Spéciale Fête de la Musique: Novecento – A. Baricco & La Légende du Pianiste sur l'Océan – G. Tornatore

Spéciale Fête de la Musique: Novecento - A. Baricco & La Légende du Pianiste sur l'Océan -  G. Tornatore

Le 21 juin, c’est le premier jour de l’été, le jour de la fête de la musique. Le 21 juin annonce les vacances, de folles soirées à danser, des journées à cramer à la plage ou en Ecosse (selon les goûts), à lire, à manger des glaces au chocolat …

 

Bref, il fallait marquer le coup 

Alors en ce 21 juin 2015, voici notre fête de la musique à nous !

 

Un binôme spécialement concocté pour cette édition, où il est question de jazz, de piano, de bâteau … : de la musique et l’océan pour le premier jour de l’été, perfect !

N‘hésitez pas à lire notre article avec la musique du film ou avec la playlist qu’on a faite just for you :p Tous les morceaux qu’on aime ou sur lesquels on s’est bien marré 😀 (en bas de l’article)

 

Bon début d’été !

 

Spéciale Fête de la Musique: Novecento - A. Baricco & La Légende du Pianiste sur l'Océan -  G. Tornatore

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Un soir, j’ai trouvé dans ma boite mail environ 12 mails de La Luciole (ok, 3, en réalité)(j’aime la faire passer pour une psychopathe :D) que je résumerais par : « Je saaaaaais, on va faire une édition spéciale fête de la musique ! » ; « j’ai cherché, on a ça ou ça comme bouquin et film possibles » ; « ou ça !! ». Dans le lot, il y avait Novecento. C’était celui qui l’enthousiasmait le plus, et il s’est trouvé que c’était la même chose de mon côté.

 

Novecento a apparement été écrit par l’auteur pour qu’il soit joué sur scène par un comédien en particulier. Pourtant, l’auteur hésite à le décrire vraiment comme un texte de théâtre et dit plutôt qu’il est « un texte qui serait à mi-chemin entre une vraie mise en scène et une histoire à lire à voix haute. » On a donc affaire à une espèce de texte hybride, difficile à définir.

 

Un ovni.

 

Même si je ne suis pas très branchée soucoupes volantes (hahaha), Novecento m’a branchée à un point que vous ne pouvez même pas imaginer… Allez, j’essaye de vous expliquer tout ça !

 

Mais c’est quoi « novecento« , au fait ?

 

« C’est le chiffre 1900 en italien » est une bonne réponse normalement, mais ici, ce n’est pas le cas. Du moins, ce n’est pas « que » ça. Ici, Novecento, c’est aussi un humain. Novecento est né sur un bateau et il n’en est jamais descendu.

"À dire précisément, Novecento, pour le monde, il n’existait même pas : pas une ville, pas une paroisse, pas un hôpital, pas une prison, pas une équipe de base-bail où son nom soit marqué quelque part. Il n’avait pas de patrie, il n’avait pas de date de naissance, il n’avait pas de famille. Il avait huit ans : mais officiellement il n’était pas né."

Surtout, comme le titre l’indique, il est aussi un pianiste. Un musicien hors du commun, même.

"Il l’était vraiment, le plus grand. Nous, on jouait de la musique, lui c’était autre chose. Lui, il jouait… quelque chose qui n’existait pas avant que lui ne se mette à le jouer, okay ? Quelque chose qui n’existait nulle part. Et quand il quittait son piano, ça n’existait plus… ça n’était plus là, définitivement… Danny Boodmann T.D. Lemon Novecento."

Le livre se présente sous la forme d’un monologue. On ne connaît pas le nom du narrateur. C’est un ami de Novecento, son meilleur ami, qui nous « raconte Novecento ». Lui aussi est musicien, un trompettiste, et il a été engagé sur le bateau de Novecento.

 

C’est donc dans un style très oral que le texte est écrit. Pas mal de langage familier (quoique jamais de vulgarité), des hésitations, tout est vraiment fait pour que l’on imagine vraiment le narrateur devant nous, racontant. J’avais l’impression qu’une connaissance me parlait de Novecento et me mettait dans la confidence de cette histoire incroyable. Pourtant, lorsque je pense à l’écriture de Novecento, la première chose qui me vient à l’esprit est « Mais qu’est-ce que c’est beau, qu’est-ce que c’est « bien » écrit ! » Les émotions passent tellement bien !

 

Sont également présentes des didascalies qui permettent d’avoir une idée de la mise en scène qui était proposée par l’auteur au comédien censé interpréter sur scène le texte. J’ai connu une sorte de « dédoublement » dans mon imagination : parfois, je visualisais une version avec la mise en scène sur une scène de théâtre, parfois je visualisais l’histoire racontée en elle-même : Novecento au piano, Novecento et le narrateur assis devant le piano balloté par les vagues…

Je reconnais aussi que, à certains moments, j’étais pour ainsi dire persuadée que Novecento avait existé et que cette légende du pianiste sur l’eau était vraie. J’étais prête à prendre mon billet pour aller à bord du Virginian IMMEDIATEMENT moi 😀

Arrivé à ce stade, je ne sais plus vraiment quoi dire. Oui, cela arrive. On pourrait croire que j’arrive toujours à parler plus ne rien dire, mais là j’ai justement envie de dire trop de choses au sujet de ce livre. J’ai envie de parler de la fin. Mais ce serait spoiler, et je ne saurais même pas quoi vous dire
exactement à ce sujet si ce n’est qu’elle est… énorme. Géniale. Parfaite. C’est une espèce de montée en puissance jusqu’aux derniers mots. Arrivée à un certain point, je n’arrivais plus à lâcher une seconde le livre des yeux, presque je retenais mon souffle. Je sais, c’est grandiloquent, peut-être que l’on a l’impression que j’en fait beaucoup, mais je ne crois pas : vraiment, ce texte est tout simplement génial !

 

Spéciale Fête de la Musique: Novecento - A. Baricco & La Légende du Pianiste sur l'Océan -  G. Tornatore

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Très honnêtement, j’ai moi aussi A-DO-RE le livre … et j’étais trop triste de devoir laisser Morgana en parler 🙁 Ce tout petit livre dévoré en à peine une demi-heure est un vrai coup de cœur et je me suis dit que si son adaptation La Légende du Pianiste sur l’Océan était à la hauteur du livre, ça allait être l’extase totale. (j’y vais pas de main morte hein :D)

Sachant que la musique a été composée par Ennio Morricone (My love smut smut keur) et que le film a été realisé par le même réalisateur que Cinéma Paradiso, un des films devant lesquels j’ai e plus pleuré, je partais très confiante. (trop)

Malheureusement je ne l’ai pas vu en de bonnes conditions et je ne l’ai trouvé qu’en VF, avec les faux accents et les incohérences dans la traduction ça n’a déjà pas aidé. 😀 Mais je n’ai vraiment pas trouvé le film à la hauteur du livre (et pourtant je partais avec l’envie de l’aimer…)

 

C‘est assez difficile d’en parler objectivement, je me dis que si je n’avais pas lu le livre avant, j’aurai vraiment adoré ce film, mais le livre est tellement puissant et génial et …. * lire la partie de Morgana * .. qu’il était quasi impossible pour le film de l’égaler …

 

Les petites solutions d’adaptations ne sont pas mal trouvées :

Le narrateur est un personnage qui raconte l’histoire à un vieux vendeur d’instruments de musique avec généralement les mots même du livre qui passent ensuite en voix off.

Pourtant, vu que c’est un personnage à part entière et pas simplement un narrateur, on se demande un peu ce qu’il fout là. Certes, Novecento est vu à travers son regard comme dans le livre, mais il reste le personnage principal et Max Tooney (du coup ce narrateur a un nom contrairement au livre) se perd dans un flou entre le personnage inabouti dont on ne sait rien et la simple fonction de narrateur. Je pense qu’il aurait pu être supprimé et que la caméra aurait pu faire office de ce regard subjectif à travers lequel Novecento est présenté.

Quelques fois on se rend compte qu’on est vraiment dans la perception de Tooney. Au début par exemple, alors qu’il vient d’arriver sur le bateau et qu’il a le mal de mer, l’image tangue réellement de droite à gauche et le personnage est bringuebalé aux bords du cadre alors que Novecento garde une allure parfaitement digne. Un moment assez amusant. Dans d’autres séquences également, on ne sait plus si c’est réel ou si c’est simplement tel que le narrateur/personnage le perçoit. J’ai trouvé ça assez réussi mais pas forcément poussé au bout de ses possibilités …

 

Le film déconstruit par moment la chronologie, si on ne connait pas la fin de l’histoire je pense que cela doit participer à faire monter la tension et à sortir de la linéarité qui aurait peut-être rendu le film plus plat. Une bonne idée ici aussi à mon avis …

 

En fait, je pense tout simplement qu’il y a beaucoup de bonnes idées dans la réalisation de ce film mais qu’il n’a pas osé se détacher du livre.

Il ne pousse pas les nouveautés qu’il apporte jusqu’au bout. Peut-être aurait-il fallut coller complétement au texte, ou au contraire pousser ses idées pour s’en détacher, mais en l’état on est dans un entre deux qui donne l’impression qu’on reste en surface dans les choix de mise en scène (toujours par rapport au livre, bien sûr)

 

Bon la musique d’Ennio est toujours aussi splendide (bien que moins drôle que dans Le Professionnel :p) et j’ai vraiment passé un bon moment à voir ce film mais puisqu’ici on parle surtout des adaptations de bouquins …

J‘ai trop aimé le livre pour apprécier le film à sa juste valeur 😀

 

 

 

Et maintenant, hop hop hop, on fête la musique !

Une playlist parfaitement hétéroclite mais faite avec amour et franche rigolade 😀

Et pour continuer dans l’ambiance sur le blog :

 

Les articles Livres et films sur le thème de la musique:

Défi Mongolie : Les deux chevaux de Gengis Khan, Byambasuren Davaa

Binôme: Tous les matins du monde – Pascal Quignard & Alain Corneau

Binôme : Le Pianiste, Władysław Szpilman & Roman Polanski

Princesse vinyle – Yvonne Prinz 

Virtuosity – Jessica Martinez

Touch, T1 : Rédemption – Danielle Guisiano

 

Où on parle de la musique d’Ennio Morricone:

Le Professionnel – G.Lautner

 

Et bien sûr tous les articles de Morgana sur les clips de Kpop 😉

 

 

 

 

 

 

 

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2 Comments on “Spéciale Fête de la Musique: Novecento – A. Baricco & La Légende du Pianiste sur l'Océan – G. Tornatore

  1. On espérait justement qu’en mettant des choses aussi différentes les unes des autres chacun trouverait son bonheur ! 😀 Quant à Novecento, on t’encourage vivement de chez vivement (rien de moins) à le découvrir ! :p

  2. En effet votre playlist est très hétéroclite ! J’aime bien certains morceaux (moulin rouge, kill bill, o brother). Vos chroniques donnent envie de découvrir l’histoire de ce pianiste !

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