Le robot qui rêvait – Isaac Asimov

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S’il y a un genre littéraire dans lequel ma culture souffre de grosses lacunes, c’est bien la science-fiction. Lorsqu’on m’a offert du Asimov, je me suis sentie un peu… comment dire ? dépassée. Je n’avais jamais lu une seule ligne de la main de cet auteur, et, mystérieusement, j’étais persuadée que l’inventeur des trois lois de la robotique écrivait d’une manière bien trop complexe pour moi. Pas tellement dans le style d’écriture, mais plus dans la compréhension scientifique. Franchement, si vous voulez vous payer ma tête, pas besoin d’aller chercher bien loin : parlez-moi mathématiques et avancées scientifiques, vous êtes, malheureusement pour moi, assurés du résultat… En fin de compte, lorsque je me suis enfin lancée, ce fut pour m’apercevoir que j’étais tout à fait en capacité de suivre, (au moins un minimum,) la logique d’Asimov.

 

J’ai trouvé ce recueil de nouvelles terriblement troublant. Au risque de me répéter, je n’aime pas vraiment les nouvelles à la base. Il se trouve que “Le robot qui rêvait” est un recueil de nouvelles. Pourtant, j’ai vraiment aimé. La diversité des nouvelles, qui vont de la vraiment courte de 8 pages à celle qui en fait 50, et abordent des sujets extrêmement variés. Elles tournent toutes autour, soit des robots, soit d’un étrange ordinateur, Multivac, mais chacune amène quelque chose de très différent. J’ai un peu eu l’impression qu’à chaque nouvelle je découvrais une autre facette de ces deux sujets.

Quand je dis que ce livre m’a troublée, c’est dans le sens où il m’a amenée à me poser pleins de questions que je ne m’étais jamais posées jusque là. Sur la technologie, sur notre monde… C’était étrange et effrayant, mais toujours intéressant à la fois.

 

Pour les nouvelles en elles-même, les titres qui me viennent naturellement, lorsque je me demande lesquelles j’ai préférées; sont “Le robot qui rêvait”, “Sally”, “Le petit garçon très laid”, “Le Votant”, “La machine qui gagna la guerre” et “Les yeux ne servent pas qu’à voir”.

 

Je souligne tout de même le fait que l’introduction de l’auteur est assez troublante (oui, tout est très troublant, aujourd’hui :D). En effet, il donne l’image de quelqu’un très imbu de sa personne, sûr de lui et de son talent. Il est vrai qu’il a inventé tant de choses à une époque où absolument rien de tout cela n’existait, qu’il peut être satisfait de lui-même. On ne peut pas dire que cela me l’ait rendu très sympathique, mais il a malheureusement raison : il était, je pense, très doué.

 


 

Un recueil de nouvelles que je n’oublierai pas de sitôt.

Maintenant que je connais un peu l’univers d’Asimov, je pense me replonger dedans si un autre de ses livres croise mon chemin.

Mais il faut reconnaître que c’est quand même… troublant (d’accord, j’arrête avec ce mot)(mais il décrit tellement bien mon sentiment sur ce livre que… vous ne pouvez pas m’en vouloir, si ?)

 


 

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