Le tueur du lac de pierre (Tome 2 de la série des "Shan) – Eliot Pattison

Je vous en avais déjà parlé :

* Dans la gorge du dragon (Tome 1 de la série des “Shan”) – Eliot Pattison

Le-tueur-du-lac-de-pierre.gifPrésentation de l’éditeur

Un polar au Tibet ! […]
On retrouve Shan, ancien flic chinois disgracié pour avoir été trop curieux… Après son échappée du camp de prisonniers où l’avait conduit sa fermeté morale, Shan s’est réfugié dans un monastère bouddhiste secret, au cœur du Tibet. Jusqu’au jour où les moines tibétains le pressent de quitter son refuge, pour se lancer dans une nouvelle enquête…

Shan est contraint de repartir affronter la violence et les démons du monde. Déjouant les pièges mortels des occupants chinois, il doit faire cesser une vague de crimes frappant des orphelins kazakhs démunis et retrouver la trace d’un lama disparu. « Lau, une enseignante, a été tuée et un lama est porté manquant »… Dès réception de ce message inquiétant, Shan reprend la route, accompagné de ses fidèles comparses. Sillonnant l’une des régions les plus majestueuses du Tibet, entre désert de sable et hautes montagnes, il doit dénouer les fils d’une enquête particulièrement vicieuse.

Des paysages à couper le souffle, des personnages aux traditions bouleversantes, la force d’une culture ancestrale et de ses valeurs spirituelles… Plus qu’un roman profondément original, c’est aussi la voix d’un peuple qui refuse d’abdiquer.
La traque acharnée des meurtriers est également l’exploration d’une région inconnue, qui abrite une multitude de peuples et de traditions soumis à la volonté d’éradication de l’occupant chinois : du bouddhisme à l’islam, des Kazakhs aux Ouïgours en passant par les clans sans nom des montagnes.

Lors de ma lecture du tome 1, j’étais tombée sous le charme de ce monde envoutant et complexe, je dirais même effrayant quand on sait que tout cela est basé dans un cadre historique réel.

J’avais de suite acheté le second tome, mais repoussais la lecture depuis quelques temps à cause des nombreuses sorties de la rentrée.

Mais là, j’avais prévu la lecture, sorti le livre et m’étais auto-interdit de ne serait-ce qu’avoir l’idée de prendre un de mes derniers achats ! 😀

Nous retrouvons donc Shan quelques temps après les faits du tome un. Il n’est plus prisonnier en camp Lao Gai, mais n’est pas vraiment libre non plus ; en effet, en remerciement pour l’avoir aidé à résoudre l’affaire du tome un, le Colonel Tan avait fait disparaitre son dossier, lui permettant ainsi de s’échapper, même s’il n’a dorénavant plus de papier et ne peut donc se permettre d’être contrôlé. Il vit donc dans un Gompa secret auprès de ses amis moines et est désormais un nouvel homme, en quelque sorte.

Plus vraiment chinois, pas non plus tibétain, plus inspecteur, mais pas pour autant moine…

Mais un jour, un message arrive au Gompa : Lau, une enseignante a été tuée, et un lama a disparu. Shan, accompagné de ses deux amis moines et d’un membre de la résistance sont envoyées chercher la vérité…

Il est très difficile pour moi de mettre des mots sur cette lecture, car, autant le dire de suite, ce livre n’est pas un livre facile à lire, pour peu que l’on ait une sensibilité assez développée… ou que l’on aime les histoire simple, au scénario sans prise de tête, ce qui n’est pas mon cas, mais je préfère prévenir : cette lecture demande une certaine concentration, pour ne pas dire une concentration certaine, que ce soit pour se souvenir de tous les personnages, des lieux, des détails…  Personnellement, je lisais une centaine de page et j’allais faire autre chose car c’est vraiment très dense.

Après une début un peu difficile, car j’avais l’impression qu’il me manquait certains éléments : par exemple, je me demandais si je n’avais pas raté le moment où l’on parlait du lama disparu, car je ne comprenais pas comment ils pouvaient savoir que le lama avait disparu s’ils ignoraient qui il était. Ce qui fait que j’ai vaguement eu l’impression d’être un gros boulet durant une bonne centaine de pages. 😀

Puis, doucement, et c’est normal sachant que le livre fait près de 700 pages, les choses se mettent en place, j’ai commencé à saisir qui était qui, les liens entre les personnages, à me prendre d’affection pour certains, à faire certaines suppositions…


J’allais de surprises en surprises au vu des retournements de situation, le tout ponctué de très beaux passages où nous découvrons la triste histoire du Tibet, mais aussi sa magnificence qui se cache en tant de petites choses, de petits lieux et petites gens. 

Les personnages sont tous plus différents les uns que les autres. Nous en découvrons plus sur Shan, son passé ses démons, ainsi que sur Lokesh et Gendun, les deux moines. Certains m’ont étonnée, comme la Procureure Xu, j’ai adoré Jakli, la jeune Kazhakh, et Marco, le Russe chassé de chez lui, contrebandier rude mais au grand coeur et au sens de la justice tellement spécial…

Tout cela jusqu’au dénouement… un dénouement compliqué, que l’on comprend en ayant bien suivi tout du long, et en accord total avec le contexte du pays. Mais au-dela de ça, un dénouement qui m’ait tombé dessus sans que je ne le voie venir. Il n’ai pas venu d’un seul coup, l’auteur explique les choses petit à petit, et, plus ça allait, plus je me sentais triste…Oui, juste triste. “tout ça pour ça ? me suis-je dit ? parce que des humains en voulaient encore et toujours plus ?”

J’ai vraiment été émue. Les livres me faisant pleurer sont rares, et celui-ci est du nombre, je ne le cache pas. 

Ces personnages à qui l’on retire tout, et qui pourtant se relèvent…

Vivement que je puisse lire le tome 3, mais pas tout de suite, je préfère laisser le temps à Shan et ses amis de vivre quelques autres aventures avant de replonger à nouveau dans ce qui me semble presque être un autre monde, si proche du notre et en même temps si lointain…

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