Madame Bovary – Sophie Barthes (film)

Des adaptations de Madame Bovary, il commence à y en avoir un paquet !

Madame Bovary sauce Hollywood des années 50 avec la version de Vincente Minelli (dont on a parlé dans notre binôme spécial Bac) ; la version moderne et décalée avec l’adaptation libre Gemma Bovery ; la très classique version de Chabrol en 1991. Bref, il y en avait déjà pour tous les goûts alors quand celle-ci est sortie, ma première réaction a été « encore ??? » et je n’avais pas forcément envie de la voir.

Finalement, l’affiche me plaisait bien et comme les adaptations précédentes ne m’avaient pas forcément convaincue (sauf Gemma Bovery, mais elle n’est pas très fidèle), je me suis prêtée au jeu.

Madame Bovary - Sophie Barthes (film)

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Cette fois, pas de froufrou hollywoodien ou de Gemma Arterton en robe à fleurs, Emma Bovary retrouve sa campagne française du XIXème siècle (et elle a de très belles robes :D).

 

Mia Wasikowska qui ne m’avait pas vraiment convaincue en Alice au pays des Merveilles m’a bien plu en Emma. Et quand j’ai vu que M. Lheureux était interprété par Rhys Ifans que j’adore, j’étais aux anges ! Ca partait plutôt bien ! 😉

 

Certains éléments divergent un peu du livre : ici Charles et Emma Bovary n’ont pas d’enfant. J’en avait totalement oublié l’existence de Berthe … Je me suis même du coup raconté qu’Emma était stérile et que ça participait sans doute à son mal-être… Bon en fait non, je ne sais pas où je suis allée pêcher ça mais j’en étais convaincue ! Mais pourquoi avoir retiré cette pauvre petite Berthe ?

La fin aussi est légèrement différente : *Spoiler* Emma ne meurt pas dans son lit dans d’atroces souffrances dues à l’arsenic, mais de manière tout à fait bucolique dans un bois… C’est plus propre. *fin spoiler*

 

 

Tant pis pour ces changements ils ne changent rien à l’affaire, l’histoire reste la même. Sophie Barthes, la réalisatrice a plutôt bien tiré son épingle du jeu : ce n’est pas si simple d’adapter un si grand classique et globalement, cette adaptation-ci m’a paru fidèle au roman de Flaubert, tout en la modernisant (même si mon souvenir de l’oeuvre originale commence à dater …). L’ambiance lente et monotone est bien retranscrite. J’ai trouvé certaines scènes un peu longues, mais je me rassurais en me répétant « c’est normal, c’est fait exprès, c’est pour montrer l’ennui d’Emma Bovary », et ça marchait 😀 En revanche, l’aspect subtil des relations d’Emma dans le roman est un peu passé à la trappe. Alors pas de scène de la calèche, on les voit directement à l’hôtel !

 

Ceci dit … si le film m’a paru relativement fidèle, sur le coup il ne m’a pas passionnée, j’étais plutôt occupée à chercher les différences avec le livre (et à imaginer qu’Emma Bovary ne pouvait pas avoir d’enfant … ^^). Et surtout, il ne m’a pas marquée ! J’en avais même oublié que je l’avais vu, et je commençais déjà à m’installer pour le (re)voir quand je m’en suis souvenu … A priori c’est mauvais signe ! Je risque de n’en avoir plus beaucoup de souvenirs dans quelques semaines.

 

 

Ce que je peux dire du coup, c’est qu’autant que je me souvienne du livre, le film lui est plutôt fidèle, à part les quelques points que j’ai évoqués (et ceux que j’oublie) et apporte une petite touche de modernité. Le film en lui-même n’est pas si mal non plus, mais il ne m’a fait passer aucune émotion, et il ne m’a pas du tout marquée. Tant pis, de toute façon on aura sans doute une énième adaptation dans les années qui vont suivre.

 

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