 160 pages, je l’ai laissé moisir deux mois sur ma table de nuit avant de me décider à l’ouvrir (délai étonnamment court, vous dîtes ? Je suis d’accord.), mais je l’ai lu. Et c’était bien.

 

Pour la faire courte, l’histoire est la suivante : La princesse de Clèves est mariée à… M. de Clèves (je sais, moi aussi ça m’a surprise), qui l’aime passionnément, mais elle ne ressent que de l’amitié pour son mari et lui préfère le beau M. de Nemours. Cependant, étant donné que « vertu » pourrait être son petit nom, elle tâche de lutter contre cette attirance interdite… (Nous sommes d’accord, c’est débile, Oscar Wilde le disait : « le seul moyen de lutter contre la tentation, c’est d’y céder »… mais il n’y aurait plus d’histoire si elle suivait cette maxim… et finir comme Wilde, merci bien… en fin de compte, tu as raison, Georgette – j’ai oublié son prénom, fais comme France Gall, résiste !).

 

Je pense que le fait que j’ai autant apprécié ce livre vient pour pas mal du fait que la majorité des noms me soient connus. En effet, ils sont tellement nombreux, et les intrigues à la cours de France tellement complexes à cette époque-là, que j’imagine la difficulté que l’on peut avoir à se repérer. Personnellement, je sortais de 6 mois où j’avais fait énormément de recherches sur l’époque et la situation politique & co m’était plutôt bien connue. Ca peut vite donner des situations comme : M. Machin est le favori de Mme Machin, qui elle-même est la favorite de Mme Machine la maîtresse du roi, du coup, M. Machin ne peut fréquenter Mlle Chose parce qu’elle est affiliée à la Reine Mère (oui, moi aussi je sens poindre le mal de crâne).

Si l’on arrive à passer outre, cependant, les intrigues sont très amusantes à suivre. Les magasines people et les émissions du même type n’ont rien inventé !

 

L’écriture en elle-même n’a rien de vraiment ardu, je pense. Elle est d’époque , soyons d’accord (mais voyez le bon côté des choses : lorsqu’une dame plaît à un monsieur, il ne va pas dire d’elle que « ‘ ‘tin, elle est trop bonne », non… il va vanter sa bonté, sa grâce et sa vertu… tout un programme). Certains dialogues sont impressionnants par la longueur de chaque réplique, certaines auraient facilement pu passer pour des tirades de pièce de théâtre ! D’ailleurs, ce livre m’a quelque fois véritablement fait penser à une pièce de théâtre tout court.

 

Les personnages quant à eux sont… eh bien, des personnages correspondant à des personnages placés dans un livre de cette époque. Si la plupart sont plutôt agaçants, je n’ai pu m’empêcher d’admirer la psychologie très fine développée. Mme de Clèves, quoique ayant un comportement vraiment particulier, ne dévie jamais de la logique qui sied à un tel personnage.

 

Honnêtement, je ne connaissais pas la toute fin de l’histoire, et j’étais très intriguée par ce fameux dénouement. Eh bien… il m’a plutôt surprise. Je crois que j’attendais quelque chose d’encore pire, quelque part, mais l’auteure a réussi à rendre cela encore plus terrible que ce que je pensais malgré tout. Trop douée la fille, quoi…

Quoi qu’il en soit, moi, au moins, je retiens une chose : être trop vertueuse, ça rend malheureuse… (ok je sors)

 

 


J’ai énormément apprécié ce classique.

Cependant, le fait que je connaisse plutôt bien l’époque où se déroule l’intrigue a sans doute beaucoup aidé à ma compréhension de l’histoire. De plus, les relations entre tous les personnages étant plutôt complexes, cela m’a également rendu la lecture bien plus fluide et agréable.

J’en retiendrai surtout la psychologie des personnages et le cadre, à la fois tellement désuet, charmant et intriguant.

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6 Comments on “La Princesse de Clèves – Mme de la Fayette

  1. Coucou, ravie de te voir par là Topo’ 🙂

    Et voilà, tu confirmes mes craintes, je comprends pourquoi le livre n’a pas toujours bonne presse ; j’ai déjà entendu plusieurs fois « houlà, je n’ai pas dépassé les vingt premières pages » à cause
    de cela ^^

    Ah, et je me joins à toi et le dis à nouveau : les tirades sont vraiment chouettes, nous sommes d’accord. Surtout que la longueur ne se fait, étrangement, même pas ressentir, tant l’auteure a
    bien géré ces parties-là !

  2. Coucou =) Personnellement, la première partie du livre donnait à peu près ta parenthèse, ne connaissant pas les noms. Mais finalement, seul le contexte et les règles de cour son importants et si
    l’on passe cette partie c’est que du bonheur par la suite. J’ai vraiment beaucoup aimée les tirades des uns et des autres, je me sentais complètement dedans. C’est vraiment un classique que j’ai
    adorée, par sa force psychologique.

  3. Grave ! J’adore comment qu’est-ce que tu dis ça ! (Bonjour madame, oui, je voudrais faire des études de Lettres… *pan*)

  4. Non mais c’est ça, la vertu, ça craint ! (oui, je parle bien le français 😀 )

  5. Mais si, mais si… Oscar Wilde et Mme de la Fayette étaient de graaaaaands amis donc c’est tout à fait logique… hum… 😀

    Eh bah, tu dois bien connaître le roman pour du coup ! Je n’ai pas vraiment étudié l’oeuvre dans son ensemble donc je suis contente que tu évoques le côté théatralisé, ça me confirme mon impression !
    Ton commentaire me donne envie de me faire une petite relecture du coup, comme ma lecture commence à remonter ^^

  6. Oscar WIIIILLLDDEEEE !!!! (Comment ça, ça n’a aucun rapport ? XD

    J’ai du lire La Princesse de Clèves en septembre (et faire un oral dessus la semaine dernière ^^) pour un TD sur la littérature du XVIIe siècle, et j’ai plutôt bien apprécié aussi (ce qui m’a surprise moi-même). La fin a beau être cruelle et à moitié surprenante, à moitié prévisible, elle clôt bien l’oeuvre. Par contre, comme tu le soulignes, c’est un roman très théâtralisé, l’abondance des détails est assez impressionnante, elle fait penser aux didascalies d’une pièce.

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