The Hours – Stephen Daldry

Continuons cette édition spéciale avec un nouveau film sur Virginia Woolf et Mrs Dalloway : The Hours et son super casting : Meryl Streep, Julianne Moore, Nicole Kidman.

The Hours est sans doute le film qui m’aura procuré la plus grosse dose de suspens de tous les films que j’ai vus dans ma vie …

Non pas pour son scénario mais car j’avais vu le début en cours de Spécialité Anglais au lycée, il y a … presque 7 ans (gloups, je vieillis) mais je n’avais pas vu la fin. Et j’étais trèèèès intriguée par la forme du film, je m’étais juré de voir vite la fin, et puis … je ne l’ai jamais fait ^^

C’est donc 7 ans plus tard que je l’ai enfin regardé en entier ! J’avais déjà beaucoup aimé le début de ce film la première fois, il en a été de même pour cette seconde fois. Je crois que le fait que le film ait été laissé en suspens dans ma mémoire m’a permis de le retenir bien mieux que si je l’avais terminé car tout était plutôt clair dans mon esprit ^^ Mais j’ai été ravie de voir ENFIN la fin (sans blague ! Tout un pan de ma vie qui s’offre enfin une conclusion, vous n’imaginez pas :D).

Le film est l’adaptation d’un livre du même titre, écrit par Michael Cunningham (et dont Morgana vous parlera sans doute un jour), lui-même adaptation de Mrs Dalloway. The Hours, le film, est donc à la fois une adaptation libre de Mrs Dalloway, et un biopic de Virginia Woolf. Vous suivez ? 😀 C’est un peu Inception au pays des adaptations quoi …

Pour faire plus clair, The Hours est composé de trois histoires parallèles :

  • la vie de Virginia Woolf pendant qu’elle écrit son roman Mrs Dalloway ainsi que ses derniers jours

  • la vie d’une femme dans les années 50 qui lit le roman et qui se reconnaît dans le personnage

  • et celle d’une troisième femme, en 2001, dont la vie est une sorte de transposition moderne de celle de Mrs Dalloway.

C’est un peu laborieux à décrire à l’écrit, mais ces trois portraits s’entremêlent parfaitement dans le film, et permettent à eux trois de cerner bon nombre d’aspects de l’histoire de Mrs Dalloway, ainsi que celle de son auteur.

Au-delà de l’histoire elle-même, les références à Mrs Dalloway sont nombreuses, et j’ai adoré les rechercher pendant le film !

L’histoire se déroulant en 2001 par exemple, reprend non seulement la vie de Clarissa, qui organise une soirée, achète des fleurs, rencontre de vieilles connaissances … à la manière de Mrs Dalloway. Mais en plus les personnages secondaires sont chacun des transpositions des personnages du roman de Virginia Woolf, comme si le film nous en proposait une vie parallèle, un destin bis qui aurait très bien pu se réaliser : la Clarissa de 2001 est alors en couple avec Sally, son amie dans la version originale qui l’embrasse devant la fontaine. Richard quant à lui semble être son ex-petit ami, également bisexuel.

Ces grands thèmes de Mrs Dalloway, véhiculés dans l’oeuvre de Virginia Woolf sont ainsi adaptés ici : bisexualité donc, place de la femme dans la société et dans son foyer, féminisme … mais le film va plus loin en en abordant certains, plus modernes, mais totalement dans l’esprit du reste : on apprend par exemple assez vite que Richard est atteint du sida et que cela semble atteindre énormément moralement.

Je me rends compte que je n’ai quasiment parlé que de l’histoire se déroulant en 2001… il est vrai que c’est sans doute celle que je trouve la plus intéressante avec toutes ces transpositions, et si je parlais en profondeur des trois, j’aurai de quoi faire 3 chroniques tellement, ces trois histoires sont comme 3 films à la fois indépendants et à la fois entièrement entrelacés.

Alors je vais faire un effort pour parler du reste du film :D. La partie biopic de Virginia Woolf est tout aussi intéressante, et permet de découvrir, avec une certaine exactitude, me semble-t-il, quelques pans de sa vie : sa vie avec son mari Leonard Woolf, la création de la maison d’édition Bloomsbury (qui n’est pas nommée dans le film, mais qui doit être celle-ci), sa maladie, sa relation avec sa sœur Vanessa Bell … Et la partie se déroulant dans les années 50, même si c’est celle que j’ai le moins aimée en tant que tel, prend tout son sens vers la fin.

Décrit ainsi, de manière indépendante, ces trois aspects du film doivent vous paraître complétement décousu, mais ils sont en réalité très liés, et chaque scène fait échos à la suivante, même si elle ne se passe pas à la même époque. Cela crée un ensemble très intéressant, une dynamique et une ambiance très prenantes et souvent très émouvantes. Ouaip, j’ai même versé ma larmichette à la fin !

En gros si vous vous intéressez à Virginia Woolf, son œuvre, ou simplement au lien qu’il peut y avoir entre un écrivain et son œuvre, ou aux films au montage riche, ou aux jolies histoires émouvantes … ou … en fait, quoi qu’il en soit, je vous recommande ce film qui m’a su me toucher. 😉

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4 Comments on “The Hours – Stephen Daldry

  1. Je me souviens que lorsqu’il était sorti, ce film m’avait beaucoup intriguée mais je ne l’ai toujours pas vu depuis! Il faudrait que je me rattrape un de ces jours 🙂

  2. Haa bah je disais justement dans mon commentaire sur votre article précédent que j’avais vu ce film au lycée mais que j’en ai gardé aucun souvenir, à me demander si en fait je n’avais pas vu que le Bande Annonce xD
    Du coup ça me donne envie de le voir (ou revoir, je sais plus ^^)

    • Oui ! J’ai vu ton commentaire alors qu’on était à Londres, j’espérais avoir le temps de te répondre avant que cet article ne paraisse ^^ J’ai été contente de le revoir dans un autre contexte que le lycée, peut-être que tu en auras un aussi un meilleur souvenir en le (re)voyant chez toi ? 😉

      • Hooo vous êtes rentrées ?! J’espère que vous avez passées un super moment (mais je n’en doute pas ^^) !
        Ouii je pense ! Le pire c’est qu’il me tente bien^^

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