Les cornes d'ivoire – Tome 1 : Afirik – de Lorris Murail

  

Roman de Lorris Murail, Avril 2011 (513 pages)

  

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Présentation de l’éditeur

 

 

      

Dans le futur, des Maîtres noirs règnent sur les deux continents, l’Afirik en plein essor et l’ancienne Europe, aujourd’hui dévastée par les épidémies. Des bateaux conduisent en Afirik, par dizaines de milliers, des esclaves blancs, ceux qu’on nomme les Cornes d’ivoire. Du lointain passé, la jeune Mari ne sait pas grand-chose. Esclave dans une plantation de Kassamansa, elle rêve d’en apprendre davantage sur le pays mythique de ses ancêtres. Leur langue s’est perdue et, de leurs traditions et croyances, il ne subsiste que quelques rites obscurs. Même si Mari partage la vie de ses frères dans le village blanc, elle fait figure de privilégiée. Compagne de jeu et souffre-douleur de la petite Lisha, elle est admise dans la somptueuse demeure de ses Maîtres noirs. Un drame va faire basculer sa vie…

 

   

Et également la biographie de l’auteur, courte, mais efficace :

Lorris Murail est né le 9 juin 1951 au Havre. Il habite Paris. Critique, traducteur d’anglais et journaliste spécialisé en gastronomie, il écrit depuis l’âge de seize ans. Il a publié aussi bien des textes pour la jeunesse que pour les adultes. Il est l’auteur chez Pocket Jeunesse de la saga Golem qu’il a créée avec ses soeurs Marie-Aude et Elvire.
 
 
 

 

 

 

Alors, cette intrigue ? 

 

 

Commençons par l’intrigue : un sujet délicat, que j’ai trouvé traité avec brio !

Il est vrai que l’inverse aurait exactement pu se produire. Mais… au fond, traite des Blancs ou traite des Noirs, je trouve ça toujours aussi horrible. Je suis effrayée à l’idée de penser que tout cela a existé. Non, je dirais plus, je suis tout bonnement révoltée !

 

 Sinon, pour parler de l’histoire en quelques mots : étonnant, des rebondissements, j’ai crains plusieurs fois pour la vie de certains personnages, et ai rapidement été emportée en Afirik avec Mari.

Mais…certains passages m’ont malheureusement parus bien longs (pour ceux l’ayant lu, je pense à lorsqu’elle est “en mission” pour Gakere, par exemple), j’en aurais presque sauté une demi page de temps en temps, histoire que ça avance… 

Heureusement, de nouveaux évènements surviennent bien vites, faisant oublier ces quelques “passages à vides” que j’ai ressenti vers la moitié du livre.

Une très belle fin, qui m’a donné envie de lire la suite, mais donne suffisamment d’éléments pour patienter (pour une fois que la fin d’un tome faisant parti d’une série me plais vraiment… :D)

 

 

Ok… mais, et l’écriture ?

 

Une écriture qui m’a portée… Poétique parfois, tranchante à d’autres…

Je regrette juste les moments où ça s’éternise.

 

Et les personnages ?

 

Mari est un beau personnage, forte et fragile à la fois, avec “ses chaînes” dont elle cherche les limites afin de pouvoir les briser. Elle change souvent de ressenti, doute… cela l’a rend humaine à mes yeux. Je me suis sentie assez proche d’elle en fait : à espérer, à avoir peur.

Mais mon coup de coeur revient à Birayma Penda, l’ingénieur. Ce personnage m’a vraiment touchée. Malgré sa couleur de peau sensée lui permettre d’être un minimum libre, on s’aperçoit qu’au fond tout est beaucoup plus compliqué que cela…

En fait, c’est vraiment le problème de chaque personnage : La Liberté.

Que ce soit Mari, Penda, le Capitaine, Lisimba, Blancs, Noirs, tous cherchent Leur Liberté, je crois bien.

 Un petit extrait ? (issu d’un de mes passages préférés, peut-être même mon préféré tout court, dont je ne vous mets que deux-trois lignes, histoire que les futurs lecteurs découvrent d’eux-même 😉 )

 

“Il ne semblait  pas se soucier de ce qu’il y avait devant lui. L’important, pour lui, était de se défaire de cette épave flottante. C’était, songea Mari, ses chaînes à lui. Navire sans voile qui l’attachait à la terre et le privait de son envol, labeur harassant, renouvelé chaque jour, douleur de n’être pas ce qu’il aurait voulu être.”

 

En somme ?

 

Une lecture pour laquelle j’ai pris tout mon temps (ça aura été mon unique lecture du week-end), chose dont je suis heureuse. Une uchronie vraiment réussie pour moi 🙂 Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre 2012 pour visiter le Septentrion (alias notre Europe) !

 

 

 

Une interview de l’auteur que je vous invite à découvrir : http://www.confidentielles.com/r_1666_interview-de-lorris-murail—les-cornes-d-ivoire.htm 

 

 

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Essai d’une autre présentation… je ne suis pas sûre de faire ainsi à l’avenir, mais j’avais envie de tenter autre chose aujourd’hui 😀 

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Petit article du dimanche…

 

 

Natur'elle 

En ce dimanche du joli mois de mai, un petit article de rien du tout.

Je n’ai pas trop lu ces deux derniers jours, à la place, j’ai pris quelques photos avec mon trèèèèès mauvais appareil photo (et c’est un doux euphémisme :D), me suis baladée et ai profité du beau temps !

 

En cours : la lecture des “Cornes d’Ivoires”, une uchronie de Lorris Murail, et le septième tome d'”Artemis Fowl”, à savoir “Le complexe d’Atlantis”, que j’ai enfin trouvé !

J’ai voulu commencer “Tristan et iseult”, et ai laissé tomber pour ce week-end ; j’avais envie d’autre chose, tout simplement je crois bien.

 

Voilà voilà !

 

Je vous laisse avec, si vous en avez l’envie évidemment, le générique du “Château dans le ciel” d’Hayao Miyasaki,  le maître de l’animation Japonaise dont j’aime regarder les films depuis quelques années déjà (vive les retours en enfance, nah !) ! Pourquoi ce morceau précisement ? Euh… juste parce que j’étais en train de l’écouter, et… j’aime tellement les musiques de ses films ! 😀

 

 

 

 

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Imago de Nathalie Le Gendre

Roman de Nathalie Le Gendre, Avril 2011

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Présentation de l’éditeur

Depuis un mystérieux cataclysme, le peuple K’awil vit retiré du monde, au coeur d’une montagne tout en labyrinthes et en jeux de lumière, protégé des regards par une jungle luxuriante. Dans cette société composée de sept clans aux prérogatives bien définies, ce sont les femmes qui règnent en maîtres. Parce que sa soeur vient de mourir, tuée par un K’tioni, monstrueux tigre aux dents de sabre, la jeune Neï se voit investie d’une lourde mission : c’est à elle qu’il revient de prendre en charge le bébé de sa soeur, une petite fille tout juste née et, surtout, elle est désormais pressentie pour devenir la chef du clan des armuriers. Alors qu’elle s’apprête à passer son imago, le rite de passage des K’awils pour devenir adulte, Neï découvre que les T’surs, les hommes blancs, se sont introduits sur le territoire de son peuple, rompant un pacte conclu des décennies plus tôt. Un roman d’anticipation spectaculaire, dans un monde exotique et fabuleux. Une héroïne éprise de liberté face à son destin.

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Malgré le fait que la présentation en dise un tout petit peu trop à mon goût, j’ai repris celle de l’éditeur. 🙂
 
Alors voilà. Un joli roman d’une auteure Française !
Après “La Maison de la Nuit”, j’avais grand besoin de changer de genre… et “Imago” est arrivé à point nommé.
 
Un tome unique. Ca devient une rareté de nos jours. 😀
 
Une belle écriture, un peuple vraiment surprenant…(dans le bon sens du terme, évidemment)
J’ai vraiment apprécié d’ailleurs, toutes les coûtumes présentent. Ca donne une “dimension” au peuple, je me suis immergée dans leur civilisation.
Bon… évidemment, certaines sont vraiment surprenantes, je pense bien sûr au rituel pour que les morts rejoignent le “Monde Antérieur”. Mais, au fond, ça ne m’a pas choquée. Après tout, si ces gens venaient chez nous, certaines choses qui nous paraissent tout à fait normale, seraient pour eux inadmissibles, je crois.
Les “messagers” (je pense au papillons par exemple) que les morts envoies aux vivants m’ont vraiment touchée… j’ai trouvé ça… beau, tout simplement. 🙂
 
Je l’ai lu dans la soirée… et l’ai refermé quelques heures plus tard avec la sensation d’avoir partagé avec Neï, l’héroïne, un morceau de vie.
 
Je dois avouer ne pas m’être vraiment “accrochée” aux personnages. Attention ! J’ai vraiment apprécié leurs caractères, leurs manières, tout ça… mais j’ai un peu vécu ça comme lorsque je croise une personne dans le train, que l’on échangent bien, mais que nous nous séparons en sachant très bien que nous ne nous reverons pas. Je garde toujours le souvenir de ces personnes là, mais sans vraiment avoir créé “de lien“.
Mais loin de me gêner, j’apprécie vraiment.
Je ne suis pas sûre d’être compréhensible 😀
 
Le W’amu est vraiment étonnant, c’est officiel : j’aime cet animal là ! Je voudrais bien, moi aussi, en croiser un dans une grotte des environs… 😀
 
Et l’épilogue est tombé juste comme il fallait pour moi… une très jolie fin. 🙂
 
Ah oui ! Une dernière chose ! Et pas des moindres…
Je suis dans ma phase où les Héros/Héroïnes disposant de pouvoirs exceeeeeeptioooonnels, ayant une destinée tout aussi exceptiooooonnelle, comme jamais personne n’en a eu auparavant, eh bien… ça commence à me lasser…
 Et là, Neï a beau avoir une vie hors du commun, le personnage est tel que… tout coule de source, j’aime la manière dont elle prend les choses.
Peut-être cela vient-il des coûtumes, de la manière de penser de son peuple ?
 
Enfin, en bref, un joli livre, qui, bien que laissant pas mal dans le flou le monde dans lequel vit Neï, m’a fait passé un beau moment de lecture…
 
Je pense également lire d’autre romans de Nathalie Le Gendre, que j’ai découvert avec “Imago”.

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"La Maison de la Nuit" de P.C. et Kristin Cast

 Bit-lit de P.C. et Kristin Cast, depuis 2010 en VF

 

 

 

La-maison-de-la-nuit-T1.jpgTome 1, “Rebelle”, 2010

 

Présentation de l’éditeur

Dans un monde qui pourrait être le nôtre vit Zoey Redbird, une adolescente presque comme les autres. Un soir après les cours, un jeune homme inquiétant s’approche d’elle. Soudain, il la désigne du doigt et lui dit : ” Zoey, ta mort sera ta renaissance, ton destin t’attend a la Maison de la Nuit “. A ces mots, une marque mystérieuse apparaît sur son front. Zoey est terrifiée mais – elle le sait – elle doit intégrer le pensionnat où sont formés les futurs vampires, pour y réussir sa Transformation ou… mourir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tome 2, “Trahie”, 2010

 

Présentation de l’éditeur

Zoey a trouvé sa place dans la Maison de la Nuit. Désormais, pour exercer son autorité, elle peut compter sur le soutien sans faille de ses amis et de son petit copain Erik. Mais un jour surviennent des événements tragiques : des adolescents humains sont assassinés. Tout laisse à penser qu’il s’agit de l’oeuvre de vampires rebelles… Zoey a besoin de tous ses pouvoirs pour trouver les coupables car la mort frappe, impitoyable… Surtout, aura-t-elle le courage d’affronter la terrible trahison, à laquelle était loin de s’attendre ?
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La maison de la nuit T3 Tome 3, “Choisie”, 2010

 

Présentation de l’éditeur

La vie sentimentale de Zoey est un véritable casse-tête : elle n’a plus un mais trois petits amis ! Et ses ennuis ne s’arrêtent pas là. Pendant que des assassins, humains, sèment la mort dans la Maison de la Nuit, Lucie, sa meilleure amie, rate sa transformation en vampire. Elle ressuscite sous la forme d’une morte vivante et erre désormais dans les rues à la recherche de sang frais… Zoey doit impérativement trouver un moyen de la sauver. Mais elle ne sait comment s’y prendre. Et demander conseil à ses amis les plus proches risquerait de les mettre en danger. Son seul appui ? Aphrodite, son ennemie jurée…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Tome 4, “Rebelle”, 2011

 

Présentation de l’éditeur

Stark, un novice champion de tir à l’arc, débarque à la Maison de la Nuit. Zoey se sent tout de suite
attirée par lui. Mais Stark meurt bientôt dans ses bras, juste après l’avoir embrassée. Commence alors une terrible mission pour Zoey : empêcher à tout prix que Neferet s’empare du corps, au cas où il ressusciterait comme Lucie… Pendant ce temps, Aphrodite a une vision : la mystérieuse reine Tsi
Sgili prépare le retour sur Terre de Kalona, ange déchu monstrueux, et de ses enfant
s, les Corbeaux

Moqueurs. Ces derniers s’attaquent violemment à Zoey, qui parvient à les repousser grâce au pouvoir du vent. Ils s’en prennent alors à sa grand-mère qui se retrouve à l’hôpital, entre la vie et la mort. C’est ce moment que choisit Neferet pour faire son apparition, aux côtés de Stark…
 
 
 
 
 
_______________________
 
 
Alors là… je sens l’avis catastrophique, totalement incompréhensible et fouilli qui s’annonce ! 😀
Parce que (et au risque de me répéter) je ne suis pas une grrrrrande amatrice de bit-lit, et donc, ultra sélective !
Je connais des personnes qui adorent ça, et je trouve que c’est super, mais j’ai beau faire, il est rare qu’une série bit-lit me plaise Vraiment, car j’ai souvent l’impression de relire la même chose malheureusement…
 
J’ai emprunté cette série à la bibliothèque, car à force, je finis par en faire le tour, de cette pauvre petite bibliothèque ! 😀 
Et puis… je suis tenace, toujours à la recherche de LA série qui me fera changer d’avis.
 
Malheureusement… ce ne sera pas “La Maison de la Nuit”.
Pour moi, il y a trop trop trop de clichés dedans. Attention ! Je sais bien que dans chaque histoire il y en a, mais là… la fille malheureuse dans sa famille, qui devient la novice la plus talentueuse qui n’ait jamais existée, dont le garçon le plus beau de l’école tombe fou amoureux d’elle, qui se fait de suuuuuuupers amis “à la vie à la mort”… c’est trop pour la petite lectrice que je suis.
 
Par contre l’intrigue vraiment est pas mal, et c’est ce qui a fait que j’ai quand même lu 4 tome ! Oui oui… 4 !
Coté intrigue, ça s’améliore oui, ça monte en puissance, devient plus noir…
Mais même l’écriture ne rattrape pas à mes yeux le reste. 
 
Une chose qui me plais pas mal, c’est le fait de s’appuyer sur des légendes. Ca apporte quelque chose d’un peu “crédible”, si j’ose dire. Quelque chose qui pose des bases.
 
Les personnages sont pas mal, bon, peut-être pas assez fouillés à mon goûts, mais ils sont crédibles comme ados de nos jours. 
J’aime assez Aphrodite, ouais, la soi-disant méchante qui pimente un peu le tout :D, quand même ! Ainsi que la Grand-mère Redbird.
 

Une réflexion de Zoey m’a choquée dans le dernier tome. Elle a une pensée à l’encontre d’un des autre personnages signifiant grosso-modo “de toute façon, vu que je suis amenée à devenir Grand Prêtresse, tu seras bien obligée de m’obéir un jour”. Je caricature, évidemment. Mais ça m’a vraiment dérangée.
J’aimerais un peu plus d’humilité, ça ne mange pas de pain, et ça fait toujours du bien, du moins je le pense…
Je la préférais dans le premier tome en somme.
 
Autrechose, c’est le truc très présent du “d’un côté le bien, de l’autre le mal”. Ca revient très souvent “les forces du mal”, “les forces du bien”… un peu moins de manichéisme, plus de nuances, sil vous plais ?
 
Pour être un peu plus positive : j’aime beaucoup les couvertures ! 😀
 
Bref… je ne sais vraiment pas si je continuerai… surtout que 12 tomes, (au bas mot ! car l’auteure à officiellement signée pour 12, mais des spin-off sont prévus), et je ne suis pas sûre d’être vaillante à ce point !
 
Je n’entends que du bien de cette série, et je me sens un peu seule à être très nuancée, partagée, dans mes propos.
Mais bon, ne vous méprenez pas !… Lors de ma lecture je me suis prise au jeu, et me suis bien amusée ! même si j’ai vraiment tiqué à plusieurs reprise… C’est une fois fini que j’ai commencé à lister mentalement tout ce qui me dérangeait et… j’ai dû m’obliger à m’arrêter, sinon ça devenait infernal ! 😀
 
Pour les amateurs ! Et je leur souhaite évidemment de bons moments en compagnie de Zoey et sa bande ! 🙂

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