Le diable s'habille en Prada

Le diable s'habille en Prada

Suite au passage à ce nouveau visuel du blog, j’ai reparcouru les quelques articles que j’ai écris depuis que j’ai rejoins Morgana, et je me suis aperçue que je n’avais pas encore parlé de comédie !

Ce n’est absolument pas parce que je n’aime pas les comédies, bien au contraire, moi aussi j’aime rire, et arrêter de réfléchir pendant 1h50 (bon ça, je vous l’accorde, même avec la meilleure comédie du monde, j’ai un peu de mal, j’ai tendance à être assez surmenée dans ma tête), comme tout le monde ! Cependant, je suis très difficile avec les comédies, et surtout avec les comédies américaines. Disons qu’il y en a teeeeeellement de trèèèèès mauvaises que maintenant je me méfie. Et en plus comme j’ai tendance à être une spectatrice exigente, je suis d’autant plus difficile à satisfaire, surtout par une comédie.

Mais celle-là, je l’aime bien (Alléluia!), alors parlons-en !

 

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Le Diable s’habille en Prada, c’est l’histoire d’une jeune journaliste ambitieuse, Andy, qui vient d’être prise chez Runway, le magazine de mode le plus influent de la presse américaine, dirigé par la tyrannique Miranda Priestly. Pourtant, Andy ne connaît absolument rien à la mode, se moque du contenu de sa garde robe et porte du 38 (l’horreur!!!).

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J‘ai beaucoup aimé et ce toutes les fois où je l’ai vu, quelque soit mon âge. Donc non, il n’est pas nécessaire d’être une ado de 15 ans fan de la mode pour aimer le film. Je ne suis pour ma part ni particulièrement passionnée de mode, ni une ado de 15 ans et je l’aime bien quand même:D

Le propos du film est un peu plus large qu’un simple portrait de l’univers de la mode. Il ne me semble pas creux comme ça peut être le cas de la plupart des comédies hollywoodienne. La raison principale est qu’il est adapté d’un roman du même nom, le best seller de Lauren Weisberger, et qu’il reste fidèle au livre qui a eu un grand succès, tant sur l’ambiance, que sur les personnages, la narration etc…

Comme pour toute adaptation, des choix ont dus être faits, il manque certains épisodes qui m’ont plus dans le livre, qui apportaient de la profondeur aux personnages, mais le film peut difficilement coller à 100 % au livre donc je lui pardonne ! Un petit bémol malgré tout, les histoires de cœur d’Andrea ne tiennent une place qu’anecdotique dans le film, si bien qu’elles auraient presque pu être retirées totalement, alors que dans le livre elles sont bien plus détaillées et nous aident à cerner le personnage d’une autre manière. Et puis on reste des filles, on aime bien quand il y a un peu d’amour en fond 😀 (c’est bien pour ça que ça n’a pas été retiré du film d’ailleurs, le réalisateur devait préférer qu’il y en ait un peu inutile, que pas du tout!)

 

Ce que j’ai aimé dans le livre, et qui est très bien retranscrit par le film, c’est que bien qu’ils présentent une critique piquante de l’univers de la mode, montré comme impitoyable et inhumain, cet univers n’est pas descendu en flèche, ils laissent le lecteur/spectateur se faire son opinion, et exposent les faits de divers point de vue. Même Miranda Priestly, jouée par la fantastiiiiiiique et taleeeeentueuse Meryl Streep, magnifique avec ses cheveux blancs, qui au début est particulièrement antipathique devient rapidement attachante. Il faut dire que le film, comme le livre, ne tombe pas dans la facilité fréquente des comédies de présenter les personnages comme manichéens : les faiblesses, les failles et la sensibilité de Miranda sont dévoilées, dans une séquence certes courte mais très émouvante qui achève de nous attacher au personnage.

 

Dans ce film, j’y vois aussi autre chose, c’est une interprétation plus personnelle mais qui, je pense, parlera au moins à une partie d’entre vous.

Pour moi, le film ne fait pas simplement la critique du monde de la mode, il présente aussi ce qu’est un métier de passion. Certes la mode c’est futile, mais on ne peut pas tous être chercheur contre le cancer ! Tous les personnages s’investissent à fond, parfois jusqu’au sacrifice : certains tombent dans l’excès et c’est là que réside la critique du film, mais si on ne tombe pas dans l’extrême, le film montre selon moi qu’on peut vivre de sa passion.

 

Une phrase de Miranda m’a marquée :

« Everybody wants to be us »

 

Tout le monde aimerait vivre de sa passion mais peu ont le courage d’oser se lancer, de donner toute l’énergie que cela demande, et envient ceux qui l’ont osé. Pour moi il y a de ça da
ns le Diable s’habille en Prada, malgré tout ce que qui est critiquable, il y a quelque chose d’assez beau chez toutes ces filles qui sont prêtes à tout pour vivre leur rêve.

Sauf qu’Andrea, ce n’est pas son rêve, la situation devient forcément un enfer pour elle, même si elle sait que ce magazine lui ouvrira la porte de n’importe quel boulot par la suite. Le film pose donc ces questions : à quel point peut-on vendre son âme pour obtenir ce qu’on veut ? Est-ce qu’on peut délaisser sa famille pour réussir son rêve ? Ce sont des questions qui se posent dans un grand nombre de carrières ou autre situation de la vie quotidienne et qui ne sont pas si faciles que ça lorsqu’on y est confronté, même si la réponse semble spontanément évidente.

Ce sont ces questions qu’Andrea se pose dans le film, c’est ce qui me fait dire qu’il n’est pas si creux et futile que ça, que Le Diable s’habille en Prada, c’est pas juste une histoire de fringues à la mode, et que ça peut plaire à plusieurs publics.

 

Malgré tout, n’ayez pas peur, si vous n’avez pas encore vu le film ou lu le livre, ce n’est que le message caché que j’y vois personnellement, bien enfoui. J’en ai quand même parlé pour montrer qu’on peut avoir quelque chose de plus à retirer même d’une comédie américaine, mais le but premier c’est de s’amuser ! Et là dessus, Le Diable s’habille en Prada remplit bien son rôle : c’est surtout un film léger, plein d’humour, un peu de tendresse et de bons acteurs. Je ne suis pas une fan d’Anne Hathaway qui m’agace assez vite (comme dans Jane ou Alice au Pays des Merveilles :D), mais Meryl Streep et Emily Blunt sont fascinantes en fashionistas un peu (beaucoup) tyraniques et cruelles.

 

Et chaque fois que je le revois je passe un bon moment de détente, et je ne me demande pas quand il va finir. C’est un peu ça qu’on demande à une comédie non ?

 

(Un avis similaire sur le livre que j’ai aimé découvrir après le film, et que je conseille à Morgana pour compléter sa catégorie Chick-lit ! Au plaisir de te lire là-dessus!)

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5 Comments on “Le diable s'habille en Prada

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