Le protocole de la crème anglaise : T1, Prudence – Gail Carriger

Avez-vous une idée du temps qui s’est écoulé depuis la dernière fois que je me suis plongée dans un livre de Gail Carriger ? Non ? Vous me rassurez, parce que moi non plus. Mais une chose est sûre : ça fait un bout de temps. Grande fan du Protectorat de l’ombrelle, j’avais consacré un article à chacun des 3 premiers tomes (la lecture des 2 derniers avait eu le malheur de tomber dans une période de décrochage bloguesque… donc mes ressentis de lecture sont à jamais perdus dans les limbes des ressentis-de-lecture-non-notés. Ce qui, contrairement à ce que le ton un poil dramatique de la phrase précédente pourrait suggérer, n’est pas forcément une grosse perte :D). Mais l’essentiel est là : j’adore l’écriture de Gail Carriger. C’est drôle, loufoque et intelligent à la fois, ce qui est une combinaison très difficile à réussir, je trouve. Alexia et son univers m’ont aussitôt manqués dès la dernière page du dernier tome tournée.

C’est pourquoi j’ai attendu ce spin-off avec grande impatience dès qu’il a été annoncé. Cette fois-ci, c’est Prudence, la fille d’Alexia et Lord Maccon, qui est aux commandes.

Est-elle aussi génialement frappée et irrésistible que ses parents ? Ses aventures sont-elles aussi improbables et savoureuses que celles de ses géniteurs ?

C’est ce que nous allons essayer de déterminer.

 

Au nom de la reine, de l’Angleterre et de la parfaite théière.
Quand Prudence Alessandra Maccon Akeldama – surnommée Rue dans l’intimité – hérite d’un dirigeable, elle fait ce que ferait n’importe quelle jeune femme dans des circonstances similaires, elle le baptise : La Coccinelle à la crème. Et elle s’envole pour l’Inde. Là-bas, elle tombe au beau milieu d’un complot mené par des dissidents locaux, du kidnapping d’une femme de brigadier et d’une famille de loups-garous écossais qu’elle ne connaît, hélas, que trop bien. Devant tous ces dangers, Rue devra s’en remettre à sa bonne éducation et, bien sûr, à ses aptitudes surnaturelles pour s’en sortir…

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En vérité, je vous ai menti.

Oui.

Pardon.

En vérité, je serais bien en peine de véritablement comparer les aventures d’Alexia à celles de sa fille. D’abord, car ma lecture remonte à un moment maintenant et que je ne serais pas très objective du coup à cause de mes souvenirs morcelés. Mais aussi car je ne suis pas sûre que ce soit très juste de les comparer étant donné que les personnages et leurs situations sont assez différents, même si j’en suis très tentée.

Est-ce que l’écriture de Gail Carriger est au rendez-vous ? Ça, c’est quelque chose que je peux comparer il me semble. La réponse est selon moi oui : Gail Carriger m’a parue plutôt en grande forme, avec son humour et son univers bien à elle, ses dialogues et situations aussi improbables que drôles. Tout ça m’avait manqué et j’ai été ravie (au plus haut point)(j’aime cette expression) de les retrouver.

On a surtout affaire au quatuor principal : Prudence (what a surprise), Primrose et Percy, (les enfants d’Ivy, la meilleure d’Alexia) et Quesnel (le fils de Mme Lefoux, personnage important dans le Protectorat). Et quel quatuor ! Le fait qu’ils possèdent chacun des caractéristiques particulièrement utiles à l’expédition dans laquelle s’est lancée Prudence peut paraître un peu gros. La manière dont le tout s’organise semble se mettre un peu trop facilement en place, mais qu’importe. Le côté totalement surréaliste est ce qui fait le charme des livres de Gail Carriger pour moi, et les développements de l’intrigue les plus improbables sont souvent les plus savoureux. Même si certains événements étaient tellement improbables que je suis parfois restée un moment à essayer de me figurer ce qui était vraiment en train de se passer, car mon cerveau s’obstinait à essayer de rester réaliste, cet idiot.

Ce premier tome nous présente une folle équipe plutôt attachante : je me suis prise d’affection pour Prudence, j’ai succombé au charme de Quesnel et j’espère qu’on en découvrira plus sur Percy, qui risque de nous réserver des surprises. Prim est peut-être celle qui m’a un poil trop agacée, même si Gail Carriger sait très bien jouer du côté absolument parfait du personnage. On retrouve plus ou moins brièvement les personnages du Protectorat, et l’auteure développe son monde dans une direction qui n’est pas pour me déplaire. Les nouveautés m’ont paru plutôt bien trouvées et le thème de la colonisation traité d’une manière intéressante. Les problèmes politiques auxquels se trouve mêlée Prudence sont amenés d’une manière drôle mais pas dénuée de réflexion, loin de là.

Si j’avais un reproche à faire au livre, ce serait ses longueurs. Mon envie de me replonger dans ma lecture a pas mal fluctué, et j’espère que les tomes suivants seront plus réguliers dans le rythme de leur intrigue.

Dans l’ensemble, ce premier tome m’a plutôt bien convaincue ! A voir comment l’auteure fait évoluer ses personnages et dans quelles intrigues elle va les lancer, mais elle a matière à faire il me semble, avec un tel quatuor de personnages ! 😀
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2 Comments on “Le protocole de la crème anglaise : T1, Prudence – Gail Carriger

    • J’ai pensé à toi en le lisant celui-là, j’espère qu’il te plaira quand tu auras l’occasion de le lire 😉

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