Les Misérables – Victor Hugo

Les Misérables - Victor Hugo

De Victor Hugo, j'ai surtout étudié des extraits à l'école. Cela faisait des années que j'avais Les Misérables dans ma bibliothèque et, l'autre jour, je me suis dit "allez, t'es un warrior ma vieille, on y va, tu t'attaques à l'oeuvre de Totor le grand !" (mouais).

En faisant quelques recherches, j'ai été effarée par le nombre de versions abrégées qui existent. Cela dit, vu la densité de l’œuvre, cela ne m'étonne pas : moi-même, qui avais pourtant décidée toute seule comme une grande de lire ce livre (et non contrainte par un trèèès vilain professeur de français), il y a eu des moments où la motivation m'a quelque peu manquée. Notamment lorsque je me suis aperçue qu'il y avait 3 volumes et non 2. Là, j'ai pris mon portable, et j'ai envoyé des sms à La Luciole, ce qui a à peu près donné ça : "pfiouu, je rame sérieusement dans la lecture des Misérables, mais m'en fous, je vaincrai, Victor Hugo ne m'aura pas aussi facilement […]", ce à quoi elle a répondu "Bah dis donc, t'es une sacrée gonzesse, toi :p", (Remarquez que je suis tout à fait d'accord avec elle, et je suis ravie qu'elle le reconnaisse :D).

 

D'une manière générale, je suis vraiment contente de ne pas m'être laissée aller à la facilité d'abandonner ma lecture dès qu'un passage m'a un peu moins intéressée. En effet, le livre est découpé en parties distinctes et, forcément, lorsque l'action de certaines ne me passionnait pas, je ramais sévère pour arriver à la suivante, pourtant pleine de l'espoir que celle-ci allait me plaire. Ce fut donc une lecture très inégale pour moi ; je sais d'ailleurs d'avance que, dans quelques années, je ne me souviendrai plus que très vaguement de certains passages m'ayant profondément ennuyés, tel que le passage sur les barricades qui s'est bien trop étiré en longueur pour moi, tandis que d'autres me resteront très longtemps, tel que l'entrée de Jean Valjean et Cosette au couvent.

La narration de l'histoire est probablement ce que j'ai le plus aimé : J'ai trouvé amusant la manière dont le narrateur va s'affirmer régulièrement, et nous raconter comment tel quartier où se passe telle scène a changé depuis, mais qu'il choisit de placer l'action dans le cadre tel qu'il était à telle époque. La manière d'introduire les personnages est intéressante également : les portraits dressés sont assez mémorables, que ce soit celui des Thénardier, ou de Marius. Chaque nouveau personnage est introduit de telle manière qu'on ne voit pas comment il va être relié au reste de l'histoire, et nous ne le comprenons qu'après, une fois que nous avons une bonne idée de son caractère et de son apparence. La galerie de personnages est très vivante, et je comprends pourquoi tous ces noms m'étaient connus même si je n'avais pas lu le livre : Gavroche notamment, quoique n'étant pas présent si longtemps que cela, est un personnage marquant (probablement mon favori d'ailleurs). Je ne savais pas de quoi parlait le livre, mais je savais de qui.

 

Jean Valjean est un héros que je trouve très typique du héros romantique. C'est principalement autour de lui que se bâtit le livre : notamment, il s'ouvre et se ferme avec lui. Par contre, je dois avouer avoir eu un sérieux souci avec Cosette : que ce soit en pauvre petite gamine maltraitée par les Thénardier ou en fille "adorant" son père, son comportement m'a profondément agacée. D'une manière générale, je n'ai pas trouvé une seule figure féminine qui m'a marquée, du moins positivement. L'image de la femme qui est montrée est soit celle de Cosette, aimante mais écervelée, soit celle de l'affreuse Mme Thénardier (que j'ai trouvé bien plus intéressante cela dit), soit… celle de la "vieille fille", (vraiment, ce livre est plein de "vieilles filles", je le réalise en y repensant 😀)

 

Je finirai en parlant du titre et de son rapport à l'histoire. J'ai trouvé intéressant que soit montré les différents "misérables" qu'il est possible d'être (du moins je le vois comme cela ^^) : Jean Valjean est un misérable, lui, le forçat en rupture de ban, qui a de l'argent mais pas la liberté, qui a le bonheur de vivre avec sa petite Cosette mais se sent indigne d'être le père d'une jeune fille aussi "pure" alors qu'il est dans cette situation difficile vis à vis de la loi. Les Thénardier sont des misérables car ils sont pauvres mais aussi car ils sont humainement "misérables". Seul Gavroche n'est pas ainsi, mais il a été rejeté par sa famille depuis sa naissance, justement. Eponine connaît également un parcours intéressant, car elle semble "osciller" entre les deux. Et le grand-père Gillenormand, quoique très riche, n'est-il pas un "misérable", lorsqu'il se retrouve seul sans son petit-fils car il l'aime ne sait pas le lui montrer ?

Une lecture intéressante, en somme.

Note : Nous ne sommes pas respo
nsables de l'apparition de publicités sur le blog. Vous pouvez télécharger
 AdBlock Plus pour ne plus voir les plus gênantes ! (logiciel gratuit et bien utile partout sur internet !)

 

____________________

 

Et retrouvez-nous sur Facebook et Twitter

Facebook
Facebook
YOUTUBE
Google+

2 Comments on “Les Misérables – Victor Hugo

  1. Sa manière de ne penser qu’à elle, d’utiliser tout le monde, jusqu’à ses filles, (qui sont ses « poupées » lorsqu’elles sont enfants, puis plus grandes qu’elle envoie pour récupérer de l’argent) ; cet espèce d’égocentrisme poussé jusqu’au bout est tellement terrible. Et cela est de pire en pire au fur et à mesure que l’histoire avance. Elle est vraiment terrible. J’ai trouvé cela fascinant, ça change des « mauvais personnages » assez vides et superficiels ^^

  2. Pourquoi est-ce que tu trouves Mme Thénadier intéressante?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.