Petit article du dimanche – Lectures scolaires, lectures personnelles

Non, l’article du dimanche n’a pas mourru (Shrek, je t’aime) disparu de la surface de ce blog. Je n’avais simplement pas de véritable idée de sujet.

Et il se trouve que, l’autre jour, en lisant un livre pour les cours, quelque chose m’a frappé (oui, c’était une très vilaine chose, très violente).

Pourquoi les livres lus dans le cadre scolaire ont-ils une saveur différente de ceux que je lis pour moi ?

Honnêtement, je ne l’avais pas tellement remarqué, et ce depuis que j’ai commencé à avoir une liste de livre à lire pour l’école. Si vous cherchiez la seule folle qui était super contente à l’idée de découvrir même les titres qui paraissaient les plus “barbares” aux autres, les avaient finis avant tous les autres et les relisait une autre fois, histoire d’être sûre qu’elle avait tout compris, et bien, cette folle, c’était moi.

Seulement, ces derniers jours, je me suis retrouvée au pied du mur, à devoir lire un livre en quatrième vitesse pour pouvoir commencer à l’étudier le lendemain. Et bien… je n’ai pas du tout, mais alors, pas du tout aimé ça. Le livre, qui aurait pu me plaire en tout point, m’a juste paru long à lire. Je l’ai beaucoup aimé, en plus. Mais j’aurais voulu qu’il se lise plus vite, j’aurais voulu que l’écriture soit plus dynamique, bref, j’aurais voulu ne pas avoir à le lire.

Pour la première fois, je crois que j’ai compris mes petits camarades qui soupiraient à s’en fendre l’âme et piétinaient dans leur lecture.

Pour la première fois, j’ai ressenti ce sentiment d’obligation.

Pour la première fois, j’ai eu envie d’envoyer le livre se faire peindre en bleu. Ou un truc dans le genre.(je suis vraiment en panne d’expressions à la con, oui, alors j’en suis à mixer entre elles celles que je connais)


De plus, un livre que l’on est obligé d’analyser sous toutes ses coutures, bien que cela révèle beaucoup de choses absolument passionnantes que je n’aurais jamais remarquée autrement, et bien ce livre perd de… comment dire ? il perd de son “innocence”, en fait. C’est bon, c’est terriblement bon de “comprendre” un livre, mais, si j’y gagne quelque chose, j’ai aussi la sensation de perdre quelque chose.

Pour parler de ces livres, je ne dirai plus “à sa lecture, j’ai ressenti”, mais “à sa lecture, j’ai compris”, en gros. Et cela me trouble profondément en ce moment, en fait. J’apprécie le fait de chercher ce qu’il y a sous le vernis, mais cela m’attriste à la fois. C’est idiot, mais c’est ainsi. Je suppose que c’est une période à passer, et cela m’amène à des réflexions intéressantes, notamment sur ce que j’apprécie véritablement dans la lecture, mais ce n’est pas forcément très agréable sur le coup, honnêtement.

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4 Comments on “Petit article du dimanche – Lectures scolaires, lectures personnelles

  1. C’est particulier, de “disséquer” un livre, comme tu le dis ! Je comprends tout à fait le fait que tu n’aimes pas cela et, en même temps, quelque chose là-dedans me plaît beaucoup… Je suis très
    perplexe concernant ce sujet en ce moment 😀

  2. Ah je retrouve vraiment ce sentiment que j’ai eu, disséquer un livre n’est finalement (pour moi) pas une partie de plaisir.

  3. Non, je ne pense pas que cela vienne du livre. Il s’agit de Micromégas ainsi que Zadig (les deux nouvelles étaient regroupées dans le même livre) de Voltaire. J’ai vraiment aimé lorsque je l’ai
    relu pour moi quelques jours plus tard, au final ! Mais lorsque je l’ai lu pour l’étudier, je t’assure que Micromégas a eu droit à beaucoup de… froideur de ma part tant je n’avais pas envie de
    le lire à ce moment-là 😀 Il est vrai que les lectures scolaires “classiques” ont une réputation rébarbatives, mais je dois t’avouer que jusque là je ne l’avais pas ressenti… C’est ça qui m’a
    vraiment fait bizarre ! Allié à cela le fait, qu’après avoir décortiqué le texte, j’avais du mal à lui trouver encore l’aspect “magique” du conte… j’ai été vraiment troublée, d’où ce blablatage
    😀

    Merci beaucoup, pleins de belles lectures à toi aussi Stella !

  4. Peut-être que cela dépend aussi du livre ? C’était quoi ? Parce qu’honnêtement, les livres que l’on m’a donné à étudié en français, que ce soit au collège ou au lycée, ils étaient le plus souvent
    rébarbatifs^^ Bref, en tout cas, bonne prochaine lecture !

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