Neverland – Marc Forster

La Chronique de la Luciole:

Neverland, Marc Forster, 2004

 

 

Bon, bon, bon, par où commencer ?

Aujourd'hui j'ai prévu de vous parler de Neverland de Marc Forster, mais me voilà bien embêtée… J'avais à peu près en tête ce que je voulais vous dire et j'ai décidé de le revoir pour avoir les idées plus claires, sauf que le résultat est tout à fait différent de l'effet l'escompté puisque mon avis a quasi-totalement changé lors de ce nouveau visionnage. Du coup je ne sais pas trop de quel avis je dois vous parler et mes deux cerveaux se chamaillent !:D (il était déjà établi que j'étais un peu schizo, vous en avez aujourd'hui la preuve ultime!)

 

Commençons par ce qui est simple et factuel, ça me laissera du temps pour réfléchir :

 Pour changer un peu des autres articles, Neverland n'est pas une adaptation, mais un biopic : c'est l'histoire de James M. Barrie, le papa de Peter Pan ! Le film raconte (en prenant certaines libertés par rapport à la réalité), la rencontre entre Barrie et les enfants Llewelyn Davis qui lui inspirèrent l'histoire de Peter Pan.

 

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Le film se veut émouvant, à cheval entre rêve et réalité, à l'image de son personnage principal, qui souhaite s'émerveiller de tout. Et c'est justement ce qui m'avais manqué les premières fois que j'ai vu le film : je ne le trouvais pas assez dans le rêve. Selon moi, il reste un peu trop terre à terre, je trouve qu'il reste trop conventionnel, qu'il ne va pas au bout de sa promesse. Pour un film qui parle d'un homme qui ne veut pas grandir, qui défend le fait qu'il faut savoir rester un enfant, savoir s'émerveiller et croire au pouvoir de l'imagination, je trouve qu'il est un peu trop adulte, pas assez surréaliste ! J'avais envie de plus, des fées qui volettent, des étoiles qui brillent, plus de pirates, et puis des petits détails qu'on ne voit pas forcément du premier coup d'oeil, mais qui te disent « héhé, t'es sûr que c'est la réalité cette fois ? ». Mais rien de tout ça, du moins pas assez à mon goût. C'est un film qui voudrait nous dire que l'imagination doit l'emporter sur la réalité, qu'on oublie tous les malheurs quand on s'évade au Pays de Nulle Part (ou Pays Imaginaire) ! Sauf que dans le film, de manière quantitative en tout cas, c'est la réalité qui l'emporte. Alors je suis super triste :'(

Le pire, c'est que ces passages-là sont vraiment bien fichus. Lorsque Barry danse avec son chien/ours ou lorsqu'il joue aux cowboys avec les fils Davis, les bouts d'imaginaire se mêlent parfaitement à la réalité. Tout le montage se fait dans le mouvement, et offre une fluidité et une continuité qui fait qu'on y croit. Ces scènes-là sont bien donc, et c'est bien pour ça que j'aurai aimé en avoir plus !

 

Souvent, quand je découvre une jaquette ou que je vois une bande annonce, je me dis « celui-ci ça va devenir mon film préféré ! » du coup quand c'est pas le cas, c'est frustrant vous comprenez bien ! Et là c'était ça, d'autant plus que les images qu'on trouve du film un peu partout nous promettent un univers bien plus féérique. (D'ailleurs je vais participer à ce complot puisque moi aussi je vais mettre une zoulie image du film, bien fait ! Je ne serai pas la seule trahie !)

 

 

Cette fois-ci, ça devait être la troisième ou quatrième fois que je voyais le film, j'ai dépassé ce petit regret. Je reste évidemment sur ma position première, mais même si le film n'est pas parfait, il n'en reste pas moins émouvant, j'ai même pleuré. Si, si ! Le personnage de Peter (un des frères, qui a donné son nom au personnage de Peter Pan) est particulièrement attachant, et on s'identifie rapidement à lui, on compatis vite à sa tristesse. Le jeu du jeune Freddie Highmore n'y est pas pour rien : à 10 ans (oui, au moment du film l'acteur a 10 ans, même s'il en fait 7), il se débrouille vraiment très bien et ne dépare pas le moins d
u monde aux côtés de Johnny Depp. Il pleure même à la fin, en gros plan, pas de triche, et il est vraiment crédible. Dès ses débuts dans le cinéma on voit que c'est un acteur qu'il faudra suivre ! (Je vous laisse découvrir sa filmographie actuelle, moi j'y vais de ce pas!)

Pour rester avec les acteurs, j'ai adoré Dustin Hoffman ! Déjà parce que j'adore toujours Dustin Hoffman, et puis parce qu'il apporte une petite pointe d'humour qui détend un peu l'ambiance qui, bien que légère et pas trop appuyée reste assez émouvante tout le long du film pour les âmes sensibles comme moi ! Dustin Hoffman donc, en producteur des pièces de Barry, m'a ravie par ses répliques toujours bien placées, on sent le mec un peu dépassé par les événements, qui n'est absolument pas convaincu par la pièce Peter Pan, mais qui ne peut pas faire grand chose et apporte un effet un peu décalé qui m'a vraiment plu !

 

 

 

 

En fin de compte,

ce n'est pas si mal que ça que j'aie ces deux avis un peu divergeants, ça permet d'avoir un article un peu plus complexe et intéressant que juste « non je suis déçue ! ». Ce que je pourrais en dire pour conclure donc, c'est que j'ai bien aimé, mais qu'il aurait fallut aller au bout de cette idée de mélanger rêve et réalité, ou plutôt de faire de la réalité un rêve, car là est tout le propos; et de rendre son film un peu plus foufou! Tout de même, ne serait-ce que pour me faire plaisir, le réalisateur aurais pu faire l'effort non mais oh !

 

 

 

Note pour moi-même : arrêter d'imaginer à l'avance si je vais apprécier ou non le film rien qu'en regardant l'affiche. Parce que souvent ça marche, mais pas toujours !:D Et je suis sûr que le papa noël m'aidera à tenir cet engagement.

 

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