Le Parfum – Patrick Suskind


Le parfum


Voilà un moment que je voulais découvrir ce livre, il me faut le dire. Il y a quelques années, j’étais tombée sur le film lors d’une séance intensive de zapping et avais regardé, intriguée, quelques images. Puis, il y a quelques temps, une personne de confiance m’a reparlé du livre en m’assurant qu’il fallait que je le lise. Moi, sage comme une image, vous pensez donc que lorsque j’ai croisé ledit livre il y a quelques jours, je me suis dévouée et l’ai ramené à la maison.

Lhistoire est celle de Jean-Baptiste Grenouille, petit être trapu, bossu, doté d’un pied-bot ; bref, un monument de glamour et de séduction à lui tout seul. Alors qu’il aurait dû être condamné à mourir dans la rue au vu des circonstances entourant sa naissance, le voilà qui réussit en fin de compte à miraculeusement survivre à chaque nouveau coup qui lui tombe dessus. Le “nez” exceptionnel dont il dispose régit tout son univers, et guide chacun de ses pas, jusqu’à être le seul sens auquel il se fie ; ainsi, nulle odeur n’a de secret pour lui, exceptée une : la sienne. Mais en a-t-il seulement une ?

C‘est un livre extrêmement étrange, je dois dire. Tout tourne autour de ce personnage principal si atypique. Il n’est pas attachant, pas séduisant – même psychiquement, j’entends -, carrément anthipatique, mais n’en reste pas moins… fascinant. Il est décrit à plusieurs reprises comme une “tique”, avec ses manières de s’accrocher à la vie alors que tout autre personne serait déjà morte mille fois à sa place, et je trouve ce terme particulièrement bien trouvé. Grenouille est glaçant, avec sa façon de penser qui ne connait aucune notion de “bien” et de “mal”. Ainsi, tuer un chaton, un chiot, un humain pour mener à bien l’une de ses expériences concernant la parfumerie n’est pas différent de cueillir des fleurs dans ce même but. Sa conscience semble inexistante ou du moins n’a pas intégré les paramètres qui semblent naturels à la plupart des humains.

Les odeurs guident tout le livre. Les descriptions, les personnages, tout est décrit par leur intermédiaire ; c’est un véritable bain de parfum que j’ai pris durant ma lecture. Et l’écriture de Patrick Suskind, que j’ai trouvé assez classique en comparaison au sujet du livre (même si, j’écrirais aussi bien que lui, je serais vraiment ravie, soyons d’accord, ce n’est en rien une critique), se prête au final admirablement à ce jeu des odeurs. C’est comme si elle-même en était dépourvue, de manière à laisser celles qu’elle décrit envahir totalement le lecteur. Assez étrange comme rendu, je dois dire.

Enfin, aspect que j’ai vraiment adoré : la découverte des procédés pour réussir à extraire les parfums, pour les créer, les sentir ; bref, tout l’aspect technique, que j’ai trouvé tout bonnement passionnant.

Edit (24/02/2013) : Et le film ?

Le Parfum affiche filmAyant regardé le film il y a deux jours, j’en profite pour venir en parler rapidement.


Globalement, j’ai trouvé cette adaptation vraiment réussie.

Cependant, je dois dire que j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire.  

Je trouvais les images magnifiques, mais suis restée extérieure à l’histoire un long moment. Jusqu’à l’arrivée de Grenouille chez Baldini, en fait. Dustin Offman est vraiment exceptionnel et je n’ai plus pu décrocher les yeux de l’écran.


Les points qui divergent du livre sont dans l’ensemble bien passés, seule l’apparence de Grenouille m’a quelque peu gênée. Il est beaucoup moins laid et repoussant que dans le livre, mais l’acteur s’en sort tellement bien au final que j’ai fini par l’oublier (son regard lorsqu’il comprend que Laura/Laure est partie de la ville m’a vraiment glacée, par exemple).


Je ne pourrais conclure sans avoir dit un mot sur Mr Rickman 0:) (qui incarne ici le père de Laura/Laure). Je dois dire que je n’imaginais pas physiquement ce personnage ainsi, mais question expressions et jeu, c’était tout à fait ça. Riri, love U so much.


Une histoire qui me laisse songeuse. Je ne peux pas dire que j’ai adoré, et dire que je n’ai pas aimé serait absolument hors de propos, c’est comme si mon ressenti final sortait de cette notion de “bien et de mal” dont Grenouille est également dépourvu.

Ce livre m’a fascinée, glacée
, sûrement pas laissée indifférente,
une lecture que j’aurais du mal à oublier à mon avis. De plus, j’ai appris comment était fabriquée l’eau de rose que je me mets sur le visage chaque soir, donc j’étais extrêmement fière en l’expliquant à mon entourage, une expression béate de crétine satisfaite sur le visage. Que demande le peuple ?



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5 Comments on “Le Parfum – Patrick Suskind

  1. La motivation est différente… Ca dépend aussi de si on a aimé le film ou non, parfois, j’ai juste tellement envie de me replonger dans l’univers, donc le livre est absolument bienvenu 😀 Je
    t’encourage tout de même, ne serait-ce que pour pouvoir comparer :p

  2. Je l’ai dans ma PAL, mais tellement la flemme de le lire… En même temps quand on a déjà vu le film, la motivation n’est plus vraiment là ^^

  3. Bonjour/bonsoir ! Dérangeant est décidément le mot, on ne fait que me le confirmer dés que j’en parle 😀 Mais au moins, ça permet qu’on ne l’oublie pas de sitôt !

    On m’a prêté le film, tu me donnes envie de me lancer dans son visionnage, du coup !

  4. Bonjour!
    J’ai lu le roman il y a quelque années déjà et j’en garde un bon souvenir. C’est vrai que c’est un livre plutôt dérangeant^^
    Le film est bien aussi!

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