Le Combat d'Hiver – Jean-Claude Mourlevat

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Quatre adolescents, évadés de leur orphelinat-prison, reprennent la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt. Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, semble désespéré.
Et pourtant…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
A vrai dire, je ne sais plus vraiment pourquoi j’ai acheté ce livre à la base : parce que l’annonce sa sortie en poche avait attirée mon attention ? Parce que ça faisait un moment que je voulais découvrir cet auteur ?
Car je dois bien l’avouer : le thème, comme ça, ne m’attirait pas vraiment…
  
Helen. Milena. Bartoloméo. Milos.
  
Quatre adolescents de dix-sept ans.
  
Pensionnaire d’un orphelinat aux règles à faire pâlir les plus grands dictateurs ayant jamais existés.
Les filles dans l’orphelinat pour les filles. Les garçons dans celui des garçons. La mixité ? Sûrement pas !
Enfermé quasiment en permanence, il ne peuvent sortir que de très rares fois dans l’année pour aller visiter leurs “Consoleuses”, des femmes vivants à l’écart de la ville, sur une coline, où elles attendent la visite de leurs petits protégés, tâchant à chaque fois de leur apporter un peu de joie dans leur triste vie.
 
Jusqu’au jour où se rendant chez la consoleur d’Helen, elle et Milena rencontre les deux garçons. Bartoloméo sera de suite charmé par la belle et blonde Milena, Milos aimera la simplicité d’Helen. Il se quitte sur la promesse de s’érire et de se revoir.
Mais, après sa visite chez Paula, sa consoleuse, Helen ne trouvera pas son amie là où elle était sensée l’attendre. Et pour cause, elle ne reviendra pas : elle a décidé de partir, avec Bartoloméo.
 
A partir de là, tout le monde d’Helen s’effondre
 
Des tas et des tas de révélations vont lui être faite, des révélations qui vont la mener, elle, et ses trois amis, à mener une révolution.
 
Je ne sais pas trop quoi penser de ce livre. J’ai aimé, c’est certain. J’ai été touchée par les très beaux passages que contient ce livre, car de beaux passages il y en a, des magnifiques… des passages déchirants, aussi.
 
Helen est un très beau personnage. C’est la seule des quatre qui n’ait aucune spécificité en fait. Ce qui l’a rend plus proche de chacun, je trouve. Elle est forte, mais quand elle a peur, elle le sait et le dit. J’aime ce genre de personnage, vraiment et je suis contente que ce soit elle dont on parle le plus.
Milena, la jeune femme à la voix et aux cheveux d’or… je l’ai bien aimé. Mais… elle n’a pas réussi à me toucher. J’ai aimé son histoire, ce qui concerne sa mère, les passages consacrés à la musique… mais c’est plus ce qui l’entoure que ce qu’elle est vraiment qui m’a touchée.
Bartoloméo est sans aucun doute celui qui m’a le moins plu. Le côté “meneur” qu’on voulait lui donner auprès des Hommes-chevaux ne m’a pas convaincue…
Milos est le personnage qui m’a le plus plu, je crois moins. J’ai été émue par lui. Sa simplicité, son côté presque “primaire” comme il le dit. Son histoire avec Helen…
Je trouve injuste ce qui lui arrive… je ne peux pas m’
empêcher de penser que ça aurait pu se passer autrement. S’il en avait été autrement, je crois que le livre aurait été un coup de coeur, mais là, ma déception le concernant gâche un peu mon enthousiasme…
 
De belles idées… les consoleuses, les hommes-chevaux, le Ciel sont des idées m’étant totalement inédites que j’ai adoré comme pas possible !
 
Je ne suis pas fin des happy end, parce que rien n’est totalement joyeux, ni totalement triste dans la vie, je crois, mais, si la fin “en général”, m’a plu, mais concernant les personnages, de manière individuelle, quelque chose de chiffonne. Quelque chose me manque…
 
C’est le genre de livre qui surprend, qui peut vous mettre une claque. Peut-être pas aussi forte que ce à quoi je m’attendais, mais une très belle surprise tout de même.
Des phrases chocs et des personnages tellement vrais… 
Un très beau livre, une ode à la liberté, à l’art, à la beauté, à la Vie, tout court, en fait…
 
“Dans mon panier,
Dans mon panier, il n’y a pas de cerises,
Mon Prince…
Il n’y a pas de mouchoirs,
Pas de mouchoirs brodés,
Ni de perles, non.
Non, plus de peine et chagrins, mon amour,
Plus de peine et chagrin…”
 

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5 Comments on “Le Combat d'Hiver – Jean-Claude Mourlevat

  1. L’ambiance est vraiment spéciale en effet ! Moi qui adore l’hiver en plus… tout était là pour me séduire.

    Mais j’ai trouvé aussi que c’était totalement gratuit, ça ne m’a pas convaincue. Dans certains livres, quand des personnages disparaissent ça fait… naturel, je suis triste, mais ça fait “réél”.
    Là, c’est un peu arrivé comme… “un cheveu sur la soupe”, si j’ose dire !

    Cela dit, de très beaux passages, comme l’histoire du Ciel, je ne sais pas toi, mais j’ai trouvé ça super beau 🙂

    Je pense renouveler l’expérience Mourlevat ! Peut-être avec son dernier, “Terrienne”.

    J’ai hâte de lire ton avis complet 🙂

  2. Ha ha ! Contente de voir qu’on est d’accord ! Pour moi aussi le livre aurait pu être un coup de coeur, j’ai été séduite par l’univers hivernal et étrange du roman, l’écriture et les personnages.
    Mais la fin m’a parue trop “simple” et la mort de Milos totalement gratuite et inutile, juste pour faire pleurer le lecteur. C’est un vilain ce Mourlevat ! Mais mon avis reste assez positif.

  3. J’ai mis “Terrienne” dans ma wish-list, on m’en a dit beaucoup de bien. Et ma chronique est en ligne depuis quelques minutes 🙂

  4. Plusieurs mois après ma lecture, c’est vraiment ce personnage qui me reste encore en tête, et je te rejoins sur le fait que les passages dans l’arène sont particulièrement intéressants !

    Au final, par rapport au succès qu’à eu ce livre, j’ai été un peu déçue, mais si je le prends “comme ça”, j’ai passé un très bon moment de lecture même si les points que tu soulèves m’ont aussi
    dérangée. Beaucoup de bonnes idées n’ont pas été assez approfondies à mon goût.

    Merci d’être passé, et bonne journée à toi.

  5. Je suis assez d’accord avec toi: Milos est le personnage le plus intéressant (notamment à partir des passages dans l’arène) et Bartolomeo m’a également semblé sans réel intérêt. Je trouve un
    certain nombre de défauts à ce roman: la fin est trop rapide, les descriptions de la dictature pas assez riches, et finalement le scénario est assez bancal: on a même l’impression que ces jeunes,
    qui sont résistants depuis trois jours, organisent à eux seuls une révolution. ça paraît un peu gros quand même. Heureusement, le style est agréable, et les passages dans l’arène sont prenants,
    tout comme le début du roman, qui plante le décor.

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