Micromégas & Zadig – Voltaire

 


Micromegas---Zadig.jpg

 


 

Même si ces deux contes ont été lus dans le cadre scolaire, j'ai eu très envie d'en parler ici.

Je ne connaissais de Voltaire que des extraits de Candide (et succintement sa biographie également)(essentielle comme précision, oui oui :D), et me lançai pour ainsi dire sans a-priori.

 

J'ai commencé par Micromégas,

un conte philosophique d'une trentaine de pages contant l'histoire de… Micromégas (Je sens la surprise en toi, lecteur) ! Qui dit conte philosophique, dit éléments extraordinaires, magiques, derrière lesquels se cache matière à réflexion.

Il se trouve donc que notre héros est un Sirien. Oui, oui, un natif de Sirius. Celui-ci, suite à des démêlés avec la justice Sirienne (ceux-ci concernant des textes ayant tendance à un peu trop remettre en cause le pouvoir), se retrouve exilé et entreprend un voyage l'amenant à se déplacer de planète en planète.

 

Il finira par arriver sur la Terre et ce sera-là l'occasion pour lui de se livrer à une analyse de notre petite existence. Etant donné que les Siriens sont je-ne-sais comment de fois plus grands que les humains, vivent je-ne-sais combien de temps plus longtemps que les humains, bref, étant donné que la démesure est présente sur tous les plans, Voltaire en profite pour nous rappeler combien nous… hum, nous ne sommes pas grand-chose, en gros 😀 Cela lui permet de se livrer à une critique acérée de nombre des travers de l'humain, et les éléments autobiographiques facilement repérables m'ont plusieurs fois fait sourire.

 

Malgré tout, je dois dire que je n'ai pas totalement accroché à ce conte. Sa construction, sa longueur, ses personnages m'ont laissée perplexe. J'ai aimé l'idée de fond, mais la manière dont cela est développé a fait que je ne me suis pas véritablement laissée emporter par ma lecture. Malgré tout, je souligne également la fin pleine d'humour qui vaut le détour !

 

 

J'ai ensuite lu Zadig.

Et là je dois dire que je me suis beaucoup plus amusée. Pour faire court, Zadig est beau, riche, bon, très intelligent, il s'apprête à faire un beau mariage, mais, paf ! patatra ! la vie a tendance à être dure avec lui et à chaque fois qu'il réussit à trouver un équilibre et un semblant de bonheur, il lui arrive toujours des problèmes. C'est donc sa quête de bonheur que nous suivons. Le tout est une sucession d'épisodes de sa vie, en passant de son statut de ministre respecté, jusqu'à sa période où il sera esclave. On voit bien que c'est un conte à la facilité avec laquelle il se sort des situations les plus incroyables par des stratagèmes qui, bien qu'admirables, sont difficilement crédibles. Malgré tout, ce que ces stratagèmes révèlent, c'est encore une fois les travers de l'homme, et je dois reconnaître que c'est particulièrement bien fait. C'est fait avec esprit et finesse ; c'est un véritable plaisir à suivre. J'ai trouvé Zadig attachant et je pense que j'aurais adoré que ma mère me lise cette histoire lorsque "l'histoire du soir" était de mise.

 


 

En bref, Voltaire devait sans doute être un sacré personnage !

En effet, j'ai trouvé l'auteur étrangement présent dans ces récits, et c'est quelque chose que j'ai beaucoup apprécié.

Deux contes philosophiques très différents mais qui expriment finalement les mêmes idées
.
Une nette préférence pour Zadig, parce que je m'y voyais véritablement, dans son pays, à vivre ses aventures avec lui. Inutile de préciser que je compte bien continuer ma découverte de l'oeuvre de Voltaire !

 


 

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6 Comments on “Micromégas & Zadig – Voltaire

  1. Sérieusement ? 😀 Tu sais que, la première fois que je l’ai lu, juste pour l’étudier, j’ai fait un gros blocage dessus ? Ce n’est qu’en le relisant calmement par la suite que j’ai bien aimé 😀
    Même si, comme je le dis, j’ai largement préféré Zadig à Micromégas ^^

    Rhôô ! Quel manque de chance pour le BAC ! Il est arrivé tout l’inverse à ma mère : elle m’a raconté être tombée sur le seul livre sur lequel elle a pu avoir une note correcte. J’espère que c’est
    une chance transmisible génétiquement, et qu’il va m’arriver la même chose 😀

  2. Je l’ai lu quand j’étais en première et c’est le seul livre lu dans le cadre scolaire que je n’ai pas du tout aimé (et manque de bol à mon oral de français pour le BAC, on m’a posé une question sur
    le livre lol).

  3. Je te dirai une fois que les épreuves seront passées, hein… 😀 😀 Mais merci Lupanita 🙂

  4. Je m’en suis quand même sorti donc ça va ^^.
    Ne t’inquiète pas ça va aller !!

  5. Je ne sais pas pourquoi j’ai si peu adhéré à Micromegas, alors que je trouve la nouvelle extrêmement bien construire et très intéressante… Par contre, le charme de Zadig, et cette jolie fin,
    comme tu le dis…

    Je vais suivre ton conseil et aller lire « Petite digression », merci beaucoup pour le lien 🙂

  6. Hhaha… je me souviens toujours de cette jolie fin pour Zadig :  » Elle était gouvernée par la justice et par l’amour « .

    Etrangement, je me souviens qu’à l’époque j’avais préféré Micromegas…. et je suis incapable de ressortir la moindre citation. Peut-être que c’est aussi un signe que Zadig est bien plus achevé
    dans sa conception.

    Je te conseil la nouvelle de Voltaire, de vingt lignes, « Petite digression  » ( je t’ai trouvé un lien : http://www.eclairement.com/Commentaire-de-texte-Voltaire ). C’est mon texte préféré de
    Voltaire, si jamais ça peut t’inspirer.

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