Mosquitoland – David Arnold

Touchée. Ce livre m’a tout simplement touchée. Et franchement, si j’attendais un bon roman jeunesse un poil décalé, au rythme vif en raison du format “road-trip”, je ne pensais pas que Mim & co arriveraient à autant m’émouvoir.

“Mary Iris Malone, que tout le monde appelle Mim, ne voit pas le monde comme tout le monde. Atteinte de troubles mentaux, elle navigue entre le monde réel et le monde qu’elle s’invente. Le jour où elle apprend que sa mère est très malade, elle part bille en tête la retrouver, même s’il faut pour cela traverser les États-Unis. Commence un surprenant et émouvant road movie. La route, les bonnes et les mauvaises rencontres, l’espoir et la désillusion. Et, au bout de chemin, une ado qui fait face à ses propres démons.”

Allez savoir pourquoi, je pensais que les troubles mentaux de Mim seraient plus de l’ordre de l’autisme. Bon, la quatrième de couverture ne parle pas d’autisme MAIS il n’y avait pas non plus marqué “Morgana, arrête, c’est pas ça l’autisme, relis mieux ce qu’il y a marqué !” 😀 On ne sait pas exactement ce qu’elle a Mim. Et ce n’est pas plus mal, car un vrai flou entoure les problèmes de Mim durant une grande partie du livre : qu’est-ce qu’elle a, au juste ? Et est-ce qu’elle a vraiment quelque chose, d’ailleurs ? Le personnage est d’emblée posé comme décalé, mais ce n’est pas parce qu’on est un peu décalé qu’on est malade mentalement (si ? Je serais dans la merde, alors :D). Je l’ai immédiatement trouvée attachante à l’extrême, Mim. Boum ! Le coup de cœur pour le personnage.

Mais on ne va se mentir : un certain malaise flotte. Plein de détails, d’évènements, de personnages peuvent paraître un poil loufoques. C’est drôle. Puis soudain ça ne l’est plus, parce que l’auteur t’envoie d’un seul coup un bon gros truc bien grave dans la gueule. Et là, ça fait “boum !” encore une fois, mais d’une manière moins agréable ! 😀
L’auteur instaure un climat très particulier. On sent les choses cachées, on les perçoit sans pouvoir toujours mettre exactement le doigt sur ce qui cloche. Après tout, il y a cette ambiance un peu surréaliste qui, le reste du temps, donne une saveur de rêve à tout ça : c’est souvent surréaliste, carrément incroyable vu le nombre d’aventures improbables qui arrivent à Mim. Sauf que ce n’est pas grave, car tout ça au fond, c’est une sorte de voyage initiatique. Mim traverse chaque étape et elle grandit, elle apprend à voir les choses autrement. Les choses qu’elle voyait ou croyait voir au début du livre ne seront plus forcément valables à la fin.


Bref, je l’ai trouvé beau, ce livre. Pas toujours facile à lire (je suis une petite chose fragile, je vous l’ai déjà dit, ne faites pas les surpris), mais ce n’est pas grave, ça en valait la peine.

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