Où es-tu maintenant ? – Mary Higgins Clark

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Policier de Mary Higgins Clark, 2008

 

 4 ème de couverture :

 

Cela fait dix ans que Mack a disparu. Dix ans qu'il téléphone à sa famille, chaque année, à l'occasion de la fête des mères. Sans rien dire de lui. Même la mort de son père dans la tragédie du 11 septembre ne l'a pas fait revenir. Poussée par le besoin de tirer un trait sur les drames qui ont frappé sa famille, sa sœur Carolyn décide de le retrouver coûte que coûte. Malgré l'avertissement glissé à leur oncle prêtre dans la corbeille de la quête à l'église " Dites à Carolyn qu'il ne faut pas qu'elle me cherche. " Menace ou supplique ? Son enquête va conduire la jeune femme au cœur d'une affaire plus trouble qu'il n'y paraît, sur les traces de plusieurs jeunes filles assassinées dans le quartier où vivait Mack à New York.

Est-il le serial killer recherché par la police ou la victime d'une horrible machination ?

Un puzzle haletant où Mary Higgins Clark brouille les pistes avec un talent diabolique pour nous entraîner dans un de ses meilleurs suspenses.

                                  

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Depuis le temps que j'entendais parler de Mary Higgins Clark, c'est en furetant dans une librairie en attendant la correspondance de mon train (la belle excuse, hein ? :D), que je suis tombée nez à nez avec Où es-tu maintenant ?.

 

Décidant qu'il était temps de lire autre chose que du Agatha Christie ou du Sir Arthur Conan Doyle coté policier, je suis repartie avec !

 

 

J'ai été agréablement surprise par Où es-tu maintenant ?, Carolyn est un personnage qui m'est vite devenu sympathique, et tout se lit rapidement. Les soupçons se portent sur les mauvaises personnes, la surprise était là lors du dénouement…

 

En bref, la sauce a bien pris.

Mais… autant que ce soit clair : jamais aucun détective n'égalera dans mon coeur Sherlock ou Hercule ! 😀

Plus sérieusement, tout était là… seulement, il me manquait ce "quelque chose" qui règne dans les romans de Christie ou de Conan Doyle, et qui fait que j'aime au plus haut point leurs livres…

J'ai aimé, mais ça ne m'a pas tenu autant en haleine. Je l'ai lu il y a quelques temps déjà, soit, mais je ne me souviens de rien d'autre que du nom de l'héroïne, des personnages, ainsi que de l'assassin, la façon dont se déroulent les évènements m'a échappée…

 

Je dois avouer être un peu déconcertée, car, au final, je n'ai pas grand chose à dire sur cette lecture. Un bon moment, mais après coup, je n'en retiens pas grand chose malheureusement.  

 

 

 

 

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Orgueil et Préjugés – Jane Austen

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Je ne connaissais Jane Austen que de nom, mais le peu que j’en avais entendu était toujours plus ou moins positif.
Il y a quelques jours, en tombant sur le « Challenge Austenien », et tout le blog qui est autour, évidemment, que j’ai eu l’envie de lire du Jane Austen. Là. Maintenant. De suite. 😀 Et peu de temps plus tard, j’étais en possession d’un exemplaire d’Orgueil et Préjugés (quelle efficacité et motivation, dommage que ça ne soit pas pareil pour le ménage).
 
Souvent, lorsque j’ai de telles espérances concernant un livre, je tente de les tempérer, par peur d’être déçue, où tout simplement de me retrouver avec quelque chose qui, sans être moins bien, est totalement différent de ce à quoi je m’attendais (c’est ce qui m’ait arrivé il y a peu avec Les hauts de Hurlevent). Mais là, j’avoue ne pas avoir trop réfléchi, et m’être directement lancée dans ma lecture.
 
C’est donc l’histoire d’Elizabeth Bennet, jeune femme d’à peine vingt ans, très vive d’esprit. Favorite de son père, pauvre homme qui s’est marié à une femme frivole et ayant pour unique but dans la vie de marier ses cinq filles, Elizabeth dénote au milieu des gens de sa famille.
Elle s’entend fort bien avec sa soeur aînée, la belle et gentille Jane, bien que lui reprochant sa facilité à porter un oeil bienveillant sur chacun. Ce qui est assez paradoxale, quand on sait qu’elle l’admire en même temps pour cela.
 
 
Cela donne aussi lieu à bien des dialogues, où la douceur et la bonté de Jane s’oppose à l’esprit critique de sa soeur.
 
Les autres soeurs m’ont parues être chacune une caricature des jeune filles de l’époque : l’auteure dresse des portraits acérés qui donnent souvent à sourire ; elle n’épargne pas ses pauvres personnages 😀
 
 
Quand Elizabeth rencontre Darcy, celui-ci exprime son vif désintérêt pour elle alors qu’elle se trouve tout proche de là, et, à partir de ce moment là, les préjugés de la première et l’orgueil du second vont les entrainer dans de multiples incompréhensions.
 
Seulement, lui a pour très bon ami M. Bingley, qui est décrit comme un homme « bien fait de sa personne et distingué, avec un visage agréable, des manières simples et franches » bien que moins beau que Darcy, et celui-ci va clairement laisser voir un penchant pour Jane. Elizabeth se verra donc obligée de revoir fréquemment Darcy (quel dommage :p). 
 
A partir de là, sentiments, ressentis et pensées vont évoluer avec une telle subtilité et perspicacité que j’en ai trouvé l’histoire d’autant plus crédible. Certaines joutes verbales entre Elizabeth et Darcy sont tout bonnement savoureuses !
 
Le rythme n’est certes pas endiablé, mais il a su me tenir en haleine, et l’auteure arrive à surprendre car, bien que sachant où cela allait arriver, je n’avais absolument aucune idée de comment elle allait s’y prendre ! Les actions se déroulent d’une manière totalement différente de ce à quoi je m’attendais.
 
Un élément m’a frappé (mais je n’ai pas trop mal, rassurez-vous…)(ok je sors), c’est le peu de descriptions qui se trouvent dans ce livre. Alors que je me serais attendu à l’inverse venant d’un livre de cette époque, l’accent est vraiment uniquement mis sur les sentiments et la psychologie des personnages.
On retrouve également beaucoup de dialogues, je dois dire que j’ai aimé cette façon de faire, cela rend le texte encore plus vivant.
 
En somme, une très belle découverte ! J’ai grande hâte de retrouver l’écriture de Jane dans une autre de ses oeuvres.
 
En attendant, je suis à la recherche d’une adaptation cinématographique qui pourrait me plaire !
 
 
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Le roman de la momie – Théophile Gautier

Roman de Théophile Gautier, 1858

 

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Présentation de l’éditeur

Dans un tombeau de la Vallée des Rois, un jeune lord anglais et un archéologue découvrent la momie d’une jeune fille à la bouleversante beauté. Près d’elle, un papyrus raconte son histoire… Ainsi nous est révélé le destin de Tahoser, fille d’un grand prêtre d’Egypte, qui s’éprend d’un Hébreu. Elle est prête à partager la vie du peuple esclave, mais Pharaon, passionnément amoureux d’elle, la fait enlever et lui offre puissance et richesse… […]
Pour reconstituer la splendeur de la civilisation du Nil à son apogée et ressusciter ses villes défuntes, Théophile Gautier a utilisé toutes les connaissances de l’égyptologie naissante. Il nous donne ainsi un des premiers romans de l’Egypte ancienne, telle que l’Europe avait pu la rêver depuis l’expédition de Bonaparte et les travaux de Champollion.
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Rien qu’en feuilletant rapidement ce livre (que j’ai dans une toute autre édition que celle-ci, une vieille collection à grosse couverture de cuir dans laquelle a été édité bon nombres de classiques), je replonge immédiatement dans l’Egypte antique, telle que Gautier la décrit. Magnifique.
 
Lu pour la première fois il y a plusieurs années, dans ma période où je me passionnais pour cette civilisation, c’est en le relisant il y a peu de temps que j’ai compris combien tant de choses m’avaient échappées.
 
Tout débute lorsque Lord Evandale entreprend un voyage en Egypte. Là-bas, il rencontre un homme qui lui assure connaître une sépulture à ce jour inviolée, chose très rare, au vu des nombreux pillages effectués à cette époque.
Méfiant, mais tout de même alléché à l’idée de mettre à jour de nouveaux restes du passés, le jeune aristocrate va le suivre.
Chose que ne soupçonnait pas son guide, c’est que, si en effet il y a là une tombe, c’est celle d’une femme qui eu un destin hors du commun. Malgré le temps écoulé depuis son décès, la beauté celle-ci est intact, et Lord Evandale en est fort troublé. Alors quand il s’aperçoit que toute la vie de Tahoser est retracée sur des papyrus se trouvant dans la chambre funéraire, nous plongeons avec lui des siècles en arrière, et nous laissons emporter dans cet autre temps… 
 
Si quelque chose m’a vraiment impressionnée, c’est la connaissance que Gautier avait de l’Egypte antique. Les détails et les subtilités qu’il y a mis, les descriptions des lieux… je m’y voyais réellement.
 
Jusqu’au deux tiers du livre, le rythme est assez lent. Tahoser est fille d’une famille aisée et passe donc son temps à prendre soin d’elle, à se reposer sous la chaleur implacable de l’Egypte. On y découvre la vie au quotidien de la jeune femme qui ne semble pas voir beaucoup plus loin que le bout de son nez, à vrai dire. Tout a toujours été si simple pour elle.
Mais voilà, son chemin va croiser celui de Poëri, un Hébreux, et de Pharaon, le « dieu vivant »…
Il est étrange de voir à quel point la Tahoser du début s’efface derrière une femme déterminée à obtenir ce qu’elle veut. A savoir l’amour du premier, et que le second la laisse en paix. Elle a un certain pouvoir, magnétisme sur les hommes, même, chose ironique, dans la mort, sur la personne de Lord Evandale !
 
J’ai trouvé la fin rapide. Trop, malheureusement. 
Après avoir suivi la vie pleine d’indolence de Tahoser, le tourbillon dans lequel on est emporté est un peu trop rapide pour que j’ai eu le temps de savourer pleinement l’histoire. J’aurais aimé une autre répartition des actions, quitte à connaître un peu moins la vie quotidienne de Tahoser.
 
Mais rien que pour la plume de Gautier, cette histoire a une place toute particulière dans mon coeur, douce et amère à la fois.
 
 
Invitation à la lecture…
 
Au delà, tant que la vue pouvait s’étendre, Oph se déployait avec ses palais, ses collèges de prêtres, ses maisons, et de faibles lignes bleues indiquaient aux derniers plans la crête de ses murailles et le sommet de ses portes.
Tahoser regardait vaguement cette perspective familière pour elle, et ses yeux distraits n’exprimaient aucune admiration; mais, en passant devant une maison presque enfouie dans une touffue de luxuriante végétatio
n, elle sortit de son apathie, sembla chercher du regard sur la terasse et à la galerie extérieure une figure connue.
Une beau jeune homme, nonchalamment appuyé à une des colonnettes du pavillon, paraissait regarder la foule ; mais ses prunelles sombres, devant lesquelles semblait danser un rêve, ne s’arrêtèrent pas sur le char qui portait Tahoser et Nofré.
 
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Article du Dimanche… avec Pierre Bottero

  

J’avais commencé à écrire un article sur la série « A comme

 

association« , collaboration entre Pierre Bottero et Erik L’Homme,

 

 

  et puis soudain, j’ai eu envie de faire quelque chose de différent, et me voici donc, en train de blablater sur M. Bottero, écrivain cher à mon coeur…    )

  

 

 

 

 

 

 

 

Pierre Bottero est né en 1964. Il habite en Provence avec sa femme et ses deux filles et, pendant longtemps, il a exercé le métier d’instituteur. Grand amateur de littérature fantastique, convaincu du pouvoir de l’Imagination et des Mots, il a toujours rêvé d’univers différents, de dragons et de magie.

 

   

 

 

« Enfant, je rêvais d’étourdissantes aventures fourmillantes de dangers mais je n’arrivais pas à trouver la porte d’entrée vers un monde parallèle ! J’ai fini par me convaincre qu’elle n’existait pas. J’ai grandi, vieilli, et je me suis contenté d’un monde classique… jusqu’au jour où j’ai commencé à écrire des romans. Un parfum d’aventure s’est alors glissé dans ma vie. De drôles de couleurs, d’étonnantes créatures, des villes étranges…

  

 

 

J’avais trouvé la porte. »

 

Pierre nous a quittés un soir de novembre 2009. Il nous laisse les clés de ses portes et de ses mondes.

 

 

 

 

Pierre Bottero est pour moi un auteur… « à part ». A chaque fois que je lis, ou même relis un de ses livres, je suis toujours tellement touchée par ses mots que j’ai parfois l’impression qu’il a écrit ce livre un peu pour moi. Un peu pour chacun d’entre nous.

Je vois ses livres comme des cadeaux. Des cadeaux portant une multitudes de messages que l’on croit cachés, alors qu’il suffit d’ouvrir grand les yeux et le coeur pour les entendre nous chuchoter à l’oreille leurs secrets. J’ai la sensation qu’il donnait beaucoup de lui dans ses livres…

Maintenant qu’il est mort, j’ai parfois une pensée comme « et s’il était encore là… qu’aurait-il écrit ? », mais je ne sais pas si c’est vraiment juste. Après tout, il a écrit tant de belles choses déjà, et je ne peux m’empêcher de sourire en l’imaginant maintenant en train de boire de la liqueur de framboise avec son ami le troll…

 

 

 

Pyair Bohtairo est né sous une tente de la cité de toile des barbares de l’Ouest alors que la treizième lune chaude était à son apogée.

Enfant, il a couru la steppe avec le clan de Hulm, obtenant sa première sagaie à douze ans et l’arc spirite à quinze.

Sans être dignes de figurer dans le grand livre des légendes, son pas était suffisamment léger et ses lancers assez précis pour que son destin semble tracé mais, contre toute attente, sa rencontre avec Branan le scribe l’a écarté de l’arbre des chasseurs. 

Avec Branan, il a appris la force des mots et le chemin que les phrases tracent jusqu’au coeur des hommes. Il a appris à écrire, écrit pour apprendre, vécu pour écrire avant de comprendre qu’écrire, moyen et non finalité, servait tout simplement à vivre.

On dit qu’il habite aujourd’hui une paisible cabane de rondins, là-bas, au bout du chemin. Une fée grignoteuse de rêves lui rend parfois visite mais ses deux amis sont le silence et un troll.

Il parle avec l’un et boit de la liqueur de framboises avec l’autre. Il écrit aussi. Quand les feuilles des rougeoyeurs dansent dans la lumière. 

 

(biographie « humoristique » que l’on peut lire dans « Les âmes croisées », et « Le Chant du Troll ») 

 

 

 

 

A chaque lecture, je vois ses écrits d’une manière différente… alors, bien sûr, « La quête d’Ewilan » me semble plus enfantine, et je me sens plus proche du « Pacte des Marchombres« , ou des « Âmes croisées », mais ce n’est pas pour autant qu’elle reste bien longtemps à prendre la poussière dans ma bibliothèque.

Les auteurs que j’aime relire ne sont pas nombreux, mais Pierre Bottero fait parti de ceux que lis et relis, ne serais-ce que quelques pages de temps à autre…

Et au bout de x relectures, les émotions sont toujours là, je finis par me demander si cet homme là n’était pas un magicien 😀 … un magicien des mots ?

 

 

 

 

A découvrir, ou à redécouvrir, pour ceux qui en ont l’envie :

 

*  La Quête d’Ewilan    (Trilogie)

 

* Les Mondes d’Ewilan de Pierre Bottero      (Trilogie)

 

* Le Pacte des Marchombres de Pierre Bottero     (Trilogie)

 

* L’autre  (Trilogie) 

 

* Les Âmes Croisées (Roman Unique qui devait compter une suite avec les enfants des personnages des précédentes trilogie. Projet qui ne put être mêné à bien suite au décès de l’auteur)

 

* A comme Association (Série en cours avec Erik L’Homme, projet modifié suite au décès de Pierre Bottero)

 

* Le chant du Troll (Roman graphique – avec Gilles Francescano)

 

Isayama (Roman graphique – avec Jean-Louis Thouard)

Et tant d’autres… (« Tour B2 mon amour », « Zouck »…) 

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