La Triste fin du petit Enfant Huître, et autres histoires – Tim Burton

Je suis tombée sur l’article du blog Sorbet Kiwi, sur La triste fin du petit Enfant Huître, et autres histoires de Tim Burton. Et je me suis rappelée que je l’avais dans ma bibliothèque, offert par ma mère il y a bien 10 ans, que je ne l’avais pas relu depuis ce moment-là, et que je ne vous en avais pas parlé. Pffiou ça faisait un peu trop d’un coup ! Alors je répare tous ces manquements d’un seul coup ! 😀

La triste fin du petit Enfant Huître, et autres histoires est un recueil de courts poèmes en vers, tous plus macabres et cruels les uns que les autres. A chaque poème, Tim Burton nous présente un enfant étrange, cette relecture m’a un peu fait penser aux Enfants Particuliers de Miss Peregrine … mais en plus creepy ! La jeune fille allumette, l’enfant huître, l’enfant toxique, l’enfant avec des clous dans les globes oculaires … Le poème de ce dernier, d’ailleurs ne fait que 4 lignes, mais c’était le seul dont je me souvenais avant de relire le livre …
allez savoir pourquoi ….
… peut-être précisément parce qu’il parle … d’un enfant qui a des clous plantés dans les yeux ….. Arg !

Oui, c’est glauque, et c’est ce que j’ai aimé 😀 On retrouve évidemment bien l’univers de Tim Burton : Brindille m’a fait penser à Mr Jack, avec son sapin de Noël, tous peuvent également rappeler Edward aux mains d’argent, même si aucun n’est précisément pourvu de mains-ciseaux dans le livre, c’est le genre de personnages qui interviennent. Si vous aimez l’univers du réalisateur donc, c’est bien parti avec ce livre ! (plutôt son univers dans ses premiers films que celui des derniers, Alice, et autres film récents …).

J’ai trouvé à certains poèmes un petit goût d’inabouti … Je ne sais pas si c’est volontaire, ou si certains personnages sont simplement présentés sans que l’auteur n’ait voulu développer d’histoire – même de quelques lignes. Mais dans l’ensemble les poèmes ont toujours une chute, à la Burton, évidemment, et j’ai trouvé le tout assez amusant à lire, et divertissant.

Des dessins de Tim Burton lui-même accompagnent les poèmes, avec la même glauquité, évidemment ! Sinon ce n’est pas drôle 😀

Parfois d’ailleurs, les dessins ne se contentent pas d’illustrer les vers, ils leur apportent un sens plus précis, comme à la fin de « Staring girl » : alors que le poème énonce qu’elle décide de laisser ses yeux se reposer, le dessin les représentent au bord d’une piscine, sous un parasol et sur une bouée, sirotant un cocktail, et toujours relié à Staring girl par le nerf optique. Comment ça, c’est affreux ? La piscine, les cocktails … c’est de saison, ce n’est pas affreux, voyons !

L’édition dans laquelle je l’ai lu est une version bilingue : VO anglaise, et traduction française. J’avais un bon souvenir de cette mise en page, cela permet de comparer les versions, de se rendre compte de la difficulté de traduire, surtout lorsque le texte est en vers, et que certains poèmes riment … C’est également pratique pour ceux qui veulent commencer à lire en VO, mais qui ont peur d’avoir un niveau insuffisant. En cas de doute sur du vocabulaire, hop ! On passe à la page en français ! Enfin presque, car ce n’est bien évidemment pas une traduction littérale, mais ça peut déjà donner une idée du sens dans l’ensemble !

Début lycée, je me souviens l’avoir lu quasiment en français, cette fois, la tendance s’est inversée. Et c’était bien mieux en VO ! Je ne me permettrais pas de juger la traduction : ce n’est pas mon métier et mon niveau d’anglais n’est pas assez bon pour ça. Malgré tout … je me suis plusieurs fois interrogée sur les choix de traduction … J’ai souvent eu l’impression qu’il fallait à tout prix que ça rime en français, et cela même quand ce n’était pas le cas en anglais … ça donne lui à des passages assez surréalistes : quand « sexual powers » devient « pouvoir d’enfilure ». Ou quand un mot est partagé entre deux vers de manière à ce que la première syllabe (terminant le vers) rime avec le reste … (je précise que ce n’est jamais le cas en version originale).

« De tous les héros super côtés,
le plus étrange, et de beaucoup,
n’a ni pou-
voir spécial ni voiture tarabiscotée. »

Sérieusement vous aviez déjà vu ça ? 😮 Peut-être est-ce pratique courante, encore une fois, je ne suis absolument pas calée en traduction, ni même en poésie. Mais quand même, ça m’a un peu choquée, je n’avais jamais vu ça et j’ai trouvé la version française bien plus bancale  cause de tout ça ^^

Enfin bref … puisque je l’ai lu en VO, la parenthèse est terminée :D. J’ai passé de nouveau un bon moment de lecture avec ce livre – une lecture un peu surréaliste et glauque, je vous l’accorde – mais toujours teintée d’humour (noir), franchement, j’aime bien !: D

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11 Comments on “La Triste fin du petit Enfant Huître, et autres histoires – Tim Burton

  1. Je me souviens que j’avais une amie qui le lisait au lycée dans la même édition que la tienne^^
    J’aime bien l’univers de Burton mais sans plus c’est pour ça que je n’ai jamais cherché à lire ce petit recueil, mais je trouve que c’est un chouette moyen de lire de la poésie ! =)

    • Ouii ! 🙂 J’ai eu l’impression qu’avoir les choses décrites et mises en mots les rendait encore plus creepy qu’en images 😀 En tout cas si aimes l’univers, je suis sûre que tu peux apprécier ce livre ! Si tu le lis à l’occasion, je serai curieuse d’avoir ton avis 🙂

  2. Je l’ai en version bilingue aussi et j’en garde un bon souvenir. C’était bien sympathique à lire 🙂

    • Oui, en fin de compte, je crois qu’il n’existe qu’en bilingue. Par contre j’ai vu qu’il y avait une édition à la couverture rigide noire (la mienne est celle représentée dans l’article, souple et violet clair …), je suis jalouse, elle est magnifique ^^
      Contente de savoir que c’est une lecture qui t’a également plu 🙂
      A bientôt !

  3. Mmmmh sympathique cette petite image des clous dans les yeux, j’ai un peu mal pour lui là ^^

    C’est effectivement un peu bizarre de couper des mots, mais je ne m’y connais pas non plus en poèmes ni en traduction donc ce commentaire est tout sauf constructif :p

    • Ah oui, quand je suis retombée dessus, j’ai mieux compris pourquoi c’était la seule chose que j’avais retenue ! x)
      Si, c’est constructif, je me sens moins seule ç trouver ça étrange Aha. J’essaierai de percer le mystère en me renseignant auprès d’amis qui ont fait des études de traduction ^^

  4. J’ignorais que Tim Burton écrivait des poèmes tiens. Bon forcément, c’est macabre mais en même temps, c’est bien normal quand on parle de ce personnage.
    Tu m’as fait rire avec la traduction du « pouvoir d’enfilure ». Ça doit être un sacré métier quand même. 😛
    Je pense que ce pourrait m’être une lecture agréable !

    • Si tu aimes l’univers de Tim Burton, je te le recommande oui ! Bon, je ne vais pas te mentir, si tu peux lire en VO, ça n’en sera que mieux ^^ mais … ne pas négliger la traduction française, comme tu le vois, il y a quelques petites perles qui valent le détour Aha ! En tout cas, si tu le lis, je serai curieuse d’avoir ton avis ! 🙂 A bientôt !

  5. C’est vrai qu’on peut faire le parallèle entre ce livre et la trilogie de Ransom Riggs (moi, je l’ai faite dans l’autre sens). J’aime bien cet humour macabre 😀
    J’ai la même édition et j’apprécie grandement de pouvoir comparer les deux textes à chaque fois.

    • Eh oui ! Pour ma part j’ai lu la trilogie de Riggs (ou plutôt les 2 premiers tomes, car je n’ai pas terminé), très longtemps après ma première lecture de ce recueil, il m’était totalement sorti de la tête à ce moment-là, mais la ressemblance entre les univers m’a frappée. Pas étonnant qu’il ait Miss Peregrine adapté du coup !
      C’est la première fois que je comparais ainsi une traduction à un texte original, il faudrait que je trouve d’autres petits livres bilingues (plus pratique que d’avoir deux versions), je crois que l’exercice me plairait bien, de temps en temps ! 🙂 Tu as des exemples de romans/nouvelles/recueils qui seraient dans le même type d’édition ?

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