La Ronde des Vies Eternelles, Tome 1 : Le Dit de Cythèle – Nicolas Cluzeau

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Alors qu’elle est inconsciente, une guerrière de l’armée de la République se voit entraînée dans une étrange ville par une petite fille au visage familier.

Alors qu’il donne un cours à l’Académie de magie, un mage s’évanouit et est assailli par la vision d’un cadavre qui lui annonce sa mort prochaine.

Fils d’un homme et d’une fée, Eringvard, victime d’une apparition morbide, aperçoit le mot Corollis s’écrire au coeur des arbres.

Une prêtresse du dieu des Morts, Cythèle, rêve de funestes prophéties et de fleurs qui saignent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatre êtres aux parcours et idées a priori opposés se rencontrent sur le chemin de la ville de Corollis, mystérieuse et depuis longtemps coupée du monde, au sujet de laquelle courent les plus sombres et angoissantes rumeurs. Lentement mais inexorablement, le piège se referme derrière eux. La Ronde des vies éternelles est un thriller de fantasy horrifique : loin des clichés merveilleux, sa structure narrative machiavélique se déploie jusqu’à l’impensable dénouement. Nicolas Cluzeau, connu pour son style ciselé inimitable, rythme son récit avec virtuosité en alternant combats épiques, descriptions oniriques et immersives, scènes d’horreur gore et phases d’enquête haletantes.

 

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Ma première surprise concernant ce livre a été l’écriture. J’avais lu qu’elle était complexe, recherchée, ciselée, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle le soit autant.

Dans ce livre, je vois un peu le Seigneur des Anneaux Français, avec tout ce que cette langue peut y amener, entre autre beaucoup de poésie et des émotion décuplées. Alors, oui, c’est beaucoup moins “efficace”, qu’une bonne fantasy à l’américaine, mais à contrario, c’est beaucoup plus troublant, déchirant… dérangeant. C’est peut-être idiot comme comparaison, mais durant ma lecture, je ne pouvais m’empêcher de penser aux sensations que j’avais eues lorsque j’avais découvert l’oeuvre de Tolkien, donc il était important pour moi de le dire.

 

L’auteur n’hésite pas une seule seconde à évoquer les sujet qui dérangent ; je pense par exemple à l’agorie de Brytomartre qui est tout bonnement traumatisante, j’en arrivais à me demander comment les personnages pouvaient encore réussir à vivre et avancer après avoir vécu de telles expériences.

 

Ce n’est pas le genre de “petit livre”, se lisant facilement dans la journée. Non, j’en lisais cinquante pages, cent maximum, et j’avais besoin de faire autre chose tellement c’était dense… 682 pages à ne pas savoir où j’allais, à comprendre de petits détails par-ci par-là, mais je n’ai tout saisi que lorsque l’auteur l’a vraiment voulu, et livre les tenants et les aboutissants. J’ai beau adorer certaines séries ou certains livres actuels où la surprise n’est franchement pas au rendez-vous, c’est vraiment appréciable de rester saisie ainsi, à la toute fin.

 

La dificulté est sans doute “d’entrer” dans le monde et l’écriture, les cent premières pages m’ont plu, bien que laissées perplexe ; mais je pense sincèrement que c’est le livre dont on ne peut se faire une opinion définitive qu’en l’ayant lu en entier. Jusqu’à la fin, j’étais partagée entre l’horreur de ce qui se déroulait, et l’admiration face à la maîtrise de l’auteur. Ce n’est qu’une fois la dernière page lue que j’ai pu me dire “Ok. Maintenant, il me faut la suite”.

 

Les personnages sont apparement assez “classiques”. La guerrière, la prêtresse, l’être de la nature, le magicien… mais c’est lorsqu’on découvre leur passé que l’on s’aperçoit qu’ils sont beaucoup plus profonds que les habituels personnages de fantasy, ils ont une véritable personnalité qui leur est propre et change des clichés habituels.

Mon seul problème les concernant était ailleurs : ils sont tous sensés avoir trente-et-un ans, mais je n’arrivais pas à me faire à cette idée. Je voyais toujours Sirmaïl limite à l’aube de la soixantaine, Cythèle de la quarantaine, Brytomarte était la seule que je voyais dans la trentaine, quant à Eringvard… je le voyais carrément dans la vingtaine ! Cela devait venir de leur manière de se comporter ; je ne sais pas vraiment, mais ça m’a pas mal troublée tout du long 😀

 

Bref. Il faut tout de même savoir à quoi on s’expose lorsqu’on s’apprête à lire ce livre : c’est tout de même très noir, très dur ! Mais je pense vraiment que c’est un livre qui vaut le détour pour les amateurs du genre.

Pour ma part, je vais surveiller les stocks des librairies (tout court :D), ou en ligne, en espèrant pouvoir rapidement acheter la suite. En effet, ce premier tome pose apparement les bases d’un univers très spécial qui sera développé dans les tomes suivants, mais il peut tout à fait se lire indépendamment, et ça aussi, c’est quand même génial.

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2 Comments on “La Ronde des Vies Eternelles, Tome 1 : Le Dit de Cythèle – Nicolas Cluzeau

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