Spécial Bac #4 : Les enfants du siècle – Diane Kurys

Spécial Bac #4 : Les enfants du siècle - Diane Kurys

Pour en savoir plus que la vie de Musset, j'ai eu l'idée de voir s'il existait un film évoquant son histoire, voire idéalement son histoire AVEC George Sand, étant donné que c'est elle qui lui a offert le manuscrit lui ayant inspiré Lorenzaccio. Cette idée m'a paru tout simplement lumineuse. D'autant plus lorsque j'ai découvert l'existence des Enfants du siècle.

 

Puis, avec La Luciole nous avons regardé la bande-annonce.

Déjà, ça sentait mauvais.

Mais nous étions pleines d'espoir (ou un peu masochistes sur les bords).

Alors nous avons commencé le film.

Cette affiche est tout sauf représentative du film ... Morgana trouve que c'est plutôt "L'arnaque du siècle" pendant que la Luciole s'interroge sur l'intérêt de remplir plus de la moitié de l'affiche du dos de Magimel ...

Cette affiche est tout sauf représentative du film … Morgana trouve que c'est plutôt "L'arnaque du siècle" pendant que la Luciole s'interroge sur l'intérêt de remplir plus de la moitié de l'affiche du dos de Magimel …

Je laisserai à La Luciole (plus bas, en orange) le soin de vous en parler plus en détails, pour ma part je vais me limiter à parler de ce que cela m'aura apporté vis à vis de ma connaissance de la vie de l'auteur de Lorenzaccio et de la création de cette dernière œuvre.

 

C'est assez simple : rien.

 

 

Au début, j'étais ravie car j'avais l'impression de réviser mes cours : j'arrivais à prévoir pas mal de petits événements, (et je me sentais extrêmement cultivée et intelligente) et c'était assez appréciable car le film en lui-même n'était ni particulièrement palpitant, ni d'une esthétique percutante. Puis, je me suis retournée vers la Luciole, et j'ai vu son expression : sourcils froncés et air perplexe. D'un seul coup, j'ai réalisé que si l'on ne connaissait pas un petit peu l'histoire de Musset et Sand, pleins de ces petits détails faisaient tout simplement « plaqués » ou du moins réservés à ceux qui s'étaient plus ou moins penchés sur la question.

 

En somme, si vous n'avez rien appris et si vous comptez sur ce film pour vous expliquer la relation entre les deux auteurs en l'espace de deux heures, je suis désolée, mais il va falloir ouvrir les yeux et regarder la vérité en face les amis : courrez jusqu'à vos annales de littérature, et lisez aussi vite que possible les fiches portant sur cela. Le film est bien pour vous rassurer sur ce que vous connaissez et m'a bien aidée à me remémorer de petits détails que j'avais oubliés (par exemple : le fait que Sand est d'abord tombée malade à Venise, puis qu'ensuite cela a été le tour de Musset ; j'étais incapable de me souvenir de l'ordre exact de ces événements), mais il embrouille énormément également. En effet, impossible d'avoir une bonne notion du temps. Je dirais presque qu'on a l'impression que leur liaison a duré très longtemps au sortir du film, alors que ce n'est absolument pas le cas. Tout dépend de si vous lisez les dates indiquées ou si comme moi vous regardez La Luciole en train de faire des yeux ébahis (la plupart du temps car elle trouvait ça extraordinairement nul, ou car Benoît Magimel a des fesses tout à fait intéressantes selon elle). Et justement, laissons-lui la parole …

Pour un biopic, il est évidemment nécessaire que les évènements narrés soient plus ou moins réalistes et vérifiables, Morgana vient d'en faire un petit point tout bonnement parfait !

Pour ma part, je ne connais rien à la vie de Musset ou de
Sand
, et je n'ai même jamais lu une quelconque œuvre de l'un ou de l'autre (oui je suis inculte au possible :'( ), du coup je vais surtout m'atteler à la dure et périlleuse tâche de donner mon avis sur ce … "film"…

Honnêtement, j'en veux à mort à Morgana de m'avoir entraînée dans ce visionnage… la seule vengeance et consolation que je puisse trouver après un tel ennui c'est de savoir que Morgana, avec qui je regardais le film, s'est autant ennuyée que moi Mouahahaha (ya pas de raison après tout…) Je vais donc résumer très rapidement ce que nous en avons pensé, car j'ai déjà accordé plus de 2h de mon temps à ce film (oui il est très long), je ne vois pas l'intérêt de lui en accorder beaucoup plus…

 

Par où commencer…

C'est plat… aucune émotion ne passe, que ce soit entre les acteurs, ni vers le spectateur. On ne ressent aucune alchimie entre les personnages, qui est pourtant censée être le cœur de l'intrigue, si bien que lorsque le baiser entre Musset et Sand arrive, c'est comme un cheveu sur la soupe. Le film ne fait pas monter la tension avant ce baiser, rien ne prépare le spectateur, on ne l'attend donc pas en trépignant, et du coup la scène en elle-même tombe à l'eau. Les scènes d'amour entre les deux personnages ne sont pas mieux réussies. Il ne s'en dégage tellement aucune émotion que nous étions presque gênées de les regarder : nous étions extérieures à l'histoire, aucun moyen de s'identifier aux personnages, ces scènes d'amour plutôt ostentatoires nous donnent donc plutôt l'impression d'être des voyeuses, et ne nous ont pas le moins du monde émouvues (« émues » en fait, mais j'étais fatiguée).

Deuxième chose qui fait qu'on reste très extérieur à tout ce qu'il se passe, c'est qu'on ne comprend rien bordel ! On ne cerne pas les motivations des personnages, ni les liens de cause à effet tout le long du film.

 

Petit exemple précis :

scène 1. le médecin censé fournir de l'opium à Musset l'a oublié, Musset n'a donc pas son opium ; scène 2. Musset, une bouteille à la main, escalade un échafaudage dans une église en criant (il est bourré n'est-ce pas?) scène 3. Musset au lit, malade à cause de l'opium (que le médecin avait oublié)

Limpide n'est-ce pas ?

 

Heureusement que le médecin dit ce qu'il a car ce n'était pas très clair. C'est bien le problème du film : on comprend tout ce qu'il se passe car les personnages le disent, mais on ne voit rien. Autant faire un livre audio dans ce cas. On aurait pu fermer les yeux, on aurait tout compris, tout pareil. Nous avons d'ailleurs fait ça : on faisait un peu autre chose au bout d'un moment, puis on a trouvé qu'ils parlaient quand même très vite, et qu'on ne comprenait pas tout ce qu'ils disaient.

Puis on s'est rappelé qu'on avait mis le film en avance rapide. C'était donc ça…

 

Allez… en bref… l'impression que cela me donne c'est que la réalisatrice a voulu exposer les faits, et surtout retirer le moins possible des épisodes de cette romance entre Musset et Sand, au détriment de l'émotion. On assiste à une succession de faits sans réelle transition, et qui au final dessert au contraire tout le propos du film, la liaison romantique de ces deux auteurs en devient une relation fade, triste et presque malsaine. Un film sans réel intérêt donc, dans lequel vous n'apprendrez pas grand chose, comme l'a souligné Morgana, et avec lequel vous ne passerez pas non plus forcément un bon moment. Bref : utilisez plutôt ces deux heures pour terminer vos révisions. Niark.

Spécial Bac #4 : Les enfants du siècle - Diane Kurys

Tous les articles de l'édition:

#0: Sommaire

#1: Les mains libres – Man Ray & Paul Eluard

#2: L'Etoile de Mer – Man Ray

#3: Lorenzaccio – Alfred de Musset

 

Encore un article sur Lorenzaccio, puis on passe à autre chose 😀

#5: Lorenzaccio porté à la scène

#6: Les Mémoires de De Gaulle (faux article)

#7: Tous les matins du monde – Pascal Quignard & Alain Corneau

#8: Samuel Beckett

#9: O'Brother – Joel & Ethan Coen

 

 

 

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