Les aventures d'Alice au pays des merveilles – Lewis Carroll & Tim Burton


Redécouvrez l’avis de Morgana sur Alice au Pays des Merveilles, puis faites connaissance avec notre petite mise à jour juste en dessous: la Chronique de la Luciole !

 

 

article du 4 juin 2013

 

Alice-aux-pays-des-merveilles.jpg

 


Un jour, Stella a lu Alice au pays des merveilles. Un autre jour, elle a écrit son avis dessus et lorsqu’elle l’a publié (je la soupçonne de l’avoir fait encore un autre jour) je l’ai lu. Ce jour-là, je lui ai dit qu’elle m’avait convaincue et que je voulais, moi aussi, aller faire un séjour au pays des merveilles. Quelques temps plus tard, j’ouvre ma boite aux lettres, et y découvre Alice Enfin, le livre avec Alice à l’intérieur, pour être exacte car Stella est trop cool (vous remarquerez pour une fois que je ne dis que des gentilles choses sur elles et que je ne l’ai toujours pas traitée de vile tentatrice… même si ce ne serait que pure vérité).

 

Bref. D’Alice, j’avais de vagues souvenirs du dessin animé de disney, qui avait juste traumatisé la pauvre petite fille toute innocente que j’étais (euh… HA HA HA ?)… Je revois encore ces pauvres petites cartes en train de peindre les roses en rouge et l’affreuse reine qui hurle « qu’on leur coupe la tête » en découvrant la supercherie… Trau-ma-ti-sant je vous dis cela dit, je ne sais pas ce qui l’est le plus du principe de la décapitation ou du fait que cette hystérique de reine ait simplement l’idée de demander qu’on coupe la tête à des… cartes à jouer ? Oo).

 

Verdict ? Eh bien… quelque part, je dois avouer trouver ce livre fascinant. C’est juste l’absurde poussé à son paroxysme. Il y avait certains moments où je me demandais réellement où l’auteur était allé chercher ça. De plus, même si certains chapitres m’ont moins captivée que d’autres, je ne n’ai trouvé aucune « baisse de régime » au rythme ou à la virtuosité du récit. C’est toujours aussi loufoque et inattendu, même si certaines étapes du rêve d’Alice m’ont, comme je le disais précédemment, plus divertie ou impressionnée que d’autres.

 

Par contre, cela ne change pas : Alice m’est toujours aussi anthipatique que dans le dessin animé. C’est exactement le genre de gamine qu’il faut tenir loin de moi car sinon mon taux d’agacement va monter en flèche subitement T_T Je trouve intéressant son désir de vouloir tout comprendre et expliquer, j’aime la curiosité chez un enfant… si elle n’est pas doublée de cette espèce de « suffisance » qui semble caractériser le personnage selon moi .

 

L’ambiance quant à elle est tout à fait fidèle aux évènements qui se déroulent : à la fois sombre, un brin malsaine tout en étant résolument loufoque. Bref, terriblement réussie, mais elle parvient encore à me « déranger » et à exarcerber ce sentiment de « fascination-répulsion » qu’exerce l’histoire sur moi.

 


 

Intéressant. Voilà l’adjectif qui caractériserait le plus mon sentiment face à ce livre.

Si Alice m’est toujours aussi insupportable, l’ambiance, un poil malsaine, totalement loufoque et empreinte d’une certaine folie m’a absolument conquise et révulsée à la fois… sinon je vais bien, merci

Bref, merci Stella !

 


Edit le 21/01/14

Côté film:

La Chronique de la Luciole

 

Une de nos résolutions pour cette année 2014 avec Morgana est de faire plus d’articles en binômes : livre + adaptation filmique. Pour faire les choses bien, je suis donc allée farfouiller sur le blog et ai fait la liste de tous les livres dont j’avais vu l’adaptation, et je suis tombée sur Alice ! (au sens figuré bien sûr).

Et là, je me suis dis que je ne pouvais pas passer à côté d’Alice. J’ai lu vos commentaires, vous avez bien commencé à déblayer le terrain pour le film je vais donc pouvoir rebondir dessus ! Doing doing !

 

Contrairement à vous j’adooooooore le dessin animé de Disney, il ne m’a absolument pas traumatisée ! Il faut dire aussi que je n’avais pas le droit aux Disney moi quand j’étais petite, du coup je l’ai vu sans doute déjà plus âgée que vous (oui, j’ai eu une enfance difficile. Si vous souhaitez par bonté d’âme participer à mes frais de psychologue, je vous enverrai un RIB.)

 

 

Mais là, nous allons plutôt nous intéresser au film de Tim Burton.

 

Je n’ai pas lu le livre. Ou plutôt, je l’ai commencé, en anglais, et puis je l’ai arrêté, pas parce qu’il était en anglais, mais parce que je me suis mise à lire autre chose… je suis très inconstante comme fille, oui. Du coup je ne pourrais pas juger de la fidélité du livre avec le film. Mais voici mon avis… (Mere Luciole, raconte-nous une histoire!)

 

Par quoi commencer d’autre à part le fait que j’ai été déçue ? Terriblement déçue même. Comme je l’ai dit, j’adore Alice, c’est même mon Disney préféré, et j’adore Tim Burton. Je m’attendais donc à un truc explosif, l’univers fantastico-torturé de Burton mêlé aux champi hallucinogènes de Lewis Caroll (c’est pour répondre à l’article de Morgana et à vos commentaires : « où est-ce qu’il est allé chercher tout ça? ». Il était juste sous substances le mec, faut pas chercher plus loin ! – « Mangez-moi ! » – Oui d’accord !!! 🙂 – Oh ? c’était de l’ecsta ? Oh un lapin avec une montre !)

Mais finalement non, rien d’explosif… j’ai fait la queue deux heures devant le cinéma le jour de la sortie du film, payé le supplément 3D, supporté les crounchcrounch des pop corn pour finalement pas grand chose … Certes j’ai passé un bon moment, c’est un film vraiment sympathique, les images sont belles, la lumière reflète bien l’ambiance recherchée et apporte même un petit plus par rapport au dessin animé.

 

Mais l’univers de Burton n’est pas vraiment là,

ça manque de folie à mon goût.

 

A part la Reine Rouge qui est paaaarfaite, je suis globalement déçue par les personnages : je trouve le chapelier fade, la reine Blanche absolument insupportable ! Et le Chat du Cheshire dont je suis profondément amoureuse, m’a paru assez inutile dans le film, pas vraiment mis en avant, alors j’étais triste :'( . Contrairement à Morgana, j’aime bien l’Alice de Disney, bien que je comprenne son sentiment (moi c’est Lucy de Narnia qui m’énerve, on aura peut-être l’occasion d’en reparler :D) mais pour le coup l’Alice de Burton m’agace !

 

Alors je dis que je suis déçue, oui, mais que les fans de Tim Burton ne me jettent pas la pierre. Ce n’est pas lui la cause de ma déception. Au contraire j’adore tout ce qui est burtonien dans ce film : le décor quand elle arrive au Pays des Merveilles, l’arbre tordu, les petits singes de la Reine Rouge, le lièvre sous cocaïne, tout ça ! Je déplore juste qu’il n’y ait pas plus la patte de Burton … Car au final on obtient une copie du dessin animé : dans les costumes, les décors…, le Jabberwocky en plus, mais sans grande originalité. C’est un peu l’Alice 2.0 du dessin animé Disney, et pour cause… puisque Disney n’est ni plus ni moins que le producteur du film

Et là tout s’explique !

 

On comprend mieux pourquoi la folie tant attendue de Burton fait défaut, Disney n’est pas forcément un grand fan des mariées dont les yeux sortent de leurs orbites (cf Les noces funèbres), essayez sur Blanche Neige, ça fait chelou quand même … On comprend mieux aussi le combat final parfaitement ridicule et cliché entre Alice et ce fameux Jabberwocky … Tim Burton n’est pas le scénariste du film qui a été écrit par quelqu’un d’autre, spécialement pour Disney, qui a par la suite engagé Tim Burton. Ce qu’on comprend moins c’est pourquoi celui-ci s’est associé à Disney alors même qu’après avoir fait ses débuts dans le cinéma chez Disney, il les a vite quittés car leurs esthétiques n’étaient pas compatibles. Alors Timtim, tu nous fait quoi maintenant là ??

Autre facteur de ma déception, c’est la pub tapageuse qu’il y a eut autour de ce film, tout le monde avait envie d’y croire, on entendait parler que de lui, du coup je m’attendais à un chef d’oeuvre !  En plus c’était les tout débuts de la 3D : c’était la folie. Alors que, soyons honnêtes, à part deux-trois scènes (la chute d’Alice dans le terrier et le hérisson), la 3D n’a pas de quoi casser trois pattes à un canard.

 

Alors pour résumer,

Burton ok, Disney ok (le dessin animé marche vraiment bien), mais l’association des deux, non. Je trouve qu’on ressent bien dans ce film les compromis qui ont pu être faits des deux côtés pour laisser la personnalité et l’esthétique de l’autre s’exprimer. Du coup ça me donne vraiment l’impression d’un film entre deux eaux qui ne sait pas toujours où il va et dont le cœur balance entre la mignonerie acidulée de Disney et le loufoque noir de Burton …

 

 

Petit PS: N’hésitez pas à me proposer les films que vous avez aimé (ou pas d’ailleurs). Je serai ravie de les découvrir !

 

 

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5 Comments on “Les aventures d'Alice au pays des merveilles – Lewis Carroll & Tim Burton

  1. 8, c’est joli comme chiffre je trouve. Harmonieux et tout…

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