Pierrot-la-gravité – Kotaro Isaka

Pierrot-la-gravité - Kotaro Isaka

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J’ai fini de lire ce livre hier (à la date où j’écris cet article, non celle à laquelle il sera publié), et depuis j’ai envie d’écrire à son sujet. J’ai acheté ce livre sans avoir lu aucun avis préalable. Je l’ai simplement croisé dans un rayon de la librairie où j’allais chercher des livres pour mes cours. Les livres en question n’étaient pas arrivés, et je suis en fait repartie avec Pierrot-La-Gravité dans mon sac :

La couverture m’a parlée, la quatrième de couverture m’a parlée, puis j’ai lu les premières lignes, et là je me suis dit que j’allais forcément l’acheter.

 

« Haru et Izumi sont deux frères très liés depuis l’enfance.
Haru est issu d’un viol subi par sa mère, mais les parents n’ont jamais caché cette réalité aux enfants et la famille est restée soudée autour de ce drame. Izumi travaille pour une société de tests génétiques, tandis que Haru passe ses journées à nettoyer les tags de la ville. Quand d’étranges incendies se mettent à éclater ici et là, annoncés par de mystérieux graffitis, les deux frères décident de mener l’enquête.
Les signes mis bout à bout forment un rébus dont ils s’efforcent de percer le sens. Au-delà d’une énigme policière aux péripéties étonnantes, c’est la personnalité attachante des deux frères qui captive, ainsi que le charme des dialogues entre humour et émotion, émaillés d’interrogations sur le bien, le mal, et les questions éthiques posées par les progrès de la science. On reconnaît dans ce roman la « marque de fabrique » d’Isaka Kôtarô : création d’un univers original, à la croisée du roman policier, du fantastique et du manga, et mise en place d’un puzzle auquel on peut être assuré que pas une pièce ne manquera lors du dénouement, toujours surprenant. »

 

Effectivement, la relation entre les deux frères fonde tout le livre. Il y a aussi leur père, atteint d’un cancer, qui est important, mais l’essentiel reste le lien entre Haru et Izumi.

Izumi est le narrateur. Il est banal, Izumi. Un peu « faible ». On ne sait guère à quoi il peut bien ressembler physiquement, alors qu’il passe son temps à décrire Haru, Haru et sa beauté apparemment magnétique. Izumi m’a paru finalement assez transparent. Il a une opinion sur les questions abordées, mais il a souvent du mal à l’exposer. Haru, au contraire, a une personnalité très forte, qui couve une certaine violence en permanence. Il a des avis très extrêmes sur les thèmes abordés. Des avis très atypiques aussi, basés sur des références assez incongrues souvent mais qu’il justifie assez astucieusement. Même si j’étais rarement d’accord avec Haru, j’ai souvent aimé la vision très originale qu’il amène sur certaines des sujets traités.

Ce qui est frappant, c’est le nombre de références faites, que ce soient des livres, des films, des personnalités, et de toutes les nationalités (beaucoup de français, soit dit en passant). Des citations de livres sont faites par les personnages à des moments stratégiques.

Autre élément important, ce sont les explications, – parfois longues et pas si évidentes que ça quand on ne s’y connait pas (comme moi), – sur la génétique. Izumi travaille là-dedans et cela tient une place importante dans l’avancée de l’intrigue, mais il y a eu un passage particulièrement long où j’ai tout de même eu l’impression que cela n’avait d’autre utilité que de nous… instruire ?, et non de servir simplement l’intrigue.

J’ai eu des difficultés avec le style au début. Certaines tournures de phrases sonnaient mal à mon oreille (ou à mon œil :D), certaines blagues ne passaient pas très bien… Curieusement, cela s’est vraiment amélioré par la suite. Je ne saurais dire si cela vient du texte original ou de la traduction (et je ne pourrai jamais vous le dire car je ne lis pas un seul mot de japonais).

L’intrigue avance de manière plutôt régulière et, si je l’ai trouvée finalement assez prévisible, j’ai aimé le soin avec lequel tous les éléments s’imbriquent parfaitement à la fin. Vraiment, la résolution m’a semblée être d’une fluidité que j’ai rarement ressentie, et j’ai aimé la délicatesse avec laquelle l’auteur a introduit tous ces éléments.

 

Je ne peux pas dire que ce fut une lecture parfaite, ou qui a suscité un vrai coup de coeur chez moi. Mais j’ai aimé cette lecture plutôt étrange, qui nous emmène à la rencontre de ces deux frères unis par un lien très particulier. J’avais hâte de rouvrir le livre et de retrouver son ambiance.

"Le printemps est tombé du premier étage"
Quand je dis ça, la plupart du temps, les gens grimacent. Persuadés que j'essaie d'inventer des métaphores originales pour me rendre intéressant, ils critiquent ma façon pompeuse de m'exprimer. Ou alors ils me regardent d'un air apitoyé et m'expliquent : "Tu sais, les saisons, ça ne tombe pas du ciel."
"Printemps", en fait, c'est le prénom de mon frère cadet : c'est Haru, mon frère, qui est tombé du premier étage, et non pas haru, la saison où les pétales de cerisier flottent au fil des rivières.

 

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