Les Fantastiques livres volants de M. Morris Lessmore – William Joyce & Brandon Oldenburg

J‘aime bien vous parler de courts-métrages parce que contrairement aux autres films, je peux vous mettre le film en bas de l’article et vous pouvez le regarder. Comme ça, si vous ne l’avez pas vu vous n’avez plus aucune excuse pour ne pas lire mon article, et même si vous l’avez déjà vu ça réactive vos souvenirs :p. En gros, quand je vous parle d’un court-métrage, j’ai l’impression de moins parler toute seule dans mon coin 😀

La dernière fois, dans la rubrique courts-métrages j’avais parlé de L’Etoile de Mer de Man Ray, aujourd’hui, ce sera un genre totalement différent, un court métrage que j’ai découvert sur le site de Loulou & Coco: Le Bazar Littéraire.

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Suivez-moi maintenant à la découverte du monde poétique et onirique de William Joyce dans Les Fantastiques livres volants de M. Morris Lessmore !

Morris Lessmore est un passionné de littérature qui, emporté par une tornade, se retrouve dans un monde tout gris mais où les livres sont vivants.

 

Les Fantastiques livres volants de M. Morris Lessmore - William Joyce & Brandon Oldenburg

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Le film se présente comme un hommage aux livres et une véritable invitation à la lectureDans ce monde (comme dans Deedr :p), la littérature est partout, jusque dans le couvercle du piano, les céréales alphabet, le remplacement des appareils électroniques (réveil, écrans de contrôle…)... Que des jolies trouvailles qui donnent au film toute sa richesse et sa poésie. Et dès qu’un des personnages prend un livre en main, il passe du noir et blanc à la couleur.

Une jolie métaphore sur la façon dont la littérature et l’imaginaire peuvent égayer notre vie en quelques secondes !

Dès les premiers instants du court-métrage, j’ai eu la sensation de me retrouver dans un mélange d’univers que je connaissais. La maison qui s’envole et le style de dessin m’ont fait penser à Là-haut et plus globalement à l’univers Pixar, la tornade qui emporte cette même maison, pour moi c’était celle du Magicien d’Oz, d’ailleurs le personnage atterit dans un monde en noir et blanc, à l’image de celui en sépia dans Le Magicien d’Oz.

Sur le coup j’ai un peu culpabilisé de voir des références partout.

Je me suis réprimandée moi toute seule dans ma tête, parce que quand même, c’est pas parce que je fais du cinéma qu’il faut que j’analyse tous les films que je vois, et tout et tout … (oui il s’est passé tout ça en trois minutes dans ma tête, au lieu de regarder tranquillement le film … je comprends mieux pourquoi je suis fatiguée …)

Et il se trouve… ! que des mini recherches par la suite ont permis à toute ma culpabilité de s’envoler ! Parce que OUI, William Joyce a travaillé pour Pixar, donc j’ai le droit d’y voir des points communs avec Là-haut et OUI, il s’est volontairement inspiré du Magicien d’Oz pour la tornade. OUF !

En fait, le court-métrage entier à recours à des références. La plus évidente est celle du livre-oeuf qui apparaît sur une barrière et qui ne peut être qu’Humpty Dumpty. Et je suis sûr qu’il y en a plein d’autres que je vous laisse repérer avec vos petits yeux perçants et nous partager en commentaire 🙂

On pourrait croire que cette sensation première que j’ai eu de me retrouver dans des univers connus, ainsi que les nombreuses références utilisées pourrait créer un sentiment de déjà-vu vis à vis de ce film, mais il n’en est rien. C’est vrai qu’il ne m’a pas vraiment surprise, le spectateur est au contraire maintenu en quelque sorte dans sa « zone de confort » mais ce n’est pas un mauvais point selon moi.

Le spectateur se laisse ainsi entraîner par la poésie qui se dégage de ce film. On se laisse bercer par le vol gracieux de ces livres, les personnages animés en flip-book et par la musique qui, je dois le dire est particulièrement bien étudiée. 

Les Fantastiques livres volants est un film muet et la musique joue parfaitement son rôle. Comme à l’époque du cinéma muet, elle se fait oublier tout en restant très belle, elle souligne l’action, fait « parler » les personnages : le vieux grimoire se voit d’un coup doté d’une grosse voix grave quand le tout petit livre lui répond de sa voix fluette.

Quitte à parler de film muet, j’ai d’ailleurs trouvé ce paradoxe amusant : un film qui traite de livres et d’un personnage passionné de mots s’en passe pourtant lui-même. L’important de ce film, au-delà des mots et de livres serait donc plutôt de montrer le pouvoir de l’imagination (et paf ! on retombe sur le Magicien d’Oz, que c’est bien fait ! :D)

Par ailleurs, suite au succès du film, William Joyce a adapté son histoire en un album jeunesse que je découvrirai volontiers à l’occasion (et lui ne s’est pas passé des mots, qui remplacent sans doute la musique qui tenait une place si importante dans le film !)

(Photo: Bazar Littéraire)

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Bref, ce court-métrage est une jolie découverte, 15 minutes apaisantes et pleines de poésie. J’ai tout aimé: les images, l’histoire, l’ambiance, la musique … et j’irai très certainement voir les autres films de cet auteur, voir si on ne trouve pas d’autres petites perles 😉

Les Fantastiques livres volants de M. Morris Lessmore, William Joyce & Brandon Oldenburg, 15 minutes (film intégral)

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2 Comments on “Les Fantastiques livres volants de M. Morris Lessmore – William Joyce & Brandon Oldenburg

  1. ça me fait penser à l’univers de Zafon dans « l’Ombre du vent », notamment le Cimetière des Livres oubliés. Mais en moins sombre.

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