Survivre – Jeanne Bocquenet-Carle

Survivre - Jeanne Bocquenet-Carle

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Soyons honnêtes : aujourd’hui, je ne sais pas par où commencer. Alors, parlons un peu de la couverture, ça me fera un petit échauffement, ok ? 😀

J’aime sa sobriété, ses couleurs, l’étrange sensation de solitude qui se dégage de ce petit groupe qui observe on ne sait quoi depuis le haut de cette colline. Et puis le titre qui flotte au-dessus de leur tête : Survivre. Comme ça, ça paraît relativement simple. Mon programme de survie à moi, se limite à penser à regarder avant de traverser une route – because je suis désespérément tête en l’air – et que je résiste à la tentation de manger le pot de nutella de 5kg en une soirée… oui, ça c’est mon programme de survie. Celui de Clémence, Nina (sa petite soeur), Adam (l’homme de sâââ vie), Victoria (une coéquipière bien utile pour survivre) et de Mickey (un petit garçon tout choupinou), leur programme de survie à eux est bien plus compliqué.

Et pour cause : quand le livre commence, les adultes ont disparu.

Un beau jour, pouf, volatilisés. Depuis, il a fallu s’organiser pour… survivre (eh oui, on y revient). On pourrait penser qu’un monde peuplé d’enfants et d’adolescents serait peut-être plus paisible ou innocent. Laissez tomber : c’est tout simplement le chaos.

 

Si cela peut rappeler la série Gone de Michael Grant, le traitement et l’ambiance sont très différents. Survivre est un roman assez court, pourtant les personnages ont le temps de traverser beaucoup d’épreuves différentes. Le début se déroule à Rennes, puis le petit groupe se forme avant de prendre la route, poursuivi par un autre groupe, bien décidé à les éliminer, eux qui refusent de se soumettre à la loi du plus fort.

On traverse des lieux très différents : Rennes en proie au chaos des guerres de clans, un petit séjour dans les légendes arturiennes ou encore une organisation féodale. La disparition des adultes suscite beaucoup d’événements et de réactions étranges que je vous laisserai découvrir.

On est baladé entre le présent et le passé, ces chapitres qui se déroulent “avant” nous permettant de découvrir les personnages au fur et à mesure, de mieux comprendre leurs actions présentes.

En parlant des personnages, je les ai beaucoup appréciés. En peu de pages, je les ai pourtant trouvés bien construits. J’aurais du mal à vous les résumer en quelques mots tels “le beau gosse mystérieux” ou “la sportive” ; cela me porte à dire qu’ils ne sont pas vraiment clichés et que l’auteure a réussi à leur offrir une vraie personnalité. Même l’histoire d’amour, qui se développe pourtant rapidement, m’a parue étrangement naturelle et attendrissante, alors que j’ai souvent du mal à être prise par ce genre de développement. 

Le tout est très bien servi par l’écriture de Jeanne Bocquenet-Carle. Dès les premières lignes, sans que je sache pourquoi, j’ai été accrochée : son côté un peu poétique, descriptif sans que cela ne casse le rythme… Je crois que c’est pour cela que le roman m’a tant plu et que je l’ai lu d’une traite. J’ai aimé le style de l’auteure, qui arrivait à “faire passer” les émotions. J’ai trouvés certains moments très jolis, comme ceux se déroulant dans la forêt de Brocéliande, où l’ambiance se faisait envoûtante.

 

Je vais essayer de ne pas m’étendre plus. Mais si, je peux le faire (si si, j’aurais encore des dizaines de choses paaaaaassionnantes à vous raconter)(hum).

Oui, ce roman jeunesse post-apocalyptique ne part pas d’une idée particulièrement novatrice. Mais ce qu’il faut retenir, c’est aussi que je l’ai trouvé joliment écrit, joliment mené et qu’il propose des personnages poussés par l’envie de ne pas être soumis à la loi du plus fort et l’espoir de réussir à retrouver un endroit où ils pourront vivre selon les valeurs en lesquelles ils continuent de croire malgré tout ; c’est l’instinct de survie qui pousse à se dépasser, pour devenir meilleur dans le cas des héros 😉

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