Le Mariage de Figaro – Beaumarchais

 


 

 

 

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Lecture scolaire, mais, mais, mais !… excellente lecture.

 

« Le Mariage de Figaro » est (c’est le cas de le dire) la pièce centrale d’un ensemble de trois pièces reprenant les mêmes personnages. « Le barbier de Séville » le précède, et il est suivi de « La mère coupable ». Je n’ai malheureusement pas lu les deux autres. Cela dit, je compte bien le faire.

 

Figaro est le valet du comte Almaviva. Par le passé (dans « le barbier de Séville »), il a aidé ce dernier à conquérir celle qui est maintenant la comtesse Almaviva. Aujourd’hui, c’est Figaro qui doit se marier avec l’intelligente Suzanne, la camériste de la comtesse. Mais… le comte semble s’être lassé de sa femme et avoir jeté son dévolu sur la jolie soubrette. Durant une folle journée, Figaro va devoir lutter pour tâcher de garder sa belle…

 

Si l’intrigue de départ est plutôt classique (de plus, à l’époque, avec le droit de cuissage, qui autorisait le seigneur à… « jouer au docteur » avec les femmes de ses serviteurs… le soir de leurs noces ! – charmant, n’est-il pas ? -, ce genre de problème devait être assez fréquent, malheureusement), la manière dont Beaumarchais gère le tout m’a ravie. Pas de temps mort, tout s’enchaîne fluidement, les retournements de situations sont légions et les personnages irrésistibles.

 

Pour les personnages, je dois dire que je m’attendais à ce que Figaro soit encore plus placé « au centre ». Même si, au final, j’ai aimé le fait qu’il laisse la place aux autres. Il est extrêmement futé, et, qui plus est (chose très peu fréquente pour un valet au théâtre, il me semble ?) lettré. Sa manière d’embrouiller ses ennemis à l’aide des mots est extra, et le fait que, lui aussi, se laisse parfois abuser, montre qu’il est faillible malgré tout. Cela lui donne une dimension autre, à laquelle je ne m’attendais pas.

Ma préférence est allée au duo Suzanne/la comtesse. Ces deux femmes et leurs manières de se jouer du comte, pour le forcer à s’excuser et à reconnaîtres ses torts (voire même ceux qu’il n’a pas commis… :D) m’ont beaucoup plu. Suzanne et ses dons de comédiennes, la comtesse et son côté « tragédienne » (le passage des « Ursulines » est mythique :D…).Toutes deux liguées, elles ne se privent pas pour en faire voir de toutes les couleurs aux autres personnages… et j’adore ça !

J’ai également aimé le côté un peu « trouble » de la pièce. Par exemple, la relation « peu catholique » qui semble vouloir naître entre la comtesse et Chérubin, le jeune page de seize ans, amène un sujet un peu moins léger.

Un dernier petit mot pour le comte, qui est vraiment le dindon de la farce, si j’ose dire. Mais heureusement qu’il est là, car il en fallait bien un comme lui ! On le déteste, mais, paradoxalement,… pas trop non plus, au final.

 


 

Quiproquos, intrigues et retournements de situations, au programme !

Ajoutez à cela des personnages vraiment drôles, et passés maîtres dans l’art de se sortir (plus ou moins bien, cela dit :D) de tels imbroglios, et vous obtenez une pièce vraiment sympathique et divertissante.

Malgré tout, en y regardant de plus près, j’ai eu la sensation que l’auteur se livrait à une critique, tout bonnement acéréé, de certains faits de société et comportements, qui demande réflexion. Chapeau bas. Il ne me reste plus qu’à lire « Le barbier de séville » et « la mère coupable ».

 


 

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4 Comments on “Le Mariage de Figaro – Beaumarchais

  1. Mince ! Je l’ai vraiment trouvée divertissante, cette pièce. Même sans aller chercher ce que l’auteur à voulu faire passer comme message, etc… Il y a vraiment de quoi passer un bon moment de
    lecture, je pense. Après, il ne faut pas non plus te forcer. Quand ça ne passe pas, ça ne passe pas 🙂

  2. Moi aussi j’ai eu à lire se lire pour mes études, mais je n’avais pas du tout apprécier. Ton avis me donne envie de retenter le coup pour voir, peut-être serait-je plus à même de l’apprécier
    aujourd’hui 🙂

  3. Il est vrai que Figaro est particulier en cela : il est « complet ». J’ai adoré étudier cette pièce tant il y a de choses à en extraire et à en comprendre… Lors de ma lecture, j’avais simplement
    été intriguée par Figaro, me disant qu’il était particulier, mais sans réussir à dire exactement en quoi. Je comprends l’over dose post étude approfondie du texte… je ne me vois pas le relire
    vraiment avant un petit moment 😀

  4. Le mariage de Figaro, ou la douceur de Beaumarchais. Je trouve qu’on s’attache facilement à Figaro, tantôt comique, tantôt humain : un être bivalent mais complet. Ce n’est pas une pièce de théâtre
    commune, avec un seul fil conducteur, mais une intrigue centrale avec plusieurs liens. J’ai beaucoup apprécié cette pièce, néanmoins, je l’ai lu deux ou trois fois et ça ne me tente pas de la
    relire encore. ( Je crois avoir fait une over dose de cette oeuvre après l’avoir étudié :p ).

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