Alexandrin, ou l’art de faire des vers à pied – Kokor & Rabaté

« Je me présente, Alexandrin de Vanneville, poète des campagnes et des villes. Par le vent et par la pluie, je survis en proposant ma poésie. Sachez cependant, madame, monsieur, que je ne prends pas les chèques et ne fais pas la carte bleue. »

J’aurai bien rédigé cette chronique exclusivement en vers et en rimes pour faire plaisir à ce bon Alexandrin, mais je n’ai, hélas, pas son talent ! Il n’empêche que, même si je vous en faire part de manière plus classique qu’un poème, cet ouvrage a su m’enthousiasmer, m’émouvoir, me faire rire … oui tout ça dans le même livre, et je ne cherche même pas à ménager un suspens, je vous le dis comme ça, de but en blanc, dès les premières lignes de l’article !

Alexandrin est un poète vagabond. Et ce n’est pas parce qu’il dort dans un carton qu’il est misérable, absolument pas ! Alexandrin, il a la graaaaande claaaasse ! (Oui, le fait qu’il parle en vers doit y faire beaucoup). Au cours d’une de ses tournées de porte en porte, de poème en poème, il rencontre Kevin, un jeune garçon en fugue, qui devient son « jeune auxiliaire, car c’est nécessaire ».

Suivant Alexandrin et Kevin on s’attarde sur les petits plaisirs simples de la vie : manger une sucette, faire des rencontres, danser sous la pluie, partir au gré des chemins … Alexandrin et Kevin n’ont rien, à peine trois piécettes pour acheter à manger, photocopier les poèmes à vendre, faire une lessive … et pourtant cela semble leur convenir. Ok, dit comme ça, c’est niais. Mais Alexandrin, ou l’art de faire des vers à pied est un vrai morceau de tendresse qui donne la joie de vivre.

Alexandrin livre aussi une histoire sur la transmission, car que fait d’autre que ce vieil homme qu’insuffler une philosophie de vie à ce jeune Kevin ? Je me suis interrogée au début de la lecture sur le choix du prénom Kevin, je trouvais que cela jurait un peu avec Alexandrin, avec l’ambiance agréablement désuète de l’ouvrage. Et en fait, et au vu de la fin, je crois que c’est tout le principe : cette alliance entre « l’ancien » Alexandrin, et le « moderne » Kevin, le pont et les apprentissages qui se font entre les deux. Tout au long du livre, Alexandrin « laisse une trace », y compris lorsqu’il n’est plus dans la case de BD : un bout de son manteau dépasse encore, flottant derrière lui. Y compris lorsqu’il n’a plus de papier pour écrire et que les arbres qu’il a gravés se retrouvent débités en cagette. La poésie reste et se transmet.

J’aurai envie de dire encore beaucoup d’autres choses sur ce très beau livre, mais je ne voudrai pas retirer le plaisir de la découverte à ceux qui souhaiteraient le lire.

En tout cas, comme je l’ai dit en introduction, le livre m’a fait passer par presque toutes les émotions : il m’a fait rire et sourire parfois (surtout le jeu de mot sur Tolstoi …, il ne faut pas m’en promettre des jeux de mots, et celui-ci m’a particulièrement plu :D), et la fin m’a vraiment émue … A tel point que j’ai dû prendre quelques jours pour la méditer avant d’écrire l’article. Quand je dis « méditer », je ne veux pas dire qu’on n’est dans quelque chose de compliqué ou de moralisateur. Au contraire, tout dans cette BD est beau, doux et subtil. Et je ne peux pas m’empêcher de penser que je suis passée à côté de petites subtilités que j’aurai du coup plaisir à redécouvrir lors d’une relecture.

 

En bref, c’est le titre décalé et ses jeux de mots qui m’avaient attirée, et je n’ai pas été déçue par ma lecture ! Le petit coup de cœur de la rentrée ! 😉

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Ma cousine Rachel – Daphné du Maurier, et l’adaptation de Roger Michell

Binôme : l'avis de Morgana sur le livre, en turquoise, et l'avis de La Luciole sur le film, en orange
Le livre :
Ma Cousine Rachel, Daphné du Maurier, 1951

J’ai longtemps repoussé l’écriture de cette chronique. Pourtant, à peine ma lecture terminée, j’ai voulu me précipiter sur mon ordinateur et publier mon article dans la foulée.

Mais par où commencer ? Et que dire ? Alors, j’ai voulu aller lire tous les articles parlant de Ma cousine Rachel, voir ce que des gens avisés avaient dit sur le sujet. C’était certain, moi, je n’arriverais jamais à en parler correctement.
Parce que, voyez-vous, entre ce livre et moi, ça a juste été le coup de coeur. Ce coup de coeur qui me donne envie de dire à chaque personne que je croise « Hé ! J’ai rencontré un des livres de ma vie ! Au fait, je vous ai dit que j’avais rencontré un des livres de ma vie ? Oui ? Non mais vous ne comprenez pas, j’ai… » (à continuer sur le même thème jusqu’à ce que mon pauvre interlocuteur m’assomme).
J’ai de la chance, cette année, c’est déjà le deuxième « livre de ma vie » que je découvre. L’année dernière, je ne suis pas certaine d’un avoir lu un seul. De jolis coups de coeur, j’en ai eu, mais ce n’est pas pareil. J’hésite encore sur le statut qu’aura La Passe-Miroir, par exemple. Les livres de ma vie, ce sont ceux que je me vois relire tout au long de mon existence, alors que je suis une lectrice qui ne relis que très rarement.

Enfin, je digresse, je tourne autour du pot, j’essaye de noyer le poisson… mais cela ne change rien à l’affaire : je ne sais pas par où commencer pour vous parler véritablement de Ma cousine Rachel. Peut-être commencer par vous dire que Daphné Du Maurier avait déjà écrit l’un des autres « livres de ma vie ». J’ai nommé le très connu Rebecca. Ce livre m’obsède depuis que j’ai 10-11 ans maintenant, et je n’avais jamais osé me lancer dans un autre de ses ouvrages, de peur d’avoir affaire au « syndrome Barjavel » : Barjavel, c’est l’auteur de La Nuit des Temps, livre qui m’a bouleversée-tourneboulée-fait-chavirer-brisé-le-coeur-et-passionnée. J’ai donc été persuadée que Barjavel allait devenir l’un de mes auteurs fétiches. Logique, la fille (ou ayant une légère tendance à s’emporter, j’hésite encore). Par malheur, de tous les livres de cet auteur que j’ai lus par la suite, aucun – je dis bien, aucun – n’a jamais su me plaire le moins du monde. Ce n’est pas seulement que je trouvais ses autres œuvres moins bonnes : elles ne réussissaient carrément pas à éveiller le moindre intérêt chez moi. J’ai donc décidé de tirer une leçon de cette (triste) aventure de lectrice, et je me suis moins emballée par la suite quand j’ai adoré un livre d’un auteur.

Ma méfiance a sans doute été poussée un peu trop à l’extrême, car cela m’a tenue longtemps éloignée des autres romans de Daphné Du Maurier. C’est seulement cet été, en traînant chez Emmaüs, que je suis tombée sur un autre de ses livres : vous l’aurez deviné, il s’agissait de Ma cousine Rachel. Pour 20 centimes, je me suis laissée tenter, d’autant plus que j’adore (j’adôôôre – avec étoiles dans les yeux itou itou) les couvertures des vieilles éditions du Livre de Poche.

Plongeons dans l’histoire : au coeur de celle-ci, 3 personnages. Le jeune héros, Philippe, son oncle, Ambroise, ainsi que la fameuse Rachel. Philippe ayant perdu ses parents fort jeune, c’est Ambroise qui s’est retrouvé à l’élever. Ce dernier est un vieux garçon qui a consacré sa vie à s’occuper de son domaine. A sa mort, c’est donc Philippe qui devra en hériter. Leur vie s’écoule tranquillement, jusqu’à ce qu’Ambroise parte passer l’hiver en Italie pour raison de santé. Là-bas, il rencontre Rachel. Au fur et à mesure des lettres qu’il envoie à Philippe, ce dernier voit évoluer du tout au tout les sentiments de son oncle. Lui qui n’avait jamais souhaité se marier finit par annoncer cette nouvelle tout simplement incroyable : il aime Rachel, plus, il l’a même épousée.
Avec Philippe, on découvre alors l’affection qu’Ambroise a développé pour Rachel. Ce n’est qu’au travers de ses lettres que l’on devine la fameuse Rachel. Avec Philippe, je me suis sentie soupçonneuse, voire même jalouse, je me suis questionnée sur l’apparence de Rachel : cette dernière a déjà été mariée et est veuve depuis plusieurs années, quelle âge peut-elle donc avoir ? Est-elle vieille et moche ? Oui, elle doit être vieille et moche. Le récit étant à la première personne, on est plongé dans les sentiments quelque peu tourmentés de Philippe.

D’autant plus que, dès les premières pages, on le sait : Ambroise ne reviendra jamais d’Italie et y mourra. C’est donc avec appréhension que j’ai attendu la descente qui attendait le pauvre oncle. Qu’allait-il lui arriver ? La réalité, c’est qu’on ne le sait pas vraiment, ce qui lui arrive, et c’est justement le plus intéressant. Ses lettres commencent à changer, le ton se fait inquiet, il finit par le dire : Rachel est « son tourment ». Sauf que, dans la famille, certains hommes sont déjà décédés de problèmes au cerveau, qui leur créaient des sortes de délires paranoïaques sur la fin. Personne ne veut porter crédit aux accusations de Philippe : non, Rachel n’y est pour rien, au contraire, elle a tout fait pour Ambroise, comment aurait-elle pu lui faire du mal ?

C’est là tout l’intérêt du roman, cette incertitude au sujet de Rachel.

Qui est-elle ? Qu’est-elle ?

Tourmenteuse malgré elle ou volontairement ? Rien de tout cela, peut-être : Ambroise et Philippe pourraient bien avoir été seuls responsables de leurs malheurs. Daphné du Maurier a en tout cas su créer une figure fascinante. Dans Rebecca, le personnage éponyme est mort, c’est son ombre qui flotte sur toute l’intrigue. Cette fois-ci, la figure féminine est bien vivante, mais n’en est pas moins énigmatique – ce que je trouve d’autant plus impressionnant. Ici, c’est plutôt l’ombre d’Ambroise qui flotte sur le livre : que lui est-il réellement arrivé ? On sent fortement sa présence. Même mort, il continue de se faire sentir, notamment au travers des nombreux questionnements de Philippe, ou des objets/lettres que ce dernier retrouve. Philippe devient-il pas presque Ambroise, au final ?

En effet, si Rachel est absente de toute la première partie du livre, elle finit bel et bien par apparaître. A partir de ce moment-là, toutes mes questions tournaient autour de cette simple question : maintenant que Philippe se retrouvait à son tour face à Rachel, allait-il connaître le même destin que son oncle ? Son évolution avait un goût d’inéluctable, je savais qu’il allait être pris à son propre piège, je sentais que tout cela allait très mal finir… mais impossible de lâcher le livre.

Daphné du Maurier m’avait comme attrapée et son récit ne m’a pas relâchée jusqu’à la dernière page.

Au début, personne ne se méfie de Rachel mis à part Philippe. Puis la tendance s’inverse. Qui a raison, qui a tort ? Je n’ai pas suivi Philippe dans la deuxième partie du récit, où il succombe totalement à la fascination qu’exerce Rachel. Que d’agacement j’ai ressenti ! J’ai détesté Rachel, méprisé Philippe qui se transforme en adolescent en pleine crise…

Puis est arrivée la fin.

Là encore, Daphné du Maurier se joue clairement de son lecteur : une fois de plus, tous mes sentiments se sont retrouvés sens dessus-dessous. J’ai refermé le livre en ne parvenant à ne détester aucun personnage, triste pour Rachel, triste pour Philippe, triste pour Ambroise ; y a-t-il vraiment un monstre dans cette histoire ? Je n’en ai aucune idée ! Philippe aurait-il dû se fier à sa première impression, qui lui suggérait que Rachel était un être quasi-diabolique ? Ou est-ce lui-même qui s’est comporté de telle manière qu’il les a menés – lui et elle – à agir de telle manière ?

Cet article est déjà tellement blindé de phrases interrogatives que je vais m’obliger à m’arrêter là, sinon je pourrais encore vous infliger 2-3 paragraphes uniquement constitués de questions 😀 Parce que c’est ça, la magie de ce livre : il ne fait que soulever des dizaines de questionnements. Tout reste énigmatique et fascinant jusqu’à la fin. Même le dernier paragraphe, que je trouve tout simplement génial, me laisse tout de même avec deux possibles interprétations – mais peut-être est-ce juste moi qui n’ai rien compris, et que c’est l’évidence même ! Mais laissez-moi penser que c’est juste Du Maurier qui se la joue énigmatique jusqu’à la fin (et non que je suis débile), ok ? 😀

J’arrive à la fin de cet article, et j’ai bien évidemment l’impression d’avoir échoué à vous expliquer pourquoi Ma cousine Rachel a été une incroyable lecture. Ce n’est pas le fait d’avoir répété 450 fois « fascinant » et « énigmatique » qui va suffire, je le sais bien, et c’est tout ce que j’ai l’impression d’avoir été capable de faire. Pour finir, je dirai que, pour moi, Daphné du Maurier sait tellement bien écrire : d’un point de vue stylistique, je suis juste amoureuse de l’équilibre qu’elle atteint, entre richesse et fluidité, mais aussi au niveau du rythme insufflé à ses histoires. C’en est tellement machiavélique qu’elle me donne envie de relire son bouquin depuis le début à peine la dernière phrase lue. Dans Rebecca comme dans Ma cousine Rachel, j’ai cette sensation que la fin donne encore une nouvelle dimension au début, et qu’il me faut relire celui-ci immédiatement pour comprendre.
Ajouté à cela cette ambiance qui sent bon l’hommage aux grands romans victoriens et gothiques, que me faut-il ajouter pour vous expliquer à quel point ces romans sont juste faits pour me plaire ? 😀

Et vous ne savez pas la meilleure ?
Maintenant, j’ai encore plus peur de lire un autre de ses romans : ce n’est clairement PAS possible qu’elle ait écrit un 3ème roman qui sache autant me toucher que ces deux-là… Si ?

C’est une pure coïncidence que je me sois retrouvée à lire ce livre la semaine où sortait la toute nouvelle adaptation ciné. Quand j’ai vu combien ce livre a su me plaire, il m’est apparu évident que j’allais devoir attendre un moment avant de regarder le film (ainsi que celui sorti dans les années 50, d’ailleurs), si je voulais leur laisser une chance de me plaire. Le temps de se détacher un peu du bouquin, en somme. 😉 Du coup… j’ai harcelé la Luciole pour qu’elle accepte de faire un petit binôme. 😀 Et vous savez quoi ? Elle accepté, alors je vous laisse avec son avis sur le film !

L’adaptation :
My Cousin Rachel, Roger Michell, 2017

Quand Morgana dit « harceler », vous devez comprendre « menacer ». Oui, oui, elle m’a menacée : si on ne faisait pas de binôme très vite, et de préférence sur Ma cousine Rachel, elle prendrait mon chat en otage et me priverai de chocolat. Dure, dure sanction ! A ce moment-là, j’ai compris qu’elle ne plaisantait plus, et que voulez-vous, j’ai cédé !

Au départ, je n’étais pas très emballée, le titre ne me plaisait pas, le résumé n’en parlons pas … je voyais déjà poindre le drame de mœurs un peu niaiseux et puis … j’ai vu l’affiche et ce double visage de Rachel, la bande annonce et ses plans travaillés, et je me suis dit qu’il y avait peut-être de la qualitay dans ce film ! 😀

Nous devions le voir avec Morgana lorsqu’elle est venue chez moi, pile au moment de la sortie du film. Les séances ne nous convenaient pas et nous n’avons finalement pas trouvé le temps, mais ce n’est pas plus mal : je crois que c’est le genre de film que j’ai besoin de recevoir seule. J’ai besoin pouvoir mettre pause si je veux réfléchir sur un passage, ne SURTOUT pas qu’on me dérange au moment où je suis complétement plongée dans l’histoire : bref, pouvoir le voir à mon rythme, à deux heures du matin quand tout le monde dort :p

Je n’ai pour ma part pas (encore) lu le livre, mais quand je vois ce que Morgana en dis, j’ai l’impression que cette adaptation n’est pas mauvaise du tout : j’ai ressenti les mêmes interrogations qu’elle aux mêmes moments de l’histoire, j’ai retrouvé l’ambiance qu’elle évoque, la même ombre d’Ambroise, la même incertitude sur Rachel.
Les acteurs jouent juste, et Philippe est mignon, ce qui ne gâche rien 😉 (c’est Sam Claflin, de plus en plus habitué aux adaptations littéraires depuis Hunger Games !)

Tout le début du film, on est amené à ressentir les doutes de Philippe sur cette Rachel qu’il ne connait pas. D’autant plus que les lettres de son oncle Ambroise  l’orientent et nous orientent beaucoup là-dessus :
Est-elle une sorcière qui organise la mort de ses maris ?
Est-elle une croqueuse de diamant ?
Une manipulatrice ?
Oui, assurément ! On ne peut qu’en être sûr. Et on continue à en être sûr quand Philippe la rencontre, tombe sous son charme, lui cède tout, et que lui, n’a plus aucun doute à son sujet …
Si il y a un personnage dont on ignore ce qu’il pense, c’est bien Rachel, on devine les opinions des autres mais elle … ? Je ne vais pas m’étaler là-dessus, ce ne serait que répéter ce qu’à dit Morgana, mais vraiment sur tous ces points-là, le film est terriblement réussi.

On ne fait que douter tout du long, sans que ça en devienne gênant, frustrant ou énervant. Ça aurait pu, qu’on se dise « ça suffit maintenant, je veux être fixé ! », mais c’est au contraire ce qui fait toute la magie du film.

Autre chose qui m’a paru également « terriblement réussi », ce sont les plans, la manière de filmer. J’ai trouvé l’image très belle, très délicate, teintée de clairs-obscurs. Parfois un peu « fuyante », comme Rachel.
« Une image « fuyante », mais oui bien sûr … ! »
Je veux dire par là que la composition des cadres n’est pas des plus classique. Souvent, Philippe est très au bord de l’image, « bord-cadre » comme on dit dans le jargon :D, et tourné vers l’extérieur du cadre. Chose qu’on a tendance à éviter car il est communément considéré que ça déséquilibre l’image.

Autre exemple, à de nombreuses reprises, l’action se passe en arrière plan, et pourtant le point est fait devant, parfois : on devine l’action, floue, mais on est inviter à regarder par exemple, les fleurs au premier plan, mais des très jolies fleurs attention 😀 Le cadre reste très esthétique, je ne suis pas en train de décrire une astuce des Feux de l’amour.

Par ces deux exemples, je veux dire que le film s’affranchit des règles classiques dont on a l’habitude pour créer une esthétique qui m’a beaucoup séduite.
En plus, j’ajouterai que l’herbe et les pelouses anglaises sont vraiment bien mises en valeur, avec ce vert très prononcé, et ça n’a pu que réveiller la passion des pelouses écossaises dont on avait été prises avec Morgana lors de notre voyage 😀

Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un film dont l’image m’avait touchée autant que le scénario, et je dois dire que ça fait du bien de retrouver cette sensation ! D’avoir l’impression que tout, chaque millimètre, chaque seconde, est pensé : une autre façon, j’ai l’impression, d’adapter et de rendre hommage à l’écriture de Daphné du Maurier dont le style et le rythme m’ont l’air tout autant travaillés et réfléchis dans ce que dit Morgana ! 🙂

Je comprends qu’elle n’ait pas envie de voir le film après son coup de cœur pour le livre, mais je crois qu’après quelques temps pour s’en détacher un peu, elle pourrait apprécier l’adaptation, qu’en dites-vous ceux qui connaissent le livre et le film ?
Et puis, v
ous savez quoi, ne le lui dites pas, c’est un secret entre nous, mais ça m’a donné envie de sortir mon exemplaire de Rebecca de ma bibliothèque, et d’en envisager le binôme prochainement ! 😉 L’occasion pour Morgana de parler d’un de ses plus gros coup de cœur de toute sa vie, et pour moi de parler du grand Hitchcock sur le blog !

(J’aime bien donner un avis sur le film sans avoir lu le livre, je trouve que ça permet de juger le film en lui-même, sans se préoccuper de si c’est une bonne adaptation ou non, mais j’admets que c’est du coup parfois un peu inabouti, du coup, pour ceux que ça intéresse : un très bel article d’une personne qui a vu le film APRES avoir le lu livre ;))

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« C’est le 1er, je balance tout ! » – Eté 2017

J’avoue, l’envie de commencer ce c’est le 1er par un « Hola que tal ? » est extrêmement forte encore une fois. Allez savoir pourquoi, ce rendez-vous me donne envie de dépoussiérer les dernières expressions en espagnol dont je me souviens…
Mais ce serait me répéter, car c’est déjà quelque chose que j’ai fait lors de la dernière intro à ce RDV que j’ai écrite. Cela dit, comme c’était il y a des mois, j’ai bon espoir que vous l’ayez oublié 😀 Avec la Luciole, nous avons tellement été occupées ces derniers mois que nous n’avons pas toujours été en mesure de sortir tous les articles que l’on avait envie de vous proposer. Du coup, ce bilan sera celui… des 3 derniers mois. TROIS MOIS sans C’est le 1er, comment l’avez-vous vécu ? Vous vous en fichiez parce que vous étiez en vacances ou trop occupés à travailler alors qu’il faisait environ 45° ? Je comprends 😀

Sans plus attendre, voici un C’est le 1er, que lisez-vous ? spécial été 2017 !
Concrètement, ce RDV, c’est quoi ?

On va laisser Lupiot, la créatrice du RDV, vous expliquer ça :

«  « C’est le 1er, je balance tout ! »

Il rime avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », et peut se voir comme un complément ou un petit frère dérangé, comme il vous plaira. Je vous invite à l’adopter, il ne mord pas.

Le principe ? Quatre trucs à balancer !

  • Le Top & Flop de ce que vous avez lu le mois-dernier.
  • Au moins 1 chronique d’ailleurs lue le mois dernier.
  • Au moins 1 lien que vous avez adoré le mois dernier (hors chronique littéraire).
  • Et enfin : ce que vous avez fait de mieux le mois dernier. »

 

Nos lectures préférées :

Morgana : dans la mesure du possible, je voulais en donner une par mois, mais je ne m’étais pas rendu compte de l’effort de mémoire et les recherches que ça allait me demander… (hé ho, je suis en vacances, vous savez combien c’est crevant, les vacances ? 0:) ) – eh ben … tu les as données finalement tes lectures par mois, de quoi te plains-tu ? :p – hé, tu me laisses exprimer mes doutes de blogueuse, steuplait ? :p (oui, on se chamaille en public sans pression, c’est le risque, quand vous lisez un blog écrit à 4 mains, que voulez-vous :D)

Juin : La Passe-Miroir T3 ! Le grand retour de cette série dont tant de lecteurs devaient autant attendre que moi cette suite. Pour ma part, c’est un grand OUI ! Christelle Dabos nous a offert un tome qui tranchait radicalement avec les premiers, et j’ai adoré l’Arche de Babel.

Juillet : Ma cousine Rachel de Daphné du Maurier. Coup de coeur intersidéral pour ce deuxième roman de cette auteure que je découvre. Rebecca est déjà l’un de mes livres cultes. Bravo, Daphné, maintenant je vais devoir 2 fois plus admirer ton travail d’écrivain, comme si ce n’était pas déjà assez rien qu’avec Rebecca ! Je vous en reparle tout bientôt sur le blog 😉


Gros kiffe également avec L’héritage des Rois-Passeurs de Manon Fargetton. De la fantasy qui a su m’enthousiasmer !

Août : Aeternia (T1&2) de Gabriel Katz est sans doute ma meilleure lecture du mois. Cette duologie si populaire a également su faire sa petite impression sur la lectrice fort impressionable que je suis :p Là aussi, une chronique devrait arriver tout bientôt !

La Luciole : Bien, bien, bien, à mon tour de me creuser la tête !

Juin : A cause de la vie, de Joann Sfar et Véronique Ovaldé. Je vous en avais parlé ici, alors je ne me répète pas 😉

Juillet : Une soeur, de Bastien Vivès. (BD) J’en avais lu beaucoup de bien partout, Polina du même auteur me faisait déjà de l’œil sans que je ne l’aies encore jamais lu, alors hors de question de laisser passer celui-ci et son portrait sensible d’amours adolescents.

Blanc sur blanc, ça fait très blanc !

Août : Pour ce mois d’août, les lectures qui pourraient prétendre au titre de « top de l’été », sont encore en cours, alors je citerai les deux avec une petite réserve, et attendrai de les terminer pour en avoir le cœur net. (Mais c’est bien parti quand même ;)).
Les deux rivales sont donc ..

Alexandrin, ou l’art de faire des vers à pieds, de Kokor et Rabaté. (BD) J’ai envie de vous dire, rien que le titre envoie du pâté. Et le reste … n’est pas en reste ! Jeux de mots, rimes … J’ai un peu honte d’avoir mis en pause une BD de 100 pages (oui vraiment … d’habitude je lis ça d’une traite promis), mais qu’est ce que je m’amuse avec cette lecture ! 😀

Deuxième candidat en lice, encore que, c’est tellement différent que je ne sais pas si ils seront départageables : Journal d’un marchand de rêve, d’Anthelme Hauchecorne, dont on a beaucoup entendu parler sur la blogo à sa sortie et que j’ai acheté aux Imaginales cette année en compagnie de Chloé et Perseline. Je ne peux pas dire que c’est un coup de cœur absolu, mais l’univers me séduit vraiment, un peu de steampunk, un petit côté Dune de Herbert, avec ce sable, qui me fait penser à l’Epice, un autre petit côté Freud, entre les rêves et les « Ça » qui accompagnent les rêveurs … et bowdayl ! j’ai hâte de lire la fin, mais je manque de temps ! x)

Les lectures qu’on a le moins aimées :

Morgana : J’aime jamais cette catégorie, je me sens toujours affreuse en y citant des titres 😀
Juin : Le dernier ours de Charlotte Bousquet. Un gros « bof », pour ma part :/

Juillet : Everything everything de Nicola Yoon : ce roman YA m’a laissée assez froide en comparaison de l’enthousiasme général,  même s’il reste très agréable à lire.

Août : Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates : là aussi, je ne suis pas aussi enthousiaste que les nombreux avis que j’avais lus.

Le vieil homme et la mer : première découverte d’Hemingway, et si j’ai apprécié ma lecture, j’en ressors beaucoup moins impressionnée que ce que j’espérais. Pardon, Ernest 😀

Luciole : Mmh … de la même manière que j’ai TOUJOURS du mal à trouver mes coups de coeur, mes lectures-déceptions ne coulent pas de source. En plus je déteste devoir classer un livre en déception : mon côté optimiste me pousse à toujours trouver du positif (généralement …) ! (et je viens de voir en relisant l’article que c’est exactement ce que Morgana avait dit :D)
Citons quand même les lectures « un peu moins bien » de mon été … ce qui ne veut pas dire qu’elles sont nulles …

Juillet : Yeu Yeu Saigon, de Eco, c’est un roman graphique que j’ai reçu avec une box mensuelle de BD d’éditeurs indépendants. Le concept me plaisait beaucoup, j’en ai pris une pour tester, et ce livre avait de quoi me plaire : un récit autobiographique présentant un pays à l’autre bout du monde… si vous nous suivez, vous savez que j’en raffole … Mais là,… sans plus … le livre n’est pas mauvais, loin de là mais je n’ai pas été emballée. Peut-être parce que je venais de lire Banana Girl, dans le même esprit et qu’il m’avait beaucoup plu et bien fait rire ?

Et puis voilà … je cherchais désespérément des déceptions pour juin et pour août, mais en fin de compte, c’est bon signe de ne pas en trouver non ? 😉

Sur la blogo, on a aimé :

Morgana : Plein de choses !

– L’article de Julia « Comment lire plus ?« , qui au-delà d’astuces pour lire plus, propose surtout de se demander d’abord 1) Pourquoi on lit ? 2) Pourquoi vouloir lire plus ? Et ça, ce sont de très bonnes questions, il me semble :p
Décrypte-toi qui devient un super beau site ! Le blog de Chloé était déjà l’un de mes préférés (et je ne dis pas ça car c’est mon amie, Chloé, je dis ça car ses articles sont toujours au top, promis), mais maintenant, je ne l’en aime que plus !
– L’article de Plouf « 25 ans – 25 things about me » : ne serait-ce que parce qu’elle y avoue rêver d’un jardin avec un saule pleureur en référence à Mary Poppins, cet article est d’office génial 😀
Quentin qui m’a fourni le titre de ma prochaine lecture steampunk avec sa chronique du Worldshaker.
Naomi m’a donné envie de sortir de ma bibliothèque mon pauvre exemplaire poussiéreux d’Aurélien, le célèbre roman d’Aragon qui ne m’avait jamais énormément fait d’œil jusque-là, alors que je l’ai hérité de mon père depuis des années.
– C’était les 10 ans du blog de Mila, et elle avait concocté une semaine anniversaire de folie à cette occasion : 54 articles, une dizaine de jeu, elle avait fait les choses en grand. Donc, de base, sa semaine anniversaire fait partie des choses que j’ai aimées cet été sur la blogo, mais je vous ai aussi sélectionné sa chronique livre que j’ai préférée : celle-ci est consacrée à Parade de Yoshida Shuichi. Si je vous parle un jour de ce livre sur ce blog, ce sera grâce à elle, du coup 😉


… et je vais m’arrêter là avant de vous perdre en chemin. Mais, en gros, il s’est passé plein de trucs que j’ai adoré sur la blogo cet été, alors que ce n’est clairement pas la période la plus active bloguesquement, normalement :p

La Luciole : Bon alors là, heureusement que Morgana sauve les meubles ! Je sais pourtant que j’ai vu des choses qui m’ont plu, mais je devrais tenir un listing en prévision du bilan pour ne pas les oublier à chaque fois ! x)
Bon je vais fouiller un peu dans mon historique voir si je retrouve des choses, je reviens o:)

Bah oui, bah si, quand même, voyons !

  • Allez, pour ce premier lien, ça se passe chez le Brocoli de Merlin 😉 Valentine Pumkins a concocté un petit article avec 3 albums jeunesse, de quoi réveiller mon amour des zoulies zimages enfantines, et surtout de réveiller mon envie de lire La Maison en petits cubes. Je suis tombée « jadis » sur le court-métrage à l’origine de cet album, et il m’avait profondément émue ! Je m’étais promis de me procurer l’album un de ces jours, et de vous faire un binômamoiseule, et comme Valentine dit qu’album et court-métrage se complètent plutôt bien, ça ne fait que confirmer QU’IL FAUT que je le lise ! :p
  • On ne peut pas dire que c’est un article qui m’ait fait très plaisir sur tous les points… mais j’avais envie de partager ce petit hommage qu’Acr0 fait a ses boules de poils bibliophiles, autrement dit, ses chats. Becauz quand même, lire avec un chat sur les genoux, c’est top ! (Vivement l’hiver que le mien ne fuit plus les câlins ! ingrat va ! moi qui te nourris et te traite contre les puces !)

"Fous-moi la paix et pousse-toi de devant le ventilo, humaine !"
  • Une fois de plus, je vais citer un article « Lire autrement » d‘Owlygirl. Mais vraiment, vraiment, je découvre de belles choses à chaque fois (comme Phallaina, dont je vous avait parlé ici, et qui avait été un beau coup de coeur). Cette fois-ci, Owlygirl propose deux ouvrages et deux concepts pour ce « Lire autrement ». J’ai une préférence pour le premier, et ce principe de devoir mettre un calque bleu pour lire le rouge, et vice-versa … Vous ne comprenez rien, c’est normal, Owlygirl l’explique mieux que moi ! 😀 En tout cas, l’originalité est encore au rendez-vous !
Le meilleur de notre été :

Morgana : En juin, réussir à valider ma licence de philo après avoir été malade une grosse partie de l’année universitaire et avoir galéré à mort pour aller jusqu’au bout. / Puis aller à Florence avec l’une de mes meilleures amies et tenir ainsi une promesse que l’on s’était faite quand on s’est rencontrées l’année de nos 15 ans.

Passer un gros week-end à Londres avec La Luciole et nos petites sœurs, avec pour but ultime d’aller aux studios HP, en bonnes fans totalement assumées que nous sommes !

Dormir 10-11h par nuit durant presque tout le mois de juillet (ah bon ? J’étais fatiguée ?) et jouer à Syberia 1&2 avec ma petite soeur (merci Chloé pour le conseil :p) / Rendre visite à la Luciole en août, nous faire percer les oreilles ensemble, en mode « oui on a 13  ans et on est trooooop amies« , et parler toute la nuit (touuuuute la nuit. Je suis directement partie prendre mon train à 8h du matin sans avoir fermé l’œil. Ah, j’étais au moins aussi « Fresh » que la meuf dont parlait Kool & the gang, pas de doute :D) / arriver fin août et me rendre compte que… je suis en année sabbatique, et que j’ai sans doute pris la meilleure décision possible, parce que j’ai vraiment besoin de m’occuper de moi. La meuf en moi qui aime tellement les études meurt de jalousie à l’idée de toutes ces bibliographies que s’apprêtent à recevoir les étudiants (masochiste, vous avez dit ? Mais ce sont des LIVRES à lire, qu’elles donnent, ces bibliographies :'( ), mais ça ne sert à rien de commencer un Master si c’est pour s’effondrer au bout de deux mois, il me semble 😀 Donc voilà : so much possibilies pour cette année, les gars O_o Et plus de temps pour m’occuper de Deedr, normalement ! (sauf si je décide soudain de partir faire un service civique au Vietnam, ou fabriquer des tisanes au fin fond du Pérou – je connais quelqu’un qui l’a fait, c’est très bien, les tisanes péruviennes, il paraît :D).

Luciole : J’ai eu trois semaines de vacances, je me suis dis que j’allais pouvoir souffler un peu et couper du boulot, que nenni ! je ne les ai absolument pas vues passer, et me revoici partie au travail aussi fatiguée qu’avant l’été ! Courage les vacances de Noël approchent 😀 Bon mais à part ça, de belles choses cet été.

  • Je vais répéter Morgana en disant que nous nous sommes rendues à Londres avec nos petites soeurs, à la recherche d’Harry Potter, un vrai moment magique, que vous pouvez retrouver ici en article, photos et vidéos si vous ne l’avez pas vu passer à sa publication 🙂
  • J’ai profité des vacances pour aller par-ci par-là voir de la famille. Bon, ça a beau être la rubrique racontage de life,  la taille de la salopette de mon dernier ptit cousin, vous n’en avez pas grand chose à faire. Mais j’avais quand même envie de vous parler de l’origine de ma passion pour Alice au pays des merveilles (« OK ça part dans tous les sens, elle nous raconte quoi encore celle-là ? »). J’ai un oncle qui était peintre et grand fanatique d’Alice, entre beaucoup d’autres choses, il a peint bon nombre de scènes d’Alice au Pays des Merveilles et ses tableaux trônent dans les maisons de tous les membres de ma famille. Il est aujourd’hui décédé depuis plusieurs années, mais je crois que son univers m’a beaucoup nourrie et beaucoup inspirée. Tout ceci pour dire qu’il a laissé derrière lui beaucoup de tableaux et que je m’étais toujours dit qu’une fois que j’aurai mon chez-moi j’en récupérerai un. Et voilà, c’est chose faite, en visite chez mes cousins j’ai choisi un tableau, et mon Alice prisonnière de la Reine de Cœur règne désormais sur mon appartement <3.

le mien : à gauche, et parce qu'on est pas soeurs pour rien, pour ma petite soeur ce sera l'illustration de la scène "Peignons les roses en rouges" ! ;)

Bon voilà, je vous ai assez raconté ma vie, je passerai sur le fait que je suis allée à une soirée déguisée sur le thème d’Astérix et que c’était fou, avec reconstitution du village gaulois, et tout et tout. Bon voilà, j’ai passé o:)

En bonus : ils ont rejoint nos bibliothèques…

Luciole :
Voici ma petite pêche de ces trois mois d’été :
Le Quidditch à travers les âges, qui manquait à ma collection. En VO, ramené d’Angleterre par mon copain, il devait penser que l’étage entier de la bibliothèque consacré aux livres Harry Potter n’était pas suffisant… ! (pas encore lu)
Une soeur, de Bastien Vivès, sur les bons conseils de Lupiot, notamment.
Une histoire d’homme, de Zep, sur les bons conseils de Chloé et parce que j’avais adoré Un bruit étrange et beau (pas encore lu)
– et le petit dernier, fraîchement arrivé : Alexandrin, ou l’art de faire des vers à pieds, édité chez Futuropolis, et dont je vous parle très prochainement !

Morgana : pour ma part, ma mémoire me fait défaut sur ce coup-là – 3 mois de réceptions que je ne note nulle part, vous m’en demandez trop :D. Je peux vous en citer quelques uns mais ce n’est pas exhaustif, un ou deux m’échappent et je n’arrive pas à les retrouver :
La Passe-Miroir T3
Mémoire d’ange de Michèle Beck
Ma cousine Rachel de Daphné du Maurier
The hours de Michael Cunningham (pas encore lu)
Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates
La dame du manoir de Wildfell de Anne Brontë (pas encore lu)
L’écume des jours de Boris Vian (pas encore lu)
Dune T1 de Frank Herbert (pas encore lu)
Le vieil homme et la mer d’Hemingway
(Ces 7 derniers étant le résultat d’une innocente visite chez Emmaüs :D)

Au mois prochain  ! 😉 Que ceux qui ont encore des vacances profitent à fond !

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Mémoire d’Ange – Michèle Beck

C’est le moment où je dois vous faire un aveu. Voilà, alors que les anges ont connu une grosse popularité il y a quelques années, je n’ai lu qu’un seul roman qui en parlait (Le sang des anges de Nalini Singh). C’est une série, et pourtant, je n’ai jamais dépassé le tome 1, pour la simple raison que j’ai détesté. Bref, les anges et moi, ce n’est clairement pas une grande histoire d’amour. Mémoire d’Ange aura-t-il su faire changer cela ? Générique (enfin, résumé, quoi).

Potentielle : humaine pouvant être transformée en chasseuse par un démon
ou en gardienne par un ange.
Rien ne préparait Lily, 17 ans, à se retrouver au milieu d’une guerre millénaire entre anges et démons. Alors qu’elle vient de perdre sa mère, Matthew, un ange, lui révèle qu’elle est une potentielle. Lily et Matthew sont happés dans une fuite haletante face aux ennemis qui les pourchassent. Si elle se révèle étrangement puissante, Matthew a aussi sa part de mystère, amnésique, il ignore la raison de la disparition de ses ailes. Est-il devenu un ange déchu ? Les épreuves vont les rapprocher et réveiller des sentiments anciens, un amour qui a survécu à travers les âges et n’est pas du goût de certains.

________

Répondons rapidement à la question posée dans l’introduction : dans l’ensemble, Mémoire d’Ange a été une lecture sympa !

Parlons d’abord de l’héroïne, Lily. J’ai eu régulièrement du mal à me souvenir qu’elle venait de perdre sa mère. C’est rappelé à plusieurs reprises, mais Lily se laisse tellement embarquer dans l’univers des anges et des démons que j’avais du mal à me souvenir qu’elle était aussi une jeune fille en deuil. Sa mère n’est d’ailleurs pas le seul proche qu’elle perd au cours du livre, et là encore, même sensation : Lily est tellement occupée à devenir une héroïne badass, véritable pro de la gâchette et en gestion de situations pleines d’adrénaline, que j’en oubliais le reste. Cela n’a pas empêché Lily de m’être assez sympathique dans l’ensemble, même si j’ai parfois eu du mal à croire aux tragédies qu’elle traversait. En somme, Lily assure un peu trop et s’adapte un petit peu trop facilement aux événements. C’est terrible comme reproche, je sais : « mademoiselle, vous avez une faculté d’adaptation un petit peu trop élevée. C’est mal. » 😀
Qu’en est-il de l’autre personnage principal, Matthew ? Ce dernier est très classique comme personnage masculin de littérature young adult fantastique : il est beau gosse, mystérieux, renfermé et, surtout, entretenir une relation amoureuse avec lui est impossible… sauf si vous êtes l’héroïne du roman dans lequel il se trouve. Lily est chanceuse : l’héroïne, c’est elle, et nous allons donc assister à la naissance de leurs sentiments. Ok, ceux-ci arrivent bien vite, mais je me suis volontiers laissée prendre au jeu. Au milieu de l’action et du mouvement qui caractérise pas mal l’intrigue, les moments Lily/Matthew proposent parfois une bulle de douceur un peu triste que j’ai appréciée.

Quant à la mythologie proposée, comme je n’ai pas beaucoup lu d’ouvrages de ce genre, je ne risque pas d’avoir un sentiment de redondance, mais j’ai malgré tout l’impression que l’idée de Michèle Beck reste originale. Le concept de potentielle permet de fait d’introduire une certaine urgence à l’intrigue : du fait qu’elle est au contact des anges, on se doute que Lily est plutôt destinée à devenir une gardienne, sauf que tout « potentiel » est également intéressant pour les démons, qui ne vont pas se laisser voler un possible futur chasseur comme ça. De plus, l’auteure ne tombe pas dans le piège où elle fait des anges les gentils et des démons les méchants. Pas de manichéisme pur et dur (ouf).
Matthew apporte également sa petite part de suspense : quand Lily le rencontre, il vient de se faire couper les ailes par on-ne-sait-qui… (depuis le début, je vous vends Matthew l’ange-bôô-gosse-mystérieux, mais en vérité, c’est un ange sans ailes que l’on rencontre au début du livre 0:) ). Le mystère qui plane autour de son agression est sans doute l’axe qui m’a le plus parlé.
Par contre, petit questionnement en rapport avec la cohérence de l’univers. Peut-être est-ce une erreur de compréhension/mémoire de ma part, mais j’ai eu un sérieux bug avec la place des zombies : l’un des personnages affirme à Lily que les zombies n’existent pas. Quelques chapitres plus loin, qui débarque ? Des sorte de zombies. Ce n’est que bien plus tard que les personnages reconnaissent qu’ils croyaient que les zombies avaient disparu (mais que ce n’est de toute évidence pas le cas), me semble-t-il… En somme, j’ai trouvé leur place dans la mythologie du roman assez floue !

Si j’ai eu quelques difficultés avec l’écriture au début, cela s’améliore grandement par la suite. Dans les premiers chapitres, j’ai eu un peu de mal avec la présence de nombreuses références censées faire « jeunes » et « actuelles ». Je trouvais parfois qu’elles sonnaient un peu faux, et je ne suis pas certaine qu’elles vieillissent extrêmement bien.
Régulièrement, certaines phrases me paraissaient un peu bancales, ou me donnaient l’impression que je les connaissais déjà. Cela dit, tout ça m’a paru s’arranger au fur et à mesure que j’avançais dans ma lecture. L’ensemble se faisait de plus en plus fluide et addictif.

Addictif…? Vous ai-je déjà signalé a quel point j’ai eu du mal à lâcher ce bouquin ?

En effet, même si j’ai reproché pas mal de choses à ce tome 1, celui-ci s’est révélé être presque aussi addictif qu’une tablette de chocolat praliné (et vous savez à quel point je ne plaisante pas avec le chocolat). J’ai commencé ma lecture doucement, quelques pages par-ci par-là, puis arrivée à un certain point, je lui ai tout simplement consacré ma soirée et l’ai lu d’une traite.
Pour finir, je pense qu’il est de mon devoir de vous prévenir : la fin de ce T1 rend la lecture du T2 quasi-obligatoire 😀 Michèle Beck nous offre un petit retournement de situation qui, sans être tout à fait imprévisible, n’en reste pas moins parfaitement efficace.

Une fois passé mes difficultés avec le début, Mémoire d’Ange s’est presque lu d’une traite. C’est sans doute ça, le plus atout de ce roman selon moi : son rythme élevé permet d’en faire un agréable petit page-turner.

Je suis curieuse concernant la suite !

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